En direct
Best of
Best of du 9 au 15 janvier
En direct
ça vient d'être publié
pépites > Politique
« Cher Tayyip »
Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan s'écrivent pour apaiser les tensions
il y a 3 jours 15 heures
pépites > Justice
Révélations de Mediapart
Justice : enquête ouverte contre Nicolas Sarkozy pour « trafic d’influence » dans le cadre d’activités de conseil pour le groupe russe Reso-Garantia
il y a 3 jours 20 heures
pépites > Politique
Jupiter
Nouvelle colère d'Emmanuel Macron, cette fois contre certains ministres
il y a 3 jours 21 heures
décryptage > International
Démocratie américaine en danger

Assaut sur le Capitole : autopsie de trois jours de folies américaines

il y a 3 jours 22 heures
pépite vidéo > Santé
Eviter la pénurie
Le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, alerte sur la question de l'approvisionnement des vaccins pour l'hiver prochain
il y a 3 jours 22 heures
décryptage > International
Université de Bogazici

Révolte étudiante à Istanbul ou les prémices d’un printemps turc

il y a 3 jours 23 heures
pépites > Santé
Coronavirus
Bruno Le Maire et Gabriel Attal indiquent qu'un confinement est toujours possible
il y a 3 jours 23 heures
décryptage > Santé
Espoir

Une étude démontre que les crises cardiaques pourraient être détectées des années à l’avance en surveillant le niveau de calcium dans les artères

il y a 4 jours 26 min
décryptage > Environnement
instrumentalisation judiciaire

Procès contre l’inaction de l’Etat : l’affaire du siècle est aussi la pire imaginable pour... le climat lui-même

il y a 4 jours 46 min
décryptage > Santé
Urgence sanitaire

Face à la Covid-19, finissons-en avec l’amateurisme public ! Le diagnostic implacable de fonctionnaires de la santé

il y a 4 jours 1 heure
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand les billes précisent le moment et quand les disques détournent les heures : c’est l’actualité hivernale des montres
il y a 3 jours 18 heures
pépites > Santé
Pénurie
Le maire de Neuilly-sur-Seine déplore que les quantités de vaccins annoncées ne soient pas au rendez-vous
il y a 3 jours 20 heures
pépites > Santé
Coronavirus
La présence du virus dans les eaux usées de l'Ile-de-France en forte augmentation
il y a 3 jours 21 heures
pépites > Santé
Bug
Après avoir été volontairement fermé hier le site Santé.fr de rendez-vous pour les vaccinations est ouvert en version simplifiée aujourd'hui
il y a 3 jours 22 heures
décryptage > France
Couvre-feu à 18h

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

il y a 3 jours 22 heures
décryptage > International
Guerre de l'information

A propos d’infox : la tentation de Joe Biden de suivre la politique des néoconservateurs

il y a 3 jours 23 heures
décryptage > Santé
Mesures efficaces contre le virus

Covid-19 : les modèles d’efficacité sanitaire asiatiques, impossibles à reproduire en Europe ? 5 arguments pour démonter une imposture intellectuelle

il y a 3 jours 23 heures
décryptage > Economie
Impact économique de la pandémie

Records à l’export : la Chine est-elle en train de gagner une bataille... ou la guerre des puissances commerciales ?

il y a 4 jours 44 min
décryptage > France
"Je ne livre pas les Juifs"

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

il y a 4 jours 52 min
pépites > Politique
Voile
Aurore Bergé dépose un amendement interdisant le port du voile aux petites filles
il y a 4 jours 1 heure
A fond la dope

Ces endroits où on ne traque pas le dopage et où on pourrait pourtant le trouver

Publié le 31 mars 2013
Le rugby serait le sport le plus touché par le dopage. C'est ce qu'a déclaré la directrice du département des analyses de l'AFLD devant une Commission d'enquête du Sénat sur le sujet mercredi 27 mars. Alors que les médias ne se focalisent que sur le dopage sportif, le dopage dans la vie quotidienne est aussi une réalité qui semble toucher toutes les professions.
Michel Hautefeuille
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Michel Hautefeuille est psychiatre, addictologue et exerce au Centre médical Marmottan à Paris. Il a notamment publié Dopage et vie quotidienne (2009) , ainsi que Les Addictions à internet. De l'ennui à la dépendance ( 2010 ) aux éditions Payot.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le rugby serait le sport le plus touché par le dopage. C'est ce qu'a déclaré la directrice du département des analyses de l'AFLD devant une Commission d'enquête du Sénat sur le sujet mercredi 27 mars. Alors que les médias ne se focalisent que sur le dopage sportif, le dopage dans la vie quotidienne est aussi une réalité qui semble toucher toutes les professions.

Atlantico : Après l’audition de Françoise Lasne, la directrice du département des analyses de l’AFLD (Agence française de lutte contre le dopage), une polémique éclate autour du dopage dans le sport. Les médias ne semblent se focaliser que sur le dopage sportif, alors que le dopage dans la vie quotidienne est une réalité. Quels sont les domaines non-sportifs les plus touchés par le dopage quotidien ?

Michel Hautefeuille : Le dopage au quotidien est apparu à la fin du XXe siècle mais il était réservé à quelques milieux particuliers comme celui de l’informatique, de la finance, le monde des médias... c'est-à-dire des professions qui allient une nécessité d’immédiateté et un contexte de stress relativement important. Ces patients faisaient trop rarement appel à une aide extérieure pour les aider à résoudre leur problème. Mais à partir des années 2000, les consultants ont été de plus en plus nombreux à se doper et nous avons assisté à une sorte de démocratisation de cette politique de dopage qui recouvre de plus en plus l’ensemble du monde du travail. Cependant, certaines professions semblent être plus exposées que d’autres : toutes celles qui sont fondées sur la rentabilité, les gens qui sont payés à l’acte par exemple : coursier, VRP, etc. Mais aussi tous les métiers de relation avec le public, où il faut faire face au stress vécu ou généré par le public lui-même : enseignants, guichetier, etc. Ce qui ajoute au stress général, c’est qu’un salarié dans une entreprise peut-être efficace et performant sans pour autant être sûr de conserver son emploi.

Se dope-t-on de la même manière dans la vie quotidienne que dans le milieu sportif (médicalisation, auto-médication, produits licites ou illicites) ?

La différence entre le monde du sport et le monde de l’entreprise, c’est que le dopage sportif est plus organisé, plus planifié et plus professionnel. Ce type de dopage est l’œuvre de personnes qui ont un certain "savoir faire" à la fois pour augmenter les performances d’un sportif mais aussi pour réussir à contourner les dépistages.

Le dopage au quotidien est un dopage plus artisanal qui débute souvent par l’utilisation de médicaments "classiques" et prescrits. Ce n’est que par la suite que le dopé va partir à la recherche du produit miracle dont il pense qu’il va régler ses problèmes. Dans cette quête du produit idéal, la notion de hasard et de rencontre n’est pas négligeable. Bon nombre de patients prennent certains types de produits parce qu’ils en ont entendu parler par des amis ou qu’ils ont lu des blog sur Internet. A ce stade il peut y avoir utilisation de produits que l’on peut retrouver dans le dopage sportif comme la cocaïne, les amphétamines ou la cortisone.

Quels sont les différents profils sociologiques qui ont recours au dopage ?

Il n’y a pas de profil sociologique particulier. Les conditions de facilitation du dopage sont celles qui allient à la fois stress et obligation de rentabilité, c'est-à-dire quasiment toutes les activités professionnelles... Le dopage au quotidien n’est pas un problème de classes sociologiques, c’est un problème d’organisation du travail et de rentabilité.

Selon son activité professionnelle se dope-t-on de manière différente ?

Le dopage chez les étudiants est bien souvent plus fragmenté et plus occasionnel. Il se situera par exemple pendant les périodes de révisions et d’examens. En dehors de ce type de situation, l’étudiant bien souvent n’a pas recours au dopage. Le dopage au quotidien est une pratique conjoncturelle : quand la conjecture change, le problème disparaît. Chez les salariés la situation est plus compliquée, justement parce qu’il est très difficile de changer cette fameuse conjoncture qui décide quasiment de tout.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Mots-clés :
travail, dopage, stress
Thématiques :
Commentaires (11)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
Vinas Veritas
- 31/03/2013 - 18:26
@ yvonman
Cette fois-, je suis parfaitement en accord avec votre pensée. Les médecins sont les premiers dopeurs de la population.
Je voudrais aussi signaler que les armées, surtout au combat, sont très encleintes à utiliser toutes sortes de médicaments et drogues, pour renforcer les capacités des troupes.
Pour le rugby, sport de contact encore très amateur (non professionnel) les chocs encaissés au cours des entrainements et rencontres pourrait inciter ces sportifs à consommer des médicaments "interdits" pour récupérer avec mois de douleur. je dis cela car le médecin, pas toujours bien au fait des règles draconniennes du sport, le pharmacien, dans l'ignorance du statut, vont provoquer involontairement un dopage sportif sanctionnable.
yvonman53
- 31/03/2013 - 14:08
CQFD
En 2012, le cyclisme a ainsi représenté 14,9% des résultats anormaux enregistrés par l'AFLD, devant l'athlétisme (12,6%), le rugby (10,4%), le football (6,8%) et le triathlon (4,5%), selon des chiffres communiqués par l'agence. Des résultats en valeur assez logiques puisque le cyclisme et l'athlétisme ont été les deux sports les plus contrôlés en 2012. Le cyclisme apparaît ainsi, et de loin, à la première place des contrôles avec 1812 échantillons analysés. Dans l'ordre apparaissent ensuite l'athlétisme avec 1164 échantillons, le rugby (588), le football (548) et le handball (452).
yvonman53
- 31/03/2013 - 14:05
Dealers
Les dealers les plus nombreux sont les médecins et c'est le mien qui a dit cela !