Rosas (Colombie), 22 avr 2019 (AFP) - Au moins 17 personnes sont mortes et 13 sont portées disparues à la suite d'un glissement de terrain survenu dimanche dans une zone rurale du sud-ouest de la Colombie, ont annoncé les autorités.

Les pompiers locaux avaient initialement annoncé que 19 personnes avaient péri, mais après la suspension des recherches pour la nuit, l'organisme national de gestion des catastrophes, l'UNGRD, a révisé ce bilan à 17 morts.

De même, un responsable de l'UNGRD a établi à 13 le nombre des disparus, fixé auparavant à 14. Cinq personnes ont été blessées, selon l'UNGRD.

Le glissement de terrain, survenu dimanche avant l'aube et provoqué par de fortes pluies, a enseveli huit maisons dans le village de Rosas, situé dans l'Etat colombien de Cauca.

Le président colombien Ivan Duque a exprimé sur Twitter sa solidarité aux familles des victimes. Il s'est ensuite rendu sur les lieux.

"Ce sont des moments de douleur", mais le village de Rosas "a le soutien de tout un pays", a déclaré M. Duque, qui a annoncé des aides gouvernementales en faveur des sinistrés.

Des dizaines d'habitants du village ont aidé toute la journée de dimanche les équipes de secours à rechercher des survivants sous la coulée de terre.

"L'avalanche est arrivée vers trois heures du matin, beaucoup de gens sont morts parce qu'ici il y avait des maisons", a déclaré à l'AFP Carlos Zembrano, un habitant de Rosas qui participait aux recherches, une pelle à la main.

Le commandant local des pompiers, Juan Carlos Ganan, a déclaré que le glissement de terrain, provoqué par les pluies diluviennes qui s'abattent depuis quelque temps sur la région de Rosas et sur une bonne partie de la Colombie, était prévisible.

"C'est une zone rurale qui était en situation de risque", a-t-il dit. Selon lui, il existait depuis longtemps un rapport préconisant l'évacuation de Rosas mais "on n'avait jamais pu reloger ces personnes".

dl/gma/plh/cn

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Publié le 22/04/2019 06:35
Rosas (Colombie), 22 avr 2019 (AFP) - Au moins 17 personnes sont mortes et 13 sont portées disparues à la suite d'un glissement de terrain survenu dimanche dans une zone rurale du sud-ouest de la Colombie, ont annoncé les autorités.

Les pompiers locaux avaient initialement annoncé que 19 personnes avaient péri, mais après la suspension des recherches pour la nuit, l'organisme national de gestion des catastrophes, l'UNGRD, a révisé ce bilan à 17 morts.

De même, un responsable de l'UNGRD a établi à 13 le nombre des disparus, fixé auparavant à 14. Cinq personnes ont été blessées, selon l'UNGRD.

Le glissement de terrain, survenu dimanche avant l'aube et provoqué par de fortes pluies, a enseveli huit maisons dans le village de Rosas, situé dans l'Etat colombien de Cauca.

Le président colombien Ivan Duque a exprimé sur Twitter sa solidarité aux familles des victimes. Il s'est ensuite rendu sur les lieux.

"Ce sont des moments de douleur", mais le village de Rosas "a le soutien de tout un pays", a déclaré M. Duque, qui a annoncé des aides gouvernementales en faveur des sinistrés.

Des dizaines d'habitants du village ont aidé toute la journée de dimanche les équipes de secours à rechercher des survivants sous la coulée de terre.

"L'avalanche est arrivée vers trois heures du matin, beaucoup de gens sont morts parce qu'ici il y avait des maisons", a déclaré à l'AFP Carlos Zembrano, un habitant de Rosas qui participait aux recherches, une pelle à la main.

Le commandant local des pompiers, Juan Carlos Ganan, a déclaré que le glissement de terrain, provoqué par les pluies diluviennes qui s'abattent depuis quelque temps sur la région de Rosas et sur une bonne partie de la Colombie, était prévisible.

"C'est une zone rurale qui était en situation de risque", a-t-il dit. Selon lui, il existait depuis longtemps un rapport préconisant l'évacuation de Rosas mais "on n'avait jamais pu reloger ces personnes".

dl/gma/plh//cn

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Publié le 22/04/2019 06:00
Colombo, 22 avr 2019 (AFP) - Environ 290 personnes ont été tuées et 500 blessées dans les attentats suicide du dimanche de Pâques au Sri Lanka, selon un nouveau bilan annoncé lundi par la police locale.

"Le bilan est autour de 290 (morts) et 500 blessés", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police Ruwan Gunasekera. 24 personnes ont été arrêtées en lien avec cette vague d'attaques, qui n'ont pas été revendiquées à ce stade, a-t-il ajouté.

Dimanche, en quelques heures, des bombes ont semé mort et désolation dans quatre hôtels et trois églises, en pleine messe de Pâques, en plusieurs endroits de l'île d'Asie du Sud, qui n'avait pas connu un tel déchaînement de violence depuis la fin de la guerre civile il y a dix ans.

Huit explosions au total ont frappé dimanche le Sri Lanka. Du Vatican aux États-Unis en passant par l'Inde, ces attentats ont soulevé un émoi mondial.

Plusieurs dizaines d'étrangers ont été tués dans ce pays prisé des touristes pour ses plages idylliques et sa nature verdoyante.

Leur nombre exact "est difficile à déterminer. Autour de 37 (étrangers) sont morts, sur lesquels 11 ont été identifiés. Certains des corps sont mutilés et il est compliqué de les identifier", a déclaré à l'AFP un responsable des Affaires étrangères.

La police a annoncé lundi qu'une "bombe artisanale" avait été trouvée tard dimanche sur une route menant vers le principal terminal de l'aéroport de Colombo et qu'elle avait été désamorcée avec succès par les forces aériennes sri-lankaises. L'aéroport reste ouvert sous haute sécurité suite aux attentats.

Environ 1,2 million de catholiques vivent au Sri Lanka, un pays de 21 millions d'habitants où les chrétiens représentent 7% de la population, majoritairement bouddhiste (70%). Le pays compte également 12% d'hindous et 10% de musulmans.

Publié le 22/04/2019 05:34
Colombo, 22 avr 2019 (AFP) - La police sri-lankaise a arrêté au total treize hommes en lien avec les attentats perpétrés dimanche contre des églises et des hôtels et qui ont fait plus de 200 morts, a-t-on annoncé lundi de source policière.

Le Premier ministre Ranil Wickremesinghe avait annoncé dimanche que huit personnes avaient été arrêtées.

Les autorités n'ont pas fourni davantage de détails.

Mais la source policière a indiqué à l'AFP que les suspects étaient détenus dans deux endroits, dans et près de Colombo. Ils appartiennent tous au même groupe radical, selon la même source.

Au moins deux des huit attaques ont été menées par des kamikazes, selon la police et d'autres sources. Trois policiers ont été tués lorsqu'un autre kamikaze s'est fait exploser lors d'un raid de la police contre une maison où se trouvaient des suspects.

Publié le 22/04/2019 04:44
Montréal, 21 avr 2019 (AFP) - Les inondations ont pris de l'ampleur dimanche dans l'est du Canada, principalement au Québec où plus de 1.500 personnes ont été déjà évacuées tandis que quelque 600 militaires étaient déployés sur le terrain.

De la rivière des Outaouais dans l'est de l'Ontario au fleuve Saint-Jean au Nouveau-Brunswick en passant par le Saint-Laurent et ses affluents dans le sud du Québec, tout l'est du Canada est touché depuis plusieurs jours par des inondations printanières dues à de fortes précipitations et à la fonte des neiges.

Les autorités, qui craignaient initialement une réédition des inondations catastrophiques de 2017 au Québec, les pires depuis un demi-siècle, se montraient toutefois moins alarmistes dimanche.

"On est optimistes pour les prochains jours", a expliqué à l'AFP le porte-parole de la Sécurité civile, Eric Houde. "On aura des inondations importantes mais globalement on ne sera pas au niveau de 2017, sauf dans certains secteurs comme le lac St-Pierre", un élargissement du fleuve Saint-Laurent en amont de Trois-Rivières, a-t-il ajouté.

"La grosse différence avec 2017, c'est le niveau de préparation des municipalités et des citoyens", a par ailleurs souligné le porte-parole.

Depuis plusieurs jours, de nombreuses municipalités ont mobilisé des volontaires et distribué un total de 500.000 sacs de sable pour ériger des digues ou protéger des habitations dans les zones particulièrement menacées.

Les zones les plus touchées dimanche étaient la région de l'Outaouais près de la capitale Ottawa, et la Beauce au sud de la ville de Québec, où près de 800 personnes ont déjà été évacuées. Plus de 1.200 d'habitations avaient été inondées dimanche en fin de journée dans toute la province.

La hausse des températures entamée dimanche devrait accélérer la fonte des neiges dans plusieurs régions.

L'armée a été appelée en renfort par les gouvernements du Québec et du Nouveau-Brunswick. Environ 200 militaires ont été déployés samedi soir au Québec et 400 autres dans la journée de dimanche, principalement dans les régions de Gatineau, près de la capitale Ottawa, à Laval au nord de Montréal, et à Trois-Rivières entre Montréal et Québec.

Environ 120 militaires pourraient par ailleurs être mobilisés dans la province du Nouveau-Brunswick, à l'est du Québec.

A Laval, commune au nord de Montréal où plus de 900 résidences sont menacées par la montée des eaux dans les prochains jours, le Premier ministre québécois François Legault s'est rendu sur place pour faire le point sur les préparatifs.

Il s'est dit favorable à des mesures pour inciter les riverains de zones régulièrement inondées, et donc régulièrement indemnisés, à déménager. "Il faut être lucides, si c'est nécessaire de forcer des gens à se déplacer, il faudra le faire", a-t-il déclaré aux médias.

Les premiers militaires arrivés en milieu de journée à Laval se sont immédiatement mis à l'oeuvre et ont participé à l'érection de digues provisoires au moyen de sacs de sable.

Les inondations ont fait une première victime samedi dans la commune québécoise Pontiac (ouest d'Ottawa), où une septuagénaire n'a pas vu qu'un petit pont situé sur la route avait été emporté par les eaux, et est tombée avec son véhicule dans le cours d'eau en contrebas.

L'est du Canada avait connu au printemps 2017 ses pires inondations en un demi-siècle. Elles avaient entraîné d'importants dégâts et l'évacuation de plusieurs milliers de personnes de l'Ontario au Nouveau-Brunswick.

Dans la seule province du Québec, plus de 4.000 personnes avaient été évacuées et près de 5.400 habitations avaient été inondées, selon les chiffres de la Sécurité civile.

Publié le 22/04/2019 12:59
Kano (Nigeria), 21 avr 2019 (AFP) - Deux personnes, dont un Britannique travaillant dans l'humanitaire, ont été tués et quatre touristes enlevés par des hommes armés dans un hôtel du nord du Nigeria, a annoncé dimanche la police.

Les assaillants ont attaqué vendredi soir le Kajuru Castle Resort, situé dans une zone montagneuse à 60 km au sud-est de la ville de Kaduna, a indiqué à la presse le porte-parole de l'Etat de Kaduna, Yakubu Sabo.

Le Britannique "a été abattu depuis une colline par les ravisseurs qui ont essayé d'entrer dans le château mais ont échoué", a-t-il précisé.

"Ils ont enlevé cinq Nigérians, mais une personne s'est échappée", a-t-il ajouté.

Une Nigériane, qui accompagnait le Britannique, a été tuée par les assaillants.

Un groupe de 13 touristes venait d'arriver vendredi de Lagos, la capitale économique du pays, a précisé le porte-parole de la police.

A Kaduna et dans l'ensemble de la région du nord-ouest, les enlèvements contre rançon sont devenus une menace croissante, de même que la route vers la capitale, Abuja, où les attaques armées se sont multipliées.

Les enlèvements crapuleux se sont "exportés" dans la région depuis le sud pétrolifère du Nigeria, où les riches locaux et les travailleurs expatriés sont souvent enlevés.

Des bandes criminelles du Nord composées d'anciens voleurs de bétail se sont reconvertis dans le kidnapping, à la suite d'opérations militaires contre le vol de bétail.

Kajuru est également l'un des points de confrontation meurtrière entre les éleveurs et les agriculteurs, qui se disputent les ressources foncières de plus en plus limitées du pays le plus peuplé d'Afrique.

Les touristes sont cependant rarement touchés par ces violences entre éleveurs et fermiers, et la station touristique du château de Kajuru attire de nombreux visiteurs étrangers et locaux.

Publié le 21/04/2019 10:02
Kiev, 21 avr 2019 (AFP) - Le comédien novice en politique Volodymyr Zelensky, largement élu président d'Ukraine, a déclaré dimanche souhaiter "relancer" le processus de paix impliquant la Russie sur la guerre dans l'est séparatiste prorusse afin "d'arrêter le feu" et de libérer les prisonniers ukrainiens en Russie.

"Nous allons poursuivre le processus de Minsk, nous allons le relancer", a-t-il déclaré à la presse au cours de sa première conférence de presse après le vote, en référence aux accords de paix signés en février 2015 dans la capitale bélarusse sous l'égide de Kiev, Moscou, Paris et Berlin.

Baptisés Accords de Minsk 2, ces documents ont permis de réduire considérablement le niveau des violences, sans pour autant mettre fin aux hostilités. Le règlement politique du conflit reste lui au point mort. Près de 13.000 personnes ont été tuées en cinq ans par la guerre dans l'est de l'Ukraine.

Alors que de nombreuses trêves ont été annoncées par les belligérants mais jamais respectées, l'Ukraine et les Occidentaux accusent la Russie de soutenir militairement les séparatistes, ce que Moscou dément malgré les élements en ce sens relevés par plusieurs médias internationaux.

"Le plus important" est "de cesser le feu", a encore fait valoir M. Zelensky. "La tâche numéro un est de faire revenir tous nos prisonniers, nos marins", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il ferait "tout pour faire revenir nos gars chez eux".

Kiev et l'Occident dénoncent la détention par la Russie et les séparatistes de plusieurs dizaines d'Ukrainiens, considérés comme prisonniers politiques ou de guerre dans leur pays.

Parmi ceux-ci, figurent notamment le cinéaste Oleg Sentsov, condamné par la justice russe à 20 ans de camp pour "terrorisme", et 24 marins ukrainiens faits prisonniers en novembre 2018 après un incident armé près du détroit de Kertch, au large de la Crimée annexée par la Russie il y a cinq ans.

L'Ukraine et l'Occident ont accusé la Russie d'avoir bloqué les négociations sur la libération de prisonniers dans l'attente d'un éventuel changement de président à Kiev.

Publié le 21/04/2019 10:00
Kano (Nigeria), 21 avr 2019 (AFP) - Deux personnes, dont un Britannique travaillant dans l'humanitaire, ont été tués et quatre touristes enlevés par des hommes armés dans un hôtel du nord du Nigeria, a annoncé dimanche la police.

Les assaillants ont attaqué vendredi soir le Kajuru Castle Resort, situé dans une zone montagneuse à 60 km au sud-est de la ville de Kaduna, a indiqué à la presse le porte-parole de l'Etat de Kaduna, Yakubu Sabo.

Le Britannique "a été abattu depuis une colline par les ravisseurs qui ont essayé d'entrer dans le château mais ont échoué", a-t-il précisé.

"Ils ont enlevé cinq habitants de la région, mais une personne s'est échappée", a-t-il ajouté.

Une Nigériane, qui accompagnait le Britannique, a été tuée par les assaillants. Un groupe de 13 touristes venait d'arriver vendredi de Lagos, la capitale économique du pays, a précisé le porte-parole de la police.

A Kaduna et dans l'ensemble de la région du nord-ouest, les enlèvements contre rançon sont devenus une menace croissante, de même que la route vers la capitale, Abuja, où les attaques armées se sont multipliées.

Les enlèvements crapuleux se sont "exportés" dans la région depuis le sud pétrolifère du Nigeria, où les riches locaux et les travailleurs expatriés sont souvent enlevés.

Des bandes criminelles du Nord composées d'anciens voleurs de bétail se sont reconvertis dans le kidnapping, à la suite d'opérations militaires contre le vol de bétail.

Kajuru est également l'un des points de confrontation meurtrière entre les éleveurs et les agriculteurs, qui se disputent les ressources foncières de plus en plus limitées du pays le plus peuplé d'Afrique.

Les touristes sont cependant rarement touchés par ces violences entre éleveurs et fermiers, et la station touristique du château de Kajuru attire de nombreux visiteurs étrangers et locaux.

Publié le 21/04/2019 09:50
Londres, 21 avr 2019 (AFP) - Le groupe Extinction Rebellion, qui mène depuis lundi des actions de blocage à Londres pour réclamer un "état d'urgence écologique", s'est dit prêt dimanche à faire une "pause" si le gouvernement britannique accepte d'ouvrir des négociations.

Né au Royaume-Uni, ce réseau de militants a bloqué dimanche plusieurs lieux très fréquentés du centre de la capitale britannique pour la septième journée consécutive.

La circulation a ainsi été perturbée au niveau de Waterloo Bridge, Marble Arch et Parliament Square en raison de "manifestations", a indiqué sur Twitter l'autorité des transports de Londres (TfL).

"Nous sommes prêts à faire une pause si le gouvernement s'assoit à la table de négociation", a déclaré à l'AFP un porte-parole du groupe, James Fox, précisant ne pas avoir reçu à ce stade de réponse positive de l'exécutif britannique.

"S'ils ne saisissent pas cette occasion, et s'ils refusent de venir négocier avec nous, cela continuera et cela s'intensifiera, de façon différente et très créative", a-t-il prévenu.

Extinction Rebellion, dont le réseau est devenu international, a trois revendications au Royaume-Uni: la proclamation d'un "état d'urgence climatique et écologique", l'élaboration d'un plan d'actions pour "réduire à zéro" les émissions nettes de gaz à effet de serre d'ici 2025 et la création d'une "assemblée citoyenne" qui, aidée d'avis scientifiques, se prononcerait sur des questions climatiques.

Dimanche, le groupe a reçu la visite de la jeune militante suédoise pour le climat Greta Thunberg.

"L'humanité est à la croisée des chemins. Nous devons décider de la voie que nous voulons emprunter", a-t-elle déclaré lors d'un discours à Marble Arch, dénonçant ceux "au pouvoir" qui "n'ont rien fait pour lutter contre la crise climatique".

"Nous sommes réunis aujourd'hui parce que nous avons choisi le chemin que nous voulons prendre et, maintenant, nous attendons que les autres suivent notre exemple", a-t-elle plaidé.

Dans la journée, des agents de la police londonienne sont intervenus sur Waterloo Bridge, partiellement transformé en jardin par les militants d'Extinction Rebellion, qui ont accroché sur le pont une grande banderole "Agissons maintenant".

Plusieurs manifestants ont été délogés sans opposer de résistance, illustrant le mode opératoire du mouvement, qui prône la désobéissance civile non violente.

Les actions menées par le groupe ont conduit à 963 arrestations depuis le début de la semaine, 40 personnes ayant fait l'objet de poursuites, selon Scotland Yard.

Inquiet des conséquences de ces blocages à répétition, le maire de Londres Sadiq Khan a appelé Extinction Rebellion à cesser son action, en soulignant que plus de 9.000 policiers avaient dû être mobilisés sur ce dossier, au détriment de leurs autres missions.

"Cette situation a maintenant un impact réel sur notre ville, nos communautés, nos entreprises et nos services de police", a déploré M. Khan dans un communiqué.

eg/agr

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Publié le 21/04/2019 09:18
Khartoum, 21 avr 2019 (AFP) - L'équivalent de plus de 113 millions de dollars ont été saisis en liquide dans la résidence de Omar el-Béchir à Khartoum, a indiqué dimanche le chef du Conseil militaire de transition ayant succédé au président déchu, destitué par l'armée le 11 avril.

Des membres de la police, de l'armée et des agents de sécurité ont trouvé sept millions d'euros, 350.000 dollars et cinq milliards de livres soudanaises (93 millions d'euros) lors d'une fouille de la résidence de l'ex-chef de l'Etat emprisonné, a déclaré le général Abdel Fattah al-Burhane.

Le nouveau procureur général, le général al-Walid Sayyed Ahmed, a de son côté demandé aux autorités de répertorier toutes les propriétés appartenant à des officiels de l'ancien régime, a rapporté l'agence officielle Suna.

Le procureur général, qui a pris ses fonctions après le limogeage de son prédécesseur le 16 avril, a également demandé que soient stoppées les demandes de transfert de propriété pour des biens appartenant à d'anciens officiels du régime ou à leur famille.

Le Conseil militaire de transition qui succède à M. Béchir est soumis à une forte pression de la part de manifestants qui campent devant le QG de l'armée à Khartoum pour exiger que la transition politique soit assurée au plus vite par une autorité civile.

Publié le 21/04/2019 07:47
Londres, 21 avr 2019 (AFP) - Des ressortissants britanniques figurent parmi les personnes tuées dans les attentats au Sri Lanka qui ont fait au moins 207 morts dimanche, a annoncé le ministère britannique des Affaires étrangères.

"Nous pouvons confirmer que des ressortissants britanniques figurent parmi ceux qui ont été tués dans les horribles attentats perpétrés aujourd'hui au Sri Lanka", a déclaré un porte-parole du Foreign Office dans un courrier électronique à l'AFP.

Au moins cinq Britanniques ont été tués dans ces attaques, a indiqué une source gouvernementale.

Huit explosions au total, non revendiquées, se sont produites dimanche au Sri Lanka, contre des hôtels de luxe et des églises remplies pour la messe de Pâques.

La Première ministre britannique Theresa May a dénoncé des "actes de violence (...) effroyables". "Nous devons nous unir pour faire en sorte que personne ne doive jamais avoir à pratiquer sa foi dans la peur", a déclaré la dirigeante sur Twitter, adressant ses "plus sincères condoléances" à "toutes les personnes affectées".

Publié le 21/04/2019 07:11
Rabat, 21 avr 2019 (AFP) - Des milliers de personnes ont manifesté dimanche dans la capitale marocaine Rabat pour réclamer la libération des détenus du Hirak, mouvement de protestation ayant secoué la région du Rif en 2016-2017, après la confirmation de leurs peines allant jusqu'à 20 ans d'emprisonnement.

"Le peuple veut la libération des détenus", ont scandé les manifestants, sous un temps maussade, défilant derrière une banderole en soutien aux prisonniers de ce mouvement de protestation populaire aux revendications sociales et économiques.

Baptisée "la marche du peuple marocain: stop à l'injustice politique", cette manifestation a été organisée à l'appel des familles de détenus et plusieurs organisations politiques et de défense des droits humains.

"Nous appelons à la fin des arrestations politiques et à la libération de tous les détenus des mouvements sociaux et à répondre à leurs revendications légitimes", a déclaré à l'AFP Boubaker al-Jawhari, un militant.

La Cour d'appel de Casablanca (ouest) a confirmé début avril les peines de 42 membres du Hirak, accusé de visées séparatistes par le pouvoir.

Nasser Zefzafi, 39 ans, et trois autres militants formant le noyau dur de la protestation ont écopé de 20 ans de prison ferme, soit les peines les plus lourdes, notamment pour "complot visant à porter atteinte à la sécurité de l'Etat".

Les autres ont été condamnés à des peines allant de 1 à 15 ans de prison.

- Grève de la faim -

Les militants avaient été transférés le 11 avril de Casablanca vers des prisons du nord du Maroc pour être plus "proches de leurs familles", selon l'administration pénitentiaire.

"Ils ont été transférés dans les pires prisons du royaume", a dénoncé Ahmed Zefzafi le père de Nasser, lors d'une conférence de presse organisée après la manifestation, au siège de l'association marocaine des droits humains.

Il a ajouté que les détenus avaient "entamé une grève de la faim" et appelé les "décideurs à trouver une issue à cette crise".

Des mères et soeurs de militants ont affirmé que les détenus protestaient contre leurs conditions de détention et demandaient à être "rassemblés dans une prison proche d'Al-Hoceïma" (nord), épicentre de la protestation dont ils sont originaires pour la plupart.

"Leur état de santé est suivi de très près", avait assuré vendredi la direction des prisons au Maroc dans un communiqué.

"Nous ne sommes pas des séparatistes. Nos fils ont seulement revendiqué leur droit à une vie digne", a clamé la mère de Nabil Ahemjik, condamné à 20 ans de prison et transféré à la prison de Fès, à 270 km d'Al-Hoceïma.

Arrêté pendant sa couverture d'une marche de protestation à Al-Hoceïma, le journaliste Hamid el-Mahdaoui avait lui écopé de trois ans de prison pour ne pas avoir alerté la police des appels d'un inconnu évoquant des armes pour le Hirak.

Le Hirak a été déclenché par la mort, en octobre 2016, d'un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en tentant de s'opposer à la saisie de sa marchandise.

Plusieurs associations et ONG ont critiqué la sévérité des peines. Les autorités marocaines, elles, ont toujours assuré que le processus judiciaire était conforme aux normes internationales.

Publié le 21/04/2019 06:57
Colombo, 21 avr 2019 (AFP) - Huit personnes ont été arrêtées au Sri Lanka en lien avec la vague d'attentats qui a frappé dimanche l'île, faisant au moins 207 morts, a annoncé le Premier ministre Ranil Wickremesinghe.

"Jusqu'ici les noms que nous avons sont locaux" mais les enquêteurs cherchent à savoir s'ils ont d'éventuels "liens avec l'étranger", a déclaré dans une allocution télévision le chef du gouvernement.

Il a aussi reconnu qu'"il y avait des informations" sur des risques d'attaques. Ces informations "doivent faire l'objet d'une enquête", a-t-il ajouté.

Le chef de la police nationale, Pujuth Jayasundara, avait émis une alerte il y a dix jours, sur la foi d'informations "d'une agence de renseignement étrangère" avertissant qu'un mouvement islamiste, le NTJ, projetait "des attentats suicide contre des églises importantes" et l'ambassade d'Inde à Colombo.

Le NTJ (National Thowheeth Jama'ath) s'était fait connaître l'an passé en lien avec des actes de vandalisme commis contre des statues bouddhistes.

"Nous devons aussi examiner les raisons pour lesquelles les précautions adéquates n'ont pas été prises", a dit le Premier ministre.

Il a ajouté que la première des priorités du gouvernement était d'"appréhender les terroristes".

"Avant toute chose nous devons nous assurer que le terrorisme ne se manifeste pas au Sri Lanka."

Huit explosions au total, non revendiquées, se sont produites dimanche au Sri Lanka, contre des hôtels de luxe et des églises remplies pour la messe de Pâques. Au moins deux d'entre elles sont le fait de kamikazes, selon des témoins.

Publié le 21/04/2019 06:45
Washington, 21 avr 2019 (AFP) - La diplomatie américaine a confirmé dimanche que plusieurs ressortissants des Etats-Unis avaient été tués dans les attentats au Sri Lanka, sans préciser leur nombre.

"Nous pouvons confirmer que plusieurs citoyens américains sont parmi les tués", a déclaré Mike Pompeo, secrétaire d'Etat, dans un communiqué.

Des dizaines d'étrangers figurent parmi les 207 morts qui étaient recensés par les autorités sri-lankaises au moment de ce communiqué. Des sources médicales avaient auparavant indiqué que des ressortissants britanniques et américains avaient été tués.

"Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus fermes les attentats terroristes au Sri Lanka en ce matin de Pâques", a déclaré le chef de la diplomatie. Ces attentats "démontrent à nouveau la nature brutale de terroristes radicaux dont le seul but est de menacer la paix et la sécurité", a-t-il ajouté.

La porte-parole de la Maison Blanche a dans un communiqué similaire assuré le soutien des Etats-Unis au gouvernement sri-lankais dans la poursuite des "auteurs de ces actes abjects et insensés".

Publié le 21/04/2019 06:12
Khartoum, 21 avr 2019 (AFP) - Une délégation soudanaise va se rendre à Washington pour discuter d'un retrait du Soudan de la liste américaine des "pays soutenant le terrorisme", a déclaré dimanche le chef du Conseil militaire de transition, le général Abdel Fattah al-Burhane.

Cette visite aura lieu "cette semaine ou la semaine suivante", a déclaré le général Burhane dans sa première interview à la télévision d'Etat.

Le Conseil militaire qu'il dirige a pris le pouvoir après la destitution du président Omar el-Béchir le 11 avril sous la pression de la rue, mais continue de faire face à la pression de nombreux manifestants qui réclament son départ au profit d'une autorité civile.

Les Etats-Unis ont levé en octobre 2017 leur embargo commercial sur le Soudan vieux de vingt ans.

Mais Washington a maintenu Khartoum sur sa liste des soutiens internationaux du terrorisme, avec l'Iran, la Syrie et la Corée du Nord.

Le Soudan avait été inclus sur cette liste en raison d'accusations de liens avec des militants islamistes radicaux. Le fondateur d'al-Qaïda Oussama Ben Laden a vécu au Soudan entre 1992 et 1996.

Les Etats-Unis ont salué jeudi les premières mesures prises par les militaires, mais ont aussi appelé à une transition qui réponde davantage aux aspirations démocratiques des Soudanais.

Washington a annoncé la venue à Khartoum de la responsable du département d'Etat américain chargée de l'Afrique de l'Est, Makila James, "ce week-end", sans préciser qui elle y rencontrerait.

Le général Burhane n'a pour sa part pas fait de commentaire sur cette visite dans son interview télévisée.

La porte-parole de la diplomatie américaine Morgan Ortagus avait souligné jeudi dans un communiqué que les Etats-Unis étaient "encouragés par la décision de libérer des prisonniers politiques et mettre fin au couvre-feu à Khartoum".

Elle avait prévenu que Washington "continuerait à adapter ses politiques sur la base de son analyse des événements sur le terrain et des actes des autorités de transition".

Dans l'immédiat, les discussions en vue de retirer, à terme, le Soudan de la liste noire américaine des "Etats soutenant le terrorisme" sont "suspendues", avait-elle réaffirmé.

"Les Etats-Unis soutiennent une transition vers un Soudan pacifique et démocratique dirigé par des civils qui représentent la diversité de la société soudanaise", avait encore expliqué Morgan Ortagus.

Un haut responsable américain avait indiqué que Washington souhaitait "faire en sorte que les militaires quittent le devant de la scène" et confient la transition à des civils. A plus longue échéance, Washington espère que ce processus débouche sur "un gouvernement vraiment démocratique", a-t-il ajouté, sans toutefois évoquer de délai.

Le général Burhane a assuré dimanche que les militaires répondraient la semaine prochaine aux demandes d'un pouvoir civil réclamé par les manifestants qui campent devant le QG de l'armée à Khartoum.

Publié le 21/04/2019 06:00