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Le débat sur la dépénalisation du cannabis en France pose encore problème.
Le débat sur la dépénalisation du cannabis en France pose encore problème.
Tabou

Débat sur le cannabis : addiction, économie parallèle, diplomatie... le summum de toutes les hypocrisies françaises

Publié le 20 octobre 2012
En se prononçant pour un débat en faveur de la dépénalisation du cannabis, le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon a provoqué une polémique et s'est attiré les foudres de François Hollande.
Alain Bauer,Christian Ben Lakhdar et Fatma Bouvet de la Maisonneuve
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Alain Bauer est criminologue et professeur au Conservatoire national des arts et métiers et à l'université de New-York. Il a été président de l'Observatoire national de la délinquance (OND) de 2003 à 2012.Il est l'auteur de nombreux ouvrages...
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En se prononçant pour un débat en faveur de la dépénalisation du cannabis, le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon a provoqué une polémique et s'est attiré les foudres de François Hollande.

Atlantico: En jugeant dimanche qu'une réflexion sur la dépénalisation du  cannabis méritait "d'être menée", Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation nationale, a déclenché une polémique. N' y a-t-il pas une une certaine hypocrisie de la société sur cette question ? Comment peut-on réellement s'attaquer au cœur du problème ? 

Fatma Bouvet de la Maisonneuve : En tant que médecin, je trouve que le ministre de l’Éducation nationale s'est exprimé avec beaucoup de légèreté sur cette question. Nous connaissons depuis plusieurs années les dangers et même les ravages du cannabis : les complications psychiatriques, les troubles de la concentration. Il faut savoir aussi qu’aujourd'hui les gamins de sixième sont touchés par les dealers. Le cannabis représente un vrai problème de santé publique et nous n'osons jamais l'aborder de front. On préfère mettre le couvercle sur cette question.

Personnellement, je ne suis pas contre la dépénalisation à condition qu'il y ait tout un circuit de prévention et d'éducation qui suive. On ne peut pas dire "je suis pour la dépénalisation, pour la légalisation", sans prévenir les gens du danger que cette drogue représente.

Christian Ben Lakhdar : La première des réponses que l’on peut apporter est qu’il ne semble pas simple de revoir la loi du 31 décembre 1970 qui interdit l’usage et le trafic de stupéfiants. En révisant cette loi pour l’accommoder à ce produit de consommation courante qu’est le cannabis, le cadre posé par cette loi risque d’exploser puisque se poserait ensuite la question de la gestion des autres drogues illicites comme la cocaïne ou l’héroïne.

La seconde réponse tient certainement au fait que, selon l’enquête d’opinion EROPP, aujourd’hui, deux-tiers des Français voient non seulement l’usager de drogue comme un délinquant (ils étaient deux-tiers en 2000 à le considérer comme un malade !) mais aussi que la majorité des Français ne souhaitent pas une modification de la loi concernant l’usage de cannabis. Dans un tel contexte, quel homme politique risquerait sa côte de popularité pour un sujet somme toute relativement peu important comparé à la montée du chômage ou au problème de la dette publique ou encore du devenir du système éducatif français par exemple ?

Alain Bauer: Je crois qu'au delà du problème de l'hypocrisie, il y a surtout le problème de l'inculture: nous sommes confrontés à  un double problème. En premier lieu,  tout le monde parle du cannabis comme si c'était un produit qui n'avait pas changé au cours du temps. Ceux qui parlent du cannabis aujourd'hui et qui ont vécu 68 pensent que c'est une petite herbe sympathique et inoffensive qui est grosso modo composée d'une cigarette au maïs et d'un coup de rouge. En vérité, le taux de THC dans le cannabis fait que ce n'est plus une drogue dite "douce".  La sinsémilia, par exemple, est un produit cannabique  très puissant et qui se trouve à des années lumière de ce qu'était le cannabis d'antan.

L'autre problème se trouve dans  l'inefficacité de la politique de prohibition. En général, cette politique se traduit par une augmentation des prix, une baisse de la production et de la distribution et une baisse de la qualité. Pour les stupéfiants, c'est l'inverse : baisse des prix, augmentation de la production et de la qualité. Il faut poser le débat en ces termes : Le cannabis est-il un simple produit addictif comme l'alcool ou le tabac ? Dans ce cas,  il faut résoudre le problème  avec des contraventions en limitant la consommation. Ou alors est-ce un produit qu'il faut totalement interdire car il crée une dépendance, provoque des effets psychiques négatifs et a un impact très important sur la santé publique? Dans notre histoire, on a répondu de façon diverse à la drogue. Il faut rappeler qu'en Indochine, l’État avec sa régie française de l'opium a été  l'un des plus grands dealers de l'Histoire.

Enfin, il y a sur cette question une hypocrisie judiciaire. La loi de 1970, toujours en vigueur aujourd'hui,  prévoit de traiter plus ou moins de la même manière un consommateur, un consommateur-dealer et un dealer. Elle ne prévoit pas de limite à la consommation de stupéfiants. Pourtant, dans certaines circonscriptions judiciaires,  la consommation personnelle "tolérée" est de 10 ou 20 grammes. On voit bien qu'avec cette attitude on est déjà dans une politique de dépénalisation par le vide et par l'absurde. Avoir enfin un débat sur l'art et la manière de résoudre le problème de la consommation de stupéfiants du point de vue des victimes, des malades tout en luttant contre les criminels, sans mélanger les uns et les autres, me paraît être une bonne idée. Le dispositif  actuel n'est pas satisfaisant. La dépénalisation générale n'est pas non plus une solution.

Selon le baromètre santé 2005, parmi les 12-75 ans, près de trois  individus sur dix déclarent avoir déjà expérimenté le cannabis. Le fait que la consommation concerne toutes les catégories sociales y compris les "élites" explique-t-il la tolérance envers cette drogue ?

Fatma Bouvet de la Maisonneuve : Pour moi, ce n'est pas une question de tolérance, plutôt de méconnaissance totale de la question des drogues. J'ai été particulièrement surprise en écoutant Christophe Barbier sur I-télé de voir qu'il faisait le pont entre cette question de la légalisation du cannabis et celle des "salles de shoot". Ce sont deux questions totalement différentes.

On ne veut pas voir que la question du cannabis est une question de santé publique à part entière. La mission interministérielles de lutte contre les drogues a fait un boulot fantastique de  2007 à 2011 avec des publications de rapports que personne ne lit. Il faut savoir qu'aujourd'hui 10% des salariés consomment des drogues illicites en allant au travail. Tout les niveaux socio-économique consomment, mais aussi tous les âges : on voit aujourd'hui de jeunes patients fumer des pétards avec leurs parents. Jusqu'à présent les autorités n'ont pas pris la peine d'expliquer le danger réel de ce produit : on peut déclencher une schizophrénie en fumant du cannabis.

Christian Ben Lakhdar : Je ne suis pas convaincu qu’il existe une certaine tolérance vis-à-vis du cannabis. En effet, entre 2000 et 2010, le nombre d’interpellations pour usage et détention de cannabis est passé de 60 000 à plus de 120 000, soit une multiplication par deux de la pression policière. Je ne suis donc pas sûr que ces dix dernières années, il y ait eu un certain laisser-faire concernant le cannabis, au contraire même puisque la politique répressive à son encontre s’est bel et bien renforcée. C’est plutôt la mise en œuvre de cette politique qui laisse à penser que les élites ne sont pas concernées. Une étude du CESDIP montre que les contrôles d’identité réalisés à Paris visent plutôt les minorités ethniques et les jeunes, de plus, des études anglo-saxonnes démontrent aussi que ce sont les minorités ethniques qui sont principalement visées par l’activité policière en matière de drogues illicites alors même qu’une drogue illicite comme le cannabis est consommée par toutes les catégories sociales. Dire alors qu’il existe une tolérance, peut-être, mais elle ne concernerait alors qu’une catégorie spécifique de la population…

Alain Bauer: C'est un préjugé de dire ça. Je connais moult personnes qui n'ont jamais fumé ou qui se sont limitées à un essai. Les élites sont davantage concernés par la consommation de cocaïne que par la consommation de cannabis. Ce n'est pas la même chose et ça ne se traite pas de la même manière. Je ne crois pas que l'hypocrisie porte sur des comportements individuels. Il faut se demander comment traiter les malades et lutter contre les dealers et comment faire pour que le dispositif soit cohérent et efficace. Par exemple, pour permettre l'émancipation de la classe ouvrière dans les pays nordiques, on ne peut acheter de l'alcool qu'une fois par semaine. Il y a des dispositifs qui ont du sens d'un point de vue moral ou médical et pas seulement répressif. La question du cannabis est certes répressive mais elle est aussi morale et médicale.

La cannabis est perçu comme une drogue douce. Son usage social est souvent considéré comme "cool" ...

Fatma Bouvet de la Maisonneuve : Il faut venir voir nos consultations qui ne sont pas "cools" du tout. On a des gamins en décrochage scolaire spectaculaire après un parcours parfait jusqu'au lycée. Le cannabis reste dans le sang pendant trois semaines. Au bout de cette période, il y a des effets de manque et de dépendance.

Le trafic de cannabis génère 832 millions de chiffre d'affaire en  France. On peut imaginer qu'une partie de cette somme est réinjectée  dans l'économie réelle et permet d'acheter une "certaine paix sociale".  Cela explique-t-il une certaine permissivité vis à vis des trafics ?

Christian Ben Lakhdar : Les études que j’ai pu réaliser non seulement sur le chiffre d’affaires de la filière cannabis en France mais aussi sur les gains réalisés par les dealers montrent effectivement que le cannabis est source de revenus. Ces derniers diffèrent considérablement en fonction de la position des individus dans la chaîne de distribution mais le gros des troupes ne gagne pas de salaires mirobolants. Ces études viennent confirmer le terme employé par des sociologues et ethnologues qui au milieu des années 1990 qualifiaient l’économie du cannabis d’économie de la débrouille, d’économie de subsistance. Certes alors, le cannabis fait partie du quotidien économique de certains individus, mais de là à dire que pour cette raison il y aurait une certaine permissivité de ces trafics, il y a un grand écart que je ne me risquerais pas à faire. Encore une fois, les faits étant têtus, la répression de l’usage mais aussi du trafic, selon les statistiques policières, a augmenté ces dernières années. Donc non, à mon sens, nul n’est question d’achat de « paix sociale » grâce à l’économie du cannabis.

Le Maroc est traditionnellement un gros pourvoyeur de cannabis.  La lutte contre le trafic de cannabis est-elle compliquée pour des  raisons diplomatiques ?

Christian Ben Lakhdar : En Europe, c’est bien évidemment l’Espagne, porte d’entrée de l’Europe, qui saisit le plus de cannabis par an, aux alentours de 400 tonnes ces dernières années. Il existe d’ailleurs un système européen de surveillance et de répression des trafics de stupéfiants basé au Portugal. Le Maroc lui-même sur les préconisation de l’ONU s’est attaché à limiter la production de cannabis sur son territoire, avec toutefois un relatif succès.

Le cannabis que l’on retrouve en France n’est pas uniquement en provenance du Maroc. Il provient aussi d’autres pays comme les Pays-Bas ou le Liban par exemple ; mais il est aussi, et de plus en plus, directement produit sur le territoire Français. Le phénomène de l’autoculture de cannabis est en expansion : de plus en plus d’usagers cultivent eux-mêmes leur cannabis que cela soit en appartement ou en extérieur. Mais il faut aussi souligner que les services de police démantèlent aujourd’hui sur le sol français des plantations de cannabis de grande envergure qui sont le fait de réseaux organisés.

La lutte contre le trafic de cannabis n’est pas compliquée pour des raisons diplomatiques, elle l’est du fait de l’importance du marché et du fait de la multitude des sources d’offre. Récemment, du cannabis synthétique en vente sur Internet a été inscrit sur la liste des produits stupéfiants et donc interdit de consommation. Comment lutter contre un offreur virtuel de drogues illicites ?

Alain Bauer : Bien entendu, le contrôle des flux pourrait aider à la lutte contre la drogue mais cette solution vaut partout: contrebande, immigration clandestine et donc stupéfiants. Pour autant, le cannabis n'est pas un problème mono-marocain. Tous les pays produisent aussi du cannabis. Certains sont auto-suffisants. Le vrai problème est ailleurs. Dans les drogues de synthèse. OU dans les nouvelles activités criminelles.

Les médias aborde finalement assez  rarement la questions du trafic de cannabis. Comment expliquez ce  relatif silence médiatique ?

Fatma Bouvet de la Maisonneuve : Ce silence médiatique rend les médecins furieux.  D'autant plus que nos consultations sont truffées de journalistes et de gens du  "show-business". Peut-être que cela a un lien. Je ne comprends pas ce tabou. 

Christian Ben Lakhdar : Je ne suis pas d’accord, il me semble au contraire que les journalistes relaient assez fréquemment et avec un certain écho les démantèlements de réseaux de trafiquants de cannabis, en particulier lorsque ces interpellations donnent lieu à la saisie de nombreux plants de cannabis ou d’importantes quantités de résine ou d’argent. Notez aussi que récemment, les médias se sont fait l’écho du démantèlement d’un réseau de blanchiment de l’argent des stupéfiants dans lequel une élue de la République pourrait être impliquée.

Propos recueillis par Alexandre Devecchio

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (30)
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p.figeac
- 21/10/2012 - 08:40
pour resoudre le traffic
et si tous simplement on laissais les gens cultiver chez eux après déclaration en gendarmerie. ce qui diminuerais le trafic et permettrais a la police de voir l’état de la consommation de cannabis en France.
cela permettrais au malades de le cultiver et donc de ce soulager cela serais suivis (majeur, max 5 plants et même l’état pourrais mettre une taxe là dessus)
ce serais peut être un début !!!
les peines prévu ne sont pas appliquer donc trouver une solution qui puisse endiguer le trafic ne peut être qu'utile !!
Yodeling Andy
- 20/10/2012 - 23:19
Ce que j'en dit

Les exemples de l'alcool et du tabac montrent bien combien la légalisation de produits nocifs ne contribue pas à régler le problème de santé public qu'ils constituent ... pas plus qu'à assurer la "qualité" des produits ...

Quant à écrire que la France est à la fois un des pays les plus répressifs et un de ceux où la consommation de cannabis est la plus élevée, puis à établir un lien entre les deux faits, c'est pour le moins léger.
Après tout, les français sont également parmi les plus grands consommateurs d'anti-dépresseurs et de calmants au monde ...
alphabeta1d
- 20/10/2012 - 20:31
Beaucoup de commentaires intelligents et stupides (selon moi)
1. Légaliser intelligement implique interdiction de vente au moins de 18 ans et informations (= prévention) disponibles dans les points de vente (comme aux Pays-Bas, pays où la consommation de drogue est relativement basse par rapport à la France, et où des brochures sont disponibles dans les coffeshops). De plus envisager l'usage de cannabis médical pour remplacer des opiacés trop psychotropement actifs.
2.L'état taxe ce qui implique recette, moins de problèmes de santé publique car moins de consommateurs (voir autres pays ayant légalisé/dépénalisé) de cannabis et moins de gens passant à d'autres drogues vendues par les dealers.
3.La contrebande ne peut qu'être un problème marginal par rapport au problème des mafias actuelles. Quant aux autres drogues il faut informer et dépénaliser pour ne pas 'enfoncer' la personne dépendante. Envisager une légalisation différente, par exemple sous prescription médicale pour la cocaïne ou autre produits pouvant entraîner des problèmes de santé bien plus graves que le cannabis.

Tous les pays allant dans le sens de la légalisation, en fait de la régulation, ont moins de consommateurs et de problèmes de santé publique, c'est un fait.