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© Reuters
L'agriculteur breton Jean-Louis Thoby débarque du maïs moulu utilisé comme aliment pour bétail après sa récolte à Sainte-Reine-de-Bretagne, près de Nantes.
Editorial

La Bretagne, nouvelle image du déclin français

Publié le 19 octobre 2013
Suite à la suppression de près de 900 postes dans l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau dans le Finistère, Jean-Marc Ayrault a annoncé qu'une aide de 15 millions d'euros serait débloquée pour les entreprises agroalimentaires bretonnes en grande difficulté.
Michel Garibal
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Michel Garibal , journaliste, a fait une grande partie de sa carrière à la radio, sur France Inter, et dans la presse écrite, aux Échos et au Figaro Magazine.
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Suite à la suppression de près de 900 postes dans l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau dans le Finistère, Jean-Marc Ayrault a annoncé qu'une aide de 15 millions d'euros serait débloquée pour les entreprises agroalimentaires bretonnes en grande difficulté.

Les familles qui s’apprêtent en masse à investir la Bretagne ce week-end à l’occasion des vacances de Toussaint vont trouver un pays crispé, prêt à des manifestations violentes en raison d’une montée rapide d’un climat d’exaspération, provoqué par la multiplication des plans sociaux qui affectent des sociétés emblématiques de la région. Les seniors qui en avaient fait un concurrent du midi pour leur retraite ou leurs loisirs risquent ainsi de déchanter face à la détérioration des relations sociales. La situation a d’ailleurs paru suffisamment préoccupante pour que le gouvernement tienne il y a quelques jours une réunion de crise à Matignon avec pas moins de six ministres, afin d’éviter que la Bretagne devienne une nouvelle Lorraine. 

Signe de son désarroi et du manque de ressources financières, l’exécutif n’a pas été capable de lancer un plan de sauvetage : il s’est borné  à une aumône de quinze millions d’euros, soit trois euros par Breton, bien dérisoire face à la tempête qui gronde dans cette terre de gauche qui avait voté majoritairement pour François Hollande.

La Bretagne préfigure aujourd’hui ce déclin qui menace une bonne partie du territoire. Car le volontarisme dont avait fait preuve le général de Gaulle il y a cinquante ans pour la sortir du sous-développement a été progressivement  abandonné. L’Etat n’a pas apporté les infrastructures suffisantes : même si la région est la seule à disposer d’autoroutes sans péages, les liaisons sont restées inachevées et le port de Nantes ne joue pas le rôle qui devrait être le sien. Mais surtout, elle n’a pas suivi la voie de la modernisation pour faire face à la mondialisation. Ainsi ses activités industrielles florissantes au départ concernent des secteurs en déclin, tels que les télécommunications, faute d’innovations face à la concurrence chinoise, ou encore l’automobile, à l’heure où l’Espagne produit plus de véhicules que la France. L’agroalimentaire, qui était un fleuron, s’est cantonné peu à peu dans des activités bas de gamme faute d’investissements en raison d’un coût du travail trop élevé qui ne peut résister à la concurrence des pays de l’est, voire du Brésil pour le porc et le poulet.

Certes, il reste le tourisme, encore que le climat joue parfois de mauvais tours. Mais les atouts du patrimoine côtier attiraient une population urbaine de plus en plus nombreuse, qui, là encore, risque de subir un coût d’arrêt en raison des mesures désastreuses récemment annoncées par le gouvernement en matière d’immobilier qui se traduisent déjà par une chute de près de vingt pour cent des mises en chantier.

Bref, la Bretagne se trouve aujourd’hui en état d’alerte. Mais comme toujours, l’Etat, qui veut se mêler de tout, n’est pas en mesure de faire face. Il va se contenter d’un saupoudrage pour maintenir en activité des entreprises qui ne sont plus rentables alors qu’il devait faire porter ses efforts sur la création de nouvelles entités capables de lutter contre la concurrence mondiale. Et pour cela réduire les charges qui pèsent sur les entreprises.

Cette incapacité du pouvoir et le silence de François Hollande inquiètent de plus en plus une opinion déboussolée. Car l’exemple de la Bretagne risque d’être contagieux et de s’étendre rapidement à d’autres régions.                           

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Commentaires (52)
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Satan
- 20/10/2013 - 01:51
Déclin annoncé depuis belle lurette par les vrais Bretons!
Mais que voulez vous la clique des subventionner de l'agro-alimentaire a souhaité poussez la connerie jusqu'à son paroxysme (avec la bénédiction des syndicats gauchisto-monsantoïste JA et FNSEA eux aussi subventionner à bloc) : produire de la merde et ce en grande quantité, et ce avec le "contrôle qualitatifs et sanitaires" de l'état (payé par nos impôts!!!!) Pendant ce temps les bretons achètent des produits de qualité ,parfois bio, mais très souvent importé. Reste les algues vertes et les nitrates... Elle est pas belle notre agriculture intensive et productiviste? Il suffit de regarder la couleur des cours d'eau breton pour voir où nous a mené cette triste politique productiviste. Ces gens ont détruits la Bretagne et ils devront bien être jugés à un moment données, non?
enfer
- 19/10/2013 - 18:04
...SkipJ....
.....Vous ne devez pas manger souvent de porc gascon ou basque...La production anecdotique de ces races correspond à 2 jours par an de consommation nationale. Peu de gens ont les moyens financiers de s'en offrir...Et c'est très mauvais pour la santé...Mauvais cholestérol...Gras dense...Viande fibreuse...Un truc de bobo...Qui se font généralement avoir, il payent cher un cochon normal, rebaptisé ibérique par des marketeurs habiles.
Non, nos cochons ne vivent pas dans la merde (les porcs basques si, sur des terrains détrempés en hiver) ils sont sur caillebotis intégral, chauffé,ventilation et hygrométrie contrôlée...
C'est propre, sec, l'air est lavé à l'entrée et à la sortie.
Les truies vivent leur gestation sur paille, et le tout, lisier et fumier est méthanisé.
Tous les porcelets mâles sont castrés à 4 jours d'age. Une castration vaccinale existe et est très efficace mais des abrutis se sont débrouillés pour que ça ne soit pas autorisé....
En quoi la quantité serait elle synonyme de non qualité? Je produis 1500 porcs de bonne qualité par semaine,depuis 30ans.
Quand vous vous y connaitrez un peu mieux en production porcine, vous pourrez en parlez intelligemment...
golvan
- 19/10/2013 - 15:14
@ Takezo (suite)
Ce que je veux dire et vous le comprenez très bien, c'est que cet article est médiocre, mal documenté, et qu'il baigne dans le délire décliniste en assimilant le secteur de la découpe de porc à l'agro-alimentaire en général.
Prétendre que le secteur agro-alimentaire breton refuse la mondialisation est un non sens puisqu'il est tourné vers l'export et c'est pour cette raison qu'il est soumis à un marché fluctuant qui n'est évidemment pas un long fleuve tranquille.
Et donc prétendre que les Bretons sont opposés à la mondialisation parce qu'ils ont voté contre Sarkozy ne me paraît pas une remarque d'une profonde intelligence.
Je vous rappelle que même s'il est regrettable que Hollande ait été élu, il ne l'a pas été que par la Bretagne et que Paris, par exemple est entre les mains du PS depuis un certain temps. En conséquence de nombreux commentaires du genre "ils n'ont que ce qu'ils méritent" sont d'une rare imbécilité.
En défendant la Bretagne je défends également toutes les productions agricoles françaises qui s'adaptent au marché malgré tout le mépris dont sont en général gratifiés les agriculteurs.
Alors tout ne va pas pour le mieux en Bretagne, mais on s'y bat, sans geindre.