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Distant et détaché, Barack Obama est surtout un vrai solitaire. Il a peu d'amis et n'en désire pas davantage.
Distant et détaché, Barack Obama est surtout un vrai solitaire. Il a peu d'amis et n'en désire pas davantage.
Double face

Cassant, froid, sans état d'âme : la face cachée d'Obama

Publié le 08 septembre 2012
Guillaume Debré explique que sous ses airs décontractés, le président américain est tout sauf un sentimental. Pour lui, la spontanéité ne doit jamais apparaître, et encore moins polluer son analyse. Extraits de "Obama face au pouvoir" (1/2).
Guillaume Debré
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Guillaume Debré est correspondant de TF1 et LCI à Washington. Il a couvert la politique américaine pour CNN de 2000 à 2005. Il est l'auteur de "Obama, les secrets d'une victoire" (Fayard, 2008).
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Guillaume Debré explique que sous ses airs décontractés, le président américain est tout sauf un sentimental. Pour lui, la spontanéité ne doit jamais apparaître, et encore moins polluer son analyse. Extraits de "Obama face au pouvoir" (1/2).

Exigeant avec lui-même, Obama l'est aussi avec son équipe. Quand l'un de ses conseillers l'embarrasse, il coupe rapidement les ponts, sans états d'âme. Dans les premières semaines de son mandat, quatre futurs ministres ont été éclaboussés par des controverses, des problèmes avec le fisc pour des femmes de ménage payées au noir. Un par un, Obama les a lâchés, y compris son mentor en politique, l'ancien chef de la majorité sénatoriale, Tom Daschle, accusé d'avoir omis de payer une partie de ses impôts. En 48 h, il lui a tourné le dos et l'a abandonné. Daschle, comme les autres, a été contraint à la démission. Un proche, peut-être blessé de ne pas avoir décroché un portefeuille, me confiera : "Obama n'est pas un sentimental. Quand il n'a plus besoin d'un conseiller, il entame rapidement la procédure de divorce. Il n'est marié à personne, sauf à sa femme !"

S'il hausse rarement la voix, Obama sait être cassant si nécessaire. Le 6 janvier 2010, dans la Situation Room - la salle de commandement ultra-sécurisée située au sous-sol de la Maison-Blanche -, le président est furieux. Il a convoqué tous ses conseillers à la Sécurité nationale, les chefs de la CIA, du FBI et du NCS notamment, pour leur passer un savon : dix jours plus tôt, un jeune Nigérien a tenté de faire exploser une bombe artisanale dans un avion au-dessus de la ville de Détroit. Heureusement, l'engin explosif n'a pas fonctionné. La CIA était pourtant au courant de cette menace, le département d'Etat aussi. Mais personne n'a empêché ce jeune terroriste de monter dans l'avion. Trois jours avant l'attentat, Obama avait déjà réuni les mêmes conseillers, et aucun n'avait évoqué l'imminence d'une attaque.

"Votre boulette aurait pu être désastreuse, leur lance le président, assis en bout de table, incapable de contenir plus longtemps son énervement. On a évité le pire de justesse, et seulement grâce à la bravoure de certains passagers. Nos services ont été incompétents. C'est inacceptable. Prenez vos responsabilités, car je ne tolèrerai pas que vous vous rejetiez la faute constamment." [...]

Son calme naturel donne parfois l'impression qu'il est distant, détaché ou simplement froid. Ses conseillers se plaignent parfois - du bout des lèvres et toujours en privé - du manque  de reconnaissance de leur patron. Rivés à leurs bureaux quinze à seize heures par jour, ils ne reçoivent que très rarement des accolades ou des félicitations du président, qui ne va jamais au-delà de : "Bon travail."

"Le président reconnaît la valeur du travail de ses conseillers, et il le leur dit. Mais c'est vrai qu'il ne fait pas beaucoup de compliments. Ce n'est pas un sentimental. Il est juste direct", me confie Josh Earnest, son porte-parole adjoint.

Obama est surtout un vrai solitaire. Il a peu d'amis et n'en désire pas davantage. Il refuse de se forger un réseau à Washington. Il n'aime pas l'aspect "commercial" de la politique. [...]

Obama est aussi un président pointilleux. Il aime l'exactitude, déteste la bâclé et abhorre l'à-peu-près. [...] "Plus qu'organisé, c'est un type hyper-discipliné", m'explique un journaliste qui a rencontré le président plusieurs fois. Voilà aussi pourquoi il ne se déplace jamais sans ses deux téléprompteurs [...] Cette "addiction" au téléprompteur révèle aussi chez Obama un trait de caractère qu'il a longtemps dissimulé : une profonde aversion pour le risque. Sous ses airs décontractés, Obama est tout sauf un sentimental impulsif. Bien au contraire, c'est un arithmétique mesuré, un cérébral froid et méthodique, adepte de l'analyse coût-bénéfice, insensible à l'adrénaline et au frisson du "direct". Pour lui, la spontanéité doit toujours être encadrée, surtout à la Maison-Blanche. Ni ses sentiments ni ses ardeurs ne doivent jamais apparaître, et encore moins polluer son analyse.


____________________________________________

Extrait de "Obama face au pouvoir, Dans les coulisses de la Maison-Blanche", Fayard (5 septembre 2012)

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Commentaires (8)
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Nana de la falaise
- 09/09/2012 - 07:25
Hypocrisie
Comment passer la brosse à reluire tout en ayant l'air de critiquer; pour faire croire qu'on a un regard objectif ( alors qu'on est Obamaniaque comme tout le monde), et surtout pour vendre le bouquin.
Mani
- 09/09/2012 - 00:29
Honnêtement, je ne vois pas
Honnêtement, je ne vois pas dans cette description ce qui est supposé faire de lui un mauvais président pour les Etats-Unis...
quesako
- 08/09/2012 - 21:09
J'ai compris qui est OBAMA en le voyant tuer une mouche !
On l'a vu il y a 2 ou 3 ans entrain de tuer une mouche au cours d'un entretien télévisé.
Cette force et cette obstination noire (sans jeux de mots) m'ont offusqué et fait comprendre qui il était réellement.
Le seul problème avec lui est qu'il joue un autre personnage décontracté.