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Revue de presse des hebdos

Depardieu : son SOS sans retour à Hollande, Cahuzac : l’expertise de l’enregistrement, Tapie : pas candidat à Marseille sur la tête de ses enfants

Publié le 02 avril 2013
Mais aussi, scoop !, Proglio passant contrat avec les Chinois sans l’accord de l’Etat, “ viande : la nouvelle guerre de religion ”, et, et, et… cerise sur la gâteau : Ségo par Angot. Beaucoup de choses, cette semaine, dans la revue de presse des hebdos !
Barbara Lambert
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Barbara Lambert a goûté à l'édition et enseigné la littérature anglaise et américaine avant de devenir journaliste à "Livres Hebdo". Elle est aujourd'hui responsable des rubriques société/idées d'Atlantico.fr.
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Mais aussi, scoop !, Proglio passant contrat avec les Chinois sans l’accord de l’Etat, “ viande : la nouvelle guerre de religion ”, et, et, et… cerise sur la gâteau : Ségo par Angot. Beaucoup de choses, cette semaine, dans la revue de presse des hebdos !

Un, deux, trois, quatre… cinq ! Cinq livres, dis donc, cette semaine, dans “ Le Point ” ! Deux pour le sujet de couv sur la “ Viande : la nouvelle guerre de  religion ” (no comment...), deux en pages “ Société ” (“ Paternités imposées. Un sujet tabou ” de Mary Plard, au Seuil, “ De larmes et de sang ” du cancérologue David Khayat chez Odile Jacob), et un en pages “ Idées ” (“ Contre-histoire de la philosophie ”, vol. 8 et 9, de Michel Onfray chez Grasset). OK, vous allez dire que c’est courant, pour un journal, de publier les “ bonnes feuilles ” de livres un peu polémiques, un peu attendus... Oui, mais cinq fois dans le même numéro ? Ca commence à faire un peu beaucoup, vous ne trouvez pas ? Parce que faudrait savoir, quand même, au final, ce qu’on achète, un journal ou le “ Reader’s Digest ” ? Pas gagnée, on dirait, la bataille de la presse écrite face au Net…

 

No steak tonight

Mais soyons concrets : voyons comment ça fonctionne, ce système de bonnes feuilles. Prenons la couv “ Viande ” du “ Point ”, qui se décompose en deux volets : “ la guerre des végétariens et des carnivores ”, d’abord, le “ business du halal ”, ensuite. Pour illustrer le débat mangeurs de viande/mangeurs d’herbe, le magazine a choisi l’ouvrage d’Aymeric Caron (le chroniqueur à cheveux longs de Ruquier, oui), plaisamment intitulé “ No steak ” (Fayard), dans lequel est décrit notamment ce qu’est une “ vie de poule ”. Attention, préparez vos mouchoirs : extrait…

 

“ Une vie de poule ”

“ Dans sa cage de batterie, chaque poule européenne disposait jusqu’en 2012 d’un espace correspondant à une feuille A4 (550 cm2), écrit Aymeric Caron. Désormais, elle bénéficie officiellement d’un espace supplémentaire équivalant à… un Post-it ! (…) Les poules vivent dans des conditions de stress et de détresse psychologique et physique qui génèrent de la violence, et même du cannibalisme (…) A cause de cela, il est fréquent qu’on leur coupe le bec (sans anesthésie, bien sûr) avec une lame chauffante peu de temps après leur naissance, ce qui, outre la souffrance immédiate, occasionne une excroissance qui les handicape ensuite pour manger. Les poules vivent dans le noir (les hangars n’ont pas de fenêtres), mais des lumières électriques allumées régulièrement pour stimuler artificiellement la ponte, ce qui permet d’obtenir environ 300 œufs en une année, soit deux fois plus que les races d’il y a cinquante ans (…) Au bout d’un an, la poule finit comme bouillon cube, viande pour chiens et chats ou dans des raviolis ”.

 

“ La frontière homme-animal, dernière des frontières racistes ”

Pas cool, tout ça. Et on vous parle pas des méthodes d’abattage, détaillées plus bas, pas sympa du tout… Ces bonnes choses étant dites, que nous propose “ Le Point ” en manière d’éclairage ? Une interview de Marcela Iacub, “ juriste spécialisée dans la bioéthique, chercheuse au CNRS ”, nous précise le journal, et accessoirement… “ auteur de “ Confessions d’une mangeuse de viande ” (Fayard) ”. “ Il ne suffit plus d’exiger que l’on tue les bêtes sans qu’elles souffrent, dit-elle. Cette théorie euthanasique sera vite obsolète. Certains pensent même que la frontière entre l’homme et l’animal domestique est la dernière des frontières racistes ”. Carrément ! —“ On peut tenir pour un progrès le fait que l’homme ait une responsabilité à l’égard de l’animal et penser néanmoins qu’il y a un “ propre de l’homme ”…, fait, ouf !, remarquer le mag. —“ Certes, aucun chien ne va écrire un traité de physique. Mais la définition du propre de l’homme par l’intelligence est problématique. Les êtres humains n’ont pas des droits parce qu’ils sont intelligents, mais du seul fait d’être nés du corps d’une femme. En théorie, on n’exclut pas de l’humanité les débiles profonds ou les gens dans le coma. Dans la réalité, les handicapés mentaux sont traités comme des animaux ”. Mouais, convaincus ?

 

“ Les animaux nous apprennent ce qu'aimer veut dire ”

—“ En ce cas, faudrait-il, comme le préconisent certains, définir l’humanité comme l’ensemble des créatures vivantes ? ”, rebondit le mag. —“ Je n’irais pas jusque-là, répond Iacub. Mais si, déjà, au lieu de manger des animaux domestiques comme les vaches, les cochons ou les chèvres, on les intégrait à l’humanité, nous aurions beaucoup à gagner. C’est grâce à nous qu’ils naissent, se nourrissent, nous communiquons avec eux, ils nous apprennent ce qu’aimer veut dire. Aimer est une expérience qui a lieu dans l’obscurité, on aime sans connaître véritablement l’objet de son amour. C’est pourquoi l’expérience d’aimer l’altérité radicale que nous permet l’animal est si belle. De plus, notre culture nous rend inaptes à ressentir le bonheur d’être vivant. On nous apprend à travailler, à réussir des choses très objectives. Mais les bêtes sont heureuses parce qu’elles marchent, se prélassent au soleil. Oui, les animaux peuvent être des maîtres de bonheur ”. Et les petits oiseaux font cui-cui…

 

De l’instrumentalisation du halal…

Moins cui-cui, le volet halal du dossier du “ Point ” s’articule autour du livre “ Halal à tous les étals ” de Michel Turin (Calmann-Lévy). Ici, les extraits sont réduits à la portion congrue, la préférence est donnée à l’interview. “ Le halal s’est développé de façon exponentielle parce qu’un certain nombre d’acteurs économiques ont récupéré et instrumentalisé ce précepte religieux pour en faire un business, explique l’auteur. (…) On assiste depuis quelque temps à un retour du halal qui coïncide avec un repli identitaire que l’on constate à d’autres niveaux, comme le montre la brusque extension du port du voile. C’est cela qui est grave : l’instrumentalisation du halal par certains acteurs économiques a très vraisemblablement contribué à accentuer le communautarisme ”. "Très vraisemblablement"... ho ho, zavez des faits, M. Turin ? On vous a tout bien lu, et, force est de le constater : malheureusement, non. Bon, on va dire alors que c’est une conjecture, hein ? Poursuivons.

 

Le communautarisme à l’œuvre… dans les supermarchés ?

“ Et pourquoi les responsables de la grande distribution ont-ils instrumentalisé cette différence ? ”, questionne “ Le Point ”. —“ Deux raisons à cela, répond Michel Turin : la première, ce sont des perspectives de développement importantes. D’après des chiffres de 2010, qui reposent plus, il est vrai, sur des évaluations que sur des statistiques chiffrées, le marché du halal représenterait 5,5 milliards d’euros. (…) La seconde raison est que ce marché coïncidait avec l’évolution qualitative de la grande distribution. Celle-ci est revenue en effet de la formule classique des hypermarchés “ Tout pour tout le monde ” pour passer à un système différent dans lequel chacun veut retrouver dans son magasin “ son propre toit avec les gens de sa famille ou de sa communauté ”. C’est, selon le mot de Jean-Charles Naouri, patron de Casino et l’un des premiers à s’être intéressé au marché du halal, le passage au “ commerce de précision ”. (…) Les spécialistes du marketing de la grande distribution se sont donc engouffrés sur ce marché, en utilisant l’interdit religieux pour labelliser des produits mis en valeur dans des rayons qui leur sont dédiés ”. Bon, on va, une fois de plus, passer sur le fait que la démonstration de l’auteur se fonde “ sur des évaluations (plus) que sur des statistiques chiffrées ”… au bout du bout, c’est quoi, le problème ?

 

Je mange, tu manges, on mange tous du halal

“ Le problème, répond-il, est que l’on abat aujourd’hui beaucoup plus de bêtes selon le rituel halal que ne le justifierait la consommation des Français de confession musulmane. La raison ? Cela simplifie la vie des abattoirs, car ils sont assurés de revendre une partie des bêtes abattues de façon rituelle à des consommateurs qui, eux, n’ont aucun interdit religieux mais ne savent pas ce qu’on leur fait acheter. C’est au point que, sur trois bêtes abattues de façon rituelle, il y en a deux qui seront consommées par le commun des acheteurs… ” Ah, ben, nous y revoilà, c’est reparti pour un tour, on la connaît, la rengaine… On connaît aussi sa cause, que l’auteur ne cache pas d’ailleurs : elle est purement économique. Alors, pourquoi nous remettre le couvert comme ça, hmmm ? Pourquoi “ Le Point ” ne confronte-t-il pas la thèse de l’auteur à une enquête, avec des chiffres, des témoignages ? Heu… ben, parce qu’il y a le livre pour ça ? Mouais… m’est avis que c’est pas du boulot de journaliste, ça, ou alors, la presse a changé… L’a changé, en effet, c’est bien ça le problème : elle ne fait plus d’enquête, la presse, elle ne sait plus comment faire la différence avec le Net et, du coup, elle nous refourgue des livres avec des commentaires d’ “ experts ”… Et puis, ensuite, elle cherche des titres bien accrocheurs, bien titillants, type “ Viande : la nouvelle guerre de religion ”.

 

Ségo par Angot

Vous allez rire, mais, en plus des cinq livres dont il publie les bonnes feuilles, “ Le Point ” a commandé un portrait de Ségolène Royal à… un écrivain. Pas n’importe quel écrivain, attention : à Christine Angot, herself, in the flesh, la vraie, quoi. “ Son bureau se trouve rue du Départ, écrit l’auteur de “ L’inceste ”. Des journalistes ont ironisé, interprété cette adresse comme la fin du voyage au lieu d’y voir le commencement d’un nouveau trajet, ils pensent que son heure est passée. Même elle, elle dit que beaucoup de choses sont gâchées et que, pour l’instant, les dés sont pipés ”. Ah oui ?

 

Ségolène et Christine yeux dans les yeux

“ “ Vous savez, lui dit Ségolène Royal, ce serait compliqué, si j’avais une nomination maintenant, on dirait que c’est dû à la situation, à un mic-mac privé, et à la moindre anicroche on dirait… Je le regrette parce que je sais que je peux être utile ”. Venant d’elle dont tout le monde vante, ou moque, la capacité à rebondir, une réponse si résignée m’étonne, remarque Angot. “ Vous avez l’impression, donc, que votre tour est passé ? ”. Elle me regarde. Elle me regarde ou est-ce qu’elle cherche dans mes yeux une réponse pour savoir si son tour est passé ? (…) Elle me fixe. Ce n’est pas pour m’impressionner, mais pour y voir quelque chose, on dirait. Pour y deviner je ne sais quoi, peut-être la réponse que j’attends, qu’elle est prête à m’offrir, peut-être qu’elle se dit que si j’insiste, c’est que certains y croient encore, même si elle a des difficultés, elle, pour l’instant, à le penser sérieusement, mais que, si certains y croient, moi par exemple, pourquoi pas moi, pourquoi pas cette femme écrivain qui a voulu faire un portrait d’elle, etc., peut-être qu’elle se dit quelque chose comme ça, je ne sais pas, je ne sais pas ce qu’elle se dit, pendant cette minute où elle me fixe ”. Oui, heu, c’est bon, là, Christine, on a compris : vous vous regardez dans les yeux, et après ?

 

“ Puis, tout doucement, sa flamme intérieure lui souffle sa réponse… ”

“ Elle reste comme ça, les yeux plissés, me regardant sans ciller, une minute avant de répondre, poursuit Angot. Elle attend. Une minute, c’est long entre deux personnes qui ne se connaissent pas, dans une petite pièce, de chaque côté d’une table vide, avec quelqu’un qui vous regarde fixement comme en train de chercher en vous, puis, tout doucement, les yeux se rouvrent à leur taille normale et, comme si la fameuse flamme intérieure dont elle ne veut plus parler s’était ranimée et lui soufflait sa réponse, elle me dit : “ Tout est possible. Tout peut arriver. On ne sait pas ce qui peut se passer ” ”. Hé, bé, tout ça pour ça… Enfin, c’était rigolo, en même temps, ce petit mano a mano des yeux de Ségo et d’Angot…

 

Tapie reporter

Mais il n’y a pas que des livres — et des écrivains — dans “ Le Point ”. Il y a aussi, tadam !, une interview de Bernard Tapie qui, scoop !, “ s’installe dans le Midi ”… Le nouveau patron de “ Nice-Matin ”, “ Var-Matin ”, “ Corse-Matin ” et “ La Provence ” croit encore à l’avenir de la presse, “ mais seulement si Internet est conçu comme un moteur et non comme un complément du papier ”. Houlà, ça va rassurer ses nouveaux employés, ça… “ J’ai répertorié, dit-il, 27 événements majeurs dans le Midi (…) sur lesquels chacun de ces titres doit devenir le leader incontesté. Un exemple : le Festival de Cannes. On ne laissera plus Canal+ être le seul maître à bord. Durant le Festival de Cannes, la rubrique cinéma des journaux sera animée par un journaliste-star avec les équipes locales. Juste le temps du festival. Et je déclinerai ce concept : une star par événement. Et je prendrai toujours les meilleurs ”. Le nouveau boss le dit aussi : “ J’aurai un dialogue direct avec le patron de chaque journal quand il s’agira de mes responsabilités d’actionnaire, mais je n’aurai aucune prise sur la ligne éditoriale du journal ”. Heu, c’est pas un peu en contradiction avec ce qui précède… cette grande idée de journalistes-stars, là… ?

 

Le défi de Tapie à Mennucci… et à Montebourg

“ Patrick Mennucci, député socialiste, demande l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur le montage de l’opération (de rachat des journaux)… Avez-vous quelque chose à cacher ? ”, lui demande “ Le Point ”. —“ (…) Non seulement je n’ai rien à cacher, mais je l’appelle de mes vœux, cette enquête parlementaire !, répond Nanar, fier à bras. Que la clarté soit faite, notamment sur le rôle de chacun. Et mon petit doigt me dit que la droite va également pousser pour que cette commission d’enquête parlementaire voie le jour. (…) Je trouve curieux, ajoute-t-il, qu’un député se mêle d’une affaire purement économique, comme si la démocratie consistait à choisir le repreneur d’une entreprise en difficulté. Mennucci a même déclaré dans le journal “ Le Monde ” qu’Arnaud Montebourg avait tout fait pour éviter que mon projet se concrétise. Les Français doivent savoir que tout cela n’était que de l’esbroufe : il n’y avait aucun autre entrepreneur capable d’investir et de garantir l’ensemble des emplois ”. Hou, ça rigole plus, là !

 

Sur la tête de ses enfants, Tapie le jure : il n’est pas candidat à la mairie

Et ça rigole carrément plus quand il est question de sa candidature à la mairie de Marseille… “ Non et non, tambourine Tapie. Si j’avais envie d’être maire de Marseille, je le dirais. Qu’est-ce qui m’empêcherait de le dire, si j’avais l’intention d’y aller ? J’ai la passion de Marseille mais pas de la politique ”. —“ Donc, la politique, c’est fini ? ”, demande le mag. —“ Je n’ai aucun projet politique pour Marseille. Je le jure sur la tête de mes enfants. Aujourd’hui, c’est non (notez le “ aujourd’hui ”, hmmm). A la limite, je n’aurais pas eu les journaux, peut-être me serais-je laissé tenter, vu la situation dans laquelle se trouve Marseille. Je suis plus capable d’apporter quelque chose de positif et de valorisant pour les Marseillais avec les journaux qu’en étant maire. Même si je crois avoir fait des choses bien à Marseille, comme des écoles de formation avec 3 000 gamins formés ”. Mouais… je sais pas vous, mais on n’aimerait pas forcément être les enfants de Nanar, non ?

 

Affaire Cahuzac : l’expertise de l’enregistrement

Bon, et y’a pas un peu d’enquête dans la presse, cette semaine, hmm ?, enfin, quelque chose qui y ressemblerait un peu, hein ? Dans le genre, on a bien, voyons voir… heu, “ l’expertise de l’enregistrement ” à l’origine de l’affaire Cahuzac, ça vous va, ça ? “ Pour analyser la bande, “ L’Express ” a en effet, et comme il le dit, sollicité Bernard Gautheron. Cet ancien universitaire spécialiste de phonétique, précise le mag, a réalisé de nombreuses expertises à la demande de juges d’instruction et a souvent déposé devant les tribunaux. Il a travaillé plusieurs heures sur l’enregistrement, en décortiquant un son après l’autre, mot par mot, syllabe par syllabe ”. Oui, ben, c’est son boulot, en même temps. Et alors, résultat ?

 

Et le problème majeur de l’enregistrement est…

Pour gagner du temps, on va vous épargner les détails, qui peuvent avoir leur importance…, sur le message que l’expert trouve anormalement long, mais aussi sur sa mauvaise qualité, les voix parasites ( ?) qu’il laisse entendre, ou les interrogations concernant la façon dont il a été copié. Allons direct au plus embêtant : “ Avant même l’entame de la conversation, rapporte l’hebdo, on entend un très bref et très faible “ oui ” émanant de ceux qui effectuent la duplication. Puis, la voix féminine du répondeur annonce l’heure : 15 h 37. La date précédant cette précision horaire a été effacée, tout comme la trace éventuelle du premier message laissé par Jérôme Cahuzac (où il informait Michel Gonelle, ancien maire de Villeneuve-sur-Lot, qui était alors son adversaire, de la venue du ministre de l’Intérieur de l’époque Daniel Vaillant pour l’inauguration du commissariat de la ville, ndlr). Cette double absence, note “ L’Express ”, pose un problème majeur à l’expert ”. Et quourpoi ?

 

Sans l’intégralité de la bande, impossible d’identifier le ministre à coup sûr

“ Pour tenter de confirmer que c’est bien le futur ministre qui parle, explique le journal, il est indispensable de disposer de l’ensemble de l’enregistrement, soit son message “ officiel ” suivi de l’enregistrement accidentel mentionnant le compte en banque. En effet, dans ce cas, la continuité des propos identifierait à coup sûr leur auteur. En l’absence du message initial, où l’interlocuteur se présente, l’hypothèse d’une machination téléphonique remise à Michel Gonelle devient possible. (….) “ Je n’ai pas pensé à l’enregistrer, déplore Michel Gonelle. Je le regrette ”. Dit-il la vérité ou garde-t-il ce document décisif par-devers lui ?, s’interroge “ L’Express ”. Cette absence jette en tout cas un doute sur la véracité des accusations contre le ministre ”. On n’a pas encore vu le bout du tunnel, on dirait !

 

Scoop ! Proglio se serait passé de l’accord de l’Etat pour faire affaire avec les Chinois

Et pendant ce temps-là, petit à petit, “ l’affaire Proglio ” (voir la revue de presse de jeudi dernier) avance… et se complique. Scoop ! Une semaine après les révélations du “ Point ”, “ Le Nouvel Obs ”, on le cite, “ s’est procuré un document confidentiel montrant que la direction d’EDF n’a pas attendu l’approbation de l’Etat pour démarrer une coopération industrielle poussée avec CGNPC (les Chinois, oui). Intitulé “ Plans d’action 2012 “ Procurement Asie ” ” et daté du 3 février 2012, ce texte indique que l’électricien français a mis en application, dès 2011, certaines dispositions de l’accord que Proglio a tenté d’imposer en avril 2012 ”. Holà ! Mais c’est énorme, ça ! “ Comment la France peut-elle maintenant se sortir de ce guêpier ?, s’interroge le mag, qui publie les détails des “ dispositions ” dans un encadré. Un conseiller de François Hollande s’en inquiétait récemment : “ EDF est allé tellement loin avec les Chinois qu’il n’est même pas sûr qu’on puisse revenir en arrière… ” ” Manquait plus que ça…

 

Depardieu : le SOS à Hollande

Et puisqu’on parle de guêpier, un petit Depardieu pour la route, hmmm ? “ Le Point ” le raconte, mais “ Le Nouvel Observateur ” le raconte mieux encore — avec plus de détails et de… psychologie. “ Ce 1er janvier, entame l’hebdo, pour bien commencer l’année, il se décide à joindre François Hollande. Comme un besoin irrépressible de purger les malentendus et les peines, de parler enfin, d’homme à homme, à ce président qui, contrairement à tous les autres, ne lui a jamais témoigné d’amitié. Et pire encore : qui l’a laissé se faire insulter. “ Minable ”, ce mot de Jean-Marc Ayrault prononcé quinze jours plus tôt lui est resté sur l’estomac. Depardieu a attendu un geste du chef de l’Etat, en vain. Ses vacances italiennes, partagées avec Clémentine, sa jeune compagne écrivaine, l’ont décidé à faire le premier pas ”. Hou, ça sent la demande d’amour, ça… Et alors, ça a donné quoi ?

 

Hollande aimable mais inébranlable

“ L’acteur, durant quarante minutes, dit tout ce qu’il a sur le cœur, reprend l’hebdo. L’absurdité du système fiscal, cette chasse aux riches douloureuse et dangereuse, son inquiétude pour l’avenir. Au bout du fil, il trouve un dirigeant aimable, capable de se laisser tutoyer, attentif, certes, mais inébranlable, persuadé du bien-fondé de sa politique. Pas un doute, pas une excuse, ni même un mot susceptible d’apaiser son courroux. L’ami Sarkozy, avec qui Depardieu discute régulièrement, avait raison : rien à tirer d’un animal pareil. En raccrochant, Gégé se sent libre de céder aux avances russes. Puisque la France le traite si mal, on va voir ce qu’on va voir ”. On a vu… ah, que c’est compliqué, emberlificoté, cette affaire-là ! Après tout ce qu’on a dit et entendu sur sa “ mollitude ”, son incapacité à trancher, on ne peut pas reprocher au chef de l’Etat d’être “ inébranlable ” et de croire au “ bien-fondé de sa politique ”. En même temps… en même temps, François, un petit mot d’amour, un seul, aurait sans doute suffi à désamorcer l’affaire qui nous pompe depuis trois semaines — et nous taquine un peu bizarrement, malgré tout, le moral…

 

 

A lire, encore

Faute de place, on n’a rien dit de la couv et du manifeste du “ Nouvel Obs ” en faveur du "mariage pour tous". Sur ce sujet des plus délicats, chacun, bien sûr, est libre de penser ce qu’il veut… mais il est toujours bon de confronter ses opinions à ceux qui ne pensent pas toujours comme nous, hmm ? Aux “ anti ”, on conseillera donc de lire le témoignage de Jean-Luc Aillagon et l’interview de Boris Cyrulnik. Quant aux “ pour ”, jetez un œil à l’entretien avec Sylviane Agacinski, en particulier sur ce qu’elle dit de la PMA, et de ses implications. “ Un discours ultralibéral et cynique prétend que tout se vend dans le monde, y compris les ventres et les enfants. Ce n’est pas ma conception du socialisme ”, conclut-elle.

On évoquait en introduction la “ crise ” de la presse écrite, son incapacité à se forger un nouveau modèle et son raccrochage aux branches des livres et de l’édition… Si cela vous intéresse, lisez le papier du “ Nouvel Obs ” sur le numéro que la revue “ XXI ”, un tantinet donneuse de leçons, consacre au sujet. L’article est savoureusement distancié. Comme le dit “ un patron de presse ” interrogé par l’hebdo : “ présenter une revue diffusée à 48 000 exemplaires comme une alternative à la presse traditionnelle, ils charrient un peu ”. Un po, oui… ah, l’est pas encore né, celui qui a la solution… bah, on sait jamais en même temps (croise les doigts, croise les doigts…) Sur ce, amis de la presse — et du Net, on vous salue !

 

 

 

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mdl
- 11/01/2013 - 23:31
Vérifier le mode d'abattage
http://www.verifiez-abattage.fr/

Ours blanc
- 11/01/2013 - 13:36
Psychobobologie, quand tu nous tiens...
Touchant, le petit passage sur l'humanisation et l'amour des animaux domestiques... ça donne à réfléchir... Il faut qu'EELV aille immédiatement déposer un nouvel amendement au projet de loi "Mariage pour tous" :-)
vigilant72
- 11/01/2013 - 05:51
jean-luc aillagon ?
hou là ! madame la journaliste à la plume acerbe ! on ne se relit pas ? jusqu'ici j'avais connu un jean-jacques aillagon : son cousin peut-être ?... ;-)))