En direct
Best of
Best of du 14 au 20 novembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Julie Gayet tente de sauver son couple, Ingrid Chauvin liquide le sien, celui de Nabilla tangue; Sophie Marceau fait des câlins aux arbres, Aya Nakamura se la pète; Meghan Markle & Katy Perry, voisines et ennemies, Kylie & Kendall Jenner soeurs et idem

02.

Qui a peur de Jean-Michel Blanquer ?

03.

Pierre Manent : "Nous souffrirons longtemps de la passivité qu’a imposé le gouvernement aux Français avec le Covid"

04.

La décennie qui s'ouvre pourrait être encore pire que la précédente et voilà pourquoi

05.

Boycott de CNews : quand Decathlon veut faire du profit sur le dos de la liberté d’expression

06.

Michel-Edouard Leclerc annonce qu'un "quart du profit réalisé dans les centres Leclerc sera réaffecté au personnel"

07.

Carnage en vue sur les banques européennes ?

01.

Julie Gayet tente de sauver son couple, Ingrid Chauvin liquide le sien, celui de Nabilla tangue; Sophie Marceau fait des câlins aux arbres, Aya Nakamura se la pète; Meghan Markle & Katy Perry, voisines et ennemies, Kylie & Kendall Jenner soeurs et idem

02.

Boycott de CNews : quand Decathlon veut faire du profit sur le dos de la liberté d’expression

03.

Carnage en vue sur les banques européennes ?

04.

Quand Barack Obama démontre que Nicolas Sarkozy est juif

05.

Qui a peur de Jean-Michel Blanquer ?

06.

Covid-19 : radioscopie des racines de la faillite morale de l’Etat français

01.

Quand Barack Obama démontre que Nicolas Sarkozy est juif

02.

Covid-19 : radioscopie des racines de la faillite morale de l’Etat français

03.

Barbara Pompili et Eric Dupond-Moretti annoncent la création d'un "délit d'écocide"

04.

Aucun lien entre le terrorisme et l'immigration !

05.

Boycott de CNews : quand Decathlon veut faire du profit sur le dos de la liberté d’expression

06.

Martin Gurri : "Les vents de révolte ne sont pas prêts d’arrêter de souffler en Occident car nos élites et institutions ne sont plus adaptées au monde actuel"

ça vient d'être publié
Dépenses et coups de coeur
Black Friday : les Français sont prêts à dépenser plus que l’an dernier
il y a 1 heure 25 sec
pépites > Europe
Lutte contre la pandémie
Covid-19 : "L'issue est en vue", selon Boris Johnson
il y a 2 heures 38 min
pépites > Justice
Justice
Affaire des "écoutes" : le procès de Nicolas Sarkozy, jugé pour corruption, est suspendu jusqu'à jeudi
il y a 5 heures 25 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"L’archipel des Solovki" de Zakhar Prilepine : plaisir de relire - Les camps des Solovki, antérieurs aux goulags. « J’ai voulu écrire moins sur les camps que sur les Russes » a dit l’auteur, l’un des plus grands romanciers russes contemporains

il y a 6 heures 26 min
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Voilà les meilleurs gadgets à acheter pour se créer un home cinéma de compétition pour le confinement
il y a 7 heures 33 min
pépites > Santé
Ecrans
L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) s'inquiète du temps passé par les jeunes devant leurs écrans, sans activité physique, aggravé par le confinement
il y a 8 heures 38 min
décryptage > High-tech
Réseaux sociaux

Et si la Chine était en train de doubler la créativité d'une Silicon Valley en panne d'idées ?

il y a 9 heures 30 min
pépite vidéo > Economie
Engagements face à la crise
Michel-Edouard Leclerc annonce qu'un "quart du profit réalisé dans les centres Leclerc sera réaffecté au personnel"
il y a 9 heures 55 min
décryptage > Politique
Disraeli Scanner

A la fin, est-ce le capitalo-marxisme qui l’emportera?

il y a 10 heures 34 min
pépites > Santé
Coronavirus
Macron parle demain soir : pas de déconfinement, mais "un allègement progressif des contraintes"
il y a 10 heures 58 min
pépites > International
Avenir des Etats-Unis
Joe Biden a dévoilé les noms des premiers membres de son gouvernement
il y a 1 heure 32 min
light > Politique
Succès fou
Barack Obama a vendu 890.000 exemplaires de ses mémoires en seulement 24h en Amérique du Nord
il y a 3 heures 24 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Un coupable presque parfait La construction du bouc émissaire blanc" de Pascal Bruckner : un plaidoyer solide, un essai brillant, au secours d’une civilisation crépusculaire ébranlée par les diktats des minorités

il y a 6 heures 5 min
décryptage > Economie
Les entrepreneurs parlent aux Français

Ma lettre au père Noël. Chômage. Récession. Dépression. Un peu de champagne ?

il y a 7 heures 12 min
pépites > International
Diplomatie
Le Premier ministre israélien aurait rencontré secrètement le prince héritier d'Arabie Saoudite
il y a 7 heures 48 min
pépites > High-tech
Gaffe
Un journaliste débarque dans une réunion Zoom secrète des 27 ministres européens de la Défense qui a du être annulée
il y a 9 heures 17 min
pépites > International
Environnement
Un ancien bureaucrate a inspiré le discours du président chinois Xi Jinping changeant l'histoire du réchauffement climatique
il y a 9 heures 44 min
pépites > Finance
Economie
Danone annonce 1.500 à 2.000 suppressions de postes dont près de 400 en France
il y a 10 heures 28 min
décryptage > Media
Sur le divan

"L’élection de Joe Biden est bonne pour l’équilibre mental des Français". Et c’est la psy attitrée de France Info qui vous le dit

il y a 10 heures 51 min
décryptage > Société
La germination des mots

Existerait-il des complotistes sans comploteurs ?

il y a 10 heures 59 min
© FRANCOIS GUILLOT / AFP
Damien Abad droite
© FRANCOIS GUILLOT / AFP
Damien Abad droite
Dans quel état LR erre

LR : ce qui se passe en général quand la droite se veut d’avant-garde

Publié le 09 octobre 2020
Damian Abad, le Président des députés LR et député de l'Ain, s'est exprimé lors du séminaire des parlementaires LR. Selon lui, "Les Français veulent une droite qui n’est plus l’antichambre de combats d’arrière-garde mais l’avant-garde des combats de la nouvelle génération". Est-ce un appel pour une nouvelle droite ?
Frédéric Rouvillois
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Frédéric Rouvillois est Professeur de droit public à l’université de Paris. Il est à l'origine de la Fondation du Pont-Neuf. Dernier livre paru : Liquidation, Emmanuel Macron et le Saint-Simonisme, Cerf, sept. 2020.
Voir la bio
Gilles Richard
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud et agrégé d'Histoire, Gilles Richard a été professeur à l'IEP de Rennes et enseigne aujourd'hui à l'Université de Rennes 2.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Damian Abad, le Président des députés LR et député de l'Ain, s'est exprimé lors du séminaire des parlementaires LR. Selon lui, "Les Français veulent une droite qui n’est plus l’antichambre de combats d’arrière-garde mais l’avant-garde des combats de la nouvelle génération". Est-ce un appel pour une nouvelle droite ?

Atlantico.fr : Damien Abad a déclaré lors des journées parlementaires LR, « Les Français veulent une droite qui n’est plus l’antichambre de combats d’arrière-garde mais l’avant-garde des combats de la nouvelle génération ». Faut-il y voir un appel à une « nouvelle droite » ou des mots vides de sens ? 

Frédéric Rouvillois : Ce qui frappe d’emblée le lecteur de ce tweet d’anthologie, c’est, juste après la grosse faute de grammaire, et par-delà le caractère hypothétique du présupposé initial (« les Français veulent une droite… »), le vide sidéral d’une telle affirmation. On en appréciera volontiers le côté martial, qui oppose des « combats d’arrière-garde » à « l’avant-garde des combats » : mais faute de savoir précisément ce qu’il faut entendre par « arrière-garde » ou par « nouvelle génération », bien malin qui pourrait dire s’il s’agit ( poursuivant fièrement dans la métaphore militaire), de ralliement en rase campagne au progressisme sociétal ou écologique ( Tous avec Greta !), d’une alliance dialectique avec le conservatisme postmoderne ( Tous avec Marion !) ou d’un coup de clairon destiné à ceux qui, au sein du parti, n’auraient pas compris que les vieux birbes ont fait leur temps et qu’il est urgent de laisser place aux jeunes avant qu’ils aient cessé de l’être ( Tous avec Damien !).

En somme, cet appel énigmatique peut signifier tout et son contraire, et être lu aussi bien comme inclinant du côté du progressisme cher aux « macrono-compatibles » à la Estrosi, que du côté inverse, celui des conservateurs de Sens commun qui, 12 octobre, viendront exposer leurs thèses au siège du parti.

Gilles Richard : Lorsque l’on analyse la vie politique, il faut entendre les mots qui se prononcent et savoir regarder ce qui se cache derrière. Damien Abad est engagé dans une concurrence à long terme avec Christian Jacob. Il vient de l’UDF et a déjà utilisé des formules pour montrer qu’il n’était pas pour une droite caricaturale, repliée sur elle même. On peut y voir la trace d’une inquiétude car lorsqu’il dit la droite, il pense Les Républicains et à son avenir incertain face à Emmanuel Macron. Le parti est sur une espèce de ligne de crête et peut tomber ou bien rebondir. C’est l’enjeu d’un combat actuel à LR dans lequel Damien Abad a envie de jouer un rôle important. 

En s’exprimant ainsi, Damien Abad veut montrer qu’il pourrait refuser les alliances avec les nationalistes. Il ferme la porte à ces derniers pour montrer que l’alliance penche plutôt de l’autre côté avec les néo-libéraux comme En Marche. 

La droite a-t-elle aussi déjà revendiqué ou incarné l’avant-garde dans son histoire ? Et quel en a été le résultat pour elle ?

Frédéric Rouvillois : Je pourrais commencer par répéter ce que je disais à propos des mots « arrière-garde » et « jeune génération » : en soi, la formule « avant-garde » ne signifie pas grand-chose, sinon la ferme volonté d’en découdre. Ou du moins, de le faire croire. Historiquement, elle a d’ailleurs été utilisée, en France, aussi bien par la droite dure que par l’extrême-gauche : c’est ainsi qu’au début du XXe siècle, le jeune Georges Bernanos dirige un hebdomadaire royaliste et catholique intitulé L’Avant-garde de Normandie, tandis que de l’autre côté de l’échiquier politique, les Jeunesses communistes donnent ce même titre à leur organe central. Ce que l’on peut en déduire, c’est qu’il n’existe pas, du moins en politique, une (et une seule) avant-garde – que, rétrospectivement, on aurait tendance à confondre avec ce qui est le plus moderne, le plus progressiste. Au fond, il existe une avant-garde dans chaque mouvement, sinon dans chaque parti, avant-garde qui n’est autre que le groupe le plus actif, le plus mobilisé, le plus créatif, généralement le plus intransigeant et sociologiquement le plus jeune.

Si pourtant l’on voulait absolument répondre à cette question, on pourrait évoquer quelques moments de l’histoire où la droite semble avoir été à l’avant-garde de la société française : et à ce propos, on songe en particulier à la Restauration, dans la décennie 1817–1827, lorsque la future génération romantique regroupe les plus belles intelligences de l’époque autour de Chateaubriand et de sa revue Le Conservateur, créée en 1818, un an avant que Victor Hugo, alors très fervent royaliste, ne lance Le Conservateur littéraire. À ce moment-là, la droite, une droite incontestable, semble incontestablement à l’avant-garde du pays.

Gilles Richard : L’avant-garde est un mot qui a des connotations et dont la définition n’est pas certaine. C’était le titre d’un journal communiste dans les années d’après-guerre. Être à l’avant-garde, cela veut plutôt dire ici, si l’on traduit la langue de bois politique, être attentif aux mutations de la société et aux attentes majoritaires dans la société. On peut prendre l’exemple de Valéry Giscard d’Estaing qui a su en 1974 faire des réformes portées par le mouvement féministe. Cela ne veut pas dire autre chose et tous les mots doivent être replacés dans leur contexte. 

La grande rupture entre De Gaulle et Pompidou en 1968 est un autre exemple de la droite dans l’avant-garde. De Gaulle voulait opérer des réformes profondes dans l’organisation de la vie sociale et économique avec le projet de loi Schuman, il voulait donner un véritable pouvoir de contrôle aux comités de participation des entreprises de plus de 100 salariés. Cela a été un tollé. Les néo-libéraux contre cette réforme ont tout fait pour l’en empêcher. Ils ont donc fait triompher le non au référendum de 69.  

La modernité est un terme piégé qui veut tout dire et ne rien dire. Il est à la mode depuis les années 30 et il faut toujours moderniser à coups de réformes alors que personne n’irait dire que la France n’est pas moderne par rapport à ce qu’elle était en 1945. Pourtant, les gens prétendent qu’elle n’est pas encore assez moderne. Derrière modernisation, il y a un mot d’ordre des libéraux  qui consiste à développer le plus possible la société derrière un type d’organisation capitaliste. Aujourd’hui les libéraux sont au pouvoir avec Emmanuel Macron et ont réussi à convaincre une bonne partie des socialistes. Ils sont puissants mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de contestation. Ce sont donc les modernisateurs qui dirigent le pays sans discontinuité depuis 85.

Quand la gauche s’est-elle appropriée de monopole de l’avant-gardisme et du progrès ? 

Frédéric Rouvillois : L’avant-gardisme, on vient de le dire, est à tout le monde, mais l’idée de Progrès n’est qu’à la gauche – l’idée de Progrès, c’est-à-dire, non le constat que certains progrès existent dans certains domaines et qu’il faut s’en féliciter, mais la conviction quasiment religieuse qu’il y a un « sens de l’histoire » qui pousse nécessairement l’humanité dans son ensemble vers une perfection toujours plus grande. À mon sens, on pourrait démontrer que tel est le critère décisif qui permet de définir la gauche, et de la distinguer de la droite. La droite, c’est en cela qu’elle est foncièrement conservatrice, reconnait que l’homme, quels que soient ses efforts et son génie, est par nature condamné à l’imperfection, au relatif, au limité, alors que la gauche est certaine qu’il atteindra la perfection. La droite se résume dans le mot humble et résigné de Bainville, « rien n’a jamais bien marché », tandis que la gauche se reconnaît dans le projet prométhéen du serpent de la Genèse : « vous serez comme des dieux ». 

Voilà pourquoi la gauche n’a jamais eu à s’approprier la thématique du progrès et l’idéologie progressiste, puisque celles-ci lui appartiennent en propre. À l’inverse, une droite qui s’en réclameraient se condamnerait par là- même à trahir ses principes et ses valeurs : c’est-à-dire, à se renier comme droite, et du coup, à se rallier au camp adverse. Mais tel est peut-être, au fond, le sens caché de la déclaration de Damien Abad ?

LR, et la droite plus généralement sont-ils condamnés montrer constamment patte-blanche et donner des gages permanents de modernité, ou peuvent-ils produire un discours qui s’en dégage ?

Frédéric Rouvillois : Ici, il faudrait introduire une distinction supplémentaire, entre « droite » au sens philosophique ou idéologique, et « droite » au sens politique, ou politicien, le premier désignant une construction intellectuelle stable et cohérente, le second, un positionnement politique éminemment relatif et changeant ( ainsi par exemple, sous la Révolution, les républicains modérés siègent à l’extrême-gauche en 1789, puis à l’extrême droite en 1793, au centre en 1795 puis à nouveau à gauche en 1800). Deux sens qui, de nos jours, sont très loin de se confondre, ce qui conduit à constater qu’une large part de ce que l’on appelle aujourd’hui « la droite » ( a fortiori lorsque l’on y intègre l’actuel président la République) n’est pas vraiment, voire pas du tout, « de droite ».

Si la modernité coïncide avec les idéaux progressistes d’émancipation, de mobilité, d’égalisation, de rationalisation ou de dépassement des affiliations, bref, si elle n’est que le nom générique du « Nouveau Monde » rêvé par le macronisme, alors la droite au sens philosophique ne peut que constater qu’elle se situe sur l’autre rive : celle de l’avant, ou de l’après modernité. Et que tout rapprochement est impossible. 

En revanche, la droite au sens politicien, non seulement peut lui donner des gages - par exemple, voter avec elle les lois sur le mariage pour tous, la PMA ou l’allongement du délai d’avortement-, mais elle le doit. Et elle se le doit. Elle le doit, parce qu’ayant intégré les présupposés du progressisme, elle doute de sa propre légitimité ; au fond, elle a honte d’elle-même, ou du moins, de ce qu’on puisse l’assimiler à la « droite » au sens idéologique, au conservatisme, à la réaction, voire à la contre-révolution. D’où, sa volonté de se montrer aussi discrète que possible (elle a longtemps évité prudemment de se servir du mot droite), et de se faire pardonner aussi souvent que possible ces rapprochements fâcheux avec le Camp du Mal.

Gilles Richard : Il y a des droites, les néo-libéraux et les nationalistes. Du côté des néo-libéraux, il se pose un problème pratique. Emmanuel Macron a profité de la crise des partis. Nous avons un président néo-libéral, sans parti structuré à l’échelle national capable de relayer la politique présidentielle. Pourtant de l’autre côté, nous avons un grand parti néo-libéral, LR, sans leader.

C’est le problème des libéraux face aux nationalistes dont le RN est la grande structure politique. Les néo-libéraux ont donc un souci d’organisation partisane. Le président a reconstruit les néo-libéraux en fusionnant les juppéistes et strausskahniens mais il n’a pas su transformer cette alliance électorale en parti politique. Il reste donc toujours un PS et un LR. LREM étant un parti non fini. Il va falloir que tout cela se coordonne car la présidentielle pointe ces problèmes. 

Quand l’UMP est fondé par Juppé en 2002, il est sur une base néo-libérale et européeiste. Nicolas Sarkozy a choisi la carte de l’élargissement vers les nationalistes et a réussi à en intégrer une partie chez les militants. C’est une situation qui est apparue dans la primaire entre les juppéistes et les fillonistes avec en résultat : l’affaiblissement de LR. Le mouvement des juppéistes vers LREM n’a cependant pas été achevé complètement et LR a une base militante qui est moins néo-libérale que ses dirigeants. Elle est plus attirée par le RN et ce que cela représente. 

Le parti est en difficulté car il y a une dissension entre ses dirigeants et sa base. En ayant choisi Jacob, qui est d’accord avec tout le monde, cela ne règle pas le problème. Il est donc probable que Damien Abad ait envie de se placer contre une ligne Wauquiez et Retailleau. Bruno Retailleau ne sera jamais candidat car il n’aura jamais les signatures ou si il les a, il aura un score dérisoire…

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (16)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Le gorille
- 11/10/2020 - 03:15
Droite
Ben, ce mot signifie-t-il quelque chose ? Je me suis laissé dire que c'est la place du siège dans "l'hémicycle". Cela veut dire que la "Gauche" déborde pas mal à droite, faute de places. Et au bout de la droite, donc occupée majoritairement par des crypto-gauches (puisque siégeant à "droite", vous me suivez ?), il y a la "Droite", sans qualificatifs moralisateurs. Alors les discussions au sein de la "Droite" qui en fait est à "Gauche", cela ressort de la noue. Ah ? Vous savez, la rigole au milieu de la rue... Elle existe encore, je la rencontre souvent dans des villages, et même à Bordeaux !, et elle n'est pas appétissante quand elle est toujours d'usage...
Lou Bïarnès
- 11/10/2020 - 00:12
Bla bla bla
Abad, un mou verbeux, compatible macroniste. La droite, il n’y a que le RN et MLP qui représentent la droite patriote et sociale. Tous les autres ne sont que des ersatz voguant au gré des opportunités politiques.
cloette
- 10/10/2020 - 17:34
Le problème
n'est pas tant que ce soit les "élites" qui gouvernent et non le petit peuple de Christophe Guilluy, mais il est celui de la qualité des élites . Ce petit peuple est passé comme il le dit de l'ombre à la lumière, mais l'éclairage a été parfois cruel pour nos gens "d'en haut ".