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soldats armée conflits
© FADEL SENNA / AFP
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Bonnes feuilles

Les 100 mots de la guerre : civils, colombes et commandement

Publié le 20 septembre 2020
Frédéric Encel publie "Les 100 mots de la guerre" aux éditions Presses Universitaires de France. Pourquoi fait-on la guerre ? Comment la pratiquait-on avant et pendant l'apocalyptique XXe siècle ? À quoi ressembleront celles de demain ? Frédéric Encel propose de regarder la guerre bien en face. Extrait 2/2.
Frédéric Encel
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Frédéric Encel est Docteur HDR en géopolitique, maître de conférences à Sciences-Po Paris, Grand prix de la Société de Géographie et membre du Comité de rédaction d'Hérodote, l'auteur a fondé et anime chaque année les Rencontres internationales...
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Frédéric Encel publie "Les 100 mots de la guerre" aux éditions Presses Universitaires de France. Pourquoi fait-on la guerre ? Comment la pratiquait-on avant et pendant l'apocalyptique XXe siècle ? À quoi ressembleront celles de demain ? Frédéric Encel propose de regarder la guerre bien en face. Extrait 2/2.

CIVILS

Rares sont les guerres au cours desquelles les civils ne sont pas affectés soit par les combats ou les crimes* perpétrés à leur marge, soit par la famine, les épidémies ou les exodes liés au conflit. Sous l’Antiquité, la distinction entre civils et combattants n’est pas toujours très nette, comme le relate Thucydide dans sa Guerre du Péloponnèse. Au Moyen Âge et dans les Temps modernes, les écorcheurs et les soldats* en marche (en particulier s’ils battent en retraite) commettent des exactions sur les civils, surtout des paysans, car les villes sont fortifiées. Au cours de la Seconde Guerre mondiale*, du fait des Allemands et des Japonais (puis en 1945 des Soviétiques en Allemagne), et dans une moindre mesure des autres troupes, des millions de civils sont martyrisés – sur 56 millions de tués, 26 millions sont des civils –, indépendamment même du génocide juif et de la répression nazie anti-Résistance. C’est l’époque de l’aviation triomphante, et notamment des bombardiers qui font de « l’arrière » un nouveau front* où les civils – surtout les ouvriers – constituent des cibles admises comme militaires. Ajoutons que, dans toutes les guerres où les non-combattants sont visés, les femmes représentent les victimes principales, le viol étant pratiqué comme arme de guerre destinée à effrayer et à soumettre les populations « ennemies » sinon à modifier leur « identité génétique » (ex-Yougoslavie, 1991-1999). Au Congo-Kinshasa et au Rwanda, entre 1990 et 2000, plusieurs millions de femmes auront ainsi subi le martyre.
Enfin, le terroriste se distingue moralement du résistant – entre autres critères – par la nature de ses cibles, en l’espèce le plus souvent des civils, justement.

COLOMBES ET FAUCONS

Face aux faucons censés incarner les bellicistes, les colombes représentent sinon les pacifistes, du moins les gens de paix*. Or l’un et l’autre termes sont très subjectifs ; n’est-on pas toujours un peu la colombe ou le faucon d’un autre ? Surtout, les circonstances varient et, avec elles, les positionnements de chacun ; une authentique colombe telle que Jean Jaurès (1859-1914) admettait parfaitement la nécessité de disposer d’une armée puissante à des fins défensives lors de guerres légitimes, celle qui se profilait en 1914 lui paraissant échapper à cette catégorie. Le Premier ministre israélien Levi Eshkol (1895-1969), colombe notoire, accepta la mort dans l’âme et sous pression la guerre en juin 1967 face à une coalition arabe devenue objectivement menaçante. Plus récemment, nombreux parmi ceux qui avaient approuvé la première guerre d’Irak (1991, libération du Koweït sous George Bush père) s’opposèrent à la seconde (2003, George Bush fils), la considérant avec raison comme injustifiée. On notera que des courants spirituels et idéologiques ont pu prôner ou incarner un authentique pacifisme, ainsi du taoïsme en Chine, puis du christianisme et du marxisme à leurs débuts.

Les faucons représentent pour leur part les va-t-en-guerre privilégiant la force à la diplomatie, ou plus de force que nécessaire pour vaincre, sachant qu’ils peuvent également évoluer selon les contextes, à l’image d’Otto von Bismarck (1815-1898), de Charles de Gaulle, de Richard Nixon (1913-1994) ou de Moshé Dayan (1915-1981). En tout état de cause, il convient de ne pas confondre faucons et tenants d’une posture offensive*, laquelle peut parfaitement convenir à un moment donné d’une situation qui forcément évoluera.

Gare aussi aux contresens : une idée fausse voudrait que les conservateurs soient plus faucons – interventionnistes en fait – que les démocrates ; on peut être nationaliste et conservateur et – en même temps – isolationniste ou tenant de l’appeasement, notamment quand la géographie vous le permet. Le Britannique Neville Chamberlain (1869-1940) et l’Américain Donald Trump en auront offert la preuve…

Cela étant, certains hommes sont structurellement faucons, la guerre procurant et traduisant selon eux des vertus majeures ; ainsi du général prussien Helmuth von Moltke, pour qui « la paix perpétuelle est un rêve qui n’est même pas un beau rêve et la guerre constitue un élément de l’ordre divin de l’univers. Dans la guerre, les plus nobles vertus de l’homme se déploient, le courage et le renoncement, la fidélité au devoir et une abnégation qui ne recule devant le sacrifice* de la vie elle-même  ».

COMMANDEMENT

Autant une haute motivation* des soldats* en campagne est essentielle pour espérer vaincre, autant celle-ci se nourrit avant tout de confiance à l’égard des chefs, y compris du commandement suprême. Durant la tragique campagne de France de 1940, ordres, contre-ordres et ordres absurdes avaient dégoûté les soldats, comme l’attestèrent de grands témoins directs, tels l’historien Marc Bloch qui, dans L’Étrange Défaite, évoque ces « chefs ou ceux qui agissaient en leur nom […], vieillis, chargés d’honneurs*, gâtés par une longue vie de bureaux et d’habileté […], [qui] n’ont pas su penser cette guerre  ». Lors des trois premières guerres israélo-arabes, la valeur du commandement arabe était si faible qu’elle n’inspirait guère confiance aux simples soldats, à l’inverse de ce qui prévalait du côté israélien. Le commandement doit apparaître non seulement compétent et cohérent, mais aussi soucieux du sort des fantassins ; solde, soins, repos, récompenses doivent être régulièrement accordés.

Outre la confiance et l’efficacité, c’est aussi le respect de la hiérarchie et la discipline qui importent ; la défaite* menace quand des chefs ne savent pas se faire obéir de soldats qui traînent à s’exécuter, divaguent, désertent et a fortiori trahissent. Une discipline de fer imposée par un commandement apprécié permet de pallier tout ou partie de l’infériorité numérique et mécanique de certaines guérillas (→ Usure), comme en témoignèrent au XXe siècle Los Barbudos de Fidel Castro (1926-2016) à Cuba, le Viêt-Cong de Vo Nguyen Giap (1911-2013) au Vietnam ou encore le Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagamé au Rwanda.

CONNERIE

Dans un poème intitulé « Barbara », recueilli dans Paroles (1946), Jacques Prévert écrivit devant les ruines de Brest : « Quelle connerie la guerre ! » Depuis, l’affirmation incarne un slogan pacifiste. De fait, tuer* des individus qu’on n’aurait jamais croisés ou être tué ou blessé par eux, perdre des proches de mort violente, s’appauvrir et voir abîmé ou détruit ce qu’on a apprécié ou bâti soi-même, tout cela en dégradant l’environnement et en consentant des débauches de temps et d’énergie… dans l’absolu, c’est en effet très con. Mais l’absolu existe-t-il ? N’est-il pas plus absurde encore de renoncer à se défendre contre une volonté accaparatrice ou destructrice décidée à s’imposer par la violence ? En Europe, le point Godwin – en même temps qu’illustration parfaite du devoir de combattre – reste la période 1936-1939 devant le IIIe Reich. Lui faire préventivement la guerre eut-il alors été une « connerie » ? A posteriori, non, bien sûr. Mais l’Histoire ne repasse pas les (mêmes) plats et, in situ, face à une situation nouvelle, qui peut affirmer avec certitude que faire la guerre, cette fois, ne sera pas une « connerie » ?…

A lire aussi :
- Une interview de l'auteur : Frédéric Encel : "L’usage cynique du Covid-19 par des régimes autoritaires et/ou expansionnistes et des mouvances religieuses pose problème"

Un second extrait de l'ouvrage : Les 100 mots de la guerre : de la guerre nucléaire à la paix en passant par la peur

Extrait du livre de Frédéric Encel, "Les 100 mots de la guerre", publié aux éditions Presses Universitaires de France – PUF, dans la collection Que sais-je ?

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