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© ARIS OIKONOMOU / AFP
Emmanuel Macron saint-simonisme
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Emmanuel Macron saint-simonisme
Bonnes feuilles

Emmanuel Macron où l'art de la mondialisation heureuse

Publié le 27 septembre 2020
Frédéric Rouvillois publie "Liquidation, Emmanuel Macron et le saint-simonisme" aux éditions du Cerf. Au XIXe siècle, le saint-simonisme invente la société libérale et individualiste du bonheur régie par l'élite. Depuis 2017, Emmanuel Macron en a fait son programme. Du coup, tout s'éclaire de ses intentions, de ses actions et de ses échecs. Extrait 2/2.
Frédéric Rouvillois
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Frédéric Rouvillois est Professeur de droit public à l’université de Paris. Il est à l'origine de la Fondation du Pont-Neuf. Dernier livre paru : Liquidation, Emmanuel Macron et le Saint-Simonisme, Cerf, sept. 2020.
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Frédéric Rouvillois publie "Liquidation, Emmanuel Macron et le saint-simonisme" aux éditions du Cerf. Au XIXe siècle, le saint-simonisme invente la société libérale et individualiste du bonheur régie par l'élite. Depuis 2017, Emmanuel Macron en a fait son programme. Du coup, tout s'éclaire de ses intentions, de ses actions et de ses échecs. Extrait 2/2.

Macron, note l’essayiste Brice Couturier  est « europhile » au point de désirer une souveraineté européenne dans plusieurs domaines clés, mais il n’est pas « eurocentriste ». La nuance pourrait sembler oiseuse, elle est en réalité très significative d’une vision progressiste de l’histoire qui, considérant cette dernière comme un processus globalement linéaire d’amélioration, conçoit la disparition des frontières nationales et l’unification européenne qui en résulte comme une simple étape, le mouvement d’ensemble étant nécessairement appelé à se poursuivre jusqu’à son terme. La mondialisation n’est d’ailleurs que la traduction, sur un plan politique, économique et juridique, de la mutation anthropologique évoquée plus haut, c’est-à-dire, du dépassement des identités et du métissage généralisé. De même que « toute la race humaine doit ne former qu’un vaste corps », annonce Abel Transon, de même, « toutes les nations doivent se fondre en une seule nation ». À cet égard, l’histoire humaine se découpe en deux temps : « Dans le Passé  : des associations de plus en plus étendues, et dans lesquelles les relations des associés entre eux deviennent de plus en plus favorables aux classes inférieures » ; puis « dans l’Avenir : Association universelle, état […] dont l’histoire justifie la prévision, puisqu’elle nous montre l’humanité s’en rapprochant toujours ; organisation définitive […] basée sur l’idée de la perfectibilité indéfinie ».

Ce thème est repris par d’Eichthal :

L’Europe est devenue aujourd’hui un ensemble organique que les convictions morales, les lettres, Les sciences, les arts, les intérêts industriels et commerciaux animent d’une vie commune, en dehors de laquelle aucune nation ne peut plus se développer, ni même subsister. Et il est évident que cette unité, qui s’étend déjà sur une grande partie de notre globe, ne peut tarder à l’embrasser tout entier. Il en est de la société humaine comme de tous les corps organiques chez lesquels la vie est fractionnée, et en quelque sorte anarchique, dans les premiers âges, et tend au contraire à l’unité et à l’harmonie à mesure que le corps se développe.

L’unification résulte ainsi d’une « loi commune à tous les êtres vivants », laquelle garantit par ailleurs qu’il ne saurait y avoir de mouvement rétrograde vers « l’ancien fractionnement des territoires et des populations » – prémonition de ce qu’Emmanuel Macron nommera « la mondialisation telle qu’elle va » dans son « Discours pour une Europe souveraine » du 26 septembre 2017.

Mais pour les saint-Simoniens du XIXe   siècle comme pour leurs héritiers du XXIe, l’Europe n’est pas seulement une étape quelconque du processus d’association universelle. Elle en constitue la condition première, mais aussi le vecteur privilégié, le moteur décisif : une conviction qu’Emmanuel Macron n’hésite pas à reprendre à son compte lors d’un entretien avec Marcel Gauchet : « L’Europe conserve […] une capacité à orienter le cours de la mondialisation […]. Nous sommes la conscience de la mondialisation, parce que nous en sommes les principaux témoins. »

Ce rôle de moteur de la mondialisation, Saint-Simon et ses disciples l’envisagent d’abord sur un plan matériel : l’Europe, écrit le Maître en 1814, colonisera le globe et « le rendra voyageable et habitable » comme elle-même l’est déjà. « À force de courage et de persévérance, le globe deviendra, par votre œuvre, salubre et fécond, et la race humaine pacifiée », prophétise Duveyrier, tandis que Vinçart chante « la main qui brisera nos fers », et

trace le réseau d’industrie

qui doit enlacer l’univers.

Oui, de tes enfants glorieux

Les pas vont embrasser le monde

Et les têtes toucher les cieux.

Car cette unification matérielle se prolonge sur un plan moral –  comme le redira plus tard Charles Lemonnier dans Les États-Unis d’Europe. Telle est, selon ses apôtres, la fonction même de la doctrine saint-simonienne  : bientôt, de l’Europe, « elle unira par des mœurs douces, policées, les noires tribus de l’Afrique et du milieu de l’Asie assoupie ; elle retentira comme un clairon dans le réveil des Hindous et des Chinois ; elle apaisera les convulsions des républiques américaines, balayera leurs forêts séculaires, fouillera leurs mines, et couvrira de fleurs la guirlande de rochers qui lie au fond des mers, comme un père à son fils, le monde ancien et le nouveau ».

Et c’est ainsi, conclut d’Eichthal, que de l’Europe on passera à la mondialisation : « L’unité européenne […] ne tardera pas à devenir […] l’unité terrestre », qui, de son côté, sera la « condition d’une unité européenne plus parfaite ». Décidément, on n’est pas loin de La Mondialisation heureuse, l’essai publié en  1997 par celui qui deviendra bientôt le mentor d’Emmanuel Macron, Alain Minc ; de l’appel au gouvernement mondial formulé par Jacques Attali en 2000 ; ou des thèses (aussi contestables que brillamment) défendues par l’essayiste et avocat Laurent Cohen-Tanugi, auteur en 1985 d’un ouvrage remarqué, Le Droit sans l’État, plaidoyer pour un passage du gouvernement des hommes à une administration des choses ; puis en 2011, d’une défense et illustration du fédéralisme européen, Quand l’Europe s’éveillera ; et entre les deux, d’un rapport sur L’Europe dans la mondialisation (2008). Dans ce texte demandé par Christine Lagarde, alors ministre des Finances de Nicolas Sarkozy, Cohen-Tanugi proposait la mise en place d’une « Stratégie EuroMonde 2015 » en vue de permettre à « l’Union Européenne de contribuer à façonner la mondialisation ».

La civilisation dans laquelle nous entrons, écrit de son côté Emmanuel Macron, est celle d’une société dont les contours ne sont plus un seul pays mais le monde. Elle est faite de flux de marchandises, d’hommes, d’argent, partout et en permanence, à travers la planète. Elle vient donc bousculer une organisation qui reposait avant tout sur les États-nations qui réglaient l’essentiel de nos vies aussi longtemps que la plus grande part de ces échanges se faisait à l’intérieur d’un pays. Notre monde a donc, au fil des décennies, vu les logiques marchandes et financières prendre le dessus. Et les États sont devenus des bureaucraties qui tentent de résister ou d’accompagner cette réalité économique sans en avoir la pleine maîtrise.

Des États impuissants, en somme, qui ne constituent plus des échelons pertinents pour répondre aux nouveaux problèmes et aux nouvelles réalités, c’est-à-dire à une mondialisation « accélérée et intensifiée durant les dernières années grâce […] à l’essor de la finance internationale », et au « développement d’Internet et du numérique ». Désormais, il ne sert plus à rien de s’arc-bouter contre une évolution qui, parfois douloureuse, comme toute métamorphose, n’en est pas moins irrésistible, et présente d’ores et déjà des avantages notables –  qu’il s’agisse de l’« interdépendance entre les nations, les entreprises, les centres de recherche », du développement du système financier mondial, « qui a permis à nos économies de se financer plus rapidement et dans de meilleures conditions », ou de la « production de données exponentielle » grâce à laquelle « notre connaissance progresse de manière inédite » et « des maladies sont en train d’être traitées ».

Au total, commente Brice Couturier, « Macron est saint-simonien par sa manière de penser la mondialisation comme un système de flux à organiser et à réguler » au sein d’un monde devenu liquide. Mais il l’est aussi par la dimension volontariste qui est la sienne –  ce que promet le progrès, on doit tâcher d’en accélérer la réalisation  –, par le rôle moteur qu’il entend donner à l’Europe dans ce processus, et par le regard imperturbablement optimiste qu’il porte sur son accomplissement.

A lire aussi : Comment le chef de l'Etat Emmanuel Macron a jonglé avec les libertés fondamentales lors de son quinquennat

Extrait du livre de Frédéric Rouvillois, "Liquidation, Emmanuel Macron et le saint-simonisme", publié aux éditions du Cerf

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clo-ette
- 28/09/2020 - 07:52
inquiétant
comme une "dictature heureuse" ..... Aux urnes citoyens !