En direct
Best of
Best of du 12 au 18 septembre
En direct
ça vient d'être publié
décryptage > Media
Le journalisme est un foutu métier

Attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo : ouf, l'Agence France Presse ne risque rien

il y a 7 heures 44 min
pépite vidéo > Politique
Enquête en cours
Jean Castex confirme qu'une attaque s'est produite "à proximité" des anciens locaux de Charlie Hebdo
il y a 10 heures 5 min
pépites > France
Onzième arrondissement
Paris : attaque à l'arme blanche près des anciens locaux de Charlie Hebdo
il y a 11 heures 57 min
pépites > Santé
Politique
Le Premier ministre n'a pas téléchargé l'application «StopCovid» comme la quasi totalité des Français
il y a 13 heures 46 min
light > Economie
Economie
La Chine va lancer la version numérique de sa monnaie officielle le yuan
il y a 14 heures 20 min
décryptage > France
Faut voir

Un militant communiste assassiné à Saint-Ouen *

il y a 14 heures 40 min
pépites > Société
Politique
Louis Aliot maire RN de Perpignan protégé par trois gardes du corps
il y a 14 heures 55 min
décryptage > Société
Angoisse face au Covid-19

Petits conseils pour rester un parent serein quand la pandémie fait flamber votre stress

il y a 15 heures 33 min
light > Santé
Sport
Pas plus de 1.000 spectateurs par jour pour le tournoi de Roland Garros
il y a 16 heures 36 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Comédies françaises" de Eric Reinhardt : un magnifique roman d’initiation, itinéraire d’un millénial gâté

il y a 1 jour 7 heures
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand la ballerine pousse quelques notes et quand on doit se replonger dans la dolce vita : c’est l’actualité automnale des montres
il y a 9 heures 55 min
Environnement
Pendant le confinement les oiseaux ont chanté de manière différente
il y a 11 heures 52 min
pépites > Politique
Justice
Le Rassemblement National face à un ex-salarié devant le tribunal de Nanterre
il y a 13 heures 18 min
décryptage > Société
Impact pour les entreprises

Un congé paternité à côté de la plaque ?

il y a 14 heures 5 min
décryptage > Politique
Mesures concrètes ?

Sauver la Seine-Saint-Denis, mission impossible ? Non... mais l’Etat n’est pas le "héros" qu’il pense être

il y a 14 heures 29 min
décryptage > High-tech
Plaque tournante des trafics

Arrestations massives sur le DarkWeb à travers la planète : coup d’arrêt... ou d’épée dans l’eau ?

il y a 14 heures 51 min
décryptage > Justice
Succession de Ruth Bader Ginsburg

Cour suprême : ce que la démocratie et l’état de droit américains doivent aussi aux juges conservateurs

il y a 15 heures 13 min
décryptage > Economie
Crise sanitaire

COVID-19 : et maintenant, quel impact économique ?

il y a 16 heures 21 min
light > Santé
Des propos "à l'emporte-pièce"
Olivier Véran répond à Nicolas Bedos suite à son appel sur l'arrêt du port du masque et des gestes barrières
il y a 1 jour 6 heures
pépites > Santé
Désengorger les SERVICES
Covid-19 : les Hôpitaux de Paris vont reporter 20% des opérations chirurgicales dès ce week-end
il y a 1 jour 8 heures
Atlantic Tac

Quand deux stars font mourir les secondes et quand le bronzage intégral laisse des traces : c’est l’actualité des montres en veille de solstice

Publié le 19 juin 2020
Mais aussi une fusée dont l’astronaute joue les grenouilles, une néo-classique en acier qui va devenir introuvable, une reconquête graphique du temps et une relève générationnelle sur fond d’effondrement…
Grégory Pons
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Mais aussi une fusée dont l’astronaute joue les grenouilles, une néo-classique en acier qui va devenir introuvable, une reconquête graphique du temps et une relève générationnelle sur fond d’effondrement…

PATEK PHILIPPE : Une réussite graphique…

Toute nouvelle Patek Philippe est un événement, surtout quand elle s’annonce relativement accessible [tout est relatif puisqu’on parle d’une montre qui va chercher dans les 25 000 euros !]. Il s’agit cette fois d’une Calatrava, la collection relativement simple de Patek Philippe – c’est-à-dire sans complication mécanique. Heures, minutes et secondes (centrales) dans un boîtier en acier de 40 mm, avec un mouvement automatique aux finitions « Poinçon Patek Philippe » : cette Calatrava 6007A se fait remarquer par ses agréables rondes de chiffres arabes (secondes à l’extérieur, heures à l’intérieur) et d’index très géométriques. Les formes sont simples, la « lunette » qui encercle le cadran soigneusement bombé : le centre très texturé de ce cadran ajoute à l’originalité graphique de cette montre. Réussite esthétique, distinction mécanique, prestige de la marque, emballement passionné des collectionneurs : tout indique ici que nous avons affaire à une future icône horlogère. Ceci posé, ne rêvez pas : comme l’acier est toujours le matériau le plus recherché par les amateurs de Patek Philippe et que cette maison ne mettra en circulation qu’un petit millier de Calatrava 6007A, dites-vous que cette montre, lancée pour célébrer l’achèvement des nouveaux bâtiments de Patek Philippe dans la périphérie de Genève, est déjà à peu près introuvable, mais vous pouvez toujours vous inscrire sur une liste d’attente. Ce qu’il y a de bien avec les grandes manufactures comme Patek Philippe, c’est qu’on a peu de chances de se tromper…

PETERMANN BÉDAT : Une extravagance dans l’exigence…

C’est la belle histoire de deux copains horlogers, qui pérégrinent de marque en marque avant de se décider à fonder leur propre atelier et à se battre sous la marque qui porte leur nom. Gaël Petermann et Florian Bédat – on peut retenir leur nom – n’ont pour eux que leur expérience, leur savoir-faire et leur envie de bien faire, mais, formés à bonne école, ils ne sont pas loin d’être imbattables sur ces terrains que désertent les horlogers plus commerciaux. Leur première vraie montre personnelle est avant tout un boîtier (conçu avec finesse et intelligence par le designer suisse Barth Nussbaumer) conçu pour abriter un mouvement mécanique ultra-traditionnel, c’est-à-dire révolutionnaire pour une horlogerie suisse de plus en plus industriel. Le nom de ce calibre – 1967 – est une provocation malicieuse, ce millésime étant celui du lancement en Suisse du premier prototype d’une montre à quartz ! Dans ce boîtier néo-classique de 39 mm, la première montre de Petermann Bédat propose un mouvement à « seconde morte » : au lieu de glisser dignement autour du cadran, l’aiguille des secondes s’arrête à chaque seconde pour repartir, avec un rythme saccadé qui rappelle, précisément, celui des montres à quartz – ce rythme saccadé était autrefois, pour les horlogers très exigeants, une façon de contrôler la précision extrême d’un mouvement. C’est aujourd’hui un exercice de haut vol pour les amateurs de haute horlogerie. Les finitions sont tout aussi exceptionnelles que la mécanique. Il ya une certaine extravagance dans cette volonté d’excellence. On l’aura compris, Petermann Bédat donne dans le superlatif pour collectionneurs très avisés : il faudra compter une grosse cinquantaine de milliers d’euros pour décrocher le privilège de posséder une des vingt montres à seconde morte qui seront réalisées dans l’année qui vient. On veut bien prendre les paris que cette série sera pré-vendue avant la fin de l’été. Le marché des amateurs très exigeants de pièces artisanales exceptionnelles se cherchait des nouvelles stars : il vient d’en trouver deux…

L’ÉPÉE 1839 x MB&F : Une destination onirique…

C’est une fusée, c’est un jouet de garçon, c’est une horloge mécanique, c’est un Meccano qui fait réfléchir, c’est une invitation au voyage intérieur, c’est une exploration onirique des espaces interplanétaires, c’est tout ça à la fois ! Destination Moon est un objet du temps qui se pose sur une table et qui nous transporte dans une stase exomécanique où les heures passent autrement. Conçue par le laboratoire créatif MB&F et exécutée par l’atelier L’Épée 1839 (un de derniers penduliers de cette planète), la fusée-horloge Du haut de ses 41 cm de hauteur (pour 23 cm de diamètre), Destination Moon est une stylisation des engins qui peuplent les récits de la science-fiction classique en même temps qu’une réflexion décalée sur notre rapport à l’horlogerie : ce n’est pas le petit bonhomme qui descend de son échelle qui nous démentira – au gré de notre humeur, comme il est magnétique, on en fera la grenouille montant et descendante de nos états d’âme. Prévoir huit jours entre deux remontages manuels du mécanisme et un peu moins de vingt mille euros pour que la fusée atterrisse chez vous : une telle aventure fantastique à domicile, c’est bien la preuve qu’on vit une époque formidable !

NEUCARL : Une reconquête graphique du temps…

Le mois dernier, Atlantic-tac vous annonçait le lancement imminent d’une nouvelle référence de l’horlogerie française, Neucarl. La première montre, baptisée The Sept mai, se présentait comme une « montre de designer au carrefour d’un certain minimalisme industriel et de la tradition horlogère des beaux objets de poignet ». La campagne de souscription vient de commencer sur Kickstarter, avec une couverture en quelques heures de l’objectif affiché – il est vrai que cette montre proposée à 410 euros est plutôt attrayante avec son mouvement suisse et sa « touche française ». Ce qu’il fait en retenir, c’est justement cette rupture dans le design classique des montres contemporaines : certes, la montre est ronde (41 mm), mais elle n’est pas que ronde avec trois aiguilles et une date. On comprend en la regardant qu’elle relève d’une quête esthétique très travaillée et on ressent immédiatement qu’elle s’inscrit dans une logique d’exigence stylistique plutôt rare à une heure où l’horlogerie européenne se vautre dans les réminiscences vintage et dans le culte des icônes du passé. Ce n’est évidemment la montre du fameux « monsieur-tout-le-monde », mais ce n’est pas non plus la montre de n’importe qui : il faut une bonne dose de culture horlogère pour oser mettre cette Sept Mai à son poignet et assumer son cadran concave et ses subtilités graphiques, la moindre de ces coquetteries n’étant pas le choix d’un mouvement à remontage manuel qui oblige à percevoir le temps autrement…

ORIS : Un bronzage intégral…

Le boîtier en bronze, c’est un peu l’exercice obligatoire pour les marques horlogères qui croient se démarquer avec le choix de ce matériau qui a l’avantage de se patiner avec le temps [on obtient de beaux effets mordorés avec l’oxydation naturelle de ce bronze], mais l’inconvénient d’être salissant – le fameux « vert-de-gris » – et surtout un tantinet toxique du fait de son alliage de cuivre et d’étain, métaux susceptibles de « larguer » des particules dangereuses capables de traverser la barrière de la peau [c’est pourquoi les montres à boîtiers en bronze ont le plus souvent un fond en acier ou en titane]. La maison suisse Oris a décidé de prendre le risque d’un… bronzage intégral ! Boîtier, cadran, couronne, poussoirs et bracelet à maillons, ce qui doit être une première dans l’horlogerie bronzée. Cette Hölstein Edition reprend les caractéristiques habituelles de « plongeuses » de la marque [le style impeccable, surtout dans cette version rétro d’un chronographe Sixty-Five à deux compteurs], mais il faudra s’habituer à voir la peau du poignet marquée par des traces d’oxydation, en espérant que cette montre ne causera pas d’intoxication percutanée à l’étain (6 %) et au cuivre (64 %) dont son alliage est composé. Hölstein étant le nom du village suisse où la marque Oris est née en 1904, cet hommage bronzé à la tradition se veut « amusant ». C’est effectivement un clin d’œil en même temps qu’un pied-de-nez. Pas sûr que ce non-conformisme soit du goût d’autorités sanitaires qui se montreraient tatillonnes…

BON À SAVOIR : Un changement de génération…

••• Le Swatch Group s’offre un coup de jeune : pour affronter le « monde d’après », le Swatch Group muscle son dispositif. Plus de la moitié des marques – essentiellement celles d’entrée de gamme ou de moyenne gamme – de ce groupe pilier de l’horlogerie suisse [qui regroupe des maisons comme Swatch, mais aussi Omega, Longines, Tissot, Breguet, etc.] changent de direction. Les septuagénaires (Longines, Tissot) sont remplacés par une jeune garde de quadras formés dans les différentes marques du groupe. Une restructuration managériale qui s’accompagne d’une restructuration du réseau des boutiques un peu partout dans le monde… ••• L’horlogerie suisse recule : victimes de la crise sanitaire, qui a entraîné une désorganisation de l’économie internationale, avec une fermeture des grands marchés horlogers de la planète et la disparition des flux touristiques qui alimentaient les boutiques, les exportations horlogères suisses reculent nettement : près de 70 % de chute pour la valeur des montres exportées au mois de mai, ce qui situe le recul à près de 36 % depuis le début de l’année. Il s’agit là de montres exportées (sell-in), non de montres effectivement vendues (sell-out). L’effondrement des volumes exportés est à peu aussi spectaculaire que l’effondrement de leur valeur, mais sans doute aussi de leurs ventes sur le terrain. Par sa brutalité et sa dimension planétaire, c’est la pire crise essuyée par l’horlogerie suisse depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Beaucoup de marques semblent ne plus être en mesure d’y résister, même si on peut estimer que les courbes se redresseront légèrement d’ici à la fin de l’année…

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires