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Les morts à la con de l'Histoire : la nuit de noces fatale d'Attila

Publié le 02 mai 2013
Les auteurs Dimitri Casali et Céline Bathias ont déniché dans l'histoire ces grands personnages qui ont raté leur sortie. Extrait de "Les morts à la con de l'Histoire" (1/2).
Dimitri Casali et Céline Bathias
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Dimitri Casali est historien et auteur de plus d'une trentaine d'ouvrages historiques. Il collabore régulièrement avec la presse écrite et la télévision. Il a publié notamment l'Altermanuel d'histoire de France : ce que nos enfants n'...
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Les auteurs Dimitri Casali et Céline Bathias ont déniché dans l'histoire ces grands personnages qui ont raté leur sortie. Extrait de "Les morts à la con de l'Histoire" (1/2).

En 453, Attila s’apprête à attaquer une nouvelle fois l’Empire d’Orient. Malgré un âge avancé, un combat de plus n’effraie en rien le grand chef barbare. Mais le danger n’est pas toujours là où on l’attend.

Surgis des plaines de l’Asie centrale à la fin du IVe siècle, les Huns se dotent rapidement d’un chef à la mesure de leurs ambitions : Attila. À l’origine, il n’est pourtant qu’un petit chef de guerre parmi tant d’autres, exerçant le pouvoir avec son frère Bléda. Assez vite cependant, son énorme ambition s’affirme. Il fait assassiner Bléda et impose son autorité sur les Huns installés dans la plaine centrale du Danube, mais aussi sur tous les autres peuples cavaliers de la région. Enfin, il soumet les tribus germaniques entre l’est du Rhin et le nord du Danube – Ostrogoths, Alains, Gépides, Burgondes et autres Francs rhénans. Au milieu du Ve siècle, son pouvoir est tel qu’il semble en passe de soumettre jusqu’aux deux empires romains !

Attila s’appuie pour cela sur une puissance militaire incontestable, fondée sur une cavalerie hors pair et épaulée par une politique de la terreur. Montés sur de petits chevaux très mobiles, les Huns utilisent l’arc à double courbure, arme du cavalier par excellence, capable de transpercer une cuirasse à plus de cent mètres. Leur tactique fétiche consiste à simuler la fuite. Au moment où leurs poursuivants se rapprochent, les cavaliers huns se retournent sur leur selle et les abattent. Grâce à cette tactique et avec l’aide précieuse de leurs alliés alains, spécialisés dans la cavalerie lourde, les Huns d’Attila déferlent sur l’Europe ! C’est l’affolement… Les villes sont détruites, les hommes sont tués, les femmes et les enfants réduits en esclavage, les bâtiments incendiés, les cadavres laissés sur place… Attila provoque une véritable onde de panique chez les populations. Les villes sur son chemin sont abandonnées à sa fureur. Leurs habitants fuient en laissant leurs biens sur place. La campagne militaire se transforme en promenade de santé et les Huns peuvent revenir chez eux avec leur butin sans être inquiétés. Ces démonstrations extrêmement violentes font d’Attila l’incarnation du barbare sanguinaire, image largement relayée par les auteurs chrétiens de l’époque et des suivantes. Il est le "fléau de Dieu"… Le surnom est terrible…mais bien pratique quand on ambitionne de faire trembler les deux empires. En face de lui, Attila n’a que de bien piètres adversaires qu’il impressionne sans aucun problème. Valentinien III, empereur d’Occident entre 425 et 455, n’est encore qu’un jeune garçon de six ans sous la coupe d’une mère ambitieuse, Galla Placidia. Quant à Théodose II, empereur d’Orient de 408 à 450, il n’est en rien un chef de guerre.

Seul le patrice Aetius s’avère capable de diriger les armées impériales composées en grande partie de Barbares au service de Rome. Il possède le grand avantage d’avoir été otage des Wisigoths et des Huns et de connaître parfaitement le monde des cavaliers des steppes. C’est lui qui, en juin 451, se dresse sur le chemin d’Attila aux champs Catalauniques, près de Troyes, et met fin à sa terrible chevauchée en Gaule. Il est un des premiers artisans de sa chute. Avant lui, une jeune femme de vingt-huit ans, du nom de Geneviève, a défendu Paris du "fléau" en exhortant les Parisiens à résister : "Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications." La supplication de Geneviève est prophétique car, plus que le général Aetius, c’est une femme qui aura raison d’Attila.

(...)

De retour dans son palais danubien, après sa déculottée à Troyes, Attila décide de se remonter le moral en se mariant une nouvelle fois. Certes, il a déjà plus de cent femmes, ce qui est un beau record. Mais il est obsédé par une jeune femme de sa suite, Idilco. Selon l’historien d’origine grec Priscus, présent en 449 à la cour d’Attila, Idilco est une véritable beauté : des traits réguliers, des courbes avantageuses, une longue chevelure blonde qui lui tombe jusqu’aux reins…

Cette bombe n’est pas n’importe qui ! Fille de roi, elle aurait été fait prisonnière après la défaite de son père et ferait donc partie de la suite du chef de guerre hun. Attila la bichonne : il l’installe dans l’un de ses palais et lui signifie son intention de l’épouser. C’est alors une chose assez courante pour le vainqueur que de se marier avec la femme ou la fille du vaincu. Cela fait partie de son triomphe...

La légende, elle, préfère rapporter qu’Ildico aurait supplié Attila de laisser la vie à son père, en échange de quoi elle aurait accepté de l’épouser. Ce qui est sûr, c’est que cette toute jeune fille de seize ans fait complètement tourner la tête du vieux conquérant de plus de cinquante ans...

Au printemps 453, Attila saute le pas... Il convoque tous ses vassaux à une cérémonie grandiose. La journée est une fête continue et une quantité considérable de vin est bue. En parfait maître de maison, Attila accueille lui-même ses invités et vide une coupe à la santé de chacun d’entre eux. Et ils sont légion ! Le chef hun est donc rapidement pris par la boisson. Passablement éméché, il entraîne bientôt sa nouvelle femme dans la chambre nuptiale, tandis que sa garde privée campe devant la porte. La nuit tombe sans qu’Attila ne réapparaisse. Les invités dégrisés se remettent d’abord à boire, puis finissent par s’inquiéter de leur royal hôte. On frappe à la porte de la chambre nuptiale. Aucune réponse. L’inquiétude grandit parmi la suite d’Attila qui enfonce rapidement la porte à coups de hache… Dans la chambre nuptiale, Attila est allongé au milieu de fourrures, le visage en sang. Raide mort… Prostrée dans un coin de la pièce, sa jeune épouse est secouée de sanglots.

Le corps ne porte aucune trace de blessure ou de violence quelconque. Aucun signe non plus d’empoisonnement n’est visible. La jeune mariée, en état de choc, raconte qu’Attila s’est effondré dès son entrée dans ses appartements avant de sombrer dans un sommeil d’ivrogne. Il s’est finalement réveillé pour vomir et lui conseiller de n’appeler personne. Le sang s’est alors mis à jaillir, étouffant Attila qui, dans un soubresaut, s’est finalement retourné sur le ventre pour ne plus bouger. Les médecins diagnostiquent une crise d’apoplexie hémorragique et mettent hors de cause la jeune fille. Ainsi périt Attila, roi et empereur des Huns. Dans un flot de sang… Il y a mieux comme nuit de noces !

Les funérailles suivent de près le festin des noces. Dans la grande salle, une estrade est hâtivement dressée pour exposer le corps du conquérant, lavé, paré de ses plus précieuses fourrures et armé de pied en cap. Autour du cadavre, les invités de la noce se lamentent et pleurent toute la nuit. Le souvenir d’Attila est ensuite honoré toute la journée du lendemain par une série de jeux funèbres. Le corps du "fléau de Dieu" repose maintenant dans la plaine entourant son palais sous une tente de soie. Tandis que les jeux battent leur plein, sa tombe est creusée dans un endroit inviolable à l’abri des regards. La nature de la sépulture demeure inconnue. Les chroniqueurs parlent indifféremment d’une profonde fosse naturellement dissimulée par des arbres et des fourrés ou encore d’une tombe creusée dans le lit un temps détournée d’une rivière. L’historien ostrogoth Jordanès, auteur au vie siècle d’une impressionnante Histoire des Goths, prétend que le corps fut déposé dans trois cercueils imbriqués, un premier de fer placé dans un deuxième en argent, lui même enfermé dans un troisième en or. Pendant ce temps, les soldats du vieux conquérant participent à la "strava", le long repas de funérailles des Huns. Certains ont peut-être été égorgés sur la tombe, mais aucune source ne l’atteste de façon certaine.

L’empire d’Attila ne devait pas lui survivre et, quelque temps après sa mort, les Huns eux-mêmes sortent de l’Histoire…

Extrait de "Les morts à la con de l'histoire" (Express Roularta Editions), 2013. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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Commentaires (9)
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lagriotteanice
- 07/05/2013 - 08:03
Et d'autres morts stupides mais drôles
Comme cet inventeur du manteau-parachute qui s'écrasa en bas de la tour Eiffel, l'inventeur du lit mécanique qui s'étrangla avec les cordes du lit qu'il venait d'inventer, l'écrivain qui s'étouffa avec un cure-dents pendant une fête etc. A suivre chez LA GRIOTTE, "A mourir de rire" : http://lagriotteanice.wordpress.com/2012/08/25/a-mourir-de-rire/
Duffy
- 04/05/2013 - 19:26
Ah Sainte Geneviève ...
La Dame Blanche, Gwen, Guinever, comme nous t'aimons toujours à travers les millénaires.
carabène
- 04/05/2013 - 11:03
racolage
Pourquoi un titre aussi racoleur que grossier ?
Est-ce cela élever le niveau ?