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Le Covid-19 est en train de transformer profondément l'Asie et voilà comment

Publié le 29 novembre 2020
Les pays d'Asie du sud-est connaissent une hausse spectaculaire des budgets publics, expliqué par la réponse à la pandémie, mais aussi à de réajustements des politiques publiques. Dans ces pays à la fiscalité réduite et à l'interventionnisme de l’Etat assez limité, la dette ne semble plus être un tabou.
Barthélémy Courmont
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Barthélémy Courmont est maître de conférences à l’Université catholique de Lille, et directeur de recherche à l’IRIS, où il est en charge du programme Asie-Pacifique. Il dirige la collection Asia Focus à l’IRIS, et a publié de nombreux ouvrages, dont L...
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Les pays d'Asie du sud-est connaissent une hausse spectaculaire des budgets publics, expliqué par la réponse à la pandémie, mais aussi à de réajustements des politiques publiques. Dans ces pays à la fiscalité réduite et à l'interventionnisme de l’Etat assez limité, la dette ne semble plus être un tabou.

Atlantico : Le budget 2021 de la Malaisie, doté de 78 milliards de dollars, est le plus important de son histoire. Des dépenses qui tranchent avec la tradition asiatique d’Etats au gouvernement resserré, à l’administration réduite et aux dépenses mesurées. La crise sanitaire va-t-elle pousser les petits pays d’Asie du sud-est à adopter une forme de gouvernement plus occidentale, avec davantage d'interventionnisme étatique, de dépenses sociales et d’emprunts ? Lesquels en prennent le chemin ?

Barthélémy Courmont : Il y a une longue tradition, qui remonte à l’indépendance des pays d’Asie du Sud-est et notamment celle de Singapour en 1965 et la création de l’Asean deux ans plus tard, à des administrations restreintes dans les pays qui rejoignent cette association (Singapour, Malaisie, Indonésie, Philippines et Thaïlande). Ces pays ont alors fait le choix d’un libéralisme très fort de leurs économies, avec une fiscalité réduite et un interventionnisme de l’Etat assez limité. Une tradition qui distingue ces pays des régimes communistes, Chine et Vietnam notamment, mais aussi dans une certaine mesure du Japon avec ses ministères gigantesques et sa dette publique abyssale. Si la crise asiatique de 1997 a imposé un interventionnisme plus soutenu, le système n’a pas été modifié pour autant, et la formidable croissance de l’Asean depuis quelques décennies a même eu pour conséquence de glorifier ce libéralisme, malgré l’adhésion de nouveaux membres aux traditions différentes dans les années 1990. Mais on constate aujourd’hui une hausse spectaculaire des budgets publics, expliqué par la réponse à la pandémie, mais aussi peut-être à de réajustements des politiques publiques, à la manière de ce que l’on observe dans les pays occidentaux. La dette ne semble plus être ainsi un tabou, en Asie comme ailleurs. Si l’exemple de la Malaisie mérite d’être mentionné, on relève des tendances similaires à Singapour ou en Indonésie, et même dans les autres pays de l’Asean.

Les populations sont-elles favorables à un Etat qui s’investit davantage dans leur quotidien, notamment dans le domaine de la santé ?

Avec la crise sanitaire et son impact sur les économies sud-est asiatiques, qu’il est encore trop tôt pour évaluer, les populations craignent d’être confrontées à un manque d’infrastructures, mais aussi à un manque de soutien si la crise se prolonge. Aussi l’Etat providence peut être présente comme une protection. Rappelons par ailleurs que si les économies sud-est asiatiques restent très dynamiques, les déséquilibres sociaux y sont abyssaux, et plusieurs pays se sont montrés incapables de répondre à la pandémie sans bénéficier d’une aide extérieure. Des enjeux similaires avaient déjà été soulevés dans d’autres circonstances, comme les effets du tsunami de décembre 2004 qui avait fait des dizaines de milliers de victimes, ravagé des régions entières, et accentué la détresse de populations ne pouvant bénéficier d’une aide publique à la hauteur de leurs besoins. Disons dans le cas présent que si les pouvoirs publics se montrent incapables de soutenir l’effort de reprise de l’économie, ils risquent d’être pointés du doigt par des populations insatisfaites et qui, avec l’aide des réseaux sociaux et de la communication de masse, ne manqueront pas de rappeler leurs dirigeants à leurs obligations. En Asie du Sud-Est comme ailleurs, on scrute désormais les actions des gouvernants, et si les résultats ne sont pas satisfaisants, la contestation peut gagner du terrain. L’exemple de la Thaïlande et des profonds troubles politiques est ici éclairant, car ils prennent aussi place dans un contexte de récession. Et on voit de jeunes thaïlandais exiger, notamment, que le roi contribue et distribue ses richesses.

Qu'est-ce qui a fait le succès de la tradition asiatique des "petites" administrations ? Pourrait-elle néanmoins perdurer ou revenir après la crise ?

Pour comprendre le succès de la gouvernance en Asie du Sud-Est, il faut regarder le travail effectué par Lee Kwan-yew, père fondateur de Singapour et véritable icône jusqu’à sa mort en 2015. Et surtout mesurer le résultat. Encore aujourd’hui, Singapour fait rêver toutes les populations sud-est asiatiques, aussi il n’est pas exclu que ces sociétés reviennent « à la normale », une fois que la crise aura été digérée. Mais d’autres facteurs peuvent aussi avoir une forte influence, notamment le poids grandissant de la Chine dans les économies de l’Asean, que la récente signature du RCEP pourrait encore amplifier. On ne peut donc non plus exclure, à la fois face à la Chine et en accompagnement de son affirmation de puissance, que les pays d’Asie du sud-est voient leur modèle de gouvernance évoluer.

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