En direct
Best of
Best of du 5 au 11 septembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Lettre au Professeur Raoult d'un "petit" médecin généraliste

02.

Freeze Corleone, le rappeur qui dit tout haut ce que même les cacochymes du RN n’osent plus penser tout bas

03.

Il aime le "jeune Adolf", Goebbels et Auschwitz. Et comme c'est du rap…

04.

Bridgestone ne ferme pas son usine de Béthune à cause du Covid-19 mais de l’incompétence de ses dirigeants...

05.

Emmanuel Macron s'en prend à Olivier Véran

06.

Bertrand se fait flinguer en off chez LR, Jadot tente d’y échapper chez les radicaux d’EELV: Hidalgo exhibe ses origines; Une large part du tri de déchets ne sert à rien, une bonne part de nos objectifs de développement numérique ne sont jamais atteints

07.

55% des Français favorables au rétablissement de la peine de mort : il est terrible ce sondage mais à qui la faute ?

01.

L’inquiétant système chinois de notation sociale qui menace le monde

02.

Lettre au Professeur Raoult d'un "petit" médecin généraliste

03.

Freeze Corleone, le rappeur qui dit tout haut ce que même les cacochymes du RN n’osent plus penser tout bas

04.

Beatrice Dalle & Anthony Delon épousent des jeunesses; Julie Gayet & Francois H. s’engueulent en regardant le foot; Angelina veut pourrir la vie de Brad Pitt, Jade Hallyday commence à pourrir celle de sa mère; Yannick Noah fait ses besoins dehors

05.

Droit des arbres : ce danger insidieux qui nous guette quand l'humain n'est plus qu'un vivant parmi d'autres

06.

COVID-19 : y-a-t-il encore un pilote dans l’avion gouvernemental ?

01.

Nous avons tué Dieu. Et un autre a pris sa place : jeune, vigoureux, conquérant.

02.

L’étude qui montre que la plus grande peur agitée pour 2022 n’est pas celle de l’insécurité

03.

COVID-19 : y-a-t-il encore un pilote dans l’avion gouvernemental ?

04.

Lettre au Professeur Raoult d'un "petit" médecin généraliste

05.

Mort d'un cousin d'Adama Traoré : la famille envisage de porter plainte

06.

Freeze Corleone, le rappeur qui dit tout haut ce que même les cacochymes du RN n’osent plus penser tout bas

ça vient d'être publié
décryptage > Politique
Nominations

Capitalisme de connivence : d’Edouard Philippe à Jean-Marie Le Guen, tous administrateurs

il y a 42 min 27 sec
rendez-vous > International
Géopolitico-scanner
Les Milices islamistes internationales de la Turquie d'Erdogan
il y a 56 min 8 sec
pépite vidéo > International
Reconfinement
Coronavirus : Israël entre dans une nouvelle phase de confinement ce vendredi
il y a 1 heure 43 min
décryptage > Economie
Crise sociale

Révoltant ? Bridgestone, la dissolution du macronisme et les dangers du volontarisme politique mal ciblé

il y a 2 heures 15 min
pépites > Economie
Chrysanthèmes
2.000 fleuristes ont fermé définitivement leur magasin depuis le début de la crise sanitaire
il y a 2 heures 31 min
décryptage > Politique
Faillite en vue ?

Alerte aux finances : le RN, un parti à la dérive

il y a 2 heures 58 min
Piqure
Le frelon asiatique envahit la Bretagne
il y a 3 heures 49 min
light > Media
Présentatrice du "13 heures" de France 2
Marie-Sophie Lacarrau va officiellement remplacer Jean-Pierre Pernaut au JT de 13h sur TF1
il y a 17 heures 39 min
pépites > Histoire
Education
Deux tiers des jeunes Américains ignorent l'existence de la Shoah
il y a 18 heures 39 min
pépites > International
Investigations
Alexeï Navalny aurait été empoisonné à son hôtel à l'aide d'une bouteille d'eau, selon les proches de l'opposant
il y a 21 heures 13 min
light > Science
Moby Dick
Protéger les baleines d'un risque de collision en écoutant leurs chants
il y a 54 min 37 sec
décryptage > Economie
Repenser l'économie

Plan de relance : l’argent ne fait pas le changement

il y a 1 heure 26 min
décryptage > Religion
Ite missa est

"Le plaisir sexuel est simplement divin" a déclaré le pape François. Il nous étonnera toujours…

il y a 2 heures 1 min
décryptage > Science
Grrrrr

Mais quelle température faisait-il vraiment pendant le dernier âge glaciaire ? Nous connaissons désormais la réponse

il y a 2 heures 23 min
décryptage > Politique
Socle électoral

LFI / EELV-PS : qui a vraiment le vent en poupe pour 2022 ?

il y a 2 heures 41 min
décryptage > Santé
Lutte contre le coronavirus

Covid-19 : affinement bienvenu de la stratégie gouvernementale, même défauts opérationnels majeurs

il y a 3 heures 12 min
pépites > Santé
Luttre contre le coronavirus
Covid-19 : Olivier Véran a détaillé la nouvelle stratégie du gouvernement
il y a 17 heures 12 min
pépites > Terrorisme
ONG Acted
Niger : l'Etat islamique revendique l'assassinat des six humanitaires français et de deux Nigériens
il y a 18 heures 16 min
light > Culture
Reconstruction
Gallimard va reverser 40.000 euros provenant des ventes de "Notre-Dame de Paris" de Victor Hugo pour la restauration de l'édifice religieux
il y a 19 heures 13 min
pépites > International
Big Brother
Séjours imposés d'inspecteurs chinois au domicile de familles ouïgoures
il y a 21 heures 34 min
© Glyn KIRK / AFP
© Glyn KIRK / AFP
Atlantico Green

Renards et rats des villes présentent les premiers signes d’une auto domestication

Publié le 19 juillet 2020
Les musées nationaux d'Ecosse et d'Angleterre ont constaté que les renards urbains avaient des museaux et des cerveaux plus petits que leurs cousins ​​ruraux.
Amandine Sanvisens
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Amandine Sanvisens est co-fondatrice et présidente de l'association Paris Animaux Zoopolis.
Voir la bio
Jean-Steve Meia
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Steve Meia est biologiste et enseignant. Auteur de nombreuses publications scientifiques relatives aux carnivores, il s'est notamment vu remettre le Prix d'encouragement de la Société allemande de mammalogie pour sa thèse de doctorat consacrée à l...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Les musées nationaux d'Ecosse et d'Angleterre ont constaté que les renards urbains avaient des museaux et des cerveaux plus petits que leurs cousins ​​ruraux.

Atlantico : Les musées nationaux d'Ecosse et d'Angleterre ont constaté que les renards urbains avaient des museaux et des cerveaux plus petits que leurs cousins ​​ruraux, mais qu’ils ne sont pas pour autant des animaux domestiques.  Constate-t-on des comportements différents entre renard ruraux et urbain ? 

Jean-Steve Meia : Oui, bien sûr, dans une certaine mesure : l’environnement étant différent, les renards urbains vont se comporter, pour certains aspects de leur vie, différemment des renards ruraux. Une grande différence entre ces milieux de vie est le type ressources alimentaires, leur quantité et leur répartition. En zone urbaine, les renards se nourrissent essentiellement de produits provenant des humains : issus des ordures, mais aussi d’autres sources liées à l’homme (fruits des jardins, écuelles des chats, ou approvisionnement à leur intention). Ainsi, le comportement de recherche de nourriture est différent de celui d’un renard rural qui vivra sur des ressources rurales, comme les campagnols, les vers de terre et les fruits des bois ou des vergers. Les chercheurs qui ont comparé une centaine de crânes de renards collectés dans les années 1970 à Londres d’une part et en zone rurale d’autre part font d’ailleurs le lien entre les différences morphologiques relevées, que vous mentionnez dans votre question, et les ressources alimentaires caractéristiques de chaque de milieu : un museau plus pointu est plus adéquat pour chasser des rongeurs, un comportement qui nécessite aussi plus d’agilité et donc un cerveau plus développé. A noter que les différences comportementales ne se limitent pas à la question de la recherche de la nourriture. En ville, l’abondance de nourriture et sa répartition sont favorables au développement d’une vie sociale plus développée que dans les zones rurales. La vie urbaine est propice à la formation de groupes de renards et cette vie sociale, même si elle est moins marquée que chez les loups, est réglée par différents comportements sociaux. 

Amandine Sanvisens : Tout à fait. Nous faisons la distinction entre animaux sauvages et ceux dits « liminaires », une notion essentielle développée par l’ouvrage Zoopolis de Sue Donaldson et Will Kymlicka. Il s’agit des animaux, souvent méprisés, qui vivent en villes à nos côtés pour de nombreuses raisons  :

- pas d’autre endroit ou destruction de leur habitat naturel
- par opportunité (accès à la nourriture)
- afin de se protéger des divers prédateurs

Nous ne pouvons pas nous réjouir que ces animaux sauvages se déplacent vers les villes, comme pour le cas des renards. Si nous arrivons à cette situation aujourd’hui, à cause de nos comportements et nos pratiques humaines : omniprésence des humains sur tous les territoires, destruction, pollution ou réduction de leurs habitats (cours d’eau, haies, buissons, forêts) et forte présence de la chasse. Ces animaux viennent plus en milieu urbain par opportunisme en réaction à nos pratiques : pour se protéger et accéder à de la nourriture. Les renards sont des prédateurs. Il faut rappeler que sont des animaux territoriaux, et qu’ils ne peuvent pas vivre sur un même territoire. Sur une grande partie de l’hexagone, les renards sont dans la catégorie d’ «espèce nuisible » par arrêté. Il y a quelques exceptions, comme à Paris, où ils viennent probablement pour fuir la chasse. Concernant leur évolution, leur adaptation morphologique, nous en sommes assez loin à Paris. Nous ne sommes pas encore au même stade que dans certains pays du Nord, comme en Écosse ou au Royaume-Uni. Là-bas, ce sont de nombreuses générations qui sont nées en ville. Les naissances et familles de renards en France et notamment à Paris sont plus récentes : cette année, des renards sont nés au cimetière du Père Lachaise… c’est très nouveau. 

Ces mutations sont-elles fréquentes chez les animaux urbain ruraux ? Ou ça concerne surtout les renards ? 

Jean-Steve Meia : Toutes les populations d’êtres vivants sont soumises à des mutations qui créent de la diversité. La pression exercée par le milieu va agir sur cette diversité et sélectionner (c’est la fameuse sélection naturelle de Darwin) de manière plus ou moins marquée et plus ou moins rapide chez certains individus. Dans le cas des renards, la sélection semble assez rapide, à l’échelle de l’évolution des espèces, puisque les crânes étudiés ont été récoltés au début des années 1970 et qu’on estime que  le phénomène d’urbanisation en Grande Bretagne a débuté dans l’entre-deux guerres, au moment de la création des zones résidentielles autour des villes.  Un étude réalisée durant une soixantaine d’années sur une sous-espèce grise de renard confirme cette relative rapidité (Pour la Science 479, 2017, « Comment transformer un renard en chien »).

Amandine Sanvisens : Je pense au cas des rats à Paris. Nous assistons à leur constante évolution, les rats devenant de plus en plus résistants aux poisons. Cette adaptation est encore une fois due aux pratiques humaines. Le poison est toujours plus fort (plusieurs générations d’anticoagulant), mais ils s’adaptent. Dans notre association, nous défendons l'idée que tuer n’est pas la solution et qu’il faut absolument aménager l’espace urbain afin de cohabiter pacifiquement avec les animaux. Ce n’est pas parce que nous sommes en ville qu’il ne doit pas y avoir d'animaux. D’autant plus qu’à présent, de nombreux rats naissent dans les jardins et les parcs et n’ont jamais connu les égouts !

Les renards, dans un futur plus ou moins proche, finiront-ils domestiqués ? 

Jean-Steve Meia : Je ne l’espère pas ! Pour qu’ils soient domestiqués, il faudrait qu’une sélection humaine vienne se substituer à la sélection naturelle et choisisse de reproduire les individus les moins craintifs, les plus obéissants, les plus propres… comme dans la situation relatée dans l’article de Sciences et Vie mentionné juste avant en espérant pouvoir gommer tous les comportements sauvages de l’espèce : comportements liés à la reproduction, comportements agressif de défense, etc.  Il n’y a aujourd’hui aucune raison de se lancer dans une telle entreprise. L’enjeu est plutôt d’apprendre à cohabiter -à distance- avec le renard, élément d’une biodiversité dont on sait aujourd’hui combien la préservation est importante. Dans cette perspective, il faut rappeler, encore et toujours, de ne pas nourrir ou tenter d’apprivoiser un renard mais plutôt de profiter des opportunités d’observation de cet animal magnifique ! 

Amandine Sanvisens : La domestication se fait par sélection sur des centaines et des centaines de générations et les animaux domestiques vivent avec les humains (ils en sont dépendants). Pour les renards, nous préférons parler d’évolution causée par le statut d’animaux liminaires qui n’est pas directement orchestrée par les humains (reproduction planifiée par sélections génétiques comme pour l’élevage). On constate une évolution des renards au Royaume-Uni. Si deux facteurs se développent : l'urbanisation et la pratique de la chasse, on peut penser que les renards subiront des évolutions morphologiques. Mais attention, pour nous, cela n’est pas du tout réjouissant : c’est un symptôme que les humains sont omniprésents en détruisant les habitats des animaux et/ou en les tuant. Au contraire, on espère que cela ne va pas se produire.  Ce qui est intéressant dans le cas du Royaume-Uni, c’est aussi de penser que cela peut se faire dans l’autre sens : si'l y a une volonté politique menée pour les sortir de l’espèce nuisible (donc moins de chasse), qui tente de développer leur habitat et réduire l’urbanisation, on pourrait penser que ces renards vont repartir dans leurs habitats d'origine et qu’à terme leur morphologie va revenir similaires à celles de leurs ancêtres : des renards sauvages. C’est intéressant de voir que l'évolution peut être relativement rapide dans un sens comme dans un autre. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (2)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
patafanari
- 19/07/2020 - 18:53
Les humains également vivent de plus en plus dans les villes.
Avec les mêmes conséquences : Cerveau plus petit , auto domestiqués, plus obéissants, comportement grégaire,indifférenciation sexuelle.
pierre marie
- 19/07/2020 - 16:09
Fantasmes bobos
Les renards sont fort bien adaptés à la civilisation humaine. Fermes, poubelles, etc.

De tous temps l'homme les chassait. Sans les exterminer (très prolifique et intelligent le renard).

Pourquoi ne pas faite comme "avant". Du temps de mon jeune temps. Il y avait des renards (c'est bien) mais pas trop (tant mieux).
Il n'y a pas "d'équilibre merveilleux". Nous régulons les populations de renards comme nous l'avons fait depuis la fin de l'age glacière.... Un peu de renards, pas trop.

Ok, ce que je dis est épouvantable. Pas bio-correct.

Donc on va laisser les bobos des métropoles décider.... Trop gentil le goupil. Super en dessin animé.

Le dernier renard que vous avez vu chez vous, c'est quand ?
Vous avez touché un renard ? Son odeur ? Ses mœurs ? Vous savez au moins ce qu'il mange ? (pas top-top-wiki, que de la réponse spontanée...).

Bon, je sais, c'est fichu. L'électorat des métropoles décide.
Les ploucs locaux obéiront. Comme d'hab.

Les serfs sont les serfs, les bourgeois des villes des sachants.