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Paris, 21 jan 2020 (AFP) - Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a fait état mardi d'une "quarantaine" de lycées perturbés lors des épreuves de contrôle continu du nouveau baccalauréat qui viennent de débuter et dont les syndicats enseignants demandent la suppression.

Ces épreuves, connues sous le sigle "E3C", doivent s'étaler sur un mois et demi en fonction des lycées. Grandes innovations du nouveau bac, elles sont réparties en trois sessions sur les années de première et terminale et comptent pour 30% de la note finale.

"Plus de 420 lycées sont entrés dans ces épreuves et dans l'immense majorité des cas cela se passe en toute sérénité, il n'y a donc pas d'impréparation technique de la part de l'institution", a affirmé M. Blanquer devant l'Assemblée nationale lors de la séance de questions au gouvernement.

"En revanche, dans 10% des cas, c'est à dire une quarantaine de lycées, il y a en effet eu des perturbations", a-t-il énuméré, condamnant le "désordre provoqué".

Selon le ministre, dans "moins d'une dizaine de cas", des épreuves ont dû être reportées en raison des protestations.

En région Aquitaine par exemple, selon le rectorat, plus de 80% des épreuves ont pu se dérouler mardi matin. Mais elles ont été reportées dans trois établissements au moins: à Bordeaux, Gradignan (Gironde) et à Lescar (Pyrénées-Atlantiques).

Depuis plusieurs jours, des syndicats d'enseignants et professeurs appelaient à diverses actions sur les réseaux sociaux pour "faire barrage" à ce nouveau bac mis en place par Jean-Michel Blanquer, dénonçant son "impréparation".

Les perturbations ont commencé dès le week-end. Samedi, les épreuves qui devaient se tenir au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, ont été annulées après l'intrusion d'opposants dans les couloirs de l'établissement.

"C'est un scandale", avait réagi dimanche à ce sujet M. Blanquer sur France inter. "C'est très grave et il y aura donc des poursuites". "Je ne cède pas à ce genre d'intimidation".

Les opposants au nouveau bac envisagent plusieurs modes d'actions (grèves de surveillance, refus de corriger les copies ou de transmettre les notes), comme lors de la dernière session du bac très perturbée.

Après ces actions en juin, le ministère a sanctionné 50 d'entre eux d'un avertissement ou d'un blâme - les deux premiers échelons des sanctions disciplinaires - pour s'être introduits dans des salles de corrections ou encore avoir participé à une altercation, selon le ministère.

Au total, 4.000 professeurs se sont vus retirer depuis septembre et jusqu'à fin janvier un trentième de leur salaire par jour de grève menée au moment de la correction du bac 2019, a-t-on appris de même source.

Cela concerne les profs qui avaient refusé de surveiller les épreuves du bac et ceux qui n'ont pas corrigé ou rendu leurs copies dans les temps, début juillet. Cinq cents enseignants ont aussi été concernés par des rappels à leurs obligations professionnelles.

Publié le 21/01/2020 06:33
Paris, 21 jan 2020 (AFP) - "Les parlementaires seront suffisament éclairés" sur le futur système de retraites et son financement pour pouvoir voter en conscience sur le projet de réforme, a assuré mardi le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau, alors qu'une commission spéciale à l'Assemblée nationale débutera ses travaux mardi prochain.

"Les parlementaires auront les éléments sur le système d'arrivée, le système dit cible, ils auront des hypothèses et des éléments sur les transitions proposées, et après, au gré des discussions avec les partenaires sociaux viendra s'adjoindre la partie de financement qui ne concerne que le mécanisme entre aujourd'hui et 2027", a expliqué M. Fesneau sur RFI.

"On est tous sur le pont" en vue de cette "longue marche législative" qui doit mener à une adoption définitive de la réforme avant l'été, a déclaré le patron des députés LREM Gilles Le Gendre devant la presse.

"Nous allons avoir en face de nous des oppositions qui peuvent être tentées d'organiser à l'Assemblée un troisième tour social", selon cet élu de Paris.

La constitution de la commission spéciale, qui sera présidée par Brigitte Bourguignon (LREM), a été retardée d'une poignée de jours à la suite d'une demande du chef de file des députés communistes André Chassaigne. Il a voulu faire appliquer strictement le règlement de l'Assemblée sur les délais de constitution, laissant augurer avec d'autres oppositions une bataille procédurale à tous les stades d'examen.

Les débats dans l'hémicycle démarreront le 17 février.

A droite comme à gauche, les parlementaires s'inquiètent d'avoir à examiner "un texte à trous", qui manquerait d'éléments précis sur la question du financement, alors que les partenaires sociaux doivent trouver d'ici à fin avril, au terme d'une conférence, les moyens de garantir l'équilibre financier du système en 2027.

Le président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale Éric Woerth (LR) a réaffirmé mardi que les Républicains ne voteraient pas le texte "sans savoir comment il (allait) être financé".

"La question du financement qui est posée aux partenaires sociaux, c'est la question du financement du retour à l'équilibre pour 2027 dans le système actuel", a affirmé M. Fesneau, "donc c'est pas un trou énorme".

"La question du financement du système cible, du système universel à points", n'est, elle, "pas le sujet", a-t-il insisté. Il a souligné que, pour cette partie, "des dispositifs sont prévus dans le texte", et une étude d'impact "très volumineuse" permettant "à chacun de nourrir les hypothèses sur lesquelles est construit le nouveau système", "est sur la table".

Le député LREM Guillaume Gouffier-Cha, rapporteur général de la réforme à l'Assemblée, a précisé devant la presse que l'étude d'impact était "en cours de stabilisation". L'équipe de rapporteurs doit échanger mercredi avec le "Monsieur Retraites" du gouvernement, Laurent Pietraszewski, un ex-député.

La majorité sera "dans une discussion avec l'exécutif, n'attendez pas de nous une sorte de contre-projet des retraites", a prévenu M. Le Gendre, qui appelle ses troupes à "une certaine retenue" dans les amendements, pour ne pas bousculer "un édifice déjà bien stabilisé".

Publié le 21/01/2020 06:29
Paris, 21 jan 2020 (AFP) - Seize personnes ont été "écartées" des services de renseignement français depuis 2014 "pour leur potentielle radicalisation ou celle de leur entourage", ont indiqué les services du Premier ministre mardi.

Ces services se basent sur les conclusions de deux missions confiées à l'Inspection des services de renseignement (ISR), après le quadruple meurtre dans l'enceinte de la préfecture de police de Paris commis le 3 octobre 2019 par un informaticien travaillant à la Direction du renseignement, Mickaël Harpon, soupçonné de radicalisation islamiste.

L'homme avait mortellement poignardé trois policiers et un agent administratif dans l'enceinte de la préfecture de police avant d'être abattu.

Aucune personne n'a toutefois été écartée des services de renseignement depuis cette tuerie, a-t-on précisé.

Dans un communiqué, les services du Premier ministre ont annoncé avoir pris une série de mesures destinées à renforcer la sécurité interne des services de renseignement.

"Dès cette année, la formation initiale puis continue sur les signaux faibles de radicalisation sera systématisée au sein des services et dans le cadre de l'académie du renseignement", ont-ils notamment indiqué.

En matière de recrutement, une habilitation au secret-défense sera instaurée en préalable à toute prise de fonction au sein d'un service de renseignement.

"Les entretiens préalables à l'affectation seront notamment systématisés, mieux formalisés et complétés par d'autres entretiens avec un psychologue et un officier de sécurité", complètent les services du Premier ministre.

Publié le 21/01/2020 06:17
Paris, 21 jan 2020 (AFP) - Seize personnes ont été "écartées" des services de renseignement depuis 2014 "pour leur potentielle radicalisation ou celle de leur entourage" mais aucun depuis la tuerie de la préfecture de police de Paris le 3 octobre 2019, a indiqué mardi Matignon.

Les services du Premier ministre se basent sur les conclusions de deux missions confiées à l'Inspection des services de renseignement (ISR), après le quadruple meurtre commis par un informaticien travaillant à la Direction du renseignement, Mickaël Harpon, soupçonné de radicalisation islamiste. L'homme avait poignardé à mort trois policiers et un agent administratif dans l'enceinte de la préfecture de police de Paris, avant d'être abattu.

Dans un communiqué, Matignon annonce avoir pris une série de mesures destinées à renforcer la sécurité interne des services de renseignement.

En matière de détection, de signalement et de traitement des comportements "à risque et des vulnérabilités" pouvant survenir en cours d'affectation des agents, il est apparu à l'ISR que les procédures entre différents services de renseignement pouvaient être "hétérogènes" et que leur appropriation par les différents échelons hiérarchiques devait "être renforcée".

"Depuis le 15 janvier 2020, les cas de radicalisation au sein des forces de sécurité intérieure et des services de renseignement font désormais l'objet d'un suivi centralisé", indique Matignon sans autres précisions.

"Dès cette année, la formation initiale puis continue sur les signaux faibles de radicalisation sera systématisée au sein des services et dans le cadre de l'académie du renseignement", ajoute Matignon.

En matière de recrutement, Matignon souligne l'instauration du principe d'habilitation préalable au secret-défense à toute prise de fonction au sein d'un service de renseignement.

"Afin d'améliorer le traitement des risques internes, en particulier en matière de radicalisation, les meilleures pratiques observées dans certains services seront généralisées. Les entretiens préalables à l'affectation seront notamment systématisés, mieux formalisés et complétés par d'autres entretiens avec un psychologue et un officier de sécurité", poursuivent les services du Premier ministre.

En matière d'habilitation au secret-défense, il est notamment précisé que la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) regroupera à partir du deuxième trimestre 2020 les services chargés des enquêtes d'habilitation du ministère de l'Intérieur, ce qui mettra fin aux enquêtes réalisées par la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris et "standardisera l'ensemble des enquêtes d'habilitation réalisées par les services de renseignement".

Sous supervision du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), la procédure d'habilitation au secret-défense sera revue et renforcée.

Publié le 21/01/2020 06:09
Paris, 21 jan 2020 (AFP) - La droite et l'extrême droite ont attaqué mardi devant le Conseil d'Etat la très contestée circulaire prévoyant de ne plus attribuer de "nuance" politique aux candidats aux municipales dans les communes de moins de 9.000 habitants.

Dans une procédure d'urgence, le parti Les Républicains a saisi le Conseil d'Etat pour lui demander de suspendre en référé la circulaire de l'Intérieur qui "est susceptible de porter atteinte à la sincérité du suffrage", selon le texte que l'AFP a pu consulter.

"On est face à une manipulation comme rarement de la part du ministère de l'Intérieur", a assuré lors de ses voeux le président de LR Christian Jacob.

Deux conseillers municipaux LR de l'Ain avaient déjà déposé un recours semblable la semaine dernière. L'audience aura lieu le 29 janvier, a assuré sur Twitter le patron des députés LR Damien Abad, qui a dénoncé une "supercherie électorale".

Mardi, LR a aussi attaqué sur le fond avec une requête pour "excès de pouvoir" demandant l'"annulation" de cette circulaire qui "a un caractère impératif et réglementaire". "Une circulaire ne peut modifier un décret", a précisé M. Jacob.

L'absence de publication "apparaît comme illégale" et justifie son annulation, selon le texte.

Les Républicains contestent aussi le seuil de 9.000 habitants "totalement arbitraire" et qui "n'a qu'un intérêt politicien pour le parti au pouvoir", selon M. Jacob.

C'est "une tambouille politicienne qui vise à modifier les règles du jeu à quelques jours du scrutin" municipal, les 15 et 22 mars, a assuré M. Abad.

Le "nuançage" consiste à attribuer une couleur politique aux candidats ayant déposé une liste "sans étiquette", par exemple "divers droite", "divers gauche"...

Les Républicains sont enfin vent debout contre l'instauration d'une nuance "divers centre" qui, estime la requête, "n'est pas définie suivant la même règle" que pour les autres attributions.

Cela "constitue (...) une violation du principe d'égalité", avec des "règles discriminatoires au profit de la République en marche", affirme le recours, qui pointe un "détournement de pouvoir".

"Nous ne nous laisserons pas dérober le résultat de ce scrutin" a tempêté la présidente du Conseil national de LR, Annie Genevard.

De son côté, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a plaidé devant l'Assemblée que "c'est à 9.000 habitants que se déclenche le principe du remboursement électoral par l'Etat".

Le Rassemblement national a également déposé mardi un recours devant le Conseil d'Etat pour demander "l'annulation" de la circulaire, considérant qu'elle "manque de base légale" et rompt "l'égalité entre les candidats".

"Certains se voient accorder une nuance politique dont les autres, fussent-ils adhérents au même parti politique ou se revendiquant de la même sensibilité politique, sont par hypothèse jugés indignes", estime le RN dans son recours vu par l'AFP.

Le ministre "plonge 96% des communes françaises et 54% du corps électoral dans l'anonymat politique", dénonce le parti d'extrême droite.

Le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan a indiqué dans les couloirs de l'Assemblée avoir lui aussi déposé un recours contre ce qu'il qualifie d'"infâmie".

Le député et président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a, lui, dit voir le "calcul" du gouvernement visant à "récupérer en apparence au profit de la majorité des voix municipales".

cg-adc-grd-are/bap/nm

Publié le 21/01/2020 05:59
Paris, 21 jan 2020 (AFP) - L'un des sept hommes interpellés lundi lors d'un coup de filet antiterroriste dans le Finistère a été condamné en 2018 pour "apologie du terrorisme", a-t-on appris mardi de sources concordantes, confirmant une information du Télégramme.

Ce suspect, qui tient un commerce halal à Brest, avait été interpellé au lendemain des attentats du 13 novembre 2015 après avoir mimé un tir à l'arme automatique au passage d'une patrouille de police, selon une source proche de l'enquête.

A la suite de cette interpellation, 15.000 euros en liquide avaient été découverts à son domicile ainsi que des images de propagande islamiste, stockées sur une clé USB, précise le Télégramme.

Cette affaire lui a valu une condamnation en 2018 à trois ans de prison avec sursis devant le tribunal correctionnel de Brest pour "apologie du terrorisme", selon la source proche de l'enquête.

Ce commerçant brestois, âgé d'une trentaine d'années, est par ailleurs soupçonné d'avoir voulu se rendre en Syrie en septembre 2014 en compagnie de son épouse -- décrite par les autorités comme radicalisée -- et de leurs deux enfants.

Contrôlé à la frontière serbo-bulgare le 24 septembre 2014, sur un itinéraire fréquemment emprunté par les candidats au jihad, il avait indiqué vouloir se rendre en Turquie. Il avait finalement regagné le territoire français le lendemain.

Ces différents éléments avaient conduit le ministère de l'Intérieur à l'assigner à résidence en mai 2016, en évoquant "une menace pour l'ordre et la sécurité publics", selon une décision du tribunal administratif de Rennes consultée par l'AFP.

Outre ce trentenaire, six autres suspects ont été interpellés lundi matin à Brest et dans des communes avoisinantes, dans le cadre d'une information judiciaire pour "association de malfaiteurs à visée terroriste et criminelle".

Ces sept hommes, dont le plus âgé est né en 1981, sont soupçonnés d'avoir préparé un projet d'action violente en France et un départ vers la zone irako-syrienne. Parmi eux figure un mineur, âgé de 16 ans.

Selon des sources concordantes, plusieurs d'entre eux étaient fichés S (pour Sûreté de l'Etat) et faisaient l'objet d'un suivi pour leur appartenance à la mouvance islamiste radicale.

La France vit sous une menace terroriste constante depuis le début en 2015 d'une vague d'attentats jihadistes qui a fait au total 255 morts.

Publié le 21/01/2020 04:55
Paris, 21 jan 2020 (AFP) - La ministre de la Santé Agnès Buzyn a présenté mardi devant le Sénat le projet de loi de bioéthique comme "une réflexion" sur "la société dans laquelle nous voulons vivre et la société que nous voulons proposer aux générations futures".

"C'est avec beaucoup d'humilité que nous entamons l'examen de ce texte", a déclaré la ministre, soulignant qu'il "recouvre des enjeux très concrets qui touchent au plus profond de l'intimité des Français".

Outre sa mesure phare, l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, le texte prévoit une délicate réforme de la filiation et de l'accès aux origines, et aborde nombre de sujets complexes comme l'autoconservation des ovocytes ou la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

"Le champ des possibles ouvert par la science et la recherche médicale est vaste, mais nos principes sont solides", selon la ministre.

"Ces principes sont autant de jalons et de limites à ne pas dépasser", a-t-elle poursuivi, citant "la dignité humaine, l'autonomie de chacun et la solidarité de tous".

"Ce ne sont pas des verrous, ce sont des balises qui nous guident et qui nous protègent", a-t-elle estimé.

Pour Mme Buzyn, les "choix", "confrontation entre le possible et le souhaitable", "doivent être faits" au Parlement et "nulle part ailleurs".

Aux opposants à l'ouverture de la PMA, la ministre a assuré qu'"il n'y a pas, il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de droit à l'enfant". Il s'agit de "reconnaitre la famille dans ce qu'elle a de divers, de pluriel et de riche", a-t-elle affirmé.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a ensuite rappelé que "l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules ne peut et ne doit, en aucun cas, conduire à autoriser la GPA au nom du principe de non-discrimination".

Sur la filiation des enfants nés de GPA à l'étranger, elle a annoncé un amendement du gouvernement, "conforme aux engagements internationaux de la France", après un "revirement" de la Cour de cassation mi-décembre qu'elle ne veut pas voir se reproduire.

Concernant le volet scientifique, Mme Buzyn a aussi posé des "lignes rouges", s'opposant à deux dispositions adoptées par les sénateurs en commission, l'autorisation des tests génétiques à visée généalogique et le diagnostic préimplantatoire étendu aux anomalies chromosomiques.

"Le généticien ne doit pas se substituer à la pythie grecque qu'on interroge pour connaître son avenir", a-t-elle mis en garde.

La ministre de la Recherche Frédérique Vidal a pour sa part estimé que "c'est en ouvrant de nouvelles voies et en traçant de nouvelles limites que ce texte dessine les contours d'une recherche libre et responsable". Et de lancer aux sénateurs: "Naturellement nous aurons des points de désaccord".

Publié le 21/01/2020 04:17
New York, 21 jan 2020 (AFP) - Après de nombreux mois de retard, Boeing a programmé pour jeudi le vol inaugural du long courrier 777X, remplaçant de l'emblématique 777, ont indiqué mardi à l'AFP deux sources proches du dossier.

La date peut encore changer en fonction de la météo, ont ajouté ces sources sous couvert de l'anonymat. Le vol inaugural du 777X était initialement prévu à l'été 2019, mais avait dû être repoussé en raison de problèmes avec le nouveau moteur GE9X, fabriqué par General Electric, et de difficultés avec les ailes et la validation des logiciels.

Ce vol aura lieu dans la région de Seattle, dans le nord-ouest des Etats-Unis, où Boeing dispose d'un aéroport géant, Boeing Field, ont ajouté ces sources.

Contacté par l'AFP, l'avionneur, qui est englué dans la crise du 737 MAX, avion cloué au sol depuis plus de dix mois à la suite de deux accidents, n'a pas souhaité commenter.

"Nous sommes au courant que le vol va avoir lieu incessamment", a déclaré pour sa part un porte-parole de l'agence fédérale de l'aviation (FAA), le régulateur de l'aérien aux Etats-Unis.

Lors du vol inaugural, un avion subit une batterie de tests et d'essais en vol afin de vérifier son comportement et de s'assurer que les conditions de sécurité sont satisfaites.

Si tout se passe bien pour le 777X, Boeing déposera alors tous les documents en vue de l'homologation de cet avion par les autorités de l'aviation civile, notamment auprès de la FAA.

Le 777X, qui peut transporter de 384 à 426 passagers, présente un carnet de commandes de 340 unités, principalement de la part de sept grandes compagnies aériennes, dont Emirates, Lufthansa, Cathay Pacific, Singapore Airlines et Qatar Airways. Il est censé concurrencer l'A350 de l'avionneur européen Airbus.

Les premières livraisons ne sont pas attendues avant "début 2021", au lieu de mi-2020 comme prévu initialement, car la période des vols d'essai devrait être allongée et la procédure d'homologation approfondie.

Cet avion a en effet rencontré des problèmes importants lors d'essais de pressurisation --dépassant sciemment les conditions normales d'utilisation pour s'assurer de la fiabilité du matériel-- en septembre dernier.

Le 777X est censé conforter la domination de Boeing sur Airbus dans le long courrier, position fragilisée par la réduction prochaine des taux de production du 787 "Dreamliner", faute de commandes fermes de la Chine.

lo/jum/sdu

BOEING

SINGAPORE AIRLINES

AIRBUS GROUP

GENERAL ELECTRIC

DEUTSCHE LUFTHANSA AG

CATHAY PACIFIC AIRWAYS

Publié le 21/01/2020 04:17
Francfort, 21 jan 2020 (AFP) - La justice allemande a effectué mardi dix perquisitions dans le cadre d'une enquête pour "fraude" concernant des moteurs diesel installés sur des voitures Mitsubishi, a annoncé le parquet de Francfort.

"Il existe le soupçon que les moteurs sont équipés d'un logiciel" les faisant apparaître moins polluants lors des tests au garage que dans la circulation, a expliqué le parquet.

L'enquête vise "des responsables d'un groupe automobile international", "de deux équipementiers internationaux" ainsi que d'une société commerciale.

L'équipementier Continental, deuxième groupe mondial du secteur, a confirmé à l'AFP que trois de ses sites avaient été visés par des perquisitions et que l'entreprise était "citée dans l'enquête en tant que témoin".

"Nous coopérons pleinement avec les autorités", a ajouté un porte-parole.

Les perquisitions s'inscrivent dans le vaste scandale des moteurs diesel truqués qui a éclaté en 2015, quand le constructeur allemand Volkswagen a avoué avoir équipé 11 millions de véhicules de logiciels capables de fausser le niveau des émissions.

Depuis, plusieurs constructeurs et équipementiers ont été éclaboussés par ce qui a été qualifié de "dieselgate", notamment les allemands Bosch et Daimler.

Mitsubishi Motors, dont l'inclusion dans l'alliance Renault-Nissan a été finalisée en octobre 2016, avait avoué cette même année avoir intentionnellement embelli les niveaux de consommation de carburant de plusieurs modèles de véhicules vendus au Japon.

Le groupe n'avait cependant rien dit d'un éventuel trucage de ses émissions d'oxydes d'azote (NOx), soupçon au coeur du dieselgate et ayant déclenché les perquisitions en Allemagne.

Chez Volkswagen, le scandale a déjà coûté plus de 30 milliards d'euros en rappels et frais judiciaires au groupe, qui a annoncé en janvier avoir entamé des négociations pour solder à l'amiable le grand procès l'opposant à des centaines de milliers de clients en Allemagne.

ys/cfe/myl

CONTINENTAL

VOLKSWAGEN

DAIMLER

MITSUBISHI MOTORS

NISSAN MOTOR

Publié le 21/01/2020 04:13
Paris, 21 jan 2020 (AFP) - La poursuite du blocage des ports maritimes français pour protester contre la réforme des retraites est "complètement suicidaire", a estimé mardi la présidente de l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), qui réclame l'intervention du gouvernement.

"Notre position, c'est de dire que c'est complètement suicidaire", a déclaré à des journalistes Aline Mesples, présidente de l'OTRE, en marge de la cérémonie des voeux de l'organisme qui représente des PME du secteur routier.

"Le problème, c'est que ça fait presque deux mois que ça dure, que les bateaux n'arrivent plus, qu'ils vont ailleurs. On est en train d'enterrer les ports français", a ajouté Mme Mesples.

La fédération CGT des Ports et Docks a prévu une nouvelle opération de blocage de mercredi à vendredi dans les sept grands ports français (Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux et Marseille) pour protester contre la réforme des retraites.

Cette opération fait suite à une série d'arrêts de travail survenus depuis début décembre, le dernier en date, très suivi, ayant eu lieu la semaine passée.

"L'activité transport est totalement handicapée par cette situation", a déploré la présidente de l'OTRE, qui réclame "un service minimum" dans les ports et des aides financières "ponctuelles".

De même, les fédérations de transporteurs TLF, TLF Overseas et FNTR demandent aux pouvoirs publics le déblocage des ports et des mesures de soutien spécifiques.

Or "aucune mesure de soutien supplémentaire ne sera prise au-delà de celles du 10 décembre", comprenant notamment des reports de charges, ont déploré dans un communiqué les trois fédérations reçues mardi matin par la secrétaire d'État à l'Économie Agnès Pannier-Runacher et par le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.

Le gouvernement ayant "clairement refusé de débloquer les ports", des "constats d'huissiers" sont en cours afin de préparer des recours en justice "pour mettre en cause l'inaction de l'État", ont indiqué TLF, TLF Overseas et FNTR.

Depuis le début de la grève, les transporteurs de marchandises sont touchés à différents degrés, selon la nature de leur activité. Les spécialistes du multimodal (transport combinant route et rail ou route et voie maritime) et des livraisons urbaines sont particulièrement affectés.

Publié le 21/01/2020 04:09
Lyon, 21 jan 2020 (AFP) - Un troisième suspect a été interpellé dans la nuit de lundi à mardi dans le cadre de l'enquête sur le décès d'un policier fauché par un fourgon lors d'une intervention près de Lyon, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Ce jeune majeur, soupçonné d'avoir été à bord du véhicule qui a percuté le fonctionnaire de police dans la nuit du 10 au 11 janvier, a été arrêté par la police judiciaire dans les environs de Saint-Étienne (Loire), selon cette source confirmant une information du portail internet du Progrès.

"Une garde à vue est en cours. Les investigations se poursuivent pour déterminer son éventuelle implication dans les faits", a précisé à l'AFP le parquet de Lyon.

Il s'agit du troisième suspect arrêté dans le cadre de cette affaire.

Un homme interpellé le 16 janvier a déjà reconnu être le conducteur du fourgon qui a heurté le policier. Il a été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire. Un adolescent de 15 ans, arrêté la veille, a également été placé en détention provisoire, selon le parquet.

Franck Labois, policier de 45 ans affecté au Groupe d'appui opérationnel (GAO) à la Sûreté départementale du Rhône, a succombé à ses blessures le 13 janvier.

Il avait été fauché au cours d'une intervention visant des individus suspectés d'être impliqués dans une affaire de vols aggravés en bande organisée.

Un hommage officiel, en présence notamment du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, a été rendu à Franck Labois vendredi à la préfecture de Lyon. Les insignes de chevalier de la Légion d'honneur ont été remis à titre posthume au policier, qui a été également élevé au grade de capitaine.

"Ce crime ne sera pas impuni, justice sera faite", a assuré le ministre, en estimant que "l'enquête avance bien".

Publié le 21/01/2020 04:02
Paris, 21 jan 2020 (AFP) - Les demandes d'asile ont augmenté de 7,3% l'an dernier, avec 132.614 dossiers déposés à l'agence chargée d'attribuer le statut de réfugié, tandis que les expulsions ont augmenté de 19%, selon les statistiques de l'immigration publiées mardi par le ministère de l'Intérieur.

Après une hausse de 22% en 2018, les demandes enregistrées par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) ont enregistré une progression moins forte l'an dernier. Elles ont atteint leur niveau le plus élevé depuis la crise migratoire de 2015, lorsque la France n'enregistrait que 80.000 demandes.

Si cette demande augmente alors que les "flux irréguliers entrant en Europe ont beaucoup baissé", c'est "en raison des mouvements secondaires" qui font de la France un "pays de rebond" pour des personnes ayant cherché asile dans un autre pays dans un premier temps, explique-t-on au ministère de l'Intérieur

Les principaux pays d'origine des demandeurs d'asile en 2019 restaient, comme l'année précédente, l'Afghanistan (9.163 demandes) et la Guinée 6.027). En troisième et quatrième position, la Géorgie (5.780) et l'Albanie (5.599), deux pays dits "sûrs", continuent de représenter une "anomalie", relève l'Intérieur.

"On est le premier pays en Europe de destination des demandeurs d'asile multiples. Et en 2019, on devrait encore être le premier pays d'Europe pour les demandes d'asile issues de ces deux nationalités, qui se caractérisent par un taux de protection faible", poursuit-on au ministère.

Aux 132.614 dossiers déposés, comprenant les mineurs accompagnants et les réexamens, il convient d'ajouter les 39.630 personnes ayant déposé une demande d'asile en préfecture et relevant de la procédure dite Dublin, c'est-à-dire des personnes dont la demande relève du premier pays d'entrée en Europe.

L'année 2019 a par ailleurs vu une augmentation significative de 9,5% du nombre de personnes ayant obtenu l'asile, avec 36.512 dossiers acceptés contre 33.330 l'année précédente.

Par ailleurs, le total des expulsions d'étrangers en situation irrégulière a augmenté de 19%, avec 23.746 éloignements.

Publié le 21/01/2020 03:27
Tripoli, 21 jan 2020 (AFP) - L'ambassade des Etats-Unis en Libye a appelé mardi à la reprise "immédiate" des opérations pétrolières dans ce pays, bloquées depuis samedi par des forces et tribus loyales au maréchal Khalifa Haftar.

"Les opérations de la NOC (compagnie nationale libyenne de pétrole) doivent reprendre immédiatement", a indiqué l'ambassade sur son compte Twitter.

Elle a souligné sa "profonde préoccupation" après la suspension des exportations et de la production sur la plupart des sites pétroliers.

Cette suspension des opérations, "risque d'aggraver l'urgence humanitaire en Libye et d'infliger de nouvelles souffrances inutiles au peuple libyen", a-t-on ajouté de même source.

Des forces pro-Haftar ont bloqué samedi les principaux terminaux pétroliers de l'est de la Libye, à la veille d'un sommet international à Berlin qui a appelé à la fin des ingérences extérieures et à la relance du processus du paix dans ce pays déchiré par les conflits.

Les exportations ont été suspendues dans les ports du croissant pétrolier, poumon de l'économie libyenne: Brega, Ras Lanouf, al-Sedra, al-Hariga et Zouitina.

"La capacité de stockage de ces ports est limitée et la NOC se verra contrainte de cesser complètement la production de pétrole brut dès que la capacité de stockage maximale sera atteinte", a indiqué lundi la compagnie dans un communiqué.

La NOC a également déploré la fermeture des vannes d'une station de pompage dans le sud-ouest du pays, entraînant l'arrêt de la production sur deux importants champs pétroliers, al-Charara et al-Feel.

Avec ces nouveaux blocages, les opérations pétrolières sont quasiment totalement paralysées désormais dans le pays.

La NOC a déploré une chute de la production de 1,2 million de barils par jour, alors que le pays produisait 1,3 million en moyenne.

Selon des experts, Washington est très opposée aux blocages des exportations du pétrole libyen, qui conduisent à une hausse du prix du brut.

Le maréchal Haftar, homme fort de l'Est libyen, mène depuis le 4 avril une offensive contre la capitale libyenne siège du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU.

L'arrêt des exportations d'or noir, qui représentent quasiment l'unique source de revenu pour les Libyens, est un signe de protestation visant l'intervention turque dans le pays en soutien au GNA, selon les pro-Haftar.

Publié le 21/01/2020 03:09
Beyrouth, 21 jan 2020 (AFP) - Au moins douze civils, dont sept enfants, ont été tués mardi dans le nord-ouest de la Syrie dans des frappes aériennes menées par Moscou, grand allié du régime de Bachar al-Assad, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Parmi les victimes, dix civils --dont huit membres d'une même famille-- ont été tués dans les raids sur l'ouest de la province d'Alep, un secteur tenu par les jihadistes et des rebelles qui est adjacent à la province d'Idleb, selon l'OSDH.

"Un des raids a touché une maison aux abords du village de Kfar Taal, y tuant toute une famille, dont six enfants", a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.

Deux civils ont par ailleurs péri dans la région d'Idleb, d'après la même source.

La province d'Idleb et certaines zones des régions voisines d'Alep, de Hama et de Lattaquié, sont dominées par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda). Des groupes rebelles y sont également présents.

"Depuis trois jours, les bombardements contre Idleb et ses environs, notamment l'ouest d'Alep, sont exclusivement le fait des Russes", a ajouté M. Abdel Rahmane.

"Ils veulent éloigner les rebelles et les jihadistes de la ville d'Alep et de l'autoroute qui relie Alep à Damas", explique-t-il.

Selon lui, ces bombardements pourraient constituer le prélude à "une opération militaire" terrestre. "Ces dernières semaines, le régime a massé des renforts aux abords de la ville d'Alep", indique-t-il.

Lundi, au moins sept civils, dont cinq enfants, ont également été tués dans des frappes russes dans la province d'Alep, selon l'OSDH.

La Russie a annoncé il y a plus d'une semaine une trêve, non respectée, pour la zone d'Idleb et nie depuis avoir mené des frappes.

La région d'Idleb a déjà été le théâtre l'an dernier d'une offensive d'envergure entre avril et août, ayant tué près d'un millier de civils, selon l'OSDH, et provoqué le déplacement de plus de 400.000 personnes, selon l'ONU.

Le pouvoir syrien, qui contrôle désormais plus de 70% du pays, s'est dit déterminé à reconquérir cette région, où vivent environ trois millions de personnes.

La Syrie est ravagée depuis 2011 par un conflit qui a fait plus de 380.000 morts et des millions de déplacés.

Publié le 21/01/2020 01:31
Davos (Suisse), 21 jan 2020 (AFP) - Le président américain Donald Trump a fustigé les "prophètes de malheur" et les "prédictions d'apocalypse" lors d'un discours mardi à Davos, auquel assistait la militante du climat Greta Thunberg.

"Nous devons rejeter les éternels prophètes de malheur et leurs prédictions de l'apocalypse", a-t-il dit lors du Forum économique mondial, peu après que la jeune Suédoise eut regretté que "rien n'ait été fait" pour enrayer le changement climatique.

Après avoir débité sur un ton plutôt monocorde une longue liste de réussites économiques et sociales, ayant valu aux Etats-Unis "un boom comme on n'en a jamais vu auparavant", le président américain a vanté l'abondante production d'hydrocarbures des Etats-Unis, "numéro un mondial du gaz et du pétrole", et leur indépendance énergétique. Sans jamais mentionner les énergies renouvelables.

A terme de ce véritable discours de campagne, le milliardaire, qui brigue sa réélection et qui fait face à un procès pour destitution, a estimé que "la peur et le doute (n'étaient pas) de bons modes de pensée", louant l'innovation technologique plutôt que la régulation.

Difficile de ne pas voir dans son allocution un message aux activistes de l'environnement et en particulier à Greta Thunberg, qui, selon le New York Times, devrait elle répéter dans l'après-midi dans une allocution qu'il est temps de "paniquer" parce que la "maison brûle".

Ces expressions avaient déjà impressionné l'élite économique et politique de Davos lors de la première participation l'an dernier de la jeune Suédoise.

Publié le 21/01/2020 12:53