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© JOEL SAGET / AFP
RAID forces de l'ordre police intervention Jean-Michel Fauvergue GIGN
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Bonnes feuilles

GIGN - RAID : aux origines de la création des unités d’élite

Publié le 31 octobre 2020
Thierry Orosco et Jean-Michel Fauvergue publient "GIGN-Raid, deux patrons face aux nouvelles menaces" chez Mareuil éditions. Pour la première fois, deux anciens patrons du GIGN et du RAID se livrent à un exercice inédit : confronter publiquement leurs points de vue, leurs analyses, expliquer, décortiquer le fonctionnement de leur unité respective. Extrait 1/2.
Jean-Michel Fauvergue
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Jean-Michel Fauvergue a été chef du RAID de 2013 à 2017. Expert en sécurité, il a conseillé Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle. Depuis 2017, il est député de la 8e circonscription de Seine-et-Marne sous l'étiquette La République en...
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Thierry Orosco
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Le général Thierry Orosco a été chef du GIGN de 2011 à 2014.
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Thierry Orosco et Jean-Michel Fauvergue publient "GIGN-Raid, deux patrons face aux nouvelles menaces" chez Mareuil éditions. Pour la première fois, deux anciens patrons du GIGN et du RAID se livrent à un exercice inédit : confronter publiquement leurs points de vue, leurs analyses, expliquer, décortiquer le fonctionnement de leur unité respective. Extrait 1/2.

Quand le GIGN a-t-il été créé et pour quelle raison ?

Thierry Orosco : Le GIGN a été créé immédiatement après les évènements des Jeux olympiques de Munich, en 1972. À l’époque, la plupart des pays occidentaux, y compris l’Union soviétique, avaient saisi qu’une telle crise demandait des moyens particuliers. Ils avaient tiré les leçons de l’échec allemand. D’où l’idée de créer des unités spécialisées, chacun percevant bien que l’intervention était un métier à part entière. Tous ces pays avaient compris qu’il y avait eu des trous dans la raquette des forces de sécurité allemandes.

À l’origine, la gendarmerie veut créer des unités au niveau des régions militaires, c’est-à-dire plusieurs unités réparties en France. Le GIGN qu’on connaît, créé à Maisons-Alfort, est celui de la première région de gendarmerie, raison pour laquelle il avait été baptisé GIGN 1. Un autre groupe avait été créé à Mont-de-Marsan, dans la quatrième région, et s’appelait le GIGN 4. Rapidement, on va arriver à la conclusion qu’on n’a peut-être pas besoin d’une unité d’intervention par région. Ironie de l’histoire, quarante-cinq ans plus tard, on arrive à la conclusion inverse ! C’est ainsi qu’à l’époque on n’a gardé qu’un seul groupe d’intervention, à ce moment-là encore réduit.

Au départ, cette unité, commandée par le lieutenant Christian Prouteau, réunit des gens qui ont un certain sens tactique, qui ont de la fougue et beaucoup de courage, qui vont déranger les systèmes établis. C’est de là que viennent les premières images de gendarmes anachroniques, avec les cheveux plus longs que la coupe réglementaire, donnant l’impression de s’affranchir de la discipline très formelle alors en vigueur. Il faut bien comprendre, comme je l’ai déjà dit, que la gendarmerie est un système très « militaro-militaire » ; ces gendarmes « new-look » dénotaient forcément dans ce paysage assez orthodoxe. Mais au fil des mois, des années, confrontés à des situations exceptionnelles, ils montrent leur courage, et finissent par acquérir une expérience nouvelle dans le domaine de l’intervention.

À cette période des pionniers va succéder celle des artisans. On va commencer peu à peu à dire : « oui, j’ai du savoir-faire », et chercher à conceptualiser les choses, notamment en ce qui concerne la formation et le recrutement, sur la base de ce que l’on connaît déjà. C’est-à-dire en sélectionnant des gens qui ressemblent à ces pionniers du premier GIGN. Le groupe, d’une vingtaine de personnes, va passer à une quarantaine de gendarmes, puis à une soixantaine et plus. Il ne va cesser de grandir, pour finalement être une unité reconnue à la fin des années 1970.

Les premiers grands faits d’armes ont été ceux de Djibouti, puis de La Mecque. Des opérations survenues hors de France qui montraient bien le côté militaire du GIGN.

Jean-Michel Fauvergue, si le GIGN a de toute évidence des racines militaires, le Raid, lui, a des racines policières tout aussi profondes…

Jean-Michel Fauvergue : Avant de parler de la naissance du Raid, il faut d’abord parler de l’intervention dans la Police nationale. À l’origine, on trouve très en amont la BRI parisienne et les GIPN. Effectivement, après l’attentat de Munich, il y eut la même prise de conscience au sein de la police, plus particulièrement dans la PJ parisienne où la BRI, la fameuse brigade antigang, créée en 1964 par le commissaire Le Mouël, est chargée de former une force d’intervention spécialisée dans les prises d’otages, les braquages, les interpellations musclées ou les attaques de type terroriste. Cette force recevra le nom de Brigade anti-commando (BAC), et n’interviendra que dans la zone de compétence de la PJ-PP (préfecture de police), à savoir Paris et la Grande Couronne. Tout aussi rapidement, des GIPN sont créés dans les grandes villes, soit onze groupes d’intervention qui dépendent de la Direction centrale des polices urbaines, aujourd’hui la Direction centrale de la sécurité publique.

Ces GIPN intervenaient évidemment dans leurs zones de compétence, parfois même au-delà, puisque les préfets des départements limitrophes pouvaient les saisir pour maîtriser un forcené ou mettre fin à une prise d’otages. Ces groupes d’intervention n’étaient pas beaucoup mieux équipés que les autres unités de la sécurité publique et ne bénéficiaient que d’un entraînement succinct. La différence, on la trouvait dans le caractère de ces hommes – effectivement des pionniers et des artisans comme l’a dit Thierry –, qui avaient le goût de l’action et la volonté d’en découdre.

Rapidement, on s’est aperçu que certains GIPN servaient moins que d’autres. On a donc ramené leur nombre de 11 à 7. Certains ont acquis une importance phénoménale, en particulier celui de Marseille, qui avait à sa tête un personnage très médiatique, jouissant d’une certaine aura : le commissaire N’Guyen Van Loc, surnommé Le Chinois. Il allait allègrement sur le territoire de ses voisins, intervenant pratiquement dans tout le sud de la France, souvent au détriment des autres GIPN. Il y avait là une désorganisation loin de la rigueur militaire que nous avons évoquée un peu plus haut !

En 1985, Pierre Joxe, alors ministre de l’Intérieur, souhaite la création d’un groupe d’intervention sur le modèle du GIGN, avec compétence nationale. Cette idée de créer le Raid s’était imposée à lui alors qu’il visitait une brigade de gendarmerie. Un major lui avait parlé du GIGN comme de la vitrine de la Gendarmerie nationale, il en avait conclu que la police, elle aussi, devait avoir son unité d’élite, sa vitrine…

À cette époque, Robert Broussard, ancien patron de l’Antigang, était l’un des conseillers de Pierre Joxe, place Beauvau. Il était l’homme idoine pour penser et créer une unité d’intervention. Le candidat de Robert Broussard, pour prendre la tête du futur Raid, était Ange Mancini, autre figure de la Police nationale. Mais ce n’était pas le candidat de Pierre Joxe qui lui préférait la figure fascinante du commissaire N’Guyen Van Loc. Celui-ci voulait rester à Marseille et avait proposé la création de deux Raid, l’un à Paris, l’autre à Marseille ! On était dans la déraison et la démesure… La fascination avait disparu. Le ministre n’a pas accepté cette proposition, d’autant moins lorsqu’il a reçu N’Guyen Van Loc dans son bureau. Au bout de dix minutes, celui-ci s’est en effet excusé de devoir interrompre la conversation pour se livrer à sa séance quotidienne… d’une dizaine de pompes, dans le bureau du ministre ! L’anecdote m’a été rapportée par Pierre Joxe lui-même lors du trentième anniversaire du Raid, en octobre 2015. Pierre Joxe s’est finalement rendu aux arguments de Robert Broussard en acceptant de nommer Ange Mancini, un grand flic d’expérience.

Le télégramme qui lance les premiers recrutements date de 1984. Deux ans plus tard, le Raid est une réalité. Sa toute première affaire, très peu de temps après sa création, est une prise d’otages, à Nantes, où un prévenu, Georges Courtois, au beau milieu de son procès, prend magistrats, personnel administratif et une partie du public de la cour d’assises en otages avec l’aide de deux complices. Après des négociations menées par Ange Mancini et Robert Broussard – un conseiller ministériel sur le terrain, ce n’est pas commun ! –, Georges Courtois et ses complices sont cernés et interpellés par les policiers du Raid sur le tarmac de l’aéroport de Château-Bougon alors qu’ils tentent de prendre la fuite à bord d’un avion. Voilà les débuts du Raid dont la presse va se faire largement l’écho.

Pour résumer, le Raid est donc créé après le GIGN, mais il est l’héritier d’une tradition de l’intervention déjà bien établie, non seulement au sein des GIPN mais aussi au sein de la PJ-PP et de la BRI, la BRI qui fournira d’ailleurs la majorité des premiers recrutements du Raid.

Au départ, le Raid est formé principalement d’inspecteurs de police, qu’on appelle aujourd’hui officiers. Ils sont en civil, ont l’esprit « judiciaire », c’est-à-dire assez indépendants, trop peut-être, dans une unité comme celle-là. Il reviendra à Ange Mancini d’agglomérer ces individualités qui ont l’habitude de travailler quasiment en autarcie. Vous voyez qu’au départ, le Raid et le GIGN sont dans des configurations radicalement différentes !

T. O. : Je voudrais revenir sur cette première période en apportant deux précisions. Le GIGN était une sorte d’électron libre dans la gendarmerie, ce qui était un mal nécessaire. Peut-être était-il mal compris. Alors que j’étais un jeune lieutenant fraîchement débarqué au GIGN, un colonel m’avait déclaré que notre groupe aurait pu s’inspirer des SAS britanniques mais avait préféré ressembler aux Israéliens avec leurs cheveux longs et leurs dégaines décontractées ! Voilà quel genre de réflexion nous inspirions dans une partie de la gendarmerie, bien loin des considérations tactiques que suppose une intervention. Avec le recul, j’aurais dû lui répondre « non mon colonel, nous nous sommes inspirés des deux ».

Dès le départ le GIGN va être conçu comme un outil national, c’est-à-dire qu’il a une vocation à intervenir en France métropolitaine et outre-mer, ainsi qu’à l’étranger. On va avoir ce paradoxe d’un GIGN géré par la Direction générale de la gendarmerie, alors qu’il est enterré dans la Légion de gendarmerie mobile d’Ile-de-France, à MaisonsAlfort, qui est elle-même sous l’autorité de la région de gendarmerie de Paris. D’un côté donc, en ce qui concerne la gestion de ses personnels, le GIGN est placé à la même enseigne que les autres unités, mais de l’autre côté, au niveau de l’emploi, dépend du sommet de la gendarmerie. Cette situation va créer des jalousies au sein des structures territoriales et, rapidement, aussi bien le commandant du GIGN, Christian Prouteau, que son adjoint Paul Barril, vont se rendre compte que l’unité, à tout instant, peut être dissoute par la volonté de gens qui n’en auront pas saisi l’intérêt opérationnel, ne gardant du GIGN que l’image d’une unité peu conforme à celle alors traditionnelle de la gendarmerie. Longtemps donc, le GIGN a vécu sous la menace d’être dissous. La méthode choisie pour le « sauver » a été la médiatisation : plus il serait médiatisé, et moins la tentation de faire disparaître cet « anachronisme » dans le monde de la gendarmerie serait grande.

Jean-Michel a parlé de Pierre Joxe, or il faut savoir qu’à la même époque, l’ennemi juré du ministre de l’Intérieur, c’est le ministre de la Défense, Charles Hernu, un fan absolu du GIGN en particulier, et de la gendarmerie en général. À tel point que sa protection rapprochée est assurée par des hommes du GIGN, première expérience dans ce domaine, indépendamment de la création du GSPR que va rejoindre une partie du GIGN, en 1981. Charles Hernu envisage même d’acheter un avion de ligne pour transporter le GIGN sur les lieux de ses opérations ! La destinée de Charles Hernu étant ce qu’elle a été, ses successeurs seront moins axés sur le GIGN. S’il était resté en poste, il est évident que Charles Hernu aurait poussé encore plus le développement du GIGN. À telle enseigne, cette anecdote que m’a rapportée l’un de ses gardes du corps. Un jour, le ministre, accompagné par deux gendarmes du GIGN assurant sa protection, prend l’ascenseur, à Lyon. Une personne rentre à son tour dans l’ascenseur et s’adresse à Charles Hernu en lui envoyant des « Monsieur le ministre » à tout bout de champ. Ce qui énerve Charles Hernu qui lance alors à l’inconnu : « Monsieur, vous savez qui sont ces deux personnes ? L’inconnu l’ignore. Le ministre lui répond alors : “Ils sont du GIGN, un mot de moi et vous êtes mort…” » Cela revenait à dire : « J’ai mes James Bond avec moi ! » Cette anecdote illustre combien il aimait cette unité qui sortait des sentiers battus. Une attitude qui ne plaisait pas vraiment à la hiérarchie. On peut dire que Prouteau et Barril ne se sont pas fait que des amis… Prouteau qui, une fois à l’Élysée, sauvera certainement le GIGN alors en difficulté au sein de sa propre institution.

Extrait du livre de Thierry Orosco et Jean-Michel Fauvergue, "GIGN-RAID, deux patrons face aux nouvelles menaces", publié chez Mareuil éditions.

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Loupdessteppes
- 31/10/2020 - 17:57
Le Bataclan : toute cette attente !
S'il nous donnaient plutôt les noms des gens en place au gouvernement qui ont retardé le sauvetage du Bataclan ?
Car entre-nous, c'est l'une des pires opérations de sauvetage de ces dernières années., non ?
assougoudrel
- 31/10/2020 - 10:47
"Unités d'élite"
Pour le GIGN, oui, mais pour le RAID, on l'a vu pour Mérah; un temps inacceptable pour le déloger; il leur était impossible d'ouvrir la porte, car ces messieurs ne savent utiliser les explosifs. Les personnels du GIGN sont tous moniteurs et instructeurs commando et peuvent être parachutés (instructeur commando pour les officiers et moniteur commando pour les Sous-officiers, le stage moniteur étant plus complet).