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Démission d'Arnaud Montebourg : la France déclare forfait face à l'Allemagne

Publié le 29 août 2014
Arnaud Montebourg n'a pas eu raison sur tout, loin de là, mais il a su mettre le doigt sur l'une des causes de nos problèmes : l'austérité budgétaire et monétaire imposée depuis l'Allemagne.
Pascal-Emmanuel Gobry
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Pascal-Emmanuel Gobry est journaliste pour Atlantico.
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Arnaud Montebourg n'a pas eu raison sur tout, loin de là, mais il a su mettre le doigt sur l'une des causes de nos problèmes : l'austérité budgétaire et monétaire imposée depuis l'Allemagne.

L'Allemagne n'a même pas eu besoin d'envahir. C'est la conclusion un peu acide mais pas injustifiée qu'on pourrait tirer de ce qui est arrivé au gouvernement cette semaine.

Qu'Arnaud Montebourg critique la politique d'austérité budgétaire et monétaire imposée par Francfort et Berlin, et c'est tout le gouvernement qui démissionne. Montebourg est immédiatement congédié comme un malpropre, et est remplacé par une caricature de jeune technocrate (nous y reviendrons).

Evidemment, pour Arnaud Montebourg, le calcul politique est évident. Son passage à Bercy rajoute une ligne à son CV qui le rend présidentiable. Pour le meilleur et pour le pire, il a montré très clairement quelle serait sa “ligne” directrice comme président : un volontarisme économique corporatiste “à l'ancienne”, avec l'Etat comme chef d'orchestre de grands groupes industriels. Le gouvernement est carbonisé, et Montebourg n'a plus qu'à perdre en y restant. En critiquant le gouvernement par la gauche, il s'allie à la gauche de la gauche qui a toujours été son camp, et s'ouvre le chemin le plus honoré vers l'Elysée pour un socialiste, en commençant par prendre le PS par la gauche. En partant avec éclat, il est fidèle à son image, et celle d'homme d'Etat qu'il veut se donner. Il se pose comme le recours du PS en cas de défaite cinglante en 2017 (surtout si François Hollande n'est pas au second tour).

Arnaud Montebourg a été un ministre spectaculairement incompétent, et sa compréhension de l'économie est d'une ignorance encyclopédique. De plus, les nombreuses péripéties qui jalonnent son parcours, ainsi que l'idée très clairement exaltée qu'il a de lui-même, mènent à s'inquiéter sérieusement de sa capacité psychologique à exercer des responsabilités importantes. Ce serait un désastre s'il devenait un jour président de la République.

Cela dit, les crises ont cela de particulier que c'est souvent les prophètes, ceux qui ont tort sur presque tout, qui ont aussi raison sur le problème le plus important de la crise, problème que les gens si raisonnables ne peuvent concevoir, puisque c'est leur raisonnabilité qui a mené à la crise. Les Churchill et les de Gaulle étaient des fous jusqu'à ce que les événements leur donnent raison. (Ce qui ne veut pas dire que tous ceux à qui les événements donnent raison sont un de Gaulle ou un Churchill...)

Et Montebourg a raison sur le point essentiel de notre crise présente : l'austérité budgétaire et monétaire imposée depuis l'Allemagne. Et il est absolument estomaquant que la République française laisse sa politique imposer depuis l'étranger. Et il est désastreux et désespérant qu'une remise en question de cette doxa destructrice mène à la chute d'un gouvernement.

Ce qui nous amène donc au personnage d'Emmanuel Macron, qui symbolise tout autant que Montebourg la maladie française. Montebourg, c'est le socialisme à l'ancienne, des grands groupes industriels dirigés depuis Bercy. Macron, c'est le socialisme moderne, de Bercy dirigé depuis les grands groupes financiers. Les études brillantes, l'ENA, l'inspection des finances, Rothschild, puis l'Elysée : c'est ce moule de l'élite française qui crée le corporatisme qui étouffe l'économie française.

La nomination de Macron, c'est un signal de François Hollande de la ligne “libérale” ou “social-libérale” du gouvernement. Si seulement !

Ceci oublie deux choses : premièrement, les “réformes de structure” dont on parle tant n'apporteront aucun effet dans un contexte de marasme économique provoqué par un bridage de la demande par la politique budgétaire et monétaire ; deuxièmement, la politique du gouvernement n'est qu'un liberalisme de façade, qui n'effectue aucune des réformes de profondeur dont le pays a besoin.

L'avenir est donc parfaitement prévisible : le président mènera sa politique “libérale”, qui ne changera rien au chômage et à la croissance ; et après, on nous dira “Vous voyez, le libéralisme, on a essayé, ça n'a pas marché.”

Et, toujours, rien ne changera.

 

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Commentaires (5)
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Texas
- 29/08/2014 - 20:11
La Question
De la poule et de l' oeuf . Les réformes structurelles indispensables pour faire synergie doivent être faites avant , pendant , ou après une inflexion monetaire ? . Les Teutons ont compris qu' avec nos bobos du 7° arrondissement , ce sera jamais !
quesako
- 29/08/2014 - 19:30
La Terre entière a tord, seule la France a raison !
Et un article de plus qui met en cause l' Europe (où d'ailleurs le chômage diminue) ! Mais ces discours vont toujours dans le "sens du poil" du "béret basque /baguette". C'est ce genre de discours qui déculpabilise la politique économique abérante du FN de MLP/Philippot. Mais c'est peut-être voulu, comme à Mediapart on n'a jamais des articles qui donnent raison à Sarkozy (ni à Juppé d'ailleurs !)
Fredja
- 29/08/2014 - 15:58
Pourquoi toujours les autres ?
Que l'Europe mène une politique monétaire qui n'est pas brillante, soit. On voit le résultat : la zone euro est complètement à la rue, comparée aux autres économies mondiales. Mais par contre, la France doit d'abord balayer devant sa porte, et faire les réformes de structure. Je ne partage pas l'avis de l'auteur, qui précise que les réformes structurelles ne porteront pas leurs fruits en période de marasme. C'est précisément ce que font les entreprises quand elles sont dans une situation délicate, sur un marché saturé : elles restructurent (ah ! Ca, ça fait hurler les gauchos). Au niveau d'un pays, cela signifie bien arrêter de remplacer les départs en retraite des fonctionnaires, supprimer le statut de fonctionnaire sauf pour les fonctions régaliennes, pousser l'age de départ à la retraite à 62 ans pour TOUT le monde, y compris les régimes spéciaux... Ca m'étonnerait que des mesures comme ça ne fassent pas d'effet, même dans le contexte actuel. Et si l'Europe se décide enfin à changer le mandat de la BCE pour qu'elle modère l'inflation ET le chômage, cela ne pourra qu'accélérer le redressement... Mais ça, c'était dans mes rêves !