En direct
Best of
Best of du 19 au 25 septembre
En direct
ça vient d'être publié
light > Culture
Lecteurs orphelins
Quino, le dessinateur et scénariste argentin, créateur du personnage de "Mafalda", est mort à l'âge de 88 ans
il y a 7 heures 1 min
pépites > Justice
Mesures de restrictions
Covid-19 : la justice confirme la fermeture des bars et des restaurants à Aix-en-Provence et à Marseille
il y a 9 heures 19 min
pépites > Politique
Rapport
Soupçons de détournement de fonds publics : le conseil régional d'Ile-de-France visé par des perquisitions
il y a 10 heures 21 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Mon Cousin" de Jan Kounen : l’enfant terrible du cinéma français s’est amusé à "lifter" les codes des films de duos à la Francis Veber

il y a 11 heures 40 min
pépites > France
Affolement sur les réseaux sociaux
Détonation à Paris : un avion a franchi le mur du son
il y a 12 heures 10 min
light > Société
Croc Top
55% des Français se prononcent pour une interdiction des tee-shirts laissant apparaître le nombril dans les lycées
il y a 13 heures 48 min
décryptage > Politique
A voté

Oui, il faut abaisser à 16 ans l’âge du droit de vote

il y a 14 heures 22 min
décryptage > Société
Etincelles

Ce qui se passe vraiment lorsqu’un parfait inconnu devient un ami proche quasi instantanément

il y a 14 heures 43 min
pépite vidéo > Politique
Démocrates Vs Républicains
Présidentielle américaine : retrouvez le premier débat entre Donald Trump et Joe Biden
il y a 15 heures 12 min
décryptage > International
Course à la Maison Blanche

Trump - Biden : un débat chaotique qui ne devrait pas changer les lignes

il y a 15 heures 30 min
pépites > Défense
Guerre
L'Azerbaïdjan va combattre jusqu'au "retrait total" des Arméniens du Karabakh
il y a 8 heures 51 min
décryptage > Politique
CAMPAGNE ÉLECTORALE

LR intermittent : mais à quoi a donc joué Gérard Larcher pendant les sénatoriales ?

il y a 10 heures 2 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Cabaret Louise" de Régis Vlachos : quand l'histoire de la révolutionnaire Louise Michel est revisitée, complètement décalée, avec des incursions en mai 1968 et avec les Gilets jaunes

il y a 11 heures 19 min
light > High-tech
Pas Perdu
Un système d'adresse gratuit pour localiser avec précision n'importe quel endroit dans le monde
il y a 11 heures 59 min
Bulles
Une marque de champagne propose un millésime 2010 bien que cette année-là soit considérée comme à oublier
il y a 12 heures 43 min
décryptage > International
Le point de vue de Dov Zerah

A la découverte des Emirats arabes unis

il y a 13 heures 48 min
light > Economie
Crise
Disney supprime 28.000 emplois sur 100.000 employés dans ses parcs aux USA
il y a 14 heures 28 min
décryptage > Science
Imagination

Bonne nuit les petits (cyborgs) : le MIT développe une technologie pour téléguider les rêves

il y a 14 heures 57 min
light > High-tech
Sécurité
Amazon One : un nouveau système de paiement en magasin, un scanner qui analyse votre main
il y a 15 heures 22 min
décryptage > Economie
Espoir

Les ménages américains ont connu un boom de leur pouvoir d’achat pendant les années 2010. Voilà les leçons que l’Europe pourrait en retenir

il y a 15 heures 56 min
© MANDEL NGAN / AFP
Joe Biden Etats-Unis démocrate élection relations transatlantiques
© MANDEL NGAN / AFP
Joe Biden Etats-Unis démocrate élection relations transatlantiques
Maison Blanche

Pourquoi une élection de Joe Biden ne rétablirait pas les relations transatlantiques du monde d’avant

Publié le 14 août 2020
A l'occasion d'une conférence en Allemagne l'an dernier, Joe Biden avait indiqué que les Etats-Unis devaient rester engagés aux côtés de leurs alliés. D'importantes relations transatlantiques seront-elles développées en cas d'élection du candidat démocrate en novembre prochain ?
Barthélémy Courmont
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Barthélémy Courmont est maître de conférences à l’Université catholique de Lille, et directeur de recherche à l’IRIS, où il est en charge du programme Asie-Pacifique. Il dirige la collection Asia Focus à l’IRIS, et a publié de nombreux ouvrages, dont L...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
A l'occasion d'une conférence en Allemagne l'an dernier, Joe Biden avait indiqué que les Etats-Unis devaient rester engagés aux côtés de leurs alliés. D'importantes relations transatlantiques seront-elles développées en cas d'élection du candidat démocrate en novembre prochain ?

Atlantico.fr : Lors d'une conférence sur la sécurité à Munich l'année dernière, Joe Biden a affirmé que l'Amérique devait rester engagée aux côtés de ses alliés. Cette phrase et les autres annonces de l'ancien vice-président amorcent-t-elle un retour vers une relation transatlantique forte s'il est élu ? 

Barthélémy Courmont : Comme Barack Obama ou l’ancien Secrétaire d’Etat John Kerry dont il est proche, Joe Biden est partisan d’un partenariat transatlantique fort, communauté de valeurs plus que de défense, et articulée autour d’un dialogue stratégique autant qu’économique et commercial. Il est, en ce sens, un atlantiste revendiqué. Parce qu’il est né pendant la Seconde guerre mondiale et a effectué une grande partie de sa carrière politique pendant la Guerre froide (il est devenu sénateur du Delaware suite à l’élection de 1972), il a également une certaine idée du partenariat avec l’Europe et mesure l’importance pour les Etats-Unis de rester une puissance européenne de premier plan. Il s’inscrit par ailleurs dans la continuité de la présidence de Barack Obama, qui avait effectué une tournée européenne alors qu’il était en campagne, en 2008, et lui-même a multiplié les déplacements en Europe en marge de campagnes présidentielles, notamment pour appuyer la candidature de Kerry en 2004. Sur le style autant que dans les intentions sur la relation transatlantique, Biden serait donc l’opposé de Trump, revendiquant ses origines européennes là où l’actuel président semble par ailleurs les rejeter.

Ajoutons à cela le déficit d’image du locataire de la Maison Blanche en Europe (en Allemagne en particulier) et à l’inverse la notoriété de Biden sur le Vieux continent pour comprendre que la confiance mutuelle pourrait être réactivée si le candidat démocrate est élu en novembre. Cependant, Biden pourrait être, comme Obama avant lui, l’arbre qui cache la forêt d’une relation transatlantique de plus en plus soumise à des turbulences et des différences de perception. Car si Biden (qui a 77 ans) est un atlantiste convaincu, l’atlantisme est devenu au fil du temps une forme d’anachronisme qui le rattrapera dès sa prise de fonction. En bref, disons qu’une présidence Biden permettrait d’apaiser les tensions exacerbées par les formules maladroites de Trump, mais elle ne modifiera pas la donne en profondeur.

Le partenariat transatlantique a-t-il commencé à pérécliter sous les coups de l'administration Trump ? Depuis quand est-il en déclin ? 

De nombreux experts estiment que la guerre d’Irak en 2003 fut un tournant dans la relation transatlantique. Souvenons-nous que les pays européens se sont montrés divisés à cette occasion, avant que les déboires post-Saddam Hussein ne finissent de convaincre la majorité des Européens que l’aventurisme américain n’était pas à leur avantage. On se souvient aussi de la formule de Robert Kagan, « les Américains viennent de Mars et les Européens de Venus » pour comprendre, au-delà des clichés assez grossiers, les différences désormais fondamentales entre les deux composantes de ce qu’il est de plus en plus difficile de qualifier de monde occidental. On peut également remonter à plus loin. La fin de la Guerre froide, qui sonnait le glas d’une communauté de défense incontournable, au point que l’organisation la caractérisant, l’OTAN, devait se repenser. Pourquoi ne pas non plus évoquer les dernières années de la bipolarité, et notamment la crise des Euromissiles, ou encore la construction européenne et son evolution progressive.

C’est un glissement lent et régulier qui marque la dérive des continents que nous observons. Et en dépit de son immense popularité en Europe et de ses discours forts sur le Vieux continent, comme celui de Prague en 2009, Barack Obama fut surtout l’homme de la stratégie du pivot vers l’Asie, continent dont il faisait la priorité de sa politique étrangère (Hillary Clinton, sa première Secrétaire d’Etat, effectua sa première tournée officielle en 2009 en Asie, et non en Europe). C’est également sous la présidence Obama que les pressions américaines au sein de l’OTAN sur la partage du fardeau, déjà fortes sour l’administration Bush, redoublèrent d’intensité. D’une administration à l’autre, démocrate comme républicaine, les exigences américaines ne changent pas: les Européens doivent dépenser plus pour leur défense. Seule la méthode est, très sensiblement, différente. Donald Trump restera sans doute le président américain le plus impopulaire en Europe, mais le malaise dans la relation transatlantique était déjà très perceptible avant son arrivée au pouvoir.

Comment pourrait-on retrouver une relation entre nos deux continents aussi forte que celle qui a suivi la seconde guerre mondiale ? 

Il faudrait définir un ennemi commun, suffisamment déstabilisant et dangereux pour justifier une nouvelle communauté stratégique. C’est ce que Donald Trump tente, de manière très maladroite et inappropriée, avec la Chine, et c’est ce qu’Obama tenta avec la Russie et, d’une certaine manière, Bush avec les États voyous. Mais ces ennemis supposés ou réels ne sauraient pour les Européens être comparés à ce que furent l’Allemagne nazie ou l’URSS. Difficile donc pour Washington d’invoquer un front uni face à un ennemi qui n’existe plus ailleurs que dans des plans du Pentagone qui n’ont pas été mis à jour.

Il faudrait aussi adhérer à des valeurs communes. Le plan Marshall ne fut pas, après la Seconde guerre mondiale, simplement un plan de sauvetage des économies européennes, c’était la Pierre angulaire d’un bloc prônant le libéralisme économique et l’économie de marché face au bloc communiste. Venait s’y greffer la communauté de démocraties, même si celle-ci semble plus discutable à y voir de plus près. En tout état de cause, il y avait une adhésion à un système-monde sans laquelle la communauté transatlantique n’aurait pu se développer de manière aussi forte. Ces temps sont aujourd’hui révolus, tout autant que l’est, pour les Européens, le rêve américain qui les accompagnèrent. Dès lors, Américains et Européens ont de nombreux terrains d’entente sur lesquels ils continueront de cultiver leur complicité et proximité, historique et culturelle notamment. Mais la relation transatlantique telle qu’elle se développa au lendemain de la chute de l’Allemagne nazie appartient à l’histoire, qu’on s’en réjouisse ou non.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (5)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
lémire
- 15/08/2020 - 14:58
"partenariat" transatlantique
On peut compter sur les GAFA qui auront fait élire Biden pour que la colonisation financière de l'Europe se poursuive :
- le partenariat transatlantique version Obama va continuer ("conciliation" avec la Turquie, retour du traité de libre échange transatlantique, leçons sur le multiculturalisme...)
- la Chine ne sera plus combattue commercialement que de manière policée (c'est à dire, en pratique, pas du tout)
- la réindustrialisation des US sera ringardisée (et par contagion celle de l'Europe aussi)
Et on nous ressortira l'épouvantail russe fauteur de populisme (mais l'armée US ralentira son déménagement vers la Pologne, il faut ménager l'Allemagne et ne pas favoriser les populistes)

Il faut se souvenir que le seul vrai partenariat transatlantique pour les Américains, c'est celui avec la Grande Bretagne
ajm
- 14/08/2020 - 13:37
Intérêts stratégiques.
Si le potentiel économique et technologique Européen était arrimé au bloc continental asiatique, Russie et Chine comprises , ce sont les US qui seraient marginalisés et relégués. Si Trump ou son sucesseur ne le comprennent pas, l'état profond US, lui, leur fera comprendre.
TPV
- 14/08/2020 - 13:23
Alors gardons Trump
Au moins avec lui c'est clair!