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Fausses évidences

La discrimination positive... pas si positive

Publié le 26 avril 2011
La chasse aux clichés est ouverte. Dans l'esprit de la série d’émissions "Les Évidences universelles" diffusée sur France Culture, un livre écrit par Raphaël Liogier s'attaque avec humour aux préjugés. En voici quelques bonnes feuilles. Troisième épisode : la question de la sacralisation des identités individuelles dans le monde actuel.
Raphaël Liogier
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Raphaël Liogier est sociologue et philosophe. Il est professeur des universités à l'Institut d'Études Politiques d'Aix-en-Provence et dirige l'Observatoire du religieux. Il a notamment publié : Le Mythe de l'islamisation, essai sur une obsession...
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La chasse aux clichés est ouverte. Dans l'esprit de la série d’émissions "Les Évidences universelles" diffusée sur France Culture, un livre écrit par Raphaël Liogier s'attaque avec humour aux préjugés. En voici quelques bonnes feuilles. Troisième épisode : la question de la sacralisation des identités individuelles dans le monde actuel.

Ni petit, ni grand, ni noir, ni blanc, ni autre « chose »

Le mot identité est aujourd’hui employé à tout bout de champ. Comme une sorte d’incantation relevant d’une vérité supérieure, sacrée, indéniable et intouchable. L’atteinte à l’identité est devenue synonyme d’agression si ce n’est de crime impardonnable. S’exclamer « c’est une atteinte à mon identité ! » est un moyen efficace pour ne pas avoir à répondre à une question gênante dans un débat, tant l’accusation est grave. Tout le monde possède une identité qu’il défend précieusement. Les jeunes. Les grands. Les petits. Les gros, les Arabes, les Juifs, les Bretons, les Ardéchois, les hommes, les femmes, les homosexuels, les transsexuels, les bisexuels, les religieux, les non-religieux, les athées et les croyants, les beurs, les bourgeois, les bobos, les joueurs de boules ou de tennis, et chacun entend, jalousement, la protéger.

L’identité est devenue une notion si vitale, politiquement plus que correcte, que l’État français jacobin, jadis rouleau compresseur des langues régionales, des appartenances locales, se met à les défendre. Pour protéger l’identité, un vocabulaire spécial a été soigneusement élaboré, surtout aux États-Unis, pays très avancé en la matière. On ne dira plus noir mais afro-américain (African-American), on ne pourra plus prétendre que quelqu’un est gros, car cela porte atteinte à son identité, ni qu’il est petit, ni qu’il est grand.

Ces arrangements sont parfois insolites. Prenons un exemple. Il suffit, aux États-Unis, pour être officiellement affublé de l’étiquette afro-américaine, ce que jadis on appelait noir, que vous ayez une grand-mère noire, même si le reste de votre famille sur plusieurs générations est entièrement blanc comme les blés et même si, d’ailleurs, vous êtes vous-même blanc de peau comme les blés. Qu’est-ce que cela peut bien signifier ? Que le sang afro-américain est plus fort que les autres, plus puissant, dirait-on positivement ! Ou, négativement, qu’il est impur et peut par sa seule présence, une goutte si infime soit-elle, souiller toute une génération qui devient, dès lors, afro-américaine par contamination ! Parce qu’en effet, en sens inverse, la présence d’une arrière-grand mère White-Anglo-Saxon-Protestant, blanche comme les blés, ne change rien, mais alors rien du tout, à l’identité de l’Afro-Américain, qui reste entièrement et incontestablement noir.

Cette logique, même si elle est censée élargir le champ de la discrimination positive, ouvrant plus largement le champ des avantages pratiques accordés aux identités minoritaires (dans le cadre, par exemple, des quotas à l’entrée dans les meilleures universités du pays, la fameuse Heavy League), reste symboliquement préoccupante, un principe indéniablement racialiste, classement des gens par races, et par races inégales, pouvant par conséquent facilement glisser vers le racisme tout court malgré les meilleures intentions du monde.

La discrimination positive… pas si positive

L’identité permet de mettre les individus dans des cases prédéterminées. Des cases qui peuvent conférer des droits ou en enlever. Dans l’univers nazi, l’identité juive retirait des droits, privait même les Juifs du droit de vivre. Nous avions, au sens strict, un système de discrimination négative. L’identité aryenne conférait au contraire des droits supérieurs.Nous avions, au sens strict, un système de discrimination positive. On était considéré a priori, par nature, différent, par la naissance, par l’enracinement dans une tradition, manifestée par une soi-disant forme physique particulière faite de caractéristiques arbitrairement déterminées : un nez plus aquilin chez les Juifs, des cheveux plus blonds chez les Aryens, des yeux comme ceci ou cela.

L’identité s’établit toujours sur des critères arbitraires. La discrimination positive a beau être positive, elle reste discriminatoire, fondée a priori sur une étiquette posée sur le front d’un individu, en raison de son origine, de sa naissance, de son physique, de son sexe, de sa taille, de ce que l’on veut. Certes, il ne s’agit pas aujourd’hui de privilégier le seigneur, l’héritier, l’Aryen, mais les identités habituellement défavorisées, comme les femmes en politique. Il s’agit, pour s’exprimer dans la version française de la discrimination positive, de rétablir l’égalité des chances.

Au-delà de ces louables intentions se profile une inquiétante définition de la personne, qui peut conduire à remettre en cause l’égalité en droit, gage du respect de la singularité de chacun et donc de sa liberté civile, gage de sa citoyenneté, au nom de droits identitaires prédéfinis par le sexe, la race, la religion, le physique, ou par n’importe quoi d’autre.

Et tout cela pour se raconter des histoires

Gardons-nous de croire que l’identité est le noyau de la personne, son être le plus précieux, caché au plus profond d'elle, sa singularité. L’identité est tout le contraire de la singularité. Elle privilégie la ressemblance à un groupe d’individus qui se reconnaissent comme bretons, ou musulmans, ou juifs, ou ceci ou cela. C’est le refus de la singularité. Contrairement au cliché habituel, avant déclamer la différence, l’identité cherche le même, elle cherche d’autres mêmes, un ensemble de mêmes.  Avant de lancer fièrement « je suis différent des autres Français » et même pour se permettre de s’exclamer ainsi, on lancera d’abord « je suis breton », « je suis corse », « je suis boudhiste ».

Le sens premier du mot identité est très clair : l’identité, c’est l’identique, l’égalité mathématique. Psychologiquement, nous avons effectivement besoin de construire notre identité, de nous reconnaître identique à nous-même d’un jour sur l’autre lorsque nous nous regardons dans la glace. Si nous ne percevions pas de continuité entre notre image d’hier et celle d’aujourd’hui, nous serions déstabilisé. Sans continuité identitaire, nous nous ferions peur à nous même. Pourtant ce que nous voyons dans la glace n’est qu’une image, un autre nous-même, artifice de luminosités.

Nous avons certes un impérieux besoin de cet autre artificiel, que nous maquillons, habillons, décorons de bijoux, pour exister, pour nous donner un rôle sur la scène du monde commun. Nous avons même besoin de dire notre vie à cet autre, de lui raconter ce que nous sommes ou ce que nous voudrions être. Nous réfléchissons notre image dans une glace intérieure que nous appelons notre conscience, sur laquelle nous envoyons notre regard et même nos paroles, qui nous reviennent en écho, comme si nous discutions avec un ami, un conseiller, avec un autre nous-même, un double, ou même une doublure qui est cet être que nous désirons être. Avant un moment solennel, une cérémonie, un mariage, un repas important, un rendez-vous d’affaires, nous pourrons même nous dire solennellement, nous désignant nous-même à la deuxième personne du singulier : « Tu dois être à la hauteur » ou « Es-tu vraiment habillé comme il convient ? » Les anglophones appellent ce dialogue quelque peu schizophrène l’inner speech, cette façon très humaine de se concevoir soi-même en permanence comme un autre : « Tu n’es pas si mal », « Tu ne devrais pas faire cela », « Vas y, fonce, tu en es capable ».

Extrait de "Les évidences universelles" de Raphaël Liogier, publié aux Editions de la Librairie de la Galerie.

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Commentaires (4)
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Tonton Colas
- 25/04/2011 - 22:06
Erratum
A propos des "meilleures universités" états-uniennes, peut-on, Cher Monsieur Liogier, vous signaler qu'elles ne forment pas la Heavy League mais la Ivy League, appellation dérivée du mot " ivy" , ce fameux lierre dont s'ornent leurs façades prestigieuses ? Merci.
Moonray
- 25/04/2011 - 17:31
Identité : qui l'exhibe le plus ?
Nul besoin de se forcer ou trouver des critères arbitraires pour affubler l'autre d'une identité : il y pourvoit lui-même volontiers. Port du voile, regroupement communautaire : tout est fait pour mettre une distance, volontairement ou non, et exhiber une identité différente. Est-ce que cela est en faveur d'une intégration que nous souhaitons tous ? Non, et à qui la faute ?
Didier Goux
- 25/04/2011 - 12:04
Méfiance
Personnellement, à propos des races, j'aurais tendance à me méfier de l'opinion de quelqu'un qui voit les blés BLANCS. Voilà un homme qui n'est sans doute pas blond comme neige…