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Istanbul, 19 oct 2019 (AFP) - La Turquie a accusé samedi les forces kurdes de violer la trève annoncée jeudi dans le nord de la Syrie, qui impliquait un retrait de ces dernières de la zone frontalière en échange de l'arrêt de l'offensive turque.

"Les forces armées turques respectent totalement l'accord" négocié jeudi avec les Etats-Unis, a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué. "Malgré cela, des terroristes (la Turquie qualifie ainsi les forces kurdes) ont mené un total de 14 attaques dans les dernières 36 heures".

Le ministère a précisé que 12 des attaques provenaient de la ville frontalière syrienne de Ras al-Ain, une de Tal Abyad et une autre de la région de Tal Tamr, indiquant que divers armements légers et lourds, dont des roquettes, avaient été utilisés.

Après des pourparlers avec les Etats-Unis, la Turquie avait annoncé jeudi accepter de suspendre son offensive en Syrie pour cinq jours. Mais le président turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu vendredi qu'il reprendrait ses opérations militaires contre les forces kurdes si ces dernières ne se retiraient pas rapidement de la zone frontalière du Nord-Est syrien, où la Turquie veut établir une "zone de sécurité".

Dès vendredi, la trève semblait avoir volé en éclat.

Au moins 14 civils ont été tués vendredi dans le nord de la Syrie par des raids aériens turcs et des bombardements à l'artillerie des rebelles proturcs, qui poursuivaient leur offensive contre les forces kurdes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Interrogé à Bruxelles par des journalistes sur l'accord de cessez-le-feu arraché jeudi au président Erdogan, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a reconnu qu'il n'avait pas été "instantanément" mis en oeuvre par les belligérants. Il a pointé des problèmes de "coordination" pour assurer "un retrait sécurisé des combattants des YPG (Kurdes des Unités de protection du peuple) de la zone contrôlée par les Turcs couverte par l'accord".

Publié le 19/10/2019 11:17
Moscou, 19 oct 2019 (AFP) - Au moins treize personnes ont été tuées après la rupture samedi d'un barrage dans une mine d'or de la région de Krasnoïarsk en Sibérie, a annoncé le ministère russe des Situations d'urgence.

"Pour le moment, nous sommes informés de 13 morts", selon un communiqué du ministère. Plus de dix personnes sont portées disparues.

Au moins 14 ouvriers ont été hospitalisés, ont indiqué pour leur part les enquêteurs qui ont ouvert une enquête criminelle pour violation des règles de sécurité.

L'effondrement tôt samedi d'un barrage sur la rivière Seiba a provoqué l'inondation des installations où vivaient les ouvriers, selon les autorités.

Le gouverneur régional Alexander Uss a déclaré à la télévision qu'environ 80 personnes habitaient dans ces installations temporaires, situées au sud de la ville de Krasnoïarsk.

Selon le ministère, plus de 270 personnes sont impliquées dans les opérations de recherches et sauvetage.

Publié le 19/10/2019 09:47
Paris, 19 oct 2019 (AFP) - Ne pas rapatrier les jihadistes français retenus en Syrie "fait courir un risque de sécurité publique" en France, met en garde le juge d'instruction David De Pas, coordonnateur du pôle antiterroriste au tribunal de Paris, dans un entretien à l'AFP.

"L'instabilité géopolitique de la région et la porosité de ce qu'il reste des camps kurdes laissent redouter deux choses: d'une part des migrations incontrôlées des jihadistes vers l'Europe avec le risque d'attentat par des personnes très idéologisées, et d'autre part la reconstitution de groupes terroristes combattants particulièrement aguerris et déterminés dans la région", a-t-il expliqué, dans une prise de parole inédite alors que les autorités françaises se refusent pour l'instant à ces rapatriements.

"Avec un risque supplémentaire: que l'on se retrouve avec de nouveaux phénomènes de filières, des appels d'air de ressortissants français vers ces groupes-là", a-t-il ajouté.

Pour le magistrat, en poste depuis quatre ans au pôle antiterroriste, "la question du rapatriement est un enjeu de sécurité publique et de justice à long terme" et nécessite une "volonté politique".

Pour l'heure, la France, qui compte environ 200 ressortissants adultes et 300 enfants dans les camps et prisons sous contrôle kurde, refuse, comme nombre d'autres pays, de les rapatrier en raison de l'hostilité de l'opinion publique, et souhaite qu'ils soient jugés au plus près de là où ils ont commis leurs crimes.

Or, depuis que la Turquie a lancé le 9 octobre une offensive contre une milice kurde dans le nord syrien, les Occidentaux redoutent que les 12.000 jihadistes détenus par les Kurdes en Syrie --dont 2.500 à 3.000 étrangers-- ne s'évadent.

Face à ce "risque de dispersion", le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian s'est rendu jeudi en Irak pour tenter de convaincre Bagdad d'accepter de juger sur son sol les jihadistes français après leur transfert depuis la Syrie.

Mais la diplomatie irakienne a fait savoir dans un communiqué que Bagdad ne voulait "pas des terroristes étrangers qui avaient mené des attaques hors d'Irak".

"Du point de vue du juge, il est préférable de savoir que ces gens sont pris en charge judiciairement" en France "plutôt que de les laisser dans la nature", a souligné M. De Pas.

Face aux craintes de voir ces personnes échapper à la justice à leur arrivée en France, le juge a rappelé qu'elles sont visées par des "mandats" en vertu desquels elles seront "arrêtées et traduites devant la justice dès leur arrivée".

"J'entends que l'on puisse avoir des appréhensions, mais comment se protéger si on ne les a pas sous la main? La meilleure méthode, c'est de les juger et de les contrôler", a-t-il insisté.

Publié le 19/10/2019 06:05
Paris, 18 oct 2019 (AFP) - Le ministère de l'Agriculture a annoncé vendredi la levée des dernières restrictions de commercialisation de produits agricoles mises en place après l'incendie de l'usine chimique de Lubrizol à Rouen, mais une "surveillance rapprochée" des produits va être maintenue.

"L'ensemble des restrictions de commercialisation sur les productions agricoles sont levées", a indiqué le ministère dans un communiqué, après la publication d'un avis de de l'Agence nationale de sécurité sanitaire et de l'alimentation (Anses).

Ces dernières restrictions concernaient le miel, les oeufs, les poissons d'élevage ainsi que les produits végétaux. Le ministère avait déjà levé lundi les mesures de restriction pour le lait et les produits laitiers.

L'Anses a analysé 502 denrées alimentaires prélevées après l'incendie de l'usine chimique Lubrizol à Rouen.

Son avis "confirme que les résultats de ces 502 prélèvements sont conformes dans leur forme consommée", a souligné le ministère.

Les résultats d'analyse disponibles mettent toutefois en évidence "des concentrations en plomb supérieures aux teneurs maximales réglementaires" pour "quatre échantillons de légumes" non lavés et non épluchés sur 35, selon un communiqué de l'Anses.

Pour trois autres polluants, les dioxines, les furanes et les PCB, l'agence sanitaire précise avoir retrouvé des concentrations "inférieures aux teneurs maximales réglementaires" mais "significativement supérieures à celles des plans de surveillance et de contrôle" dans certaines productions d'oeufs, de maïs et d'aliments pour bétail (ensilage, herbe, foin, luzerne, maïs...).

"Des concentrations en plomb mesurées dans les aliments pour animaux herbe/foin/luzerne dépassent également la valeur des plans de surveillance et de contrôle", a ajouté l'Anses.

Les experts de l'agence recommandent "la mise en place d'un plan de surveillance adapté" sur la durée des oeufs et du lait, car "une accumulation dans ces denrées de certains contaminants liés aux retombées n'est pas à exclure, du fait de l'ingestion par les animaux de terre et/ou d'aliments potentiellement contaminés".

De même, "l'éventuelle contamination des sols liée à l'incendie pourrait impacter à terme les productions végétales du fait du transfert sols-racines-plantes".

"Ces résultats confirment l'importance de maintenir une surveillance rapprochée comme évoqué précédemment pour le lait, afin d'assurer désormais une surveillance au long cours venant compléter les plans de surveillance et de contrôle d'ores et déjà existant au niveau national", a précisé le ministère.

L'Anses doit formuler "des recommandations complémentaires dans les prochaines semaines pour ajuster cette surveillance renforcée de long terme des productions agricoles", selon le communiqué du ministère.

Les mesures de restriction avaient été mises en place dans de nombreuses communes où des suies ont été observées (Seine-Maritime, Oise, Nord, Somme et Aisne) à la suite de l'incendie de l'usine Seveso seuil haut, le 26 septembre dernier.

Publié le 18/10/2019 09:49
Jérusalem, 18 oct 2019 (AFP) - Des gardes de sécurité ont tué vendredi un assaillant palestinien courant vers eux armé d'un couteau à un point de contrôle en Cisjordanie occupée, a indiqué le ministère israélien de la Défense.

Ces gardes --des civils employés par une autorité dépendant de la Défense-- ont sommé l'assaillant de s'arrêter avant de l'abattre, a affirmé le ministère dans un communiqué, précisant que l'incident avait eu lieu à Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie.

Le ministère de la Santé palestinien à Ramallah a confirmé qu'un homme a été tué par des tirs israéliens, sans l'identifier dans l'immédiat.

Durant des heurts le long de la barrière frontalière vendredi entre Gaza et Israël, 48 Palestiniens ont été blessés, dont 15 par des tirs à balles réelles, a indiqué plus tôt le ministère de la Santé à Gaza.

Une porte-parole de l'armée israélienne a indiqué à l'AFP qu'environ 4.500 Palestiniens ont pris part à ces affrontements le long de la barrière lourdement gardée par les militaires israéliens, lancant des cocktails Molotov et des engins explosifs.

"Un certain nombre de suspects ont ouvert une brèche (dans la barrière), dans le nord de la bande (de Gaza) mais ils sont immédiatement retournés dans la bande", a-t-elle dit en hébreu.

La porte-parole a ajouté que des moyens antiémeute ont été déployés.

Depuis mars 2018, la bande de Gaza est le théâtre, le long de la barrière frontalière avec Israël, de protestations hebdomadaires généralement accompagnées de violences, pour réclamer notamment la levée du strict blocus israélien imposé depuis plus de dix ans à l'enclave.

Publié le 18/10/2019 09:36
Lyon, 18 oct 2019 (AFP) - Chose rare, le tribunal administratif de Lyon s'est démarqué de son rapporteur public vendredi en annulant la charte d'amitié signée par la ville de Villeurbanne avec une municipalité du Haut-Karabakh, enclave séparatiste de l'Azerbaïdjan à majorité arménienne.

"Les juges considèrent que cette charte a été signée en méconnaissance des engagements internationaux de la France, ce qui est contraire à la loi", explique le tribunal dans un communiqué.

La juridiction avait été saisie par le préfet du Rhône qui demandait l'annulation de la charte après un recours gracieux rejeté par la mairie de Villeurbanne cet été.

Le document mis en cause, signé en 2015, l'engageait dans une "relation de fraternité" avec la ville de Chouchi, comme une douzaine d'autres chartes signées par des communes et départements français avec des collectivités du Haut-Karabakh.

Le maire de Villeurbanne Jean-Paul Bret a exprimé dans un communiqué sa "déception devant cette décision". "Je regrette l'action de l'Etat envers les collectivités locales françaises qui ont, en toute liberté et autonomie, choisi de marquer leur amitié avec les villes du Haut Karabagh. C'est un mauvais signal donné à celles et ceux qui sont attachés à la voix forte et indépendante de la France", a-t-il ajouté.

Cette enclave, rattachée en 1921 à l'Azerbaïdjan par les autorités soviétiques, a proclamé unilatéralement son indépendance en 1991 avec le soutien de l'Arménie.

Au terme d'une guerre sanglante entre les deux communautés arménienne et azérie, un cessez-le-feu a été conclu en 1994 mais aucun traité de paix n'a été signé entre Bakou et Erevan et des heurts se produisent régulièrement depuis.

La France affiche sa neutralité dans ce dossier en tant que membre du groupe de Minsk, chargé de trouver une issue au conflit, et ne reconnaît pas la République autoproclamée du Haut-Karabakh.

Position qui motive les annulations de chartes depuis quelques mois - d'autres ont eu lieu en région parisienne, dans le Rhône et la Drôme. Au grand dam de la communauté arménienne de l'Hexagone, pour laquelle des pressions de l'Azerbaïdjan sont à l'origine d'un durcissement de la position de l'Etat.

A l'audience le 3 octobre, le rapporteur public avait rappelé que le préfet du Rhône n'avait pas jugé bon, en 2016, de déférer la charte de Villeurbanne devant le tribunal administratif.

Trois ans plus tard, "il serait incongru et contraire aux règles du contrôle de légalité que le préfet puisse se raviser", avait estimé ce magistrat chargé de dire le droit, en préconisant le rejet de la requête.

Le tribunal en a décidé autrement, moyennant un petit tour de passe-passe.

La demande préfectorale d'annulation de la charte a été déclarée irrecevable, car trop tardive, mais les juges ont pris en considération la requête portant sur le refus par Villeurbanne, en juillet, d'abroger son texte dans le cadre du recours gracieux.

Ce refus "étant extrêmement récent", il était "encore temps pour le préfet" d'en demander l'annulation. Et pour le tribunal de lui donner raison en jugeant la charte illégale.

Publié le 18/10/2019 08:36
New York, 18 oct 2019 (AFP) - Le frère du président hondurien Juan Orlando Hernandez, qui était jugé devant un tribunal fédéral new-yorkais pour trafic de drogue, a été déclaré coupable vendredi par un jury populaire.

Après deux semaines d'un procès riche en témoignages compromettants pour le gouvernement hondurien, et de brèves délibérations du jury, Tony Hernandez, un ex-député de 41 ans, a été jugé coupable des quatre chefs d'accusation contre lui, qui lui font risquer la perpétuité, a indiqué le bureau du procureur fédéral de Manhattan.

Le frère du président hondurien devrait connaître sa peine lors d'une audience fixée au 17 janvier 2020. Il risque la perpétuité.

Lors du procès, le procureur fédéral avait affirmé, témoignages d'ex-trafiquants à l'appui, que Tony Hernandez avait participé pendant des années à un trafic de cocaïne, opérant "avec une impunité totale" grâce à la protection de son frère, contribuant à "pourrir les institutions du Honduras".

"L'accusé était protégé par l'actuel président (du Honduras), qui a reçu des millions de dollars de pots-de-vin de narcotrafiquants, dont (Joaquin) Guzman +El Chapo+", avait déclaré le procureur dès l'ouverture du procès le 2 octobre.

Quelques jours plus tard, Alexander Ardon, ex-narcotrafiquant et maire hondurien, avait notamment indiqué avoir assisté en 2013 à une réunion lors de laquelle le puissant co-dirigeant du cartel de Sinaloa aurait remis un million de dollars en espèces à Tony Hernandez, une somme destinée à la campagne électorale de son frère.

Ces accusations, qualifiées de "fausses à 100%, absurdes et ridicules" par le président hondurien, ont suscité des appels à sa démission et des manifestations à Tegucigalpa, la capitale du Honduras.

L'avocat de la défense avait mis en doute la crédibilité des témoins à l'origine de ces accusations, pour la plupart des ex-narcotrafiquants et parfois assassins reconnus. Et fait valoir que la seule évocation du célèbre narcotrafiquant mexicain El Chapo ne pouvait remplacer l'absence de preuves matérielles.

Mais ces arguments n'ont visiblement pas ébranlé les jurés, qui ont rendu leur verdict après moins de deux jours de délibérations.

Tony Hernandez avait été arrêté à l'aéroport de Miami en novembre 2018 et inculpé des chefs de trafic de drogue, possession d'armes à feu et faux témoignage.

Selon le gouvernement américain, il était impliqué dans le trafic de drogue depuis 2004 au moins, et aurait participé pendant plus de 10 ans à la distribution de cocaïne.

Publié le 18/10/2019 08:32
Paris, 18 oct 2019 (AFP) - Taxes sur les "marchands de sommeil", les actes d'huissiers, les gisements d'hydrocarbure...: l'Assemblée a voté vendredi un nouveau ménage dans le maquis fiscal, supprimant une série de taxes jugées obsolètes, inutiles ou à faible rendement.

L'article 6 du projet de loi de finances visait à supprimer 18 taxes ou catégories de taxes dont 13 avaient un rendement annuel global se limitant à 114,4 millions d'euros.

Ce grand ménage fait suite aux recommandations de la Cour des comptes et de l'Inspection générale des finances ainsi qu'à une résolution adoptée en juin 2018 par l'Assemblée nationale dans le cadre du printemps de l'évaluation.

L'une des taxes supprimées les plus importantes concerne les frais d'huissier avec 65 millions d'euros de rendement, les autres sont souvent plus modestes.

L'une d'elles, portant sur les gisements d'hydrocarbure en mer, rapportait 0 euro. Et pour cause, elle avait été votée en prévision de forages au large de la Guyane qui n'ont jamais vu le jour.

Comme dans un inventaire à la Prévert, la liste des taxes supprimées mêle toute sorte de sujets: elles évoquent activités saisonnières, première vente de produits médicaux, voyageurs de commerce ou céréales.

Certaines suppressions, comme celle de la taxe "sur les loyers élevés des logements de petite surface", visant les marchands de sommeil, ont été longuement débattues. Certains députés la jugeaient encore utile, d'autres obsolète depuis l'encadrement des loyers.

Autre sujet débattu, la suppression de la taxe sur les spectacles perçue au profit du théâtre privé (ASTP) pour soutenir la création théâtrale. Un amendement a reporté la suppression à 2022 avec la remise d'un rapport entre temps.

Même chose pour la suppression d'un droit d'enregistrement sur les partages de biens qui renchérit notamment le coût des divorces. Selon une estimation, il aurait représenté 205 millions d'euros en 2018.

Le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin s'est engagé à soutenir sa suppression pour 2021 lors de l'examen de la seconde partie de la loi de finances. "Les Français auront intérêt à divorcer dans un an s'ils veulent payer moins d'impôts", s'est amusé le ministre.

Pour ceux qui veulent au contraire se marier, l'Assemblée a supprimé le droit d'enregistrement des contrats de mariage de 125 euros.

Les députés ont aussi supprimé, à l'initiative du PS, une taxe sur les ventes de logement HLM, qui n'était pas entrée en vigueur.

L'Assemblée a par la suite donné son aval à l'article 7 qui limite dans le temps certaines dispenses fiscales pour permettre leur évaluation et supprime certaines dépenses jugées inefficientes.

Lors des débats sur cet article, le rapporteur Joël Giraud (LREM) a expliqué avoir fait adopter en commission un amendement conçu comme une "provocation pédagogique" pour supprimer les "trous noirs fiscaux", des objets dont on n'a "ni connaissance des bénéficiaires, ni connaissance du montant".

Il a expliqué l'avoir fait "pour que les chiens sortent des niches", c'est à dire que les bénéficiaires puissent se faire connaître, avant de les retirer car "les chiens sont sortis" et que "tous les cabinets sont en ébullition".

Les députés ont supprimé dans l'hémicycle quelques niches complémentaires comme l'exonération des plus-values de cession de bateaux affectés au transport fluvial de marchandises.

Publié le 18/10/2019 08:32
Washington, 18 oct 2019 (AFP) - Le ministre français de l'économie Bruno Le Maire a affirmé vendredi que l'administration américaine avait "ouvert la porte" à des négociations sur les tarifs imposés par Washington sur les produits européens en représailles aux subventions accordées à l'avionneur européen Airbus.

A l'issue d'une rencontre avec le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer (USTR) à Washington, M. Le Maire a indiqué à l'AFP que celui-ci avait accepté le principe de l'ouverture de négociations.

"Bob Lighthizer a ouvert la porte à ces négociations, il faut le prendre au mot et aller le plus vite possible (...) au regard de la gravité de ce qui touche les producteurs européens et en particulier les viticulteurs français", a déclaré le ministre à la sortie de l'USTR.

"Le plus tôt sera le mieux", a encore indiqué M. Le Maire ajoutant toutefois qu'il n'y aurait "pas de suspension des sanctions du côté américain".

"Cela plaide pour que nous engagions des négociations entre la Commission européenne et l'administration américaine, le plus vite possible", a-t-il ajouté.

Selon lui, pour parvenir à un accord sur ce différend il faudra traiter cette question des aides à Boeing et à Airbus "le plus largement possible". Il n'a pas donné plus de précision sur ce qu'il entendait par là.

M. Le Maire a qualifié les nouvelles taxes qui sont entrées en vigueur vendredi d'"erreur politique et économique".

Les tarifs américains visent notamment les avions d'Airbus qui coûteront dorénavant 10% de plus quand ils seront importés aux Etats-Unis.

Les vins européens sont également dans le collimateur avec une taxe de 25%.

vmt/alb/

AIRBUS GROUP

BOEING

Publié le 18/10/2019 08:28
Angers, 18 oct 2019 (AFP) - La cour d'assises du Maine-et-Loire a condamné vendredi à 20 ans de réclusion criminelle un homme de 55 ans pour l'assassinat de sa compagne en 2010 à Cholet.

Les jurés ont suivi les réquisitions de l'avocat général.

Cette affaire avait débuté avec la découverte le 19 mai 2011 du corps en état de décomposition avancé de Brigitte Prigent, une quinquagénaire, dans son appartement de Cholet (Maine-et-Loire). Une ceinture de robe de chambre était trouvée autour de son cou.

Les enquêteurs découvraient dans le logement deux lettres, datées du 5 novembre 2010 et signées Yannick Catroux, compagnon de Brigitte Prigent. Dans le courrier, l'homme alors âgé de 47 ans, précisait avoir étranglé sa compagne.

Les investigations permettaient de confirmer, grâce à des analyses ADN, la présence de l'accusé sur les lieux. L'autopsie de la victime avait aussi confirmé la mort par strangulation et ne contredisait pas la date du décès indiqué dans les lettres.

En 2011, le parquet d'Angers émettait un mandat d'arrêt à l'encontre du seul suspect. Les investigations pour retrouver Yannick Catroux se poursuivaient, en vain, pendant des années.

En juin 2016, sa trace était retrouvée à la faveur d'une demande de passeport effectuée par le fugitif en Loire-Atlantique. Une surveillance permettait d'interpeller le suspect à Saint-Nazaire, qui expliquait son parcours aux enquêteurs. Après s'être enfui et s'être retrouvé sans domicile fixe, il s'était réfugié dans un squat à Saint-Nazaire et effectuait des petits travaux rémunérés au noir.

En garde à vue, il avait reconnu avoir étranglée Brigitte Prigent à l'aide de la ceinture de son peignoir.

Il niait cependant la préméditation, expliquant avoir "abrégé les souffrances" de sa compagne "à sa demande" et justifiait les retraits d'argent du compte de Brigitte Prigent après sa mort comme un remboursement de dettes. Devant la cour d'assises, l'accusé a maintenu sa version des faits.

L'enquête avait également permis d'établir que la victime et l'accusé étaient alcooliques.

Publié le 18/10/2019 08:24
New York, 18 oct 2019 (AFP) - Un échange entre employés de Boeing datant de 2016 révèle que le système automatique qui devait empêcher le 737 MAX de partir en piqué rendait l'avion difficile à piloter en simulateur, selon un document remis par le constructeur à une commission d'enquête.

Dans cet échange sur messagerie instantanée, Mark Forkner, à l'époque le pilote en charge de mener la certification internationale du MAX disait à un collègue que le MCAS --le système qui a depuis été mis en cause dans deux crashs qui ont fait 346 morts-- "déraille dans le sim (le simulateur Ndlr)".

"Bon je t'accorde que je suis nul en pilotage mais ça c'était odieux", poursuivait le pilote dans cette conversation avec un collègue, Patrik Gustavsson.

Ce dernier a fait remarquer qu'il allait falloir actualiser les instructions dans le manuel de vol.

"En gros, ça veut dire que j'ai menti aux régulateurs (sans le savoir)", répond alors M. Forkner, ce à quoi son collègue ajoute, "ce n'était pas un mensonge, personne ne nous avait dit que c'était comme ça".

L'agence fédérale de l'aviation (FAA) américaine a accusé vendredi Boeing de lui avoir caché ces documents importants liés à la certification du 737 MAX.

"Tard hier soir (jeudi), Boeing a alerté le département des Transports de l'existence de messages instantanés entre deux employés de Boeing, discutant de certains éléments de communication avec la FAA lors de la certification initiale du 737 MAX en 2016", dénonce le régulateur dans un courriel.

"Boeing a expliqué au département qu'il avait découvert ces documents il y a plusieurs mois" mais n'en avait pas fait part à la FAA.

"La FAA a trouvé la substance des documents inquiétante", déclare vendredi le régulateur, qui se dit "déçu" que Boeing n'ait pas "immédiatement" porté à son attention ces documents dès qu'il en a pris connaissance.

"La FAA est en train d'examiner les informations (contenues dans les documents) pour déterminer quelles mesures appropriées prendre" contre Boeing, assure le régulateur, dont la proximité avec Boeing a été dénoncée de toutes parts depuis les accidents.

Pour montrer qu'elle affirme son indépendance, la FAA a adressé une lettre vendredi à Dennis Muilenburg, le patron de Boeing, le sommant de s'expliquer.

"J'attends vos explications immédiatement concernant le contenu de ce document et les raisons pour lesquelles Boeing en a retardé la divulgation à son régulateur en charge de la sécurité", y écrit Steve Dickson, un des responsables de la FAA, dans ce courrier obtenu par l'AFP.

Dans un bref communiqué, Boeing assure simplement qu'il continuera à collaborer à l'enquête menée par une commission de la Chambre des représentants. "Nous allons continuer à suivre les instructions de la FAA et d'autres régulateurs dans le monde, pendant que nous travaillons à faire revoler le 737 MAX en toute sécurité".

Publié le 18/10/2019 08:22
Abidjan, 18 oct 2019 (AFP) - L'ancien chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro, ex-président de l'Assemblée nationale passé à l'opposition, a annoncé vendredi qu'il était candidat à l'élection présidentielle de 2020 en Côte d'Ivoire.

"C'est décidé, je suis candidat pour 2020", a-t-il dit dans un entretien à la radio RFI et la chaîne France 24, soulignant qu'il ferait lors de son retour "une déclaration solennelle et officielle en terre de Côte d'Ivoire".

M. Soro est le premier homme politique à se déclarer candidat à la présidentielle ivoirienne.

"Je ne vois absolument pas de raison pour que la justice (ivoirienne) m'empêche d'être candidat", a-t-il déclaré, balayant toutes les affaires le concernant.

Ancien Premier ministre et ancien allié du président Alassane Ouattara, M. Soro, qui n'est soutenu par aucun des trois grands partis ivoiriens, a lancé une nouvelle structure, Générations et peuples solidaires (GPS), dont il espère un succès équivalent à celui d'En Marche, lancé un an avant son élection à la présidence française par Emmanuel Macron.

"Quand Macron lançait +En marche+, toute la classe politique était unanime (pour dire) qu'il ne serait jamais président (...) J'ai décidé de prendre mon destin en main. J'ai 47 ans et je pense que je ferai cavalier seul".

Près de dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts, la prochaine présidentielle d'octobre 2020 s'annonce tendue en Côte d'Ivoire. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

Publié le 18/10/2019 08:14
Marseille, 18 oct 2019 (AFP) - Le cargo Rhodanus échoué dans la nuit de samedi à dimanche au large de Bonifacio (Corse-du-Sud) a été dégagé vendredi puis remorqué dans la baie voisine de Sant'Amanza, où il va être inspecté, a annoncé la préfecture maritime (Premar) de Méditerranée.

L'opération, "particulièrement délicate" selon un communiqué de la Premar, s'est achevée vers midi vendredi, après le pompage de la totalité des 38 tonnes d'hydrocarbures, le largage des ancres et une dernière plongée sous la coque.

Une fois complètement dégagé des rochers dans lesquels il était coincé, le Rhodanus a été tracté dans la baie de Sant'Amanza, toujours à Bonifacio, par le bâtiment de soutien et d'assistance Jason et le remorqueur portuaire Persevero.

Le navire doit maintenant être inspecté par la société de classification Rina, avec l'assistance des plongeurs démineurs de la Marine nationale. C'est cette société qui devra donner son feu vert pour un éventuel transit du navire vers un port français sur le continent.

Le cargo, qui transportait 2.650 tonnes de bobines d'acier, s'était échoué dans la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio en dépit des appels répétés des garde-côtes, pendant environ 50 minutes. Selon les autorités l'accident n'a pas provoqué de pollution.

Le commandant du navire et le chef de quart du cargo, tous deux de nationalité russe, sont poursuivis notamment pour non-respect des règles d'abordage. Ils ont été convoqués devant le tribunal maritime le 7 février, avait annoncé jeudi le procureur de Marseille. Le cargo, qui bat pavillon d'Antigua-et-Barbuda, est propriété de l'armateur allemand West-Trade Logistic GmbH.

Publié le 18/10/2019 08:02
Washington, 18 oct 2019 (AFP) - Les Etats-Unis poursuivent leur retrait du nord de la Syrie et aucun soldat américain n'aidera à faire respecter la "zone de sécurité" entre les Kurdes et la Turquie, a prévenu vendredi le ministre américain de la Défense Mark Esper.

M. Esper a précisé à la presse au Pentagone que les forces américaines resteraient en contact avec la Turquie et les combattants kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), auxquels les Etats-Unis s'étaient alliés dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).

"Les Etats-Unis continuent leur retrait délibéré du nord-est de la Syrie, comme précédemment annoncé. La protection de nos soldats reste notre priorité absolue et, comme toujours, les forces américaines se défendront contre toute menace" pendant ce retrait, a-t-il indiqué.

"Aucun soldat ne participera sur le terrain au respect de cette zone de sécurité mais nous resterons en communication avec la Turquie et les FDS", a-t-il ajouté.

Selon un haut responsable du Pentagone, les Etats-Unis maintiendront néanmoins une surveillance aérienne de la zone, pour s'assurer notamment de la sécurité des prisons où sont détenus les combattants de l'EI.

Le ministre de la Défense a indiqué avoir téléphoné à son homologue turc Hulusi Akar pour protester contre les violations du cessez-le-feu annoncé jeudi.

"Je viens juste de parler au téléphone avec le ministre turc de la Défense", a-t-il dit dans une déclaration lue aux journalistes convoqués à la hâte.

"J'ai réitéré la position des Etats-Unis qui est que la Turquie doit respecter tous les termes de l'accord et que nous attendons de la Turquie qu'elle assure la sécurité et le bien-être de toute la population dans la zone contrôlée par les forces turques", a-t-il ajouté.

Les bombardements des forces d'Ankara ont tué vendredi 14 civils dans le nord de la Syrie selon une ONG, alors que la Turquie avait accepté de suspendre pendant cinq jours son offensive, réclamant un retrait des forces kurdes de sa frontière pour y mettre un terme définitif.

"Protéger les minorités religieuses et ethniques dans la région reste un objectif de l'administration" américaine, a-t-il assuré.

"Je lui ai aussi rappelé que la Turquie était responsable du maintien de la sécurité des détenus de l'EI dans les zones concernées", a poursuivi M. Esper.

Publié le 18/10/2019 08:00
Abidjan, 18 oct 2019 (AFP) - L'ancien chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro, ex-président de l'Assemblée nationale passé à l'opposition, a annoncé vendredi qu'il était candidat à l'élection présidentielle de 2020 en Côte d'Ivoire.

"C'est décidé, je suis candidat pour 2020", a-t-il dit dans un entretien à la radio RFI et la chaîne France 24, soulignant qu'il ferait lors de son retour "une déclaration solennelle et officielle en terre de Côte d'Ivoire".

M. Soro est le premier homme politique à se déclarer candidat à la présidentielle ivoirienne.

"Je ne vois absolument pas de raison pour que la justice (ivoirienne) m'empêche d'être candidat", a-t-il déclaré, balayant toutes les affaires le concernant.

Ancien Premier ministre et ancien allié du président Alassane Ouattara, M. Soro, qui n'est soutenu par aucun des trois grands partis ivoiriens, a lancé une nouvelle structure, Générations et peuples solidaires (GPS), dont il espère un succès équivalent à celui d'En Marche, lancé un an avant son élection à la présidence française par Emmanuel Macron.

"Quand Macron lançait +En marche+, toute la classe politique était unanime (pour dire) qu'il ne serait jamais président (...) J'ai décidé de prendre mon destin en main. J'ai 47 ans et je pense que je ferai cavalier seul".

Près de dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts, la prochaine présidentielle d'octobre 2020 s'annonce tendue en Côte d'Ivoire. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

Publié le 18/10/2019 07:56