En direct
Best of
Best of du 12 au 18 septembre
En direct
ça vient d'être publié
pépites > Santé
Lutte contre le virus
Olivier Véran dévoile de nouvelles mesures dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 et précise que "la situation continue globalement de se dégrader"
il y a 3 heures 25 min
light > France
Monument de la gastronomie
Mort de Pierre Troisgros, le légendaire chef trois étoiles
il y a 6 heures 49 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"L’Ours et Une demande en mariage" de Anton Tchekhov : de biens étranges déclarations d’amour

il y a 9 heures 12 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Blackbird" de Roger Michell : par le réalisateur de "Coup de foudre à Notting Hill", un drame bouleversant sur les adieux d’une mère à sa famille… Avec une Susan Sarandon au sommet…

il y a 9 heures 51 min
décryptage > Terrorisme
Menace terroriste

Daech au grand Sahel : l’assassinat des Français au Niger, une preuve de plus de sa résistance

il y a 12 heures 3 min
décryptage > Economie
Projet de fusion

Suez – Veolia : le mythe toxique du "champion national"

il y a 12 heures 13 min
décryptage > France
"Le Livre noir de l'autisme"

Autisme : les cobayes de la honte

il y a 12 heures 32 min
pépite vidéo > Politique
LREM
Aurore Bergé révèle qu'il existe un "malaise profond" au sein de La République en marche
il y a 13 heures 6 min
décryptage > Science
Univers

Ce que la dernière photo prise par la NASA nous révèle de Jupiter

il y a 13 heures 46 min
décryptage > Finance
Impact de la crise du Covid-19

Retour à la réalité sanitaire sur les marchés financiers : attention aux secousses sur les marchés

il y a 14 heures 10 min
light > Culture
Icône de la chanson française
La chanteuse Juliette Gréco est morte à l'âge de 93 ans
il y a 4 heures 37 min
pépites > Société
Evolution
Emmanuel Macron annonce "7 jours obligatoires" dans le cadre du congé paternité d'un mois
il y a 7 heures 13 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Les pôles, une aventure française" de Dominique Le Brun : "il y a trois sortes d’hommes : les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer". Aristote

il y a 9 heures 25 min
décryptage > International
Espoir

Un processus de paix en Afghanistan, quelle issue et à quel prix ?

il y a 11 heures 47 min
Futur
Elon Musk espère produire une voiture électrique coûtant 25.000 dollars d'ici trois ans
il y a 12 heures 10 min
décryptage > Europe
Union européenne

La force : question de taille ou d’agilité ?

il y a 12 heures 20 min
light > People
People
Le prince Harry et Meghan Markle critiqués pour avoir donné leur avis sur la prochaine élection présidentielle américaine
il y a 12 heures 54 min
décryptage > France
Un pluriel apaisant

Ne dites plus "séparatisme" (c'est stigmatisant) dites "séparatismes" (ça ne veut rien dire)

il y a 13 heures 39 min
pépites > Justice
Enquête
Une dizaine d’ADN inconnus trouvés sur un matelas de Michel Fourniret
il y a 13 heures 48 min
pépites > International
Russie
Alexei Navalny, opposant politique russe, a quitté l'hôpital allemand où il était soigné
il y a 14 heures 18 min
© Reuters
© Reuters
La semaine Goldnadel

La société française prise au piège du négationnisme post marxiste

Publié le 21 mai 2013
Le mot « race » ne figurera plus dans la législation française. L'Assemblée nationale a adopté, jeudi 16 mai, une proposition de loi du Front de gauche supprimant ce terme des lois.
Gilles-William Goldnadel
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Gilles-William Goldnadel est un avocat pénaliste aux prises de position contestataires, président fondateur d'Avocats sans frontières. Il fut le défenseur des accusés dans les affaires Sentier I et Sentier II, ainsi que dans l'Angolagate. Il est...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le mot « race » ne figurera plus dans la législation française. L'Assemblée nationale a adopté, jeudi 16 mai, une proposition de loi du Front de gauche supprimant ce terme des lois.

Dans son éditorial du 18 mai consacré à la validation par les Sages de la rue Montpensier du mariage homosexuel, Yves Thréard citait l'archevêque de Lyon : « C'est une violence faite à la nation que de changer le sens des mots « papa » et « maman », selon la conception que notre civilisation a des parents ». Et l'éditorialiste du Figaro d'observer : « Existe en effet aujourd'hui, sous l'influence du politiquement correct de gauche, une tentation de renouer avec un vieux rêve socialiste : installer un ordre nouveau. Niant l'Histoire et les identités. » Mais la négation de l'identité sexuelle, par la théorie du genre, ne représente que le dernier avatar de l'histoire du négationnisme post marxiste.

La majorité gouvernementale vient d'en faire une remarquable démonstration en décidant le 16 mai, sur proposition de loi du Front de Gauche, de supprimer le mot « race » de la législation.

Même Daniele Lochak, ancienne présidente du très à gauche Gisti, a cru devoir confier sa perplexité au Monde dans un article du rigoureux François Béguin daté du lendemain : « Ce n'est pas le mot race dans les textes qui alimente le racisme ».

La professeur émérite de droit public fait justement remarquer, d'une part que le mot devenu proscrit ne supprimera pas la réalité des groupes ethniques, d'autre part, qu’il est utilisé dans l'arsenal judiciaire, français et international, précisément pour combattre le racisme…

Une nouvelle fois, seul le recours au traumatisme shoatique permet de comprendre une telle irrationalité fantasmatique. Comme je l’indiquais dans ma « Question blanche », il faut se référer au texte du « Courrier de l'Unesco » rédigé en 1950, qui au lendemain de la seconde guerre mondiale, proposait d'abandonner le vocable désormais honni au profit du, paraît-il, plus correct « groupe ethnique », celui-ci prenant en compte l'élément culturel cher à Lévi-Strauss.

Le politiquement correct était né. Du traumatisme suprême. Avec de bonnes intentions. Dont, selon Sartre, l'enfer serait pavé. Il faudra nous expliquer, en effet, pourquoi la pourtant très correcte politiquement Organisation des Nations Unies, dans le cadre de la Convention Internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, a entendu « favoriser la bonne entente entre les races et édifier une communauté internationale affranchie de toutes les formes de ségrégation et de discrimination raciale ».

Il faudra également nous expliquer comment, logiquement, on pourrait à la fois interdire « race » et dire « racisme », réprouver la discrimination raciale, sans éprouver la race discriminée.

C'est pourquoi, aux États-Unis, moins soumis sur ce point aux diktats terminologiques ou conceptuels, la notion de race conserve sans complexe un usage social, dans un but, précisément, antiraciste, dans la meilleure acception du terme.

On retrouve la même absurde dénégation conceptuelle lorsqu'il s'agit d'observer, en matière d'insécurité, les comportements de certains membres de groupes ethniques.

Ainsi, la semaine dernière, lors des violences et délits commis au Trocadéro, la censure ou l'euphémisme étaient de rigueur. Alors que les images montraient l'évidence de ce qu’une très grande partie des émeutiers étaient issus de l'immigration, les commentateurs les plus prudents (Le Monde) préféraient incriminer « des ultras du PSG » en colère contre le Qatar, et les plus téméraires « les banlieues ».

Ainsi donc, Marine Le Pen avait à nouveau un boulevard pour s'adresser à ceux, nombreux, qui ont des yeux. L'opposition républicaine préférant s'en prendre à un Manuel Valls, plus brutal envers les manifestants contre le mariage pour tous qu'envers les casseurs.

Ce qui était vrai, mais court.

Le Monde, dans ses bons jours, peut donner l'explication de cette pusillanimité verbale, lorsqu'il s'agit d'évoquer la délinquance des immigrés. Sous la plume d'un de ses journalistes les plus clairvoyants, Luc Bronner, le journal vespéral publiait le 14 septembre 2010 un article intitulé : « délinquance et immigration : le facteur culturel ». Avec une franchise peu coutumière, il était révélé que, selon le sociologue Hugues Lagrange, il existerait une surreprésentation des jeunes issus d'Afrique Noire dans les affaires de délinquance.

Le journaliste écrivait : « Dans un livre à paraître, « Le déni des cultures », le chercheur du CNRS met en avant le facteur « culturel » -pour ne pas dire ethnique- pour analyser ce phénomène. »

Mais pourquoi ne pas le « dire », puisque, précisément, le facteur ethnique inclut la différence culturelle ? La réponse est apportée avec franchise : « Ces dernières années, les publications sur la question ethnique se sont multipliées dans les plus prestigieuses revues scientifiques ou intellectuelles françaises. Si la France reste très loin des « racial studies » à l'américaine - en raison notamment de l'interdiction presque totale des statistiques ethniques - une partie de la communauté scientifique aborde pourtant frontalement ces questions, notamment depuis le milieu des années 2000, comme le relève le sociologue Éric Fassin dans le dernier numéro de la Revue Française de Science Politique. Le sujet reste néanmoins extrêmement sensible. Il est vivement contesté par une large partie des chercheurs, très critiques sur « l'ethnicisation » de la société française. Derrière cette résistance, une raison simple : « il y a toujours la crainte d'apporter de l'eau au moulin du Front National », relève Sébastien Rocher. ».

Simple ou simpliste ? Raison ou raison ? Science ou idéologie ?

Sur un sujet très voisin, le nouveau livre (« Islam, l’épreuve française »,Plon) d’Elisabeth Schemla, ancienne rédactrice en chef du Nouvel Observateur, montre qu'on ne doit pas désespérer de toute la gauche. Échappant aux clichés sur un islam français qui serait très inégalement partagé entre une poignée de terroristes et les « bons musulmans », la journaliste reconstitue dans son livre le puzzle d'une communauté qui, globalement, se radicalise, tandis que le pouvoir laïque et républicain se voile, ici encore, la face. Extrait de l'interview courageuse accordée cette semaine à Patrice de Meritens (leFig Mag) : « Tant que l'on refusera d'entrer dans le débat, on restera dans un monde virtuel peuplé d'idées fausses, à commencer par celle-ci : feindre de croire qu'il y aurait des « poches » d'islam radical face à une immense majorité de « bons musulmans » tranquilles. Tout le monde concourt à ce mensonge : les politiques nationaux de tout bord, les responsables régionaux, associatifs et bien sûr nombre de responsables musulmans, le tout relayé par les médias. Depuis 30 ans, et particulièrement ces dernières années, avec l'officialisation de l'islam dit de France, par le biais du CFCM, ce sont notamment les jeunes de la communauté musulmane qui se sont radicalisés, phénomène que les politiques, les sociologues et les spécialistes de l'islam refusent obstinément d'admettre. Quand, au regard de tel ou tel événement, ils sont contraints de le reconnaître, ils arguent systématiquement du désarroi identitaire, des ghettos de banlieue et du social. Or, une réelle misère n’explique pas tout. Alors que la France avait oublié Dieu, voilà qu’il nous est retombé sur la tête par le biais d'une religion, désormais la deuxième en France, qui concerne près de 10 % de notre population. Cette réalité religieuse, non seulement nous ne voulons pas la voir en face, mais nous ne sommes plus outillés pour y répondre.… ».

Sur la question Rom, aussi, les fantasmes du passé pèsent sur la rationalité du discours présent. Des habitants exaspérés, des élus désemparés ne savent plus à qui se vouer. Jusqu'aux gardiens du musée du Louvre qui se sont mis en grève pour protester contre les agressions dont ils sont désormais les victimes journalières. La politique inepte des commissaires européens comme la jurisprudence désincarnée de la Cour Européenne qui interdit les placements en garde à vue ou en centre de rétention rendront définitivement les expulsions impossibles si, par malheur, la Bulgarie et la Roumanie entrent dans l'espace Schengen, comme il est prévu en 2014.

En 2010, Sarkozy avait été couvert d'injures et traité de nazi, après son discours de Grenoble dans lequel il évoquait les problèmes posés.

Un prêtre, particulièrement miséricordieux, avait même souhaité qu'il trépasse. Dans l'indifférence générale.

Mardi dernier, Mme Hidalgo, était contrainte de reconnaître qu'il y avait à Paris « un gros problème de délinquance, notamment avec les vols à la tire » en grande partie commis par des Roms. (Le Figaro du 16 mai).

Deux jours plus tard, Guy Bedos, sur France Inter se disait « dégoûté », par la politique (« de droite ») de Manuel Valls à l'égard des Roms.

Il y a quelques années, je croisais souvent Bedos, l’été à l'île de Ré. J'y croisais moins de Roms.

Enfin, et toujours s'agissant de ces questions qui fâchent jusqu'à rendre fou, on sait que dans les jours qui viennent Jean-Marc Ayrault présentera la réforme des allocations familiales. Les allocations commenceront à fondre à partir de 5000 € de revenus par famille.

Le 14 mai, seul Éric Branca de « Valeurs Actuelles » révélait que par la grâce d'un arrêt de la chambre plénière de la Cour de Cassation daté du 7 avril, transposant la jurisprudence européenne, les enfants de nationalité algérienne seront désormais pris en compte dans le calcul des allocations, dès lors où ils auront rejoint l'un de leurs parents en France. Il pourra, bien entendu, s'agir d'enfants de pères polygames. J.P.Brard, ancien maire communiste de Montreuil, rappelait l’impossibilité de loger ces deux jumeaux habitant sa ville qui étaient les heureux parents de 40 enfants.

Question très hypothétique: Si, depuis trois décennies, le discours sur l'immigration n'avait pas été pollué par le traumatisme du génocide et la nazification systématique de tous ceux qui ont tenter d’appliquer les lois républicaines en matière de régulation des flux migratoires.

Si ce discours (« l’immigration, une chance pour la France ») ou sur le métissage préconisé (« la France c'est comme une mobylette, ça marche au mélange ! ») avait été moins extatique.

Si un gigantesque mur des cons, érigé par certains syndicats de magistrats et de journalistes, n'avait pas présenté le français comme un franchouillard raciste, au risque de le faire croire aux immigrés, avec les chocs en retour que l'on imagine. Si un discours de raison et d’humanité, non de passions fantasmées, d'équilibre entre les droits et les devoirs, avait pu être tenu. Si, enfin et surtout, un terrorisme intellectuel vigilant ordonnant le déni du réel n'avait pas interdit tout débat critique mais apaisé : la situation pour les Français -immigrés compris- dans les domaines de l’économie, de la sécurité, et tout simplement de l'harmonie sociale, aurait- elle été pire, ou meilleure ?

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (165)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
lsga
- 27/05/2013 - 09:34
@patho : tu es un skin de 25 ans qui boit trop de bière
commencez par apprendre à lire avant de chercher à vous faire passer pour un prof de banlieue... Voilà ce que j'ai dit :
 
j'ai fait toute ma scolarité dans des collèges et lycées publiques, ou j'avais plein plein de potes avec des gueules d'arabes (les quels étaient arabes ? les quels étaient occitans ? difficile à dire ^^).
 
plus sérieusement : tu ne comprends pas que les gens comme toi ou moi, qui se passionnent pour la politique, sont extrêmement rare ?
 
tu ne comprends pas que la majorité des jeunes, qui soient de banlieue ou non, se foutent royalement de la religion ? Ils veulent s'éclater en boite de nuit, draguer les filles, boire, faire la fête, rouler en grosse voiture, déconner.... Le FN, le Coran & compagnie : l'immense majorité s'en fou complètement ! et ça les saoule quand on leur en parle...
gudule
- 25/05/2013 - 12:49
@patho
Baruch Golstein, vous le situez dans quelle mouvance fleur-bleue du judaïsme ?
patho
- 25/05/2013 - 09:50
@isga
Bonjour collègue (j'enseigne en banlieue parisienne)
Je n'ai pas la même perception que vous. Dans quelle académie enseignez-vous (je suis dans l'académie de Créteil; j'ai également enseigné l'année dernière dans le 91)?
Pour moi, l'islam pose un problème majeur pour nos sociétés et cela se répercute de plus en plus en lycée/collège. La solution est que sa doctrine évolue, mais au vu des textes (coran, hadiths) cela va être difficile et long, mais pas impossible. La religion juive l'a fait.