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"Blocages inacceptables, scandaleux, prises d’otages etc." Moins on en fait, plus on en dit : le triomphe de la rhétorique du commentaire

Publié le 30 mai 2016
On nous le répète jusqu'à saturation : le gouvernement, face au défi de la CGT, "ne cédera pas". "Je tiendrai bon", a dit solennellement le chef de l’Etat depuis Tokyo. Cette "fermeté" n’est guère confirmée par les faits. Mais le plus grave est ailleurs : dans le recul flagrant de l’Etat de droit.
Christophe de Voogd
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Christophe de Voogd est normalien et docteur en histoire, spécialiste des idées et de la rhétorique politiques qu’il enseigne à Sciences Po et à Bruxelles. Dernier ouvrage paru : « Réformer : quel discours pour convaincre ? » (Fondapol, 2017)...
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On nous le répète jusqu'à saturation : le gouvernement, face au défi de la CGT, "ne cédera pas". "Je tiendrai bon", a dit solennellement le chef de l’Etat depuis Tokyo. Cette "fermeté" n’est guère confirmée par les faits. Mais le plus grave est ailleurs : dans le recul flagrant de l’Etat de droit.

De confidences en indiscrétions, les médias pressentent à juste titre, derrière le discours martial de l’Exécutif sur les blocages actuels, des velléités de « compromis ». A vrai dire, la chose ne fait aucun doute dès lors que l’on considère dans leur totalité les déclarations de François Hollande, qui reste fidèle à sa « rhétorique circulaire » (du type « d’un côté, mais de l’autre »). Ainsi de sa fermeté affichée à Tokyo : certes, assure-t-il, il faut bel et bien « respecter la loi » ; mais, a-t-il aussitôt précisé, « la loi Travail n’est pas encore la loi ». CQFD : la voie est libre pour ce que l’on appelle, en langage politiquement correct, le « courage de l’apaisement » et, en termes vrais, une capitulation sous (sans ?) conditions.

Il est vrai que l’on s’est contenté jusqu'ici d’un « discours de fermeté », selon la très juste expression de la ministre du Travail. Et c’est bien là que le bât blesse : hormis le déblocage des dépôts de carburant, les autorités en restent en effet au discours et n’utilisent pas les dispositions offertes par la loi face à ses violations flagrantes. La rhétorique du gouvernement est d’ordre strictement moral : « scandaleux, inacceptable, prise d’otages etc… ». Bref : incantation et indignation. Ce registre purement éthique permet d’éviter - et ceci d’autant plus que l’on a recours aux « grands mots » -  le langage qui correspond vraiment aux circonstances : celui de la légalité. Car, dans la cacophonie générale, l’on perd de vue (n’est-ce pas l’objectif ?) la qualification juridique des actions de la CGT :  à savoir leur illégalité patente. 

L’on invite le lecteur à se rendre, non pas sur un média d’opposition ni sur le site du MEDEF, mais sur celui de… service public.fr. L’on y découvrira les règles fondamentales du droit de grève en France, que peu de médias et aussi peu d’hommes politiques - y compris dans l’opposition - songent à nous rappeler précisément : 

Illégal, l’empêchement fait aux non-grévistes d’exercer leur liberté de travailler.

Illégale, la grève sans consultation du personnel comme à la raffinerie de Donges.

Illégales, les grèves tournantes, faisant entrer en jeu successivement différentes catégories de personnel, comme dans les centrales nucléaires.

Illégales, les grèves politiques sans motivation professionnelle directe : c’est le cas notamment dans les entreprises publiques qui ne sont en rien concernées par la loi Travail.  

Illégal, le blocage de sites de production et de distribution. 

Illégales, dans le secteur public, les grèves avec un préavis inférieur à 5 jours.

Or qui est chargé de faire respecter la loi ? L’on reste coi devant l’attitude constante du gouvernement, qui, dans ce domaine comme dans tant d’autres (croissance, chômage etc.) en reste à la rhétorique du commentaire. « C’est bien », « c’est mal », « c’est encourageant », « c’est inquiétant », « c’est scandaleux » etc. L’une des expressions favorites du Président de la République est à cet égard très parlante : « J’observe ». Certes, mais que fait-il ?  Car, du POUVOIR, si les mots ont un sens, n’est-ce pas l’ACTION que l’on attend ? 

L’on objectera à juste titre que le même pouvoir sait être actif, et ô combien, lorsqu'il s'agit de combattre d’autres adversaires politiques ou d’appliquer la dura lex, sed lex au citoyen ordinaire. Mais que son action soit inexistante ou sélective, le résultat est le même et le risque est double : donner d’abord un signal de laissez-faire à la CGT dans son entreprise liberticide et anti-démocratique ; provoquer, plus gravement encore, dans l’opinion un perte complète des repères et encourager l’incivisme de tous et dans tous les domaines : pourquoi après tout, diront les uns ou les autres, payer ses impôts et respecter les feux rouges dans un pays où des atteintes graves à la loi demeurent chaque jour impunies? 

Il est vrai qu’en censurant les journaux qui ne se pliaient pas à son oukase, la CGT a pris le risque de s’aliéner des médias plutôt « compréhensifs ». La condamnation de cette atteinte gravissime, car d’inspiration totalitaire, à la liberté d’expression est fondamentale. Mais elle ne doit pas oublier les droits des autres citoyens (travailler, entreprendre, circuler) qui sont, eux aussi, bafoués.

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Pourquoi-pas31
- 31/05/2016 - 13:20
On espère le Waterloo de Martinez
On espère le Waterloo de Martinez qui se prend pour Napoléon et lance ses troupes dans la bataille. L'infanterie du Général Dépôt de Carburants, puis la cavalerie légère du général Erratépet. Les lanciers du Général Essenecéeffe chargent ensuite. Les boulets de l'artillerie commandée par le Général Dédé Heffe menacent de tomber en faisant de nombreuses victimes et les voies d'approvisionnement sont coupées par les troupes du Général Docker de Port Autonome qui ne reculent pas devant le suicide économique. Les troupes du Régent Valls sont mises à mal et le 49-3 semble sur le point de s'effondrer, mis, surgit de nul part, l'armée de la réquisition qui va faire basculer l'issue de la bataille.La réquisition, je rêve ! Pour avoir la paix, Hollande va arroser toutes les professions protégées qui ne sont pas impactées par a loi travail, augmentant encore l'écart entre les travailleurs du privé et ceux des entreprises monopolistiques à statuts particuliers, EDF, SNCF, aiguilleurs du ciel, Air France, etc. Pour l’éducation nationale, c’est fait, ils auront un milliard ! Au suivant ….
zouk
- 31/05/2016 - 12:46
Grèves et distribution de bonbons
Seul compte le bref commentaire liminaire: face à cette chienlit multipliée de tentatives d'achat de la paix où est l'autorité de l'Etat? Et j'oublie le danger d'une surenchère des exigences. Face à un Etat sans aucune autorité, pourquoi se modérer?
Paul Emiste
- 31/05/2016 - 06:01
La socialie francaise?
C´est le bordel.
Une partie de la solution:
1. Arrêter de financer les terroristes qui nous servent de syndicats.
2. Les poursuivre en justice s´ils ne respectent pas les lois.
3. Interdiction de faire gréve pour les fonctionnaires en position de monopole national.
4. Virer les socialos du pouvoir (par les urnes).
5. Proportionnelle avec un minimum de 5% afin de remettre à leur place les groupuscules qui ne servent qu´à mettre le bordel dans le pays.
6. je vous laisse continuer je dois partir bosser.