Paris, 21 août 2019 (AFP) - Emmanuel Macron s'est dit mercredi "très vigilant" sur l'état de fatigue des forces de l'ordre, tout en envisageant de "repenser certaines méthodes d'intervention", au vu des "blessures inacceptables" chez les policiers et les manifestants lors du mouvement des "gilets jaunes".

"Cela doit nous conduire à repenser certaines méthodes d'intervention, à les relégitimer si besoin". Mais "je souhaite que la justice soit partout et la transparence avec", a dit le chef de l'Etat lors d'une rencontre avec l'Association de la presse présidentielle.

"J'ai entendu le rapport par le défenseur des droits et je recevrai les médecins qui m'ont interpelé sur ce point", a-t-il précisé, évoquant aussi l'enquête en cours, qui a été délocalisée, sur la mort du jeune Steve Maia Caniço le 21 juin à Nantes, durant une opération policière controversée.

"Il n'y a pas de liberté s'il n'y a pas d'ordre public. Notre police a agi dans ce cadre. Avez-vous vu l'utilisation que les régimes autoritaire font de la situation française ?" Quand ils font une opération policière, "ils disent +voyez, c'est pareil en France. Avec ces violences, "on affaiblit l'état de droit", a-t-il fait valoir.

Lundi, à son grand agacement, Vladimir Poutine qu'il recevait au Fort de Brégançon a comparé les actions de la police en France contre les "gilets jaunes" aux vagues d'arrestations d'opposants à Moscou.

Publié le 21/08/2019 08:59
Paris, 21 août 2019 (AFP) - Emmanuel Macron, qui défendra au G7 en France ce week-end une taxation mondiale des géants du numérique, a dénoncé mercredi un système "fou" qui laisse ces grands groupes profiter d'un "statut de paradis fiscal permanent".

"Les acteurs mondiaux du numérique ne contribuent pas fiscalement au financement du bien commun, ce n'est pas soutenable", a martelé le président français devant l'Association de la presse présidentielle.

Il a expliqué en avoir discuté lundi avec son homologue américain Donald Trump, qui s'est farouchement opposé ces dernières semaines à la taxe adoptée par la France sur les grands groupes technologiques, généralement américains.

Faute de taxe internationale la France a taxé de son côté, comme une dizaine de pays européens. "Donald Trump m'a dit +ils me disent tous que c'est toi+. La France, ça se voit plus. J'assume", a souri le président français.

"La bonne réponse est celle que les ministres des Finances du G7 -- dont l'Américain -- ont proposé à Chantilly" lors d'un sommet mi-juillet: une taxation digitale internationale", a-t-il plaidé.

"La question est de savoir si la Maison Blanche est d'accord avec le secrétaire d'Etat américain au Trésor, a ajouté M. Macron, regrettant le "très fort lobbying" des géants du numérique.

"Il faut arrêter d'avoir des gens qui sont dans un statut de paradis fiscal permanent. Si vous êtes un géant du numérique, vous faites votre activité en France, vous ne payez rien. Vous payez sur vos droits d'auteur ou de propriété intellectuelle en Irlande, au plus bas taux, vous transférez sans taxe d'Irlande aux Pays-Bas. Et avec un accord entre les Pays-Bas et des paradis fiscaux, vous mettez le cash dans ces paradis fiscaux", a-t-il détaillé.

"Et vous avez un accord aux Etats-Unis pour que ces grandes entreprises américaines accumulent le cash dans ces paradis fiscaux, sans être taxés aux Etats-Unis ! Dès qu'un concurrent émerge, ils les achètent pour des milliards de dollars avec l'argent des Bermudes... Nous sommes fous ! Je ne suis pas d'accord avec ce système !", s'est-il emporté, soulignant que le système avait été mis en place sous la présidence de Barack Obama, le prédécesseur de Donald Trump.

Publié le 21/08/2019 08:57
Bobigny, 21 août 2019 (AFP) - L'homme soupçonné d'avoir abattu le serveur d'un restaurant de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) car son sandwich n'aurait pas été préparé assez vite a été interpellé mercredi après quatre jours de cavale, a appris l'AFP de sources concordantes.

Il a été arrêté en fin d'après-midi dans un appartement de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) par la police judiciaire de Seine-Saint-Denis, selon ces sources.

Âgé de 34 ans, cet homme, décrit comme une "petite frappe locale" par une source proche de l'enquête, est connu de la justice pour trafic de stupéfiants et violences avec arme notamment.

Il est soupçonné d'avoir tiré sur le serveur d'un petit fast-food de Noisy-le-Grand vendredi vers 21H00. Le serveur de 28 ans, blessé à l'épaule, était mort sur place malgré l'intervention des secours.

Selon les témoignages recueillis par les policiers et cités par une source proche de l'affaire, le client "aurait été mécontent car son sandwich n'aurait pas été préparé assez rapidement".

L'enquête pour assassinat a été confiée à un juge d'instruction, a indiqué le parquet de Bobigny mercredi à l'AFP.

Quelques jours plus tôt, dans la nuit de mardi à mercredi, le gérant d'un bar de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) avait été tué après avoir refusé de servir un client ivre. La victime, 66 ans, a reçu un coup de poing au visage. Un suspect a été interpellé et placé en garde à vue, avant d'être hospitalisé en raison de son état de santé.

Publié le 21/08/2019 08:55
Paris, 21 août 2019 (AFP) - Le président français Emmanuel Macron va demander jeudi à Boris Johnson, lors de leur entretien à Paris, des "clarifications" car les demandes du Premier ministre britannique de renégociation du Brexit ne sont "pas une option qui existe".

"J'attends des clarifications de Boris Johnson", a déclaré mercredi le président, en souhaitant que les discussions avec Londres sur le Brexit soient "les plus amicales et confraternelles" possibles.

Emmanuel Macron s'exprimait devant des journalistes à Paris alors que Boris Johnson était reçu à Berlin par la chancelière Angela Merkel, qui a jugé possible de trouver un accord négocié avec Londres "dans les 30 prochains jours".

Le président français a cependant insisté sur la nécessité pour Boris Johnson, qui sera reçu à déjeuner à l'Elysée, de faire évoluer ses demandes car "la renégociation dans les termes proposés par les Britanniques n'est pas une option qui existe. Et cela a toujours été affirmé très clairement par le négociateur" de l'UE, Michel Barnier.

Pour les Européens, la priorité est de sauvegarder "l'intégrité du marché européen" et "la stabilité de l'Irlande" sur la base du "good Friday agreement", l'accord de paix signé en Irlande du Nord, a-t-il insisté.

Pour lui, un "Brexit dur", sans accord au 31 octobre, "serait la responsabilité du gouvernement britannique", qui "a toujours la possibilité jusqu'à la dernière seconde de retirer l'article 50", sur lequel repose le Brexit.

La France s'est "préparée" à ce scénario: "Tous les textes ont été passés, nous sommes à l'heure. On a embauché les douaniers, les experts vétérinaires..."

Pour Emmanuel Macron, le Brexit est avant tout "une crise démocratique britannique" et il faut "aider les Britanniques à la gérer". Mais, au delà, le Royaume Uni "est un partenaire stratégique structurant absolument fondamental" pour la France et les autres pays européens, a-t-il ajouté.

Publié le 21/08/2019 08:42
Washington, 21 août 2019 (AFP) - La Banque centrale américaine a estimé que la faible croissance mondiale et les tensions commerciales risquaient de ralentir l'économie des Etats-Unis mais que la Fed devait garder "ses options ouvertes" sur l'évolution des taux.

La Fed avait baissé les taux d'un quart de point de pourcentage (0,25%) pour la première fois depuis 2008 lors de sa dernière réunion monétaire du 31 juillet, affirmant selon le compte-rendu de cette réunion publié mercredi, prendre une "assurance" sur l'avenir face aux incertitudes pesant sur le commerce et l'économie mondiale.

Dans les minutes de cette réunion, la Fed, qui va se retrouver à nouveau le 18 septembre pour déterminer la politique monétaire, dit vouloir conserver "ses options ouvertes" sur l'évolution des taux d'intérêt et ne pas faire penser que ceux-ci sont "sur une voie toute tracée".

"Il est important de maintenir un éventail d'options dans l'établissement du niveau des taux sur les fonds fédéraux", note le compte-rendu.

D'autant plus que "la nature des risques (...) et l'absence de clarté sur leur résolution renforcent le besoin (pour la Fed) de demeurer flexible et centrée sur les informations économiques", dit encore le rapport.

Les taux au jour le jour se situent entre 2% et 2,25% ce qui reste historiquement bas.

Une grande majorité d'analystes s'attendent à une autre réduction des taux directeurs dès la prochaine réunion du FOMC le 18 septembre.

Au cours du précédent meeting, deux membres de la Fed s'étaient prononcés contre la décision de baisser les taux (Esther George de la Fed de Kansas City et Eric Rosengren de celle de Boston).

Ils auraient préféré maintenir les taux en l'état, citant notamment les risques pour la stabilité financière en encourageant notamment la course au rendement.

Mais les minutes montrent, qu'à l'opposé, deux participants étaient prêts dès juillet à réduire les taux d'un demi-point de pourcentage (0,50%), davantage que la décision prise.

Ils étaient favorables "à un geste plus fort pour mieux remédier à l'inflation restée basse de façon persistante au cours des dernières années".

Le président Donald Trump, lui, ne cesse de faire pression sur la banque centrale pour qu'elle abaisse le coût du crédit, d'un point entier de pourcentage. Encore mercredi il s'est impatienté contre la Fed qui devrait selon lui "se réveiller" et contre son patron Jerome Powell qui "manque de doigté".

M. Trump ne cache pas sa volonté de faire baisser le dollar, dans le sillage d'une baisse de taux, pour mieux faire face à la concurrence commerciale en pleine guerre des tarifs douaniers.

La baisse des taux de la Fed en juillet dernier, la première en onze ans, est expliquée par les participants au Comité monétaire comme "un recalibrage, un ajustement de milieu de cycle".

Publié le 21/08/2019 08:30
Kaboul, 21 août 2019 (AFP) - Deux soldats américains ont été tués mercredi en Afghanistan, a annoncé l'Otan, alors que des pourparlers potentiellement décisifs entre Etats-unis et talibans sur l'avenir du pays vont s'ouvrir à Doha.

Les deux hommes ont été tuée "en opération", a indiqué sans autre détail le communiqué de la mission de l'Otan, Resolute support, dont le but est de former et de conseiller les forces afghanes.

Ces 13e et 14e décès depuis le début de l'année, contre 12 au total en 2018, surviennent alors que les Etats-Unis espèrent conclure avec les talibans un accord qui ouvrirait la voie à des négociations de paix entre le gouvernement afghan et les insurgés.

L'émissaire américain Zalmay Khalilzad doit reprendre à Doha les négociations suspendues il y a 10 jours pour "consultations". Les deux parties, qui ont entamé ce dialogue direct et inédit, avaient alors salué d'"excellents progrès".

L'accord envisagé devrait prévoir un retrait militaire américain d'Afghanistan plus ou moins complet, avec un calendrier à la clé. Il s'agit de la principale revendication des talibans, qui s'engageraient en retour à ce que les territoires qu'ils contrôlent ne puissent plus être utilisés par des organisations "terroristes".

Un cessez-le-feu entre insurgés et Américains, ou à tout le moins une "réduction de la violence", devrait également figurer dans le texte, qui serait historique 18 ans après l'invasion de l'Afghanistan par les Etats-Unis pour chasser les talibans du pouvoir, dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.

A l'issue de ce cycle de négociation avec les talibans, M. Khalilzad doit ensuite se rendre à Kaboul pour de nouvelles consultations avec "les dirigeants du gouvernement afghan sur le processus de paix" et pour "encourager" les préparatifs en vue des négociations inter-afghanes, a annoncé le département d'Etat américain dans un communiqué.

Près de 2.300 militaires américains sont morts et plus de 20.400 ont été blessés en Afghanistan depuis fin 2001, lorsqu'une coalition internationale menée par les Etats-Unis a chassé les talibans du pouvoir.

Le nombre des morts dans les rangs américains a toutefois fortement chuté après 2014, quand la mission de l'Otan a cessé d'être une mission de combat.

Les Etats-Unis ont compté jusqu'à 100.000 soldats en Afghanistan au sommet de leur présence.

Quelque 14.000 s'y trouvent encore dans le cadre de Resolute support, qui voit aussi Washington fournir un important soutien aérien aux troupes afghanes.

Publié le 21/08/2019 08:16
Paris, 21 août 2019 (AFP) - Le président français Emmanuel Macron souhaite que les dirigeants du G7 discutent d'une relance budgétaire pour soutenir l'économie fragilisée, notamment en Allemagne, où le sujet est un tabou politique.

"On doit se poser la question pour les pays qui en ont la capacité, de la pertinence d'une relance budgétaire, c'est un sujet qui est posé à l'Europe, à la France (...), à l'Allemagne, et d'autres pays, nous avons ici une interrogation profonde", a déclaré le président devant la presse en passant en revue les prochains sujet du G7 qui s'ouvre samedi dans le sud-ouest de la France.

L'Allemagne, qui a de copieux excédents budgétaires, est régulièrement critiquée en Europe parce qu'elle se refuse à les utiliser pour financer une relance, et la question se pose actuellement avec d'autant plus d'acuité que l'activité dans le pays recule et qu'une récession est "possible", selon la Banque centrale allemande.

A l'adresse de son homologue américain Donald Trump, qui ne cesse d'exhorter la Réserve fédérale à baisser ses taux, le président français a déclaré que "notre politique monétaire nous a amenés à des niveaux de taux qui sont aujourd'hui nuls, à la frontière technologique de son efficacité", avant de s'interroger sur "comment on maintient et on relance la croissance internationale".

Les dirigeants du G7 aborderont de samedi à lundi à Biarritz, outre les grands sujets géopolitiques et diplomatiques, plusieurs questions économiques, alors que les craintes pour la croissance mondiale sont fortes.

Publié le 21/08/2019 08:10
Paris, 21 août 2019 (AFP) - "Il est pertinent qu'à terme la Russie puisse rejoindre le G8" dont elle a été exclue en 2014 après l'invasion de la Crimée, a estimé mercredi le président français Emmanuel Macron.

S'exprimant au palais présidentiel de l'Elysée devant l'Association de la presse présidentielle, M. Macron a ajouté : "Le divorce a été acté au moment de l'invasion de l'Ukraine. La condition préalable indispensable" (à une réadmission de Moscou) "est qu'une solution soit trouvée en lien avec l'Ukraine sur la base des accords de Minsk".

"Dire +la Russie sans conditions doit demain revenir à la table+, c'est en quelque sorte acter la faiblesse du G7", a ajouté le président Macron, favorable au dialogue avec Moscou. "C'est dire que les sept pays qui ont décidé il y a cinq ans de mettre à l'écart la Russie ont acté que cela n'avait aucune efficacité, donc que la Russie peut revenir sans aucun problème. Ce serait une erreur stratégique pour nous."

Le président américain Donald Trump s'est déclaré mardi favorable au retour au G8 avec la réintégration de la Russie, estimant que c'était "bien plus sensé", sans évoquer de préalable particulier.

Pour Emmanuel Macron, qui a reçu lundi pendant deux heures le président russe Vladimir Poutine, "il faut nous atteler à régler le conflit ukrainien".

"Le sujet étant traité, il ne faut pas multiplier les pré-conditions", a encore estimé M. Macron. "Le rôle de la Russie est important (...) Le fait de réinclure dans ces formats" (de discussions internationales) "est efficace et je pense utile."

Les membres du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) doivent se retrouver ce weekend à Biarritz, dans le sud-ouest de la France, pour un sommet qui s'annonce sous haute tension en raison des désaccords entre M. Trump et ses alliés sur de nombreux sujets (l'Iran, la Syrie, l'accord de Paris sur le climat, etc).

Depuis l'annexion de la Crimée en 2014, la Russie est exclue du G8, qui s'est donc transformé en G7.

Publié le 21/08/2019 08:04
Paris, 21 août 2019 (AFP) - Le président français Emmanuel Macron a annoncé mercredi qu'il recevrait des représentants iraniens avant le sommet du G7 qui s'ouvre samedi à Biarritz (sud-ouest de la France) pour travailler sur des propositions permettant de sauvegarder l'accord sur le nucléaire iranien.

"J'aurai dans les prochaines heures, avant le G7, une réunion avec les Iraniens pour essayer de proposer des choses", a-t-il dit devant les journalistes de l'Association de la presse présidentielle.

Le chef de l'Etat va s'entretenir vendredi à Paris avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, selon l'agence officielle iranienne Irna.

La France est partie à l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 et a mené les efforts européens pour sauver le texte depuis le retrait unilatéral du président américain Donald Trump en mai 2018, suivi du rétablissement par Washington de sanctions draconiennes contre Téhéran.

Conclu entre l'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne), l'accord avait permis la levée d'une partie des sanctions visant Téhéran en échange de l'engagement iranien de ne pas se doter de l'arme nucléaire.

En réponse au retrait américain et à l'incapacité des Européens pour l'aider à contourner les sanctions, Téhéran a arrêté en juillet de respecter certains de ses engagements pris aux termes de l'accord.

L'Iran a menacé de s'affranchir d'autres obligations si les Etats parties à l'accord ne parviennent toujours pas à l'aider à contourner les sanctions, notamment pour vendre son pétrole.

Le chef de la diplomatie iranienne a commencé une tournée diplomatique mondiale samedi au Koweït, avant de se rendre en Finlande, Suède et Norvège, puis en France. Il visitera également la Chine "la semaine prochaine", selon Irna.

Publié le 21/08/2019 08:00
Toulouse, 21 août 2019 (AFP) - Une ressortissante gabonaise de 49 ans a été découverte à son domicile de Pessan (Gers) tuée d'une balle au côté du cadavre de son époux octogénaire dans ce qui apparaît comme un "féminicide suivi d'un suicide", a indiqué mercredi le parquet d'Auch.

"L'enquête débute juste mais il s'agit de l'hypothèse la plus probable", les premiers éléments excluant l'intervention d'un tiers, a affirmé à l'AFP la procureure, Charlotte Beluet.

La femme, allongée sur son lit "avec un impact à la tête" et l'homme, qui gisait "au sol le cerveau arraché à côté de son fusil" ont été découverts mardi par l'une des filles de l'auteur présumé, qui a donné l'alerte, a précisé la magistrate.

Le retraité de 81 ans avait laissé des notes affirmant qu'il avait surpris sa femme avec un autre homme.

Le couple, sans antécédents judiciaires, s'était marié en juillet 2018 après la venue en France dans le cadre d'un accord matrimonial de la victime.

Les autorités n'avaient pas été saisies de faits de violences au sein du couple, mais la victime avait récemment contacté le Centre d'information aux droits des femmes et familles, a précisé Mme Beluet.

Selon la Dépêche du Midi, le retraité, père de trois enfants, en était à son troisième mariage.

En 2018, 121 femmes ont été tuées en France lors de violences conjugales, soit une tous les trois jours, selon le ministère de l'Intérieur.

Selon un recensement effectué par le collectif Féminicides par compagnon ou ex, il s'agit du 94e féminicide depuis le 1er janvier 2019.

Publié le 21/08/2019 07:17
Paris, 21 août 2019 (AFP) - La Cour de cassation a ordonné mercredi le dépaysement à Lyon de l'enquête sur la mort de Zineb Redouane, une octogénaire touchée par un tir de grenade lacrymogène en marge de manifestations à Marseille en décembre, a-t-on appris de source judiciaire.

La procédure, jusque-là instruite à Marseille, sera désormais entre les mains d'un juge lyonnais.

Le 1er décembre 2018, de violents incidents avaient éclaté en marge de plusieurs manifestations, notamment celle de "gilets jaunes". Zineb Redouane, 80 ans, avait été touchée au visage par des morceaux de grenade lacrymogène alors qu'elle se trouvait à sa fenêtre, au 4e étage. Elle était décédée le lendemain à l'hôpital.

Le parquet général d'Aix-en-Provence avait demandé ce dépaysement, réclamé par des avocats de la partie civile, pour la "sérénité" de l'information judiciaire et "dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice".

"La médiatisation donnée à cette affaire paraissait de nature à perturber la sérénité de l'information judiciaire et le déroulement des investigations envisagées", a affirmé le parquet général d'Aix-en-Provence dans un communiqué mercredi. "La décision de la chambre criminelle ne remet aucunement en cause l'enquête initiale" du parquet de Marseille, "qui a saisi avec célérité un magistrat instructeur", poursuit-il.

Dans ce dossier "tout avait été mis en oeuvre par la juridiction marseillaise pour entraver l'enquête et étouffer l'affaire", a réagi auprès de l'AFP Me Yassine Bouzrou, l'un des avocats de la famille, soulignant avoir demandé le dépaysement dès son dépôt de plainte.

"Il était temps, l'instruction va enfin pouvoir recommencer alors que l'affaire est bloquée depuis presque six mois", a ajouté l'avocat du fils de Mme Redouane, Me Brice Grazzini, qui aurait toutefois préféré qu'une autre juridiction que Lyon soit saisie, la compagnie de CRS impliquée dans la mort de Mme Redouane étant basée à Saint-Etienne.

Sur le plan juridique, dans sa requête, le procureur général d'Aix-en-Provence Robert Gelli relevait qu'un magistrat du parquet de Marseille était présent sur les lieux de la manifestation dans le cadre de ses fonctions. Ce magistrat avait été chargé ensuite du début de l'enquête, jusqu'à ce qu'elle soit confiée à un juge d'instruction marseillais, le 4 décembre.

Le drame ayant eu lieu lors d'une opération de maintien de l'ordre, la responsabilité "des autorités locales" pourrait être recherchée, ajoutait M. Gelli.

Dans ce qu'ils qualifient "d'affaire d'Etat", les proches de la victime ont déposé également plusieurs plaintes et saisi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), estimant que le procureur de Marseille Xavier Tarabeux avait "manqué à ses obligations déontologiques".

Zineb Redouane est à ce jour la seule personne décédée en marge du mouvement des "gilets jaunes" pour laquelle la responsabilité de la police soit mise en cause.

asl-fbe/fan/cbn

CSM

Publié le 21/08/2019 06:43
Bamako, 21 août 2019 (AFP) - Cinq soldats maliens ont été tués mercredi dans le centre du Mali dans une embuscade tendue par des jihadistes qui ont également détruit leur matériel, ont annoncé les Forces armées maliennes.

"Une mission d'escorte des Fama (l'armée malienne) est tombée dans une embuscade entre Boni et Hombori (centre). C'est ce (mercredi) matin 21 août. Les Fama déplorent cinq morts. Du matériel a aussi été détruit", indique l'armée malienne sur son compte Twitter.

L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

"Des coups de feu ont été entendus lors de l'embuscade", a indiqué mercredi à l'AFP un élu local. "Les jihadistes (...) ont brûlé au moins deux véhicules militaires. Au moins deux militaires ont été aussi blessés", a indiqué un autre élu local.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France et qui se poursuit.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU. Et depuis 2015, ces violences se sont propagées du nord au centre du pays, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires.

Publié le 21/08/2019 06:35
Washington, 21 août 2019 (AFP) - Donald Trump a dénoncé mercredi le ton "méchant" des propos de la Première ministre danoise, qui avait qualifié d'"absurde" son souhait d'acheter le Groenland, le président américain justifiant ainsi sa décision d'annuler sa visite au Danemark prévue début septembre.

"J'ai pensé que le communiqué de la Première ministre (...) était méchant", a dit le locataire de la Maison Blanche. "Ils ne peuvent pas dire +si absurde+", a-t-il poursuivi.

La veille, le dirigeant républicain avait annoncé dans une salve de tweets l'annulation de sa rencontre avec la Première ministre danoise et de sa visite dans le pays, visiblement vexé par le manque d'intérêt de Mette Frederiksen pour discuter du sujet.

En déplacement au Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark, elle avait qualifié d'"absurde" la proposition d'achat du président américain. Copenhague, avait rappelé en substance la Première ministre, n'a pas même le pouvoir de vendre cette entité bénéficiant d'une large autonomie.

"Ce n'était pas une façon élégante de le faire", a jugé mercredi le président Trump. "Elle aurait pu juste dire non" nous n'avons pas envie de vendre le Groenland, a-t-il estimé.

"Elle ne s'adresse pas à moi, elle s'adresse aux Etats-Unis d'Amérique", a lancé l'ancien magnat de l'immobilier.

Copenhague avait, un peu plus tôt, joué l'apaisement, la Première ministre danoise Mette Frederiksen assurant qu'il n'y avait "pas de crise" entre les deux pays.

L'annonce tonitruante du 45e président américain a suscité la "surprise" de la reine Margethe.

En fin de semaine dernière, la presse américaine avait révélé que Donald Trump s'était renseigné sur la possibilité pour les Etats-Unis d'acheter le Groenland, immense territoire de quelque 56.000 habitants. Le milliardaire républicain avait confirmé son intérêt devant la presse le week-end dernier.

Si cette idée avait d'abord fait sourire certains, ces derniers rebondissements montrent, une nouvelle fois, la capacité du 45e président américain à casser les codes de la diplomatie traditionnelle.

Publié le 21/08/2019 06:33
Bagdad, 21 août 2019 (AFP) - Une puissante force paramilitaire irakienne, le Hachd al-Chaabi, a indiqué mercredi qu'elle considérait les Etats-Unis responsables d'une série d'explosions ces dernières semaines contre certaines de ses bases et dépôts d'armes.

"Nous annonçons que les forces américaines sont la seule entité responsable de ce qui s'est passé, et nous les tiendrons responsables de tout ce qui se passera à partir de maintenant", a indiqué cette force dominée par des chiites.

Quatre bases utilisées par les membres du Hachd al-Chaabi ont été touchées par des explosions d'origine indéterminées au cours du dernier mois. Les médias n'ont pas pu avoir accès à ces sites et aucune revendication n'a été rendue publique.

Mais, mercredi, cette force paramilitaire a indiqué avoir mené sa propre enquête, pointant le doigt vers les Etats-Unis qui sont présents militairement en Irak. Elle n'a en revanche donné aucune précision sur l'origine des explosions et les éventuelles attaques qui les ont causées.

La coalition militaire sous commandement américain présente en Irak dans le cadre de la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) n'a pas souhaité répondre aux accusations du Hachd al-Chaabi.

Cette force paramilitaire, également très impliquée dans la guerre contre l'EI aux côtés des troupes irakiennes, compte de nombreuses groupes armés pro-iraniens en son sein qui sont opposés à la présence américaine en Irak.

Le Hachd al-Chaabi a par ailleurs affirmé, sur la base de son enquête, que les forces américaines avaient laissé cette année quatre drones israéliens pénétrer dans l'espace aérien irakien et "viser des quartiers-généraux militaires irakiens". Mais il n'a pas accusé explicitement Israël d'avoir mené les attaques contre ses bases.

A la mi-juillet, le commandement militaire irakien avait fait état d'un bombardement par un drone d'une base du Hachd al-Chaabi dans la région centrale d'Amerli, qui avait tué un combattant irakien et blessé deux Iraniens.

Les Etats-Unis avaient immédiatement fait savoir qu'ils n'étaient pas les auteurs de ce bombardement.

Quelque 5.200 soldats américains sont basés en Irak, notamment pour entraîner et conseiller les forces irakiennes.

Les autorités irakiennes craignent depuis des mois que les tensions entre ses deux grands alliés --Washington et Téhéran-- ne dégénèrent sur leur propre sol.

Publié le 21/08/2019 05:51
Washington, 21 août 2019 (AFP) - Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mercredi qu'il allait retirer les strictes limites régissant le temps passé en centres de rétention par les enfants migrants, dans le cadre de sa politique de fermeté face à l'immigration clandestine.

Le ministère américain de la Sécurité intérieure a déclaré qu'il mettait fin à une décision judiciaire de 1997, dites "Flores", imposant aux autorités fédérales de ne pas maintenir en détention les enfants plus de 20 jours.

Une nouvelle règle, qui doit être mise en oeuvre sous 60 jours, ne limitera plus le temps passé par les enfants ou leurs familles en centres de rétention.

"Pour protéger ces enfants face aux abus et arrêter le flot illégal" de migrants, "nous devons mettre un terme à ces vides juridiques", a déclaré le président américain Donald Trump, selon un communiqué de la Maison Blanche. "Il s'agit d'un besoin humanitaire urgent."

Face à l'arrivée chaque mois à la frontière américaine de dizaines de milliers de migrants en famille ou de mineurs seuls, venant surtout d'Amérique centrale, le gouvernement républicain de Donald Trump a été accusé d'avoir séparé des enfants de leurs parents, gardés eux en rétention, afin de respecter la norme "Flores".

La réforme annoncée mercredi vise à "s'assurer que les familles étrangères puissent être ensemble pendant les formalités migratoires", affirme la Maison Blanche.

"Nous avons vu cette année un flot inédit de familles, venant surtout d'Amérique centrale, arriver à notre frontière sud-ouest", a expliqué en conférence de presse Kevin McAleenan, le ministre par intérim de la Sécurité intérieure.

La règle "Flores" a "généralement forcé les autorités à relâcher les familles dans le pays après 20 jours, encourageant les entrées illégales", a-t-il affirmé, alors que les formalités migratoires peuvent prendre des mois, voire des années.

Les organisations de défense des droits humains ont annoncé qu'elle combattraient en justice l'abrogation de la norme "Flores".

"Il s'agit d'une nouvelle attaque cruelle contre les enfants" migrants, a dénoncé une responsable de l'association américaine ACLU, Madhuri Grewal.

"Le gouvernement ne devrait pas emprisonner des enfants, et devrait encore moins chercher à mettre plus d'enfants en prison, pendant plus longtemps", a-t-elle ajouté.

Publié le 21/08/2019 05:21