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76% des Français estiment probable une explosion sociale… et se trompent probablement. Explications

Publié le 03 décembre 2013
D'après un récent sondage Ifop/Ouest France, plus des trois quarts des Français pensent que le pays pourrait basculer "certainement" ou "probablement d'ici peu" dans une forme d'explosion sociale. Une impression qui colle assez mal à la réalité du pays, dramatique certes mais plutôt résignée.
Dominique Andolfatto
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D'après un récent sondage Ifop/Ouest France, plus des trois quarts des Français pensent que le pays pourrait basculer "certainement" ou "probablement d'ici peu" dans une forme d'explosion sociale. Une impression qui colle assez mal à la réalité du pays, dramatique certes mais plutôt résignée.

Atlantico : D'après un sondage Ifop réalisé pour Ouest France dimanche (lire ici), 76% des Français estiment qu'une explosion sociale est probable ou certaine d'ici peu dans le pays. En hausse depuis la dernière enquête, ce chiffre semble faire état d'une colère populaire de plus en plus croissante. Peut-on vraiment juger que ce ressentiment se transforme un jour en une véritable "explosion" des citoyens face à leurs dirigeants ?

Dominique Andolfatto : Personnellement, je ne le pense pas. D’une part, parce que les Français font plutôt le dos rond actuellement. Dans les entreprises (hormis le cas de certaines d’entre elles menacées de fermetures), la conflictualité est au plus bas. Et même là où il y a des restructurations, on a tendance à se serrer les coudes pour tenter d’éviter au maximum la casse, plutôt que de défiler dans les rues. Entreprise & Personnel (qui conseille certaines entreprises) a parlé à juste titre d’une « résignation rageuse » dans sa note de conjoncture sociale annuelle (publiée en octobre 2013). Cela traduit l’intériorisation d’un déclin collectif, un certain sentiment d’impuissance, un fatalisme en même temps qu’une forte insatisfaction face au pouvoir, en particulier un grand sentiment d’injustice fiscale, la forte augmentation de la fiscalité rendant très concrète la politique d’austérité qui est conduite. Cette rage, qui ne débouche que très partiellement en conflit ouvert, traduit aussi le fait que cette politique n’est pas nommée, n’est pas expliquée, ne dit pas où elle conduit… Enfin, tant que les syndicats resteront l’arme au pied, parce qu’eux non plus ne disposent pas de cartes bien claires pour l’avenir et que, pour des raisons idéologiques ou tactiques, ils font preuve de loyalisme à l’égard du gouvernement, on peut difficilement concevoir une explosion globale.

On va sans doute en rester à de petites escarmouches entre le pouvoir et des groupes plus ou moins catégoriels et informels, à de petites guérillas plus ou moins localisées… Autrement dit, le gouvernement n’a face à lui que quelques fronts discontinus mais pas un front unique. Ses opposants sont dispersés, voire divisés (il n’existe pas une opposition cohérente, l’UMP, en particulier, restant embourbée dans ses problèmes de gouvernance interne et de luttes des chefs). Le gouvernement conserve donc l’avantage et peut mener – un peu comme le fit Bush en Irak (et, bien sûr, toute proportion gardée) – une stratégie contre-insurrectionnelle, en cherchant à délégitimer et à réduire, les uns après les autres les foyers d’opposition, en procédant également à quelques retraits tactiques et provisoires (comme sur l’écotaxe), en faisant preuve de sollicitude à l’égard des syndicats, en cherchant aussi à reprendre une offensive plus globale ou à allumer un contre-feu (comme avec la réforme fiscale globale qu’il vient de lancer).

Au delà du prisme médiatique, l’État actuel de la France peut-il sérieusement être comparé aux années 1930 ou à 1788 ?

Par souci pédagogique, on peut toujours tenter des comparaisons. Mais l’histoire ne se répète pas. Les contextes ont bien changé. Il importe notamment de prendre en compte aujourd’hui l’impact de la mondialisation. Faire la politique (et l’action publique) a également profondément évolué. Même s’il est vrai que les Français et leurs élites continuent souvent à se regarder dans un miroir et à ignorer ce qui se passe au-delà des frontières (voire à déformer ce qui s’y passe pour mieux se convaincre qu’ils ont pris les bonnes options).

Le terme même "d'explosion sociale" renvoie à une époque où les syndicats et l'extrême-gauche étaient particulièrement importants dans la vie politique française. Peut-on dire qu'un éventuel mouvement de colère populaire prendrait une forme inédite aujourd'hui ?

Ce ne sont pas les syndicats ou l’extrême gauche – ou des organisations politiques quelle qu’elles soient – qui ont été à l’origine de grands mouvements collectifs du passé. En 1936, les grèves ont d’abord été d’origine spontanée (même si des syndicalistes pouvaient être localement impliqués). Et 1968 commence par un mouvement étudiant (ou, plus largement, générationnel). Certes, les organisations classiques se joindront rapidement à ces mouvements et chercheront à en prendre le contrôle. De même en Espagne, on a vu se développer plus récemment un mouvement des indignés en dehors du canal historique des syndicats ou des partis. De fait, les entrepreneurs de mobilisation doivent se montrer innovants s’ils veulent affirmer un puissant mouvement collectif. En l’état actuel, on a plutôt affaire à quelques mouvements éclatés. Il n’y a pas de coagulation, pas de véritable stratégie… même si le « bonnet rouge » est devenu le nouveau signe de ralliement.

De toute l'histoire des mouvements sociaux, a-t-on connu des exemples similaires ?

Résignation, sentiment d’injustice, défiance collective, peur de l’avenir, etc. : le « cocktail » actuel me semble relativement nouveau. Pourtant le pays compte bien des atouts. Mais il n’a pas trouvé le passeur, le pédagogue – individuel ou collectif – à même de montrer et d’expliquer le chemin. Nous payons sans doute une certaine professionnalisation de la politique, plus largement un mode de recrutement trop endogame de nos élites. Il y a quelques années, Nicolas Sarkozy avait dit aux Africains qu’il leur fallait entrer dans l’histoire, ce qui avait causé un tollé. Peut-être nous faudrait-il entrer dans le monde ?

Les récents mouvements des bonnets rouges et de la Manif Pour Tous se sont, dans leur ensemble, constitués en dehors des relais populaires classiques (syndicats, partis, etc.). De quelles structures politiques ou sociales pourrait émerger un futur mouvement de contestation ?

En l’état actuel, la contestation est plus ou moins diffuse mais peine à décoller vraiment. Si la pression fiscale continue à s’aggraver, et que la reprise n’est pas au rendez-vous, les jacqueries qu’on a vu se développer en Bretagne (et, plus largement, dans une quarantaine de départements selon les rapports des préfets) pourraient s’amplifier. Le consentement à l’impôt pourrait être remis en cause avec un risque à court terme pour le fonctionnement de l’État (qu’on veut sanctuariser). Des syndicats – on l’a d’ailleurs vu avec FO avant que celle-ci préfère se retirer sur son Aventin – pourraient également être contraints de se mobiliser s’ils ne veulent pas perdre le soutien populaire. Mais on est là dans l’uchronie et, le plus probable, c’est que le Front national cristallise une grande partie du mécontentement qui s’exprime aujourd’hui à l’occasion des élections municipales (s’il trouve des candidats en nombre suffisant) puis, plus encore, des européennes.

 

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vangog
- 04/12/2013 - 00:58
Une reseaulution sociale, peut-être?
plutôt qu'une révolution de terrain, car la révolte s'étendra sur les réseaux sociaux, avant d'exploser à la gueule des gauchistes qui nous dirigent!
kiki08
- 04/12/2013 - 00:47
les français se trompent?
je pense que Dominique Andolffato ce trompe , car la crise n'est pas derrière nous ,le plus gros est encore a venir. on a encore rien vu.hélas!
sam84
- 03/12/2013 - 22:46
Qui avait prévu Mai 68 ?
Personne Bien prétentieux ce prof et ses prophéties