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© LUDOVIC MARIN / AFP
© LUDOVIC MARIN / AFP
Janus

Ce qui se cache vraiment derrière le paradoxe Macron

Publié le 30 novembre 2020
Comment expliquer la coexistence de tendances contraires entre l’insatisfaction généralisée, l’angoisse pour l’avenir, et la popularité (relative) d’Emmanuel Macron dans les sondages.
Bruno Cautrès
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Bruno Cautrès est chercheur CNRS et a rejoint le CEVIPOF en janvier 2006. Ses recherches portent sur l’analyse des comportements et des attitudes politiques. Au cours des années récentes, il a participé à différentes recherches françaises ou européennes...
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Comment expliquer la coexistence de tendances contraires entre l’insatisfaction généralisée, l’angoisse pour l’avenir, et la popularité (relative) d’Emmanuel Macron dans les sondages.

Atlantico.fr : Malgré la crise économique, les nombreux couacs gouvernementaux et la morosité ambiante (près d'un Français sur trois décrit son moral comme "mauvais" après le début du reconfinement, selon un sondage Ifop pour Consolab), Emmanuel Macron semble conserver une bonne image auprès de l’opinion. Selon le baromètre Ifop/JDD, il atteint ce mois-ci son meilleur niveau de popularité depuis six mois, avec 41 % de sondés satisfaits. Comment expliquer ce paradoxe ?

Bruno Cautrès : Il y a plusieurs explications. La première tient au changement qui s’est opéré avec le changement de Premier ministre : alors que pendant le premier confinement le Premier ministre de l’époque (Edouard Philippe) était sur le devant de la scène et avait clairement capté l’attention, c’est aujourd’hui Emmanuel Macron qui est sur le devant de la scène en matière de décisions vis-à-vis de l’épidémie. Par ailleurs, la popularité d’Emmanuel Macron bénéficie aussi du contexte du terrorisme qui met en avant le rôle régalien et protecteur du chef de l’Etat. Le socle de soutien d’Emmanuel Macron a donc pu se rétablir dans ce double contexte. Enfin, ce socle s’est un peu élargi à une partie de l’opinion qui est toujours hésitante dans son jugement d’ensemble sur Emmanuel Macron mais qui trouve que, sur la crise de la Covid, il « fait le job », il fait de son mieux et prend des décisions dans un contexte très incertain.  Toutes ces raisons ont joué un rôle, mais il ne fait pas oublier d’une part que la popularité d’Emmanuel Macron est toujours minoritaire par rapport à son impopularité ; et d’autre part que d’autres chefs de gouvernement en Europe sont nettement plus populaires qu’Emmanuel Macron dans leurs pays. Enfin, l’accroit de popularité que reçoit un chef de l’Etat ou de gouvernement en période de grave crise (ce que l’on appelle le « rally around the flag », le ralliement autour du drapeau) est souvent éphémère, souvent sans lendemain. Les travaux des chercheurs spécialistes de l’opinion publique ont même montré que lorsque la crise en question perdure, le soutien engrangé peut se retourner en attribution de responsabilité et contre celui qui en avait bénéficié dans un premier temps.


Atlantico.fr :  Alors que la gestion de la crise sanitaire est mal perçue par le public, Emmanuel Macron bénéficie-t-il de l’effet bouclier de son gouvernement, et en particulier du Premier ministre ?

Bruno Cautrès : Oui, sans aucun doute. Jean Castex n’est pas parvenu à devenir populaire, du moins pour le moment. Sa cote de popularité décline de manière inquiétante pour lui. Celui que l’on avait présenté aux Français comme celui qui avait réussi la gestion de la sortie du premier confinement, est aujourd’hui associé dans l’opinion publique aux cafouillages, aux incertitudes sur les décisions. Il joue donc le rôle du bouclier qui reçoit les critiques en premier. Emmanuel Macron en bénéficie. Edouard Philippe était parvenu à incarner un style d’incarnation du rôle de Premier ministre, à la fois sérieux, incarnant l’action de l’Etat et loyal vis-à-vis du Président tout en étant perçu comme une personnalité différente et complémentaire vis-à-vis du Président, Jean Castex ne parvient pas à incarner un style d’exercice de ses  fonctions malgré son style et son accent. C’est sans doute dur de succéder à Edouard Philippe qui avait su créer un personnage dans l’opinion alors que peu de Français le connaissait en 2017.


Atlantico.fr : Selon un sondage Ifop commandé par le gouvernement, une majorité de Français (58%) soutient l'article 24 de la proposition de la loi sur la "sécurité globale". Est-ce une surprise ? Est-ce que la posture sécuritaire du gouvernement peut expliquer les scores d’Emmanuel Macron dans les sondages ?

Bruno Cautrès : Il faut être prudent avec les sondages qui portent sur une mesure technique ou législative, peu connue en fait dans son détail. Les spécialistes de l’opinion publique ont montré que lorsque l’on fait varier la manière de poser la question d’un sondage qui porte sur une mesure, une loi, on peut obtenir des réponses différentes. Par exemple en plaçant les personnes qui répondent dans différents contextes de réponses : par exemple, les opinions sur le nucléaire ou sur l’engagement de nos armées dans un conflit, peuvent beaucoup varier selon que l’on précise les conséquences, les coûts, les alternatives. Ceci dit, un soutien de 58% à l’article 24 est certes majoritaire mais ce n’est pas non plus un soutien unanime et écrasant. Il est néanmoins indéniable que dans certains segments de l’électorat (électorat de centre-droit ou de droite) le sécuritaire correspond à des attentes et cela peut jouer son rôle dans le regain de popularité d’Emmanuel Macron.


Atlantico.fr : Est-ce justement l’affichage de fermeté du président de la République (sur le plan sécuritaire, laïcité, etc…)  qui plaît aux Français ?

Un affichage sur le sécuritaire est toujours à double tranchant : la « sécurité » ce n’est pas que le maintien de l’ordre public, c’est aussi la lutte contre le crime et la délinquance, c’est aussi la sécurité vis-à-vis des menaces externes ou internes liées au terrorisme. Mais pour les Français la sécurité c’est aussi la protection face aux risques socio-économiques. Vous le disiez en début de notre entretien, le climat général de l’opinion est pessimiste, la peur et l’inquiétude du lendemain de l’épidémie, mais aussi la colère sont présentes. La posture sécuritaire peut plaire dans un premier temps et beaucoup déplaire ensuite si les résultats ne sont pas au rendez-vous. Enfin, cette posture peut donner du grain à moudre aux oppositions, les mobiliser, donner l'occasion à une partie de l'opinion publique de se poser des questions sur la gestion de crise et de maintien de l'ordre, dégager des perspectives investies politiquement par les oppositions. Elle n'est donc pas sans risque pour l'exécutif, loin de là. 

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Commentaires (6)
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cloette
- 02/12/2020 - 09:06
Une explication
réside dans l'art d'avoir toujours raison, art d'autant plus facile que la population est de plus en plus manipulable, son dressage ayant été fait . Cet art est" l'art de la dialectique "qui comporte de nombreux stratagèmes .L'un d'eux a été non caché dès le début par le "en même temps", mais il y a en a d'autres . Schopenhauer en compte 37, avec un ultime si aucun ne marche,( ce qui n'est en général pas le cas), qui est : "si on s'aperçoit que l'adversaire est supérieur, de tenir des propos désobligeants et le rabaisser ".
jurgio
- 01/12/2020 - 18:56
Le bagou d'un représentant multi-cartes
qui est capable de parler de n'importe quel article sans les connaître.
spiritucorsu
- 30/11/2020 - 23:26
L'imposture n'a qu'un temps,
elle permet de leurrer un moment les plus naïfs au point qu'ils peuvent même croire à un paradoxe quant à ses effets.Le roitelet a essayé de vendre à l'opinion sont personnage de résistant à l'islamisme avec sa loi sur les séparatismes avec des mesures bidons à l'encontre des barbus,et simultanément il a ordonné à son grand vizir Iznogood d'ouvrir tout grand le robinet de l'argent gratuit.Cela lui donne momentanèment un peu d'oxygène dans les sondages,mais dés le prochain attentat qui ne manquera pas malheureusement d'intervenir tellement le pays est infesté par ces terroristes barbares et sanguinaires,et aussi dès que les gnomes de Bruxelles vont siffler la fin de la récréation pour exiger le remboursement de l'énorme dette créée par la crise sanitaire,alors le prince repartira pour une très longue apnée abyssale qui est la place qui lui est due dans les sondages.La période de Noël et de ses cadeaux,cela passe malheureusement très vite ,et pour 2021,ce sera une autre paire de manches.