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Tempête pré-conclave au Vatican : Benoît XVI est-il en train de réussir par sa renonciation le grand nettoyage qu’il n’était pas parvenu à mener à bien pendant son pontificat ?

Publié le 26 février 2013
La démission de Benoit XVI sera officielle jeudi et le conclave pour désigner le nouveau Pape devrait avoir lieu début mars. En attendant, les dossiers délicats (sexualité, pédophilie,...) de l'Eglise s'étalent au grand jour.
Nicolas Diat
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La démission de Benoit XVI sera officielle jeudi et le conclave pour désigner le nouveau Pape devrait avoir lieu début mars. En attendant, les dossiers délicats (sexualité, pédophilie,...) de l'Eglise s'étalent au grand jour.

Atlantico : Le Pape quitte ses fonctions jeudi et l'heure est aux règlements de comptes au Vatican avec notamment les fuites sur un lobby gay dont la presse italienne rapporte qu'il aurait provoqué la décision de Benoît XVI ou encore la démission du cardinal électeur écossais O'Brien pour des comportement sexuels inappropriés auprès de séminaristes. La période de pré-conclave actuelle est-elle particulièrement délétère ou s'agit-il d'un phénomène classique lors des périodes de transition au sein de l'Eglise ?

Nicolas Diat : Les tensions actuelles sont particulières et montent en puissance depuis l’article du journal La Repubblica de jeudi dernier. Depuis quelques jours, nous avons vu deux cardinaux mis en cause pour la mauvaise gestion de leur diocèse où ils ont "couvert des dérives morales graves de la part du clergé". Le dernier problème en date est différent puisqu'il s'agit d'actes personnels : l’archevêque d’Edinbourg est mis en cause par trois prêtres et un ancien prêtre pour des comportements "inappropriés".

Cependant, chaque conclave a globalement été précédé de moments de tensions assez fortes ou de tentatives de déstabilisation pour influencer le vote des cardinaux. On peut citer deux exemples. Le premier remonte à 1903. A l’époque, le cardinal qui était le favori pour succéder à Léon XIII était le cardinal Rampolla. Alors qu’il était presque élu, au dernier moment, un cardinal autrichien a fait usage de ce qu'on appelait à l’époque son droit d'exclusive (droit par lequel certaines puissances catholiques pouvaient mettre à l'écart un cardinal) et cette exclusive a été porté contre l'ancien secrétaire d'Etat de Leon XIII, suspecté en l'espèce par l'Empereur François-Joseph d'être proche de la France. Malgré le scandale que cela a provoqué, Rampolla n’a pas été élu. A la place, on a sacré le cardinal Sarto, le futur Pie X.

Le deuxième exemple plus récent remonte à 1978, lors du deuxième conclave, en octobre : le favori d'alors était l'archevêque de Gênes, le cardinal Siri. Il a donné une interview pour laquelle il avait demandé une parution au début du conclave, une fois fermées les portes de la chapelle Sixtine. Dans l’article, il tenait des propos critiques, notamment sur le Concile II. La journaliste du Courrier de Gênes a rompu l'embargo et l'interview est parue quelques heures avant le conclave. On soupçonne le Cardinal de Florence, Giovanni Benelli, d’avoir provoqué cette rupture. L’entretien a beaucoup déplu à certains cardinaux « progressistes » et le cardinal Siri n'a pas été élu. On s'est donc tourné vers un pape polonais, le futur Jean-Paul II.

Les grandes tensions ne sont donc pas nouvelles. Ce qui est nouveau, c’est la prédominance des problèmes moraux et éthiques. Ce sont des problèmes que Benoit XVI n’a cessé de vouloir traiter pendant son pontificat, en levant le tabou des dérives morales de membres du clergé. Il a été le premier Pape à avoir levé le voile de silence qui pesait sur ce sujet. Il a préféré parler plutôt que de préserver l’image de l’Eglise.

Les derniers mois du pontificat de Benoît XVI ont été marqués par de fortes crispations au sein du Vatican, le scandale de Vatileaks ayant même été perçu par certains comme une tentative de putsch de certains cardinaux à l'encontre du Cardinal Bertone, à la tête de l'administration vaticane. Le pape ne pouvant ignorer que son départ ne ferait que renforcer les tensions déjà existantes, peut-on imaginer qu'il ait aussi conçu sa décision de se retirer comme une sorte d'opération de grand nettoyage voire de purification de l'Eglise ?

On ne peut pas parler d’acte volontaire : il n’est pas en train de finir un travail ou de déclencher quoique ce soit. Ce qui est certain en revanche c'est que les sujets dont nous parlons aujourd’hui bénéficient, à tort ou à raison, d’une très forte publicité médiatique car Benoit XVI a eu le grand courage et la volonté de traiter ces problèmes. Cardinal et préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il était quasi le seul à considérer que la vérité devait être le seul principe guidant l'Eglise. Pour lui, les victimes devaient être écoutées. Le meilleur exemple que l'on peut donner, c’est le travail qu'il a fait pour enquêter sur les dérives des Légionnaires du Christ. Tout au long de son pontificat, le trait majeur, c’est le primat qu'il donne à la vérité, quoiqu'il en coûte à l’Eglise. Dans sa pensée, l’image et le désir de préserver l'institution sont secondaires.

Il n’y a pas de volonté en démissionnant de répondre aux scandales. C’est une décision indépendante des problèmes et des dérives morales que l’Eglise a pu connaître. Mais il a toujours considéré la transparence morale comme un des axes majeurs de son pontificat.

Il s'agit incontestablement d'une rupture majeure par rapport à Jean-Paul II. Ce dernier n’a pas voulu taire ou protéger mais la problématique était différente. Il venait de Pologne et avait vécu tout son épiscopat sous le régime communiste. Il a vécu moult campagnes de diffamation contre les prêtres contre lesquels les services secrets polonais lançaient des rumeurs et des accusations. En ce sens, il s’est toujours méfié de ce qui pouvait se dire. On a bien senti cette méfiance dans l’affaire des Légionnaire du Christ. Ensuite, à la fin de son règne, il y avait autour de Jean-Paul II une forme d’omerta très forte sur ces sujets. Il a été longtemps malade, et son entourage a couvert certaines affaires. Ce fût le cas du cardinal Angelo Sodano, dernier secrétaire d'Etat de Jean-Paul II, qui refusait obstinément que le Père Maciel, fondateur de la Légion du Christ, soit mis en cause.

La renonciation du Pape, c’est d’abord une décision personnelle. Il l'a redit dimanche lors de l'Angelus, son avant-dernière intervention publique avant l'audience de mercredi. Il « démissionne » du fait de son âge et de sa santé car il considère qu’il n’a plus les forces nécessaires pour accomplir sa tâche. Il n’y a aucune autre raison.

Que sa renonciation entraîne une vacance du siège, le conclave et donc une période de fortes tensions, d’interrogations et de forces contraires pour déstabiliser les cardinaux : c’est certain. Mais il ne faut projeter aucune autre explication sur l'acte de la renonciation en lui même que les propres paroles de Benoît XVI.

De nombreux scandales sexuels ont ébranlé l'Eglise ces dernières années. Dernier en date, la démission d'un Cardinal O'Brien pour des comportements indécents. Quelle a été la position de Benoit XVI vis-à-vis de ces affaires de mœurs récurrentes quand on sait que Jean-Paul II, lui, fermait les yeux ?

Jean-Paul II ne fermait pas les yeux mais son entourage le faisait ce qui explique qu'un travail n’est pas alors été réalisé sur ces sujets délicats. La position de Benoit XVI, c’est la constatation douloureuse qu’il existe des pêchés graves au sein de l’Eglise et que ces fautes sont tellement fortes qu'un travail de purification doit s’engager, nonobstant la dureté des conséquences pour l'Eglise. Il a voulu la vérité pour que l'Eglise puisse se projeter dans l'avenir, débarrasser de ces problèmes, minoritaires, mais si choquants et abjects, que le passage dans ce long couloir s'imposait.

Propos recueillis par Valérie Meret

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (5)
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Le gorille
- 26/02/2013 - 20:25
Merci à Nicolas Diat
Merci pour cet article, concis, ferme et clair, remettant les idées en place. Cela nous change des visions et des points de vue fallacieux précédents, pour qui seuls le Monde et la forme avaient droit de cité. La dimension religieuse ? Incomprise et de fait exclue.
Le gorille
- 26/02/2013 - 20:21
Ce n'est pas "le Monde" qui a la vérité !
@ J'accuse : "l'absence de réformes qui prolonge son archaïsme, qui l'éloigne des réalités du monde"
Eh non ! Le Monde n'a pas la vérité. Bien au contraire, c'est lui que le catholicisme transforme. Et le chrétien en général. Le Pape, représentant du Christ, est la boussole, et le gardien de la Vérité. Un fardeau que le Monde refuse : il voudrait tant avoir sa propre vérité, changante au gré des courants et des modes, accomodable à sa propre turpitude, pour justement la nier et la faire passer pour la raison, le naturel, la norme....

cednono
- 26/02/2013 - 18:26
J'accuse J'accuse
de prendre ses désirs pour des réalités. Votre post est truffé de contre-sens et de contre-vérités. Si vous attendez un Pape de 30 ans, ex night clubber à Ibiza, c'est sur vous allez être déçu. Mais ça fait 2000 ans que l'Eglise est dirigée par des "vieillards cacochymes" dont j'aimerais avoir la vigueur physique et intellectuelle d'ailleurs... Soit dit en passant, pour les croyants, c'est l'Esprit Saint qui dirige l'Eglise alors la confiance règne quant aux capacités du nouveau Pape.