En direct
Best of
Best of du 9 au 15 janvier
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

02.

Alerte aux nouveaux variants du Coronavirus : l’Occident peut-il encore échapper à un bilan humain tragique sans adopter les méthodes asiatiques face à l’épidémie ?

03.

Mais qui peut encore stopper les magistrats dans les dommages qu’ils infligent (inconsciemment) à la démocratie française ?

04.

Emmanuel Macron, victime d’impuissance ?

05.

Alerte au variant du Coronavirus : ce qu’on sait vraiment du risque de contamination en extérieur (et que le gouvernement devrait méditer avant d’envisager de restreindre la liberté de promenade)

06.

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

01.

Affaire Olivier Duhamel : Alain Finkielkraut, ne sera plus chroniqueur de l’émission 24h Pujadas, diffusée sur LCI

02.

Ne dites plus "amen" mais "awomen"

03.

Éviction d’Alain Finkielkraut : les bienfaits de la condamnation des dérapages, les dangers de l’épuration

04.

Alerte aux nouveaux variants du Coronavirus : l’Occident peut-il encore échapper à un bilan humain tragique sans adopter les méthodes asiatiques face à l’épidémie ?

05.

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

06.

Communication politique : Jean Castex et Olivier Veran, perdus pour la France

ça vient d'être publié
pépites > Politique
« Cher Tayyip »
Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan s'écrivent pour apaiser les tensions
il y a 4 jours 13 heures
pépites > Justice
Révélations de Mediapart
Justice : enquête ouverte contre Nicolas Sarkozy pour « trafic d’influence » dans le cadre d’activités de conseil pour le groupe russe Reso-Garantia
il y a 4 jours 18 heures
pépites > Politique
Jupiter
Nouvelle colère d'Emmanuel Macron, cette fois contre certains ministres
il y a 4 jours 19 heures
décryptage > International
Démocratie américaine en danger

Assaut sur le Capitole : autopsie de trois jours de folies américaines

il y a 4 jours 19 heures
pépite vidéo > Santé
Eviter la pénurie
Le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, alerte sur la question de l'approvisionnement des vaccins pour l'hiver prochain
il y a 4 jours 20 heures
décryptage > International
Université de Bogazici

Révolte étudiante à Istanbul ou les prémices d’un printemps turc

il y a 4 jours 21 heures
pépites > Santé
Coronavirus
Bruno Le Maire et Gabriel Attal indiquent qu'un confinement est toujours possible
il y a 4 jours 21 heures
décryptage > Santé
Espoir

Une étude démontre que les crises cardiaques pourraient être détectées des années à l’avance en surveillant le niveau de calcium dans les artères

il y a 4 jours 22 heures
décryptage > Environnement
instrumentalisation judiciaire

Procès contre l’inaction de l’Etat : l’affaire du siècle est aussi la pire imaginable pour... le climat lui-même

il y a 4 jours 22 heures
décryptage > Santé
Urgence sanitaire

Face à la Covid-19, finissons-en avec l’amateurisme public ! Le diagnostic implacable de fonctionnaires de la santé

il y a 4 jours 23 heures
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand les billes précisent le moment et quand les disques détournent les heures : c’est l’actualité hivernale des montres
il y a 4 jours 16 heures
pépites > Santé
Pénurie
Le maire de Neuilly-sur-Seine déplore que les quantités de vaccins annoncées ne soient pas au rendez-vous
il y a 4 jours 18 heures
pépites > Santé
Coronavirus
La présence du virus dans les eaux usées de l'Ile-de-France en forte augmentation
il y a 4 jours 19 heures
pépites > Santé
Bug
Après avoir été volontairement fermé hier le site Santé.fr de rendez-vous pour les vaccinations est ouvert en version simplifiée aujourd'hui
il y a 4 jours 20 heures
décryptage > France
Couvre-feu à 18h

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

il y a 4 jours 20 heures
décryptage > International
Guerre de l'information

A propos d’infox : la tentation de Joe Biden de suivre la politique des néoconservateurs

il y a 4 jours 21 heures
décryptage > Santé
Mesures efficaces contre le virus

Covid-19 : les modèles d’efficacité sanitaire asiatiques, impossibles à reproduire en Europe ? 5 arguments pour démonter une imposture intellectuelle

il y a 4 jours 21 heures
décryptage > Economie
Impact économique de la pandémie

Records à l’export : la Chine est-elle en train de gagner une bataille... ou la guerre des puissances commerciales ?

il y a 4 jours 22 heures
décryptage > France
"Je ne livre pas les Juifs"

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

il y a 4 jours 22 heures
pépites > Politique
Voile
Aurore Bergé dépose un amendement interdisant le port du voile aux petites filles
il y a 4 jours 23 heures
© JACQUES DEMARTHON / AFP
justice article 24 violences policières Michel Zecler
© JACQUES DEMARTHON / AFP
justice article 24 violences policières Michel Zecler
Suites judiciaires

Attaque contre un producteur de rap : mais à quoi servira vraiment l'emprisonnement de deux des quatre policiers violents ?

Publié le 03 décembre 2020
Après les violences commises par des policiers lors de l'interpellation d'un producteur de musique et à la suite des incidents et des tensions lors des manifestations contre la loi "sécurité globale" et l'article 24, Loïk le Floch-Prigent s'interroge sur la réalité de la réponse pénale en France.
Loïk Le Floch-Prigent
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Loïk Le Floch-Prigent est ancien dirigeant de Elf Aquitaine et Gaz de France, et spécialiste des questions d'énergie.Ingénieur à l'Institut polytechnique de Grenoble, puis directeur de cabinet du ministre de l'Industrie Pierre Dreyfus (1981...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Après les violences commises par des policiers lors de l'interpellation d'un producteur de musique et à la suite des incidents et des tensions lors des manifestations contre la loi "sécurité globale" et l'article 24, Loïk le Floch-Prigent s'interroge sur la réalité de la réponse pénale en France.

L’émotion suscitée par les violences commises par des policiers du 17ème arrondissement contre un producteur de musique a été unanime et abondamment commentée. Inutile de revenir sur le côté choquant des faits eux-mêmes. Que des sanctions –et des sanctions sévères- soient prises, demandées d’abord par le Président de la République, puis confirmées par le Ministère de l’Intérieur paraît également indiscutable.

On peut comprendre les mises à pied et demandes de révocation. Faut-il vraiment en revanche s’enthousiasmer pour les deux incarcérations décidées ?

Car cette conclusion n’est pas aussi simple que présentée, quelle que soit l’émotion suscitée par les faits : quelques jours après l’attaque du 17ème arrondissement, des manifestants cagoulés ont tabassé, eux aussi, des policiers, 98 disent les autorités. La violence des uns ne saurait certainement pas justifier celle des autres et encore moins lorsque ceux qui s’y livrent sont des représentants de l’Etat.

Aucun des manifestants ne s’en étant pris aux forces de l’ordre lors de la marche des libertés ne s’est retrouvé à dormir en prison. On parle pourtant de 200 Black Blocs bien connus des services de police qui sèment désormais le trouble dans toute manifestation populaire quel qu’en soit le motif. Était-il si urgent et surtout nécessaire de retirer de leurs maisons et surtout de leurs familles lourdement traumatisées les deux policiers de la Brigade territoriale de contact du 17e?

Punis ils le sont, on peut chercher à comprendre leurs actes, on ne peut pas les admettre, ils subissent donc la punition maximale, celle d’être rayés des effectifs. Le peuple demandait-il vraiment plus que cela ou la pression est-elle venue d’une presse électrisée par le sujet des « violences policières » d’une part, de militants politiques hostiles à la République et ravis de « l’aubaine » qui leur était soudain servie sur un plateau d’autre part.

Mais quelle est véritablement la demande sociale concernant les délinquants, qu’ils soient –rarement- en uniformes ou qu’ils sévissent dans nos rues ? Ce que souhaitent principalement les Français est d’être protégés des gens dangereux. La compréhension de la traduction concrète de la punition comme de la réalité de l’univers carcéral les intéresse peu. La société veut être débarrassée de ceux qui la menacent. Si la peine de mort est abolie, les Français veulent néanmoins que les vrais criminels soient éloignés, neutralisés, et pour longtemps.

Les deux policiers ont fauté et lourdement fauté mais ils ne sont pas dangereux. La punition la pire pour eux sera déjà vraisemblablement déjà là :  ils n’auront plus d’uniformes. Ils  vont retrouver en prison des surveillants compréhensifs et bienveillants qui connaissent l’hostilité musclée de certains au port de l’uniforme dans l’univers carcéral. Leur séjour ne sera pas agréable pour autant et restera déshonorant. Ils sortiront ensuite de la police nationale et iront rejoindre les effectifs des sociétés de sécurité diverses qui essaient de pallier les manquements en effectifs, encadrement et moyens de la sécurité officielle.

Le paradoxe de la réalité de la réponse pénale française face aux fauteurs de troubles veut que les 200 qui ont attaqué les policiers le samedi suivant ne risquent quasiment rien et que même des djihadistes qui ont fait quelques mois de prison et qui ressortent sans s’être amendés le moins du monde connaissent un sort assez clément. Ce sont pourtant ceux-là dont le peuple demande qu’ils soient mis sur le côté et qu’ils ne représentent plus un danger pour le reste de la société. Mais ce n’est pas cela que la Justice leur propose, il y a un barème pour les peines de prison : certains n’y rentrent jamais, les black blocs, d’autres en ressortent rapidement, les fous de Dieu. Sans que les législateurs s’en soient rendus compte, après des années à considérer qu’il suffit de « surveiller et punir » pour maintenir la paix sociale, la violence actuelle qu’elle soit due au terrorisme ou à des casseurs professionnels, est devenue la préoccupation majeure du peuple et ne reçoit aucune réponse concrète . Vouloir maintenir la rigueur coercitive contre les djihadistes sortis de prison  a été voté par le Parlement  puis retoqué par le Conseil Constitutionnel et donc abandonné. De plus en plus de voix s’élèvent contre les diktats d’instances non élues comme le Conseil Constitutionnel, le Conseil d’Etat et les instances européennes qui viennent définir un Etat de Droit dont les demandes du peuple sont exclues.

Il est clair qu’il faut cependant changer de paradigme, la peine de prison, le barème législatif, est une illusion. Le peuple pense que la peine de prison est à la fois dissuasive et définitive. Il s’aperçoit, un peu tard, qu’il n’en est rien et que la permanence du danger s’accroit, la violence s’étend et la Justice continue sur sa lancée sans s’en préoccuper, toujours « droite dans ses bottes » et irréprochable, ce n’est pas chez elle que l’on trouverait des sanctionnés et des révoqués ! Elle n’a pas l’air de se préoccuper de cette demande du peuple qu’elle écarte tranquillement en demandant des moyens supplémentaires. Législateurs et magistrature vont aller très rapidement vers le mur car le peuple ne paiera pas des magistrats en nombre, des prisons nouvelles si on ne le leur démontre pas que leur protection contre la violence n’augmente pas en conséquence. Or ce n’est pas en emprisonnant plus que l’on va résoudre nos problèmes, mais en emprisonnant mieux, c’est-à-dire en traitant les individus dangereux pour qu’à leur sortie ils ne le soient plus.

Pour le peuple d’aujourd’hui qui n’en connaît la réalité que de loin, incarcérer c’est se prémunir d’un danger que la société traite entre quatre murs. Les Français ont en tête l’image d’une prison active et non de la prison dortoir de la réalité, celle où l’on passe le temps dans la paresse,  l’oisiveté et l’ennui et souvent  à ronger son frein jusqu’à apprendre à devenir plus délinquant que lorsque l’on y est rentré. Pour rendre l’incarcération « utile » ce sont les services d’insertion et de probation qu’il faut renforcer, l’éducation civique, la formation professionnelle… Qui sait de combien de détenus ou de libérés conditionnels s’occupe un seul conseiller d’insertion et de probation ? Plusieurs dizaines, une centaine ! Peut-on ainsi faire un travail sérieux de protection de la société ? Bien sur que non. Ainsi donc  le peuple  qui voit  dans la prison, certes pour certains une  punition méritée  mais surtout un instrument de « neutralisation » des individus dangereux  ne peut être que déçu du résultat.

Le peuple de France n’a  sans doute que peu d’intérêt à savoir que deux policiers tabasseurs occasionnels sont à l’ombre, cette décision réclamée par la presse et certains politiciens était donc inutile. Car le peuple de France aime sa police et ses policiers, sa gendarmerie et ses gendarmes qui sont insérés dans son environnement quotidien protecteur.

Loik Le Floch-Prigent, auteur de « Repenser  la Prison » chez Editions Yves Michalon 2019-2020 et « une incarcération ordinaire » aux Editions Cherche-Midi 2005.   

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
jurgio
- 04/12/2020 - 18:29
Un peu de violence est nécessaire pour éviter le pire
Les donneurs de bonnes leçons se plaisent à juger les hommes non tels qu'ils sont mais tels qu'ils devraient être. La société franc-maçonnique qui prétend, par ses droits innés, nous façonner comme des êtres idéaux nous fabrique peu à peu des individus frustes, désabusés, et contraints à des brutalités par des lois idiotes. La violence est une chose contenue comme un ressort qui doit se dissiper par petites doses sous peine d'éclater d'un coup. Un peu de violence évite généralement une plus grande. La tenue de l'ordre exige raisonnablement de l'autorité et de la sévérité, mais on a introduit malignement la discrimination, l'impunité, comme naguère la responsabilité sans culpabilité. On ne contient pas une société de millions d'individus, sans l'infantiliser, avec des principes abstraits de vertu liée à des complaisances et des disparités. Les sondages pour la peine de mort n'étonneront que les imbéciles.
JG
- 03/12/2020 - 23:40
L'inversion des valeurs
(les flics en prison et les délinquants libérés) Est le premier stade vers la tyrannie ...On y est presque, un petit Goulag et c'est bon.
Le jour où les flics poseront leurs armes et leurs menottes et diront "allez tous vous faire f.....", il vaudra mieux être bien planqués quelque part avec des fusils et des provisions.....Je m'y prépare déjà....
Audois
- 03/12/2020 - 20:00
Le "peuple" a bon dos...
Vous écrivez : "Le peuple pense que la peine de prison est à la fois dissuasive et définitive."
Allons Monsieur, cessez de prendre "le peuple" pour un ramassis d'imbécile. Le "peuple" sait très bien que la seule peine qui est à la fois dissuasive et définitive à 100% est la peine de mort. Comme on ne peut pas guillotiner tous les délinquants, le "peuple" accepte très bien l'idée qu'il peut y avoir des récidives. Tout le débat porte sur les méthodes pour en diminuer le nombre. Et "le peuple" trouve sans doute que l'on est très très loin de faire le maximum pour minimiser le risque de récidive. Quand aux deux flics débiles, je crois que "le peuple" s'en claque. Tout ce qu'il attend est qu'on ne leur confie jamais plus une arme ni l'autorité de la force publique.