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Revue de presse des hebdos

DSK, l'homme-cochon et le caniche, Sarkozy, le retour : alerte, même Hollande y croit, Taubira : une leçon de gauche pour François ?

Publié le 04 avril 2013
Chaude bouillante, l’actualité ! DSK dans toute sa dimension "bestiale", des affaires en veux-tu, en voilà — Tapie/Lagarde et le Crédit lyonnais, entre autres —, mais aussi le retour de Sarko acté par Hollande, Taubira et sa “ leçon de gauche ” à François, diagnostiqué “ bizarre ”, “ anormal ”, quoi, par le psy Jacques-Alain Miller !
Barbara Lambert
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Barbara Lambert a goûté à l'édition et enseigné la littérature anglaise et américaine avant de devenir journaliste à "Livres Hebdo". Elle est aujourd'hui responsable des rubriques société/idées d'Atlantico.fr.
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Chaude bouillante, l’actualité ! DSK dans toute sa dimension "bestiale", des affaires en veux-tu, en voilà — Tapie/Lagarde et le Crédit lyonnais, entre autres —, mais aussi le retour de Sarko acté par Hollande, Taubira et sa “ leçon de gauche ” à François, diagnostiqué “ bizarre ”, “ anormal ”, quoi, par le psy Jacques-Alain Miller !

Alors, l'embargo du "Nouvel Obs" jusqu'à ce jeudi matin, c'était pour ça... Pour ça, quoi ? Pour ce livre sur DSK, "Belle et bête" (Stock), de la "juriste, essayiste et journaliste" Marcela Iacub. Juriste, essayiste, journaliste, ça doit être pointu, dis donc... Heu, velu, surtout. Le magazine nous le précise en effet : Marcela Iacub "a entretenu pendant sept mois une liaison avec l'ancien directeur du FMI. Elle en a tiré un livre vertigineux, où elle mêle l'expérience intime et la réflexion théorique". Tout un programme... Quand faut y aller, faut y aller. On y va ?

 

"Une sorte de reportage, d'enquête de terrain que j'aurais poussée jusqu'à éprouver des sentiments très forts"

Et commençons par le commencement : la liaison. "Nous avons eu une liaison de la fin janvier 2012 au mois d'août de la même année, raconte Iacub. Ce fut sûrement une folie et je vois au moins trois hypothèses qui peuvent expliquer mon comportement. Première possibilité : je voulais être en mesure d'écrire ce livre, "Belle et bête", je voulais décrire cet individu si singulier. Il s'agirait donc d'une sorte de reportage, d'enquête de terrain que j'aurais poussée jusqu'à éprouver des sentiments très forts pour lui — car il faut aimer, et haïr aussi, pour connaître quelqu'un. La deuxième explication est que je suis une sainte et que je voulais le sauver. (...) Je me sens obligée de sauver ceux qui sont honnis et méprisés. Dominique Strauss-Kahn était la personne idéale pour cela (...)". —"Et la troisième possibilité ?", lui demande "L'Obs". —"Avant de le rencontrer, j'étais très déprimée et, je le comprends aujourd'hui, je voulais mourir. Je devinais sans doute qu'un homme si égoïste, si peu attentionnée, qui avait fait du mal à tant de monde, pouvait se transformer en l'instrument de ma destruction. Il avait tout pour donner envie de mourir à une femme comme moi, et à n'importe quelle femme par ailleurs — en ce sens, je l'ai utilisé au moins autant qu'il m'a utilisée..." Si tout le monde s'y retrouve, alors, ça va...

 

"Ce qu'il y a de beau en lui appartient au cochon et non pas à l'homme. L'homme est affreux"

"Pour vous, le "cochon" est la partie la plus intéressante de sa personne", lui fait observer "L'Obs"... —"Oui, ce qu'il y a de créatif, d'artistique chez Dominique Strauss-Kahn, de beau appartient au cochon et non pas à l'homme. L'homme est affreux, le cochon est merveilleux même s'il est un cochon, c'est-à-dire un être intraitable. C'est un artiste des égouts, un poète de l'abjection et de la saleté". —"Quel jugement portez-vous sur (...) l'homme ?", rebondit le mag. —"Cet homme n'est pas un violeur et il n'est même pas méchant. Son problème est que son égoïsme, sa pauvreté spirituelle, son absence de sensibilité au regard des autres et de lui-même le rendent très bête. C'est sa bêtise qui l'a tué. Il croit que les autres sont stupides, il ne les voit ni ne les comprend pas, il se sent le plus malin et il fait des conneries. Il a une intelligence analytique incontestable, une force de caractère incroyable, il est rapide intellectuellement et pas du tout dépressif. Je l'ai vu au pire moment, quand tout le monde se moquait de lui du matin au soir : eh bien, son moral restait en acier. Mais malgré cela, je crois qu'il est condamné à tout rater jusqu'à la fin de ses jours à cause de cette cécité et de ce mépris envers autrui". Etonnant, comme analyse, non ?

 

"Il n'y a aucun mal à se faire sucer par une femme de ménage" (Anne Sinclair)

Ce que dit Marcela Iacub d'Anne Sinclair n'est pas non plus piqué des vers... "Je suis allée lui rendre visite pendant que j'écrivais ce livre, sous un prétexte quelconque, relate l'auteur. Ce n'est pas un procédé très loyal mais il y avait des choses que je n'arrivais pas à comprendre de la psychologie de Dominique Strauss-Kahn. Celui-ci ment beaucoup et tout le temps, jamais je n'ai rencontré un individu qui mente comme lui, parce qu'avant tout il se ment à lui-même. La conversation avec Anne Sinclair a été fondamentale. Elle a été très gentille, mais j'ai compris à quel point elle est convaincue qu'elle et son mari — car je rappelle qu'ils n'ont toujours pas divorcé — appartiennent à la caste des maîtres du monde. Elle m'a dit la phrase que je rapporte dans le livre : "Il n'y a aucun mal à se faire sucer par une femme de ménage". J'ai failli lui répondre que sucer, ce n'est pas le travail d'une femme de ménage comme passer l'aspirateur, qu'il faut demander ce genre de choses à une pute, etc. Mais, pour elle, le monde est séparé entre les maîtres et les serviteurs, entre les dominants et les dominés et c'est normal. Cela m'a un peu effrayée. Comme si on vivait dans la société de l'Ancien Régime"". Brrrrrrr....

 

DSK caniche d'Anne Sinclair

Un petit extrait du livre pour clore ce chapitre enlevé ? Un seul, allez, parce qu'on va pas non plus y passer la journée... "Très peu de gens savaient que ta femme avait fait de toi son caniche, écrit Marcela Iacub s'adressant à DSK. Non pas parce qu'elle était trop riche. C'est que toi, tu ne pouvais pas t'en aller. Tu ne pouvais pas envisager de la quitter parce que cette vie de luxe-là, c'était impossible d'y renoncer. Impossible une fois que tu y avais goûté. D'autres auraient pu. D'autres n'auraient pas été enchaînés de cette manière-là. Mais toi, tu l'étais. C'est pourquoi elle te possédait, c'est pourquoi tu étais devenu son caniche, un macho qui se sent un misérable caniche. Et plus elle faisait semblant de ne pas se rendre compte que tu étais enchaîné à elle par son argent, plus elle te possédait, plus elle te soumettait à cette humiliation, à cette terrible prostitution". Wow ! Elle va loin, la Iacub, mais après tout... Passons, et revenons à l'actu, la vraie, hmmm ?

 

Perquisition rocambolesque chez l'avocat de Tapie 

Rocambolesque ”, c’est l’adjectif auquel a recours “ Le Point ” pour décrire la perquisition menée chez l’avocat de Bernard Tapie. Les yeux dans les yeux, juste entre nous, hmm ?, le mot n’est pas trop fort. Dans le genre Grand Guignol, difficile de faire mieux… “ L’avocat de Bernard Tapie n’a rien vu venir, commence l’hebdo. Vendredi 25 janvier, trois juges, accompagnés d’une escouade de policiers et du bâtonnier, débarquent pour une perquisition dans les bureaux de Maurice Lantourne. Les magistrats du pôle financier enquêtent sur les dessous de l’arbitrage qui a conduit l’Etat, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, à verser 403 millions d’euros d’indemnités à l’homme d’affaires en règlement du contentieux Adidas-Crédit lyonnais. Sur place, les enquêteurs ont beau farfouiller dans les papiers de celui qui défend Bernard Tapie depuis seize ans, ils ne trouvent rien concernant ce précieux client… ” Fin de l’histoire ? Elle ne fait que commencer…

 

Et, tout à coup, un enquêteur lève le nez…

“ Au même moment, raconte en effet “ Le Point ”, Bernard Tapie téléphone à un inconnu pour lui dire de se rendre au plus vite chez Lantourne afin d’y récupérer les documents. Rue de la Ville-l’Evêque, au cabinet de l’avocat, la pêche est décevante. Les enquêteurs sont sur le point de repartir bredouilles quand l’un d’entre eux, levant le nez, remarque sur une étagère plusieurs cartons siglés “ BT ”. Les dossiers concernant Bernard Tapie étaient en fait à portée de main… Au milieu du fatras consacré à l’interminable procédure contre le Lyonnais, la PJ déniche un mémo répertorié dans le système informatique du cabinet sous l’intitulé “ Note pour Lagarde ”. Ce document, qui porte la signature de l’avocat de Bernard Tapie, est daté de septembre 2008. Quelques jours seulement avant que la ministre ne soit entendue par la commission d’enquête parlementaire sur les conditions de l’arbitrage dans le règlement de l’affaire Adidas ”.

 

La “ Note pour Lagarde ” antisèche ou “ simple document de travail ” ?

 “ S’agit-il d’une antisèche que Maurice Lantourne aurait préparée pour la patronne de Bercy avant son audition ?, se demande l’hebdo. Certains pourraient y voir le signe d’une proximité entre l’ex-ministre et Tapie. Même si la note ne préjuge pas d’une entente avant l’arbitrage. Au moment où elle est rédigée, la patronne du FMI et l’homme d’affaires sont en effet en butte aux mêmes critiques. (…) Aujourd’hui, les enquêteurs de la Brigade financière cherchent à savoir si la “ Note pour Lagarde ” trouvée chez Me Lantourne était réellement destinée à la ministre des Finances. Pour le moment, l’enquête n’est pas en mesure de le déterminer. Interrogé par “ Le Point ”, Tapie jure qu’il s’agissait d’un simple document de travail rédigé à son attention pour répondre aux attaques virulentes d’un député de la commission des Finances ”.

 

“ C’est un faux ”, affirme Bernard Tapie

Dans l’interview qu’il accorde au journal, Tapie l’affirme : “ La prétendue “ Note pour Lagarde ” que les policiers ont saisie chez mon avocat (est) un faux. L’inscription du nom de la ministre a été ajoutée à la main par un enquêteur. Il ne s’agit pas d’une note, mais d’un projet de mémoire que j’ai demandé à Me Lantourne pour répondre à Charles de Courson, l’un des députés de la commission des Finances les plus virulents à mon égard. La preuve qu’il ne s’agissait en rien d’un document destiné à la ministre des Finances ? Lors de son audition devant les députés, elle n’en a pas cité une ligne ”. Imparable, comme preuve… ?

 

Et, tout à coup, la “ Note pour Lagarde ” disparaît, et réapparaît…

Histoire de compliquer un peu plus le jeu ? “ La fameuse note, indique “ Le Point ”, est à l’origine d’un imbroglio judiciaire. Lorsque, après la perquisition, les magistrats instructeurs, les avocats et le bâtonnier se sont retrouvés dans le bureau du juge des libertés pour débattre de ce qui relevait ou non du secret professionnel parmi les documents mis sous scellés, la “ Note pour Lagarde ” s’était mystérieusement volatilisée… Stupeur des juges qui, pensant avoir oublié le précieux document chez Me Lantourne, repartent perquisitionner dès le lendemain matin sous l’œil vigilant du bâtonnier. Le maître des lieux est absent mais, sur son bureau, au milieu d’une pile de dossiers, le document disparu réapparaît. Etourderie des juges ou tentative d’escamotage ? Sollicité par “ Le Point ”, l’avocat de Bernard Tapie n’a pas souhaité commenter ces péripéties, tout en affirmant qu’“ aucun des documents saisis chez lui n’est gênant pour son client ” ”. Hou, que c’est clair, encore, cette affaire ! Et ce n’est pas fini…

 

Mais qui est le mystérieux interlocuteur appelé par Tapie ?

Comme le remarque le news, il “ reste à identifier le mystérieux interlocuteur que Bernard Tapie a appelé le jour de la perquisition. Les enquêteurs ont un nom, celui de Jean Bruneau. Surprise ! Ce dernier n’est autre que le président de la défunte Association des petits porteurs pour l’annulation de la vente litigieuse d’Adidas. Pendant des années, ce retraité des assurances a représenté les 361 actionnaires minoritaires du holding Bernard Tapie Finances. Allié de Tapie dans son combat face au Lyonnais, Jean Bruneau a lancé une procédure aux Etats-Unis qui a permis à l’ancien ministre de récupérer des documents compromettants contre la banque. S’il se garde aujourd’hui de critiquer l’arbitrage, le président de l’association s’était à l’époque révolté dans la presse contre une procédure dont les petits porteurs étaient les grands absents. “ Ce n’est qu’au terme d’un arrangement à l’amiable qu’une partie d’entre nous ont pu être dédommagés de 37 euros par action, explique-t-il au “ Point ”. Avec ma femme, nous avons personnellement touché 3 700 euros pour les 100 actions que nous détenions ”. 3 700 euros et le reste…

 

Jean Bruneau gratifié d’1,5 million d’euros provenant d’un compte offshore de Tapie

“ Le Point le souligne en effet : “ La Brigade financière a (…) retrouvé trace d’un chèque de 1,5 million d’euros tiré d’une compte offshore de Bernard Tapie en janvier 2010 pour Jean Bruneau. “ Il s’agit d’un paiement pour “ gestion d’affaires ”. Pendant vingt ans, j’ai rendu des services à GBT, le holding du groupe Tapie, j’ai été rémunéré pour cela, se défend Jean Bruneau. Il n’y a aucun contrat, c’est une histoire de parole donnée. Dès le départ, Bernard Tapie s’était engagé à rembourser les frais de l’association ”. Il n’empêche, les policiers s’interrogent sur plusieurs courriers adressés par le petit actionnaire à Me Lantourne. Dans ces missives, rédigées plusieurs mois avant la décision arbitrale, Jean Bruneau clamait qu’il connaissait déjà le verdict et menaçait de tout faire capoter… ” Si c’est pas de la bombe, ça, coco !

 

L’ombre d’Anne Lauvergeon dans l’affaire Maureen Kearney

Et puisqu’on parle de bombe, quelles nouvelles d’Atomic Anne ? L’ex-patronne d’Areva n’en finit pas de faire parler d’elle, on dirait… Scoop ? Dans “ Challenges ”, Airy Routier et Pierre-Henri de Menthon font état de la drôle de confidence que leur aurait faite à son propos “ un protagoniste ” de l’affaire Maureen Kearney. “ Maureen Kearney, secrétaire CFDT du comité de groupe européen (d’Areva), a affirmé avoir été baîllonnée et ligotée à son domicile, le 17 décembre dernier, par un inconnu au visage masqué, rappellent les deux journalistes. Mis au courant, Arnaud Montebourg a aussitôt appelé Luc Oursel, patron d’Areva, en partance pour Bruxelles. Celui-ci a dépêché son DRH au domicile de la syndicaliste, qui était gardé par… le GIGN, dépêché par le procureur de Versailles, Vincent Lesclous, qui évoquait alors “ une affaire très grave ”. Et Anne Lauvergeon dans tout ça ? On y vient…

 

Anne Lauvergeon entendue par la police, “ Libération ” attaqué en diffamation

“ Placée en garde à vue le 23 janvier, Maureen Kearney a affirmé “ avoir tout inventé ” avant de se rétracter, nous informent les deux billettistes. Le même procureur a tout de même ouvert une information pour “ dénonciation de crime imaginaire ”. Anne Lauvergeon, ex-présidente du directoire d’Areva, a été entendue par les gendarmes de Versailles, chargés de l’enquête. Elle aurait déjeuné avec la syndicaliste, peu avant sa prétendue agression. Et c’est “ Libération ”, dont elle préside le conseil de surveillance, qui a rendu publique l’affaire en la liant à la connaissance qu’avait la syndicaliste d’un protocole d’accord secret entre Areva et la Chine (voir la RP du 3 janvier). Luc Oursel, qui ne veut pas clore cette affaire, poursuit le quotidien en diffamation ”. Hé ben, on s’ennuie pas cette semaine, hein ?

 

Renaud Dutreil très “ intéressé ” par l’affaire Wendel

Quand y’en a plus, y’en a encore ! Quoi ? Bé, des affaires, peuchère… Dans l’affaire Wendel, nous annonce “ Le Point ”, “ Renaud Dutreil avait regardé de près un généreux montage financier ”. Houlà, kekcekça encore ? “ C’était en décembre 2012, entame l’hebdo. Christine Dutreil, l’ancienne directrice de la communication du groupe Wendel, en son nom personnel et en celui de ses deux sociétés, portait plainte contre son ancien employeur et ses dirigeants, Ernest-Antoine Seillière et Jean-Bernard Lafonta. Elle leur reproche de l’avoir impliquée dans une opération financière qui a mal tourné. Et qui lui vaut aujourd’hui d’être poursuivie au pénal par le fisc. Dans sa plainte, Christine Dutreil met en avant “ un risque de réputation évident en raison du retentissement médiatique de l’affaire et de la qualité d’ancien ministre de son époux ”. Que vient faire son mari dans cette histoire ? Pour comprendre, il faut remonter quelques années en arrière ”…

 

Le ministre Dutreil en séminaire Wendel à Méribel

25 janvier 2007, raconte l’hebdo : Renaud Dutreil, “ l’ex-président éphémère de l’UMP, membre de tous les gouvernements Raffarin depuis Villepin ”, alors ministre des PME, du commerce et de l’Artisanat, “ dégage trois jours dans son agenda ” et rejoint sa femme et ses collègues à Méribel. “ La petite quinzaine de cadres dirigeants du groupe (Wendel) est en effet conviée, en couple, pour un séminaire triomphal : l’action est au plus haut ; Seillière et Lafonta ont de grands projets pour eux et pour leur garde rapprochée. Mais Dutreil n’est pas un conjoint comme les autres, relève l’hebdo. En tant que ministre, il a fait inscrire Jean-Bernard Lafonta sur son contingent de la Légion d’honneur trois semaines plus tôt. Et il entretient avec Ernest-Antoine Seillière les meilleures relations du monde ”.

 

Opération tous millionnaires

“ Est-ce en vertu de ce statut un peu particulier qu’il a eu droit, à sa demande, une semaine avant ce week-end sur les pistes de ski, à une étonnante visite dans son bureau de ministre ? Le 17 janvier, Renaud Dutreil a reçu Pierre-Pascal Bruneau, l’avocat du cabinet Debevoise & Plimpton, mandaté par Wendel. Ce dernier a présenté au ministre, ainsi qu’à sa femme et à leur avocat, une fabuleuse opération d’intéressement, baptisée Solfur, censée rendre tous les cadres dirigeants de Wendel millionnaires ”. Yummy !

 

Pour héberger ses 8 millions de titres, Christine crée Gatsby et Harcelor…

Le magazine le précise pourtant : cette fabuleuse opération est “ Un montage complexe, fiscalement risqué, pour lequel Christine Dutreil doit créer deux sociétés civiles (elle les baptisera curieusement Gatsby et Harcelor) qui hébergeront les 8 millions de titres qui vont lui être remis. Là où certains bénéficiaires s’interrogent sur le montage fiscal, les Dutreil sont, eux, assez relax. Au printemps 2007, Christine prend ainsi la parole dans une réunion pour convaincre les plus timides : “ Ce schéma est adapté à nos besoins et il est parfaitement légal (…) Vous pensez bien que, si j’avais le moindre doute, avec un mari médiatique, ministre et Premier ministrable, jamais je n’irais dans cette opération ” ”.

 

Oh, l’action a dévissé ! Dommage…

“ Pourquoi se retourner aujourd’hui contre ses anciens bienfaiteurs ?, s’interroge “ Le Point ”. La course au trésor a mal tourné. L’action a dévissé et, surtout, le fisc réclame aujourd’hui à chacun des protagonistes d’importantes sommes (2 millions pour les Dutreil). “ Les inquiétudes de Mme Dutreil quant à d’éventuels risques au regard de la visibilité médiatique de la situation politique de son époux ont toujours été apaisées par les dirigeants, contribuant à entretenir chez Mme Dutreil une confiance aveugle ”, stipule la plainte. Cette volte-face provoque un agacement certain chez Wendel, où l’on rappelle que cette ancienne amie, qui s’était intéressée de si près avec son mari ministre, au montage, n’a pas été maltraitée : elle a touché 2,5 millions d’euros de plus-value au titre de ses stock-options, auxquels s’ajoutent 600 000 euros d’intéressement dans l’opération Editis (qui a fait l’objet d’un contrôle fiscal), plus 1,2 million à venir sur la filiale Deutsch. Contacté par “ Le Point ”, Renaud Dutreil a répondu par avocat interposé. En donnant la Légion d’honneur à Lafonta, il voulait souligner les mérites d’un “ redresseur d’entreprises ”. Quant à l’intérêt du ministre pour le montage, il n’avait, selon lui, qu’un but : s’assurer de sa légalité. Et patatras… ” Et patatras, oui, comme tu dis, “ Le Point ”. Ah, je vous jure, faut pas manquer d’air !

 

Sarkozy, le retour : après Carla, Bernie

Ayé, on a fait le tour des “ affaires ” ? Pour l’instant. Passons à la politique… Atlantico vous l’annonçait en exclusivité la semaine dernière : si Carla ne voit pas d’un bon œil le retour en politique de “ son mari ”, il reste le seul à ses yeux capable de contrer la montée “ inéluctable ” de Marine Le Pen aux prochaines présidentielles. Histoire d’enfoncer le clou, le week-end dernier, c’était au tour de Bernadette Chirac herself d’appeler de ses vœux le come-back de “ l’ex ”. “ Devant les caméras d’iTélé, puis devant la centaine d’invités réunis au Palais impérial de Compiègne pour la soirée de clôture de (l’Opération Pièces jaunes), nous rappelle “ VSD ”, l’ex-première dame a successivement déclaré qu’elle souhaitait “ personnellement que Nicolas Sarkozy se représente ” à l’élection présidentielle de 2017. “ Et vous verrez que le résultat sera tout à fait positif et différent du dernier ”. Un peu plus tard dans la soirée de samedi, (…) la présidente de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France (…) a, un peu pète-sec, répété : “ Vous ne devez pas sortir du sujet (les pièces jaunes, ndlr), mais je dirai juste une chose : je souhaite que Nicolas Sarkozy se représente. Je le soutiendrai ” ”. Si c’est pas deux belles preuves d’amour, ça…

 

Sarkozy : le changement, c’est maintenant ?

L’ancien président aurait-il pris sa décision ? A en croire “ L’Express ”, il aurait en tout cas changé. Il aurait “ même appris à écouter. Edouard Courtial, raconte l’hebdo, qui fut son ministre et pensait le connaître, n’avait rien préparé avant son rendez-vous, persuadé qu’il aurait à peine l’occasion d’ouvrir la bouche. Il aurait dû réviser… Devant les gens de confiance, l’ex se contrôle moins : il veut savoir, y compris parmi les permanents de l’UMP, qui s’entend avec qui. Au Conseil constitutionnel, il séduit ses détracteurs. Il va jusqu’à accepter que certains ne pensent pas comme lui, c’est dire. Dans l’attente que les sages se prononcent sur son recours contre le rejet de ses comptes de campagne, il ne siège plus — vu les circonstances, son traitement n’a pas été pour autant suspendu. A l’étranger, il contourne les ambassades pour aller rencontrer les chefs d’état et exaspère ainsi l’Elysée ”.

 

“ Il ne l’a pas fait exprès, mais tout se met en place ”

“ Claude Guéant le reconnaît, poursuit le journal : “ Nicolas Sarkozy ne l’a pas fait exprès, mais tout se met en place ” pour son retour. L’ami Brice Hortefeux, qui n’a quasiment jamais cru à la victoire en 2012, pense cette fois que c’est plus que jouable — évidemment, il ne le dira pas. Il se contente de monter un colloque, ce 20 février, pour vanter la politique étrangère menée entre 2007 et 2012. Une conférence pour l’avenir, pas pour l’Histoire : dans la salle, des militants, pas des chercheurs. “ On fait ça parce qu’on ne peut pas tenir un meeting ! ” note un organisateur ”. Comme quoi, c’est pas gagné gagné…

 

62 % des Français ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se présente en 2017 d’après BVA

A propos du colloque du 20 février, “ VSD ” le fait en effet remarquer : “ Les amis de Nicolas Sarkozy  (…) veulent surtout occuper un terrain médiatique abandonné à la majorité, où Copé et Fillon peinent à exister. Ils souhaitent aussi gommer des esprits le sondage BVA, publié le 15 février, qui indique qu’une nette majorité des Français (62 %) ne souhaite pas que Nicolas Sarkozy se présente en 2017. Les plus optimistes diront que, moins d’un an après son départ et après dix mois de silence médiatique, 38 % des sondés y sont, à l’inverse, déjà favorables. Selon de nombreux observateurs, ce sondage doit aussi se comprendre au regard de l’actualité récente le concernant : le fameux pressentiment d’Alain Juppé (qui, le 13 février, déclarait : “ Je crois que Nicolas Sarkozy a envie d’être à nouveau président en 2017 ”, ndlr), les prédictions de Bernadette Chirac mais aussi la sortie de Carla Bruni (…). Même à l’Elysée, remarque le news, l’idée semble déjà faire son chemin ”. Ah oui ?

 

Sarkozy, le retour : “ Hollande a mis Sarko sous monitoring ”

Est-ce le signe que quelque chose bouge vraiment ? Que le retour de Sarkozy est acté, ou, tout simplement que Hollande est vigilant ? Dans un entrefilet, “ VSD ” nous apprend en effet qu’ “ alors qu’il remonte dans les sondages (plus deux points, selon celui du “ Nouvel Obs ” du 14 février), François Hollande a, selon l’expression d’un membre du PS, “ mis Sarko sous monitoring ”. Et le même d’ajouter : “ Il se préoccupe beaucoup de son prédécesseur, il regarde tous les sondages le concernant alors qu’il se fiche complètement de Fillon et de Copé ” ”. Oh, ben, c’est pas sympa pour Fifi et Jef, ça…

 

Copé sur le divan

Et puisqu’on en parle, scoopinet !, Jean-François Copé a accepté de se laisser interviewer dans “ Le Point ” par… le psychanalyste Jacques-Alain Miller ! A l’heure où “ L’Express ” note que “ pour reconquérir l’opinion, le bad boy (est) condamné à se rendre… sympathique ”, Jef semble décidément prêt à tout, même à s’allonger sur le divan, dis donc… “ Vous êtes violent ? ”, lui demande le psy. —“ Fondamentalement, non. Je suis quelqu’un de paisible, répond Copé. Mais, en politique comme dans la vie, on peut se trouver contraint de donner des coups ou d’en rendre. Si j’ai donné des coups, c’était pour répondre quand j’étais agressé, par exemple lorsqu’on m’expliquait que ma candidature était illégitime, puisque dans les sondages je plafonnais à 20 % (…) ” —“ Cependant, pour cet entretien, vous avez choisi de partir de sondages ”, lui objecte Jacques-Alain Miller. —“ Les sondages éphémères sur l’image des personnes n’ont pas d’intérêt. C’est si fluctuant ! Je m’intéresse aux études de fond sur l’état d’esprit des Français (…) ”. Mais de quelles études parle donc le patron de l’UMP ?

 

Copé sur le divan ausculte les Français : “ Le talon de la France, c’est le mental ”

“ M. Copé, nous précise “ Le Point ” dans un encadré, a choisi deux études commandées par le Cevipof à Opinion Way (“ Baromètre de la confiance politique, janvier) et à Ipsos (“ France 2013 : les nouvelles fractures ”) ”. “ Pourquoi (avoir choisi une étude sur) la confiance ? ”, lui demande tout à trac Miller. —“ C’est un mot essentiel, répond Jean-François Copé. Le talon de la France, c’est son mental. La crise de notre pays, qui a pourtant tellement d’atouts, est d’abord une crise du mental. Ce sondage montre que les Français ont confiance dans leurs capacités individuelles, apprécient leur métier, sont attachés à leur famille. Mais, dès qu’on passe à un niveau collectif, ils sont dans le doute et la défiance. Comme s’ils privilégiaient leur sphère personnelle et ne croyaient plus à l’aventure collective qui fait une nation unie et forte. Les peurs des Français sont assez convergentes, notamment sur la question du déclin, du communautarisme, de l’intégration des immigrés ” ”.

 

Copé sur le divan délivre son diagnostic : les Français ne sont pas névrosés, François Hollande n’est juste pas dans la réalité

—“ (…) Accueillir ces peurs, les mettre en forme, les projeter sur la scène nationale, c’est les consolider et les intensifier, réagit Jacques-Alain Miller. Lorsqu’un névrosé consulte un psychanalyste et se plaint des autres, qui lui font des misères, la première chose à faire, c’est de l’aider à percevoir en quoi il y est pour quelque chose. Jadis, Lacan appelait ce préalable la “ rectification subjective ” ”. —“ Mais il ne s’agit pas ici de névrose ou de problème de perception. Il s’agit de fait réels, rétorque Copé. Souvenez-vous de Lionel Jospin, qui, par angélisme, parlait du sentiment d’insécurité comme si ce n’était qu’une question de perception. Un jour, le réel revient en force. Il me semble que Lacan disait : “ Le réel, c’est quand on se cogne ”, n’est-ce pas ? (…) Nous sommes en train de changer d’époque. François Hollande (…) n’a pas pris la mesure de ce changement. Rendez-vous compte : il y a mille chômeurs de plus par jour ” Très habile, Jef, ta réponse… même si la notion de “ réel ”, chez Lacan, est un chouïa plus compliquée… As-tu vraiment répondu à la question qui t’était posée ? A voir… Une chose est sûre : même allongé, tu sais garder le contrôle, toi… Après tout, c’est bien le moins qu’on puisse attendre de la part d’un responsable politique, hmmm ? En même temps, en même temps… en a-t-on pour notre argent (parce que faut raquer chez Lacan…) ? Y trouve-t-on notre compte, dans cette interview sur le divan ?

 

Le diagnostic du psy, le vrai : “ C’est un peu court ”

Pas vraiment. Trois pages plus tard, on n’en sait toujours pas plus sur Jean-François Copé, ses désirs, son moteur, sa vision… “ Terminons avec les deux derniers mots que vous aviez choisis pour exprimer votre état d’esprit, lui dit le psy. La passion ? ” —“ On ne fait rien de grand sans passion ”. —“ C’est un peu court ”, note Miller. Entre l’analyste et “ l’analysé ”, le courant, visiblement, ne passe pas… le “ transfert ” ne se fait pas. On a même l’impression que le psychanalyste se livre plus — et délivre plus d’informations que son “ patient ”, comme en témoigne ce dernier exemple. Zêtes prêts ? C’est assez croquignolet…

 

Scoop ! Hollande serait “ bizarre ”, anormal, donc, pour Miller

“ S’agissant du rapport à l’autre, observe Jacques-Alain Miller, François Hollande et Nicolas Sarkozy sont aux antipodes. J’ai déjeuné une fois à l’Elysée avec cinq autres membres de l’ “ élite ”. Nicolas Sarkozy a parlé sans discontinuer et, à la fin, il nous a chaleureusement félicités de l’intérêt de notre conversation. Mais, après tout, c’est conforme à ce que dit Lacan, le locuteur reçoit toujours son message de celui qui l’écoute. Quant à François Hollande, je l’ai rencontré une heure quand il était chef du PS. Son silence m’a lancé dans un monologue qu’il ponctuait toutes les cinq minutes d’une phrase astucieuse, résumative et ironique. Très psychanalyste, en somme. Très “ neutralité bienveillante ”. C’est une personnalité attachante, mais un peu bizarre. Vous êtes beaucoup plus normal ”. Hollande “ bizarre ”, anormal, quoi… wow ! Jolie révélation que celle que Miller vient de nous faire là ! Et joli boulevard, aussi, que celui que le psy vient de tracer à Copé… qui répond, attention… roulement de tambour… : “ Le deuxième point au cœur de ma réflexion, c’est le renouvellement politique ”. Ah, ben vrai, celle-là, on s’y attendait pas. Dans le genre self-control, qui se donne pas — et qui saisit pas les hénaurmes énormes perches qu’on lui tend, il se pose là, le Jean-François…

 

Christiane Taubira et le mental des Français, comme Jean-François Copé ! ?

Miracle du hasard, magie des coïncidences ? Dans “ l’entretien exclusif ” que Christiane Taubira accorde cette semaine aux “ Inrockuptibles ”, qui, pour le coup, lui consacrent leur couverture — “ Taubira, la gauche, c’est elle ” —, la Garde des Sceaux, comme, bizarrement, Jean-François Copé dans “ Le Point ”, insiste sur le mental défaillant des Français, ce “ doute ” qui les habite et qui lui a insufflé sa conduite dans la gestion du dossier “ mariage pour tous ”. Mais Christiane Taubira, comme vous vous en doutez, n’est pas Jean-François Copé, et ses analyses, leur résonance et leur tonalité, diffèrent sensiblement de celles du patron de l’UMP…

 

“ Ce peuple doute de lui. (…) Une des responsabilités des politiques, c’est de (lui) rappeler aussi (son) histoire ”

“ Comment avez-vous décidé d’inscrire ce projet de loi dans une tradition de combat pour l’égalité ? ”, lui demande l’hebdo. “ C’est un cheminement, répond la ministre. Quoi que je fasse, j’ai besoin de comprendre ce que je fais, d’en saisir l’importance. Concernant ce texte, j’ai besoin de comprendre comment j’inscris cette réforme dans l’histoire de la France, de la République, dans l’histoire de ses valeurs. Je pense que, dès qu’il est possible de le faire, c’est important de rappeler aux Français ce qu’ils ont fait de grandiose. C’est la meilleure thérapie contre la morosité ambiante. Ce peuple doute de lui. Depuis que je suis adolescente, j’ai abordé ce pays à travers son histoire, sa littérature, ses moments de fronde. Une des responsabilités des politiques, c’est aussi de rappeler aux gens que leur histoire, ce n’est pas juste le chômage ou le PIB qui s’effondre. Que même en période difficile, ils ont affronté des pouvoirs, parlé au monde entier et qu’ils ont continué à créer de nouvelles valeurs ”. C’est dingue : tout part du même constat que chez Copé, mais tout rayonne dans la direction diamétralement opposée. Reprenez le paragraphe “ Copé sur le divan délivre son diagnostic ”, les discours semblent même se répondre, point par point… une telle symétrie, ça laisse pantois.

 

“ J’ai dit, dès le départ, au président que je ne voulais pas inscrire cette réforme dans une réponse ou un dialogue avec un seul groupe de citoyens ”

Et comment on inscrit la loi “ mariage pour tous ” dans l’histoire de la France, hmmm ? “ J’ai dit, dès le départ, au président de la République que je ne voulais pas inscrire cette réforme dans une réponse ou un dialogue avec un seul groupe de citoyens, répond Christiane Taubira. C’est une réforme de la société française. Je propose alors le terme “ mariage et adoption pour tous ”… ”. —“ C’est vous qui avez trouvé l’intitulé ? ”, lui demandent “ Les Inrocks ”. —“ Oui. Le président et le Premier ministre ont approuvé, acquiesce la Garde des Sceaux. Je leur explique tout de suite qu’on ne répond pas à une demande d’un groupe de personnes mais qu’on va réformer la société française et toucher à quelque chose d’essentiel. Je savais dès le début que ce serait difficile. J’ai exprimé au président de la République ma conviction que cette réforme provoquerait un ébranlement, je l’ai répété devant le groupe socialiste. Cette réforme touche à des représentations, ce n’est pas une réforme mineure ! A l’époque, tout le monde parlait de réforme a minima ”. Holà, qu’est-ce à dire ? Y aurait-il eu erreur de diagnostic au sein du gouvernement ?

 

Taubira : la leçon de gauche à François

“ Il y a eu des moments de flottement dans les mois précédant les débats, note, fort à propos…, l’hebdo. Le président de la République évoque “ la liberté de conscience des maires ”. Est-ce que votre rôle a été aussi à ce moment de tenir le cap ? ” —“ C’était ma responsabilité de tenir le cap, répond Christiane Taubira. Le président utilise ces termes dans un discours où il parle d’une loi républicaine qui s’appliquera à tous. Ils seront sortis de leur contexte, ce que je comprends, car quand j’ai entendu l’expression, je me suis moi-même crispée sur mon siège. Le lendemain, à la séance de questions d’actualité de l’Assemblée, je suis interpellée trois fois là-dessus. Je confirme le cap. Dès le lendemain, le Président a reçu une délégation LGBT ”. Si on résume, en gros, le oh hé oh hé, capitaine abandonné Taubira n’a pas lâché la barre… et a, au final, triomphé, ce qui lui vaut cette couv — et ce sacre : “ La gauche, c’est elle ”. Un caillou dans ta chaussure, François ? Une concurrente en puissance, qui sait ? A surveiller, peut-être ?

 

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Decebal
- 22/02/2013 - 01:29
Comme d'ab Taubira me fait
Comme d'ab Taubira me fait sauter au plafond, cette ex tout mais surtout independendiste a toujours aimer la France et bien comment nos médias n'ont ils pas porter ces paroles au peuple intéresser.
Décide ment ces sociales ne doutent de rien, mais il est vrai que les Français fonctionnaires votent encore pour eux. Et faut bien réserrer les boulons car plus d'électeurs futurs a acheter( vote des étrangers impossible et passer sous silence tient!) et comme il va falloir dégraisser dans la fonction publique l'avenir ne s'annonce pas radieux pour ces rois de l'embrouille
bagad
- 21/02/2013 - 11:25
ben atlantico ?
on fantasme sec, on dirait ?!
aussi à la solde du sarko ?
ben faut dire qu'avec lui, la presse en avait pour son argent tous les jours, qu'avec flamby, faut monter au créneau pour faire ses choux gras !
ou alors, le retour éternel car il n'y a rien d'autre à se mettre sous la dent ?
bagad
- 21/02/2013 - 11:25
ben atlantico ?
on fantasme sec, on dirait ?!
aussi à la solde du sarko ?
ben faut dire qu'avec lui, la presse en avait pour son argent tous les jours, qu'avec flamby, faut monter au créneau pour faire ses choux gras !
ou alors, le retour éternel car il n'y a rien d'autre à se mettre sous la dent ?