En direct
Best of
Best of du 9 au 15 janvier
En direct
ça vient d'être publié
pépites > Politique
« Cher Tayyip »
Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan s'écrivent pour apaiser les tensions
il y a 1 semaine 4 jours
pépites > Justice
Révélations de Mediapart
Justice : enquête ouverte contre Nicolas Sarkozy pour « trafic d’influence » dans le cadre d’activités de conseil pour le groupe russe Reso-Garantia
il y a 1 semaine 4 jours
pépites > Politique
Jupiter
Nouvelle colère d'Emmanuel Macron, cette fois contre certains ministres
il y a 1 semaine 4 jours
décryptage > International
Démocratie américaine en danger

Assaut sur le Capitole : autopsie de trois jours de folies américaines

il y a 1 semaine 4 jours
pépite vidéo > Santé
Eviter la pénurie
Le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, alerte sur la question de l'approvisionnement des vaccins pour l'hiver prochain
il y a 1 semaine 4 jours
décryptage > International
Université de Bogazici

Révolte étudiante à Istanbul ou les prémices d’un printemps turc

il y a 1 semaine 4 jours
pépites > Santé
Coronavirus
Bruno Le Maire et Gabriel Attal indiquent qu'un confinement est toujours possible
il y a 1 semaine 4 jours
décryptage > Santé
Espoir

Une étude démontre que les crises cardiaques pourraient être détectées des années à l’avance en surveillant le niveau de calcium dans les artères

il y a 1 semaine 4 jours
décryptage > Environnement
instrumentalisation judiciaire

Procès contre l’inaction de l’Etat : l’affaire du siècle est aussi la pire imaginable pour... le climat lui-même

il y a 1 semaine 4 jours
décryptage > Santé
Urgence sanitaire

Face à la Covid-19, finissons-en avec l’amateurisme public ! Le diagnostic implacable de fonctionnaires de la santé

il y a 1 semaine 4 jours
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand les billes précisent le moment et quand les disques détournent les heures : c’est l’actualité hivernale des montres
il y a 1 semaine 4 jours
pépites > Santé
Pénurie
Le maire de Neuilly-sur-Seine déplore que les quantités de vaccins annoncées ne soient pas au rendez-vous
il y a 1 semaine 4 jours
pépites > Santé
Coronavirus
La présence du virus dans les eaux usées de l'Ile-de-France en forte augmentation
il y a 1 semaine 4 jours
pépites > Santé
Bug
Après avoir été volontairement fermé hier le site Santé.fr de rendez-vous pour les vaccinations est ouvert en version simplifiée aujourd'hui
il y a 1 semaine 4 jours
décryptage > France
Couvre-feu à 18h

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

il y a 1 semaine 4 jours
décryptage > International
Guerre de l'information

A propos d’infox : la tentation de Joe Biden de suivre la politique des néoconservateurs

il y a 1 semaine 4 jours
décryptage > Santé
Mesures efficaces contre le virus

Covid-19 : les modèles d’efficacité sanitaire asiatiques, impossibles à reproduire en Europe ? 5 arguments pour démonter une imposture intellectuelle

il y a 1 semaine 4 jours
décryptage > Economie
Impact économique de la pandémie

Records à l’export : la Chine est-elle en train de gagner une bataille... ou la guerre des puissances commerciales ?

il y a 1 semaine 4 jours
décryptage > France
"Je ne livre pas les Juifs"

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

il y a 1 semaine 4 jours
pépites > Politique
Voile
Aurore Bergé dépose un amendement interdisant le port du voile aux petites filles
il y a 1 semaine 4 jours
© DAVID MCNEW / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
puits de pétrole prix environnement crise économique covid-19 coronavirus
© DAVID MCNEW / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
puits de pétrole prix environnement crise économique covid-19 coronavirus
Atlantico Business

La pandémie a transformé les champs de pétrole en champs de ruines

Publié le 13 août 2020
Le coronavirus et le confinement quasi-mondial ont mis à genoux toutes les grandes compagnies pétrolières qui accusent des pertes financières considérables. A un moment où elles doivent financer la transition vers les énergies naturelles.
Jean-Marc Sylvestre
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ. ...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le coronavirus et le confinement quasi-mondial ont mis à genoux toutes les grandes compagnies pétrolières qui accusent des pertes financières considérables. A un moment où elles doivent financer la transition vers les énergies naturelles.

Un paradoxe de plus à l’actif du coronavirus. Alors que la pandémie a transformé les champs de pétrole en champs de ruines et asphyxié l’ensemble du secteur pétrolier, le virus a aussi révélé la nécessité d’accélérer la mutation technologique vers des énergies renouvelables ou moins polluantes. Mais le virus a du coup raréfié les ressources financières nécessaires au changement.

Dun côté, la lutte pour le climat incite le consommateur à abandonner le pétrole, mais de lautre, la baisse des prix rend le pétrole de plus en plus attractif. Cherchez lerreur !

Les cinq plus grandes compagnies pétrolières du monde n‘ont sans doute jamais vécu une situation aussi dégradée financièrement dans leur histoire déjà longue. Mais pendant le seul 2e trimestre de l’année, alors que les 2/3 de la planète se sont arrêtés de circuler et même de travailler, les big four ont enregistré plus de 45 milliards d’euros en pertes. Alors qu’en temps normal, elles accumulaient des profits considérables : la BP, Chevron et Exxon Mobil sont désormais étranglées, mais la Shell et Total ne sont pas dans un meilleur état. Total, par exemple, a perdu plus d’un milliard d’euros en exploitation mais a dû passer pour plus de 8 milliards d’euros en dépréciations d’actifs. Ça signifie que ses actifs de production, ses champs pétroliers acquis a prix d’or, ses équipements de transports ont perdu une grande partie de leur valeur. Ça signifie aussi que l’entreprise anticipe que le prix du pétrole ne remontera pas significativement

Trois raisons expliquent ce désastre.

Dabord, larrêt brutal de la consommation de pétrole pendant la période de confinement a plombé les prix et le business pétrolier : plus d’avion, plus de déplacement, presque plus d’usines. La demande s’est effondrée et par conséquent, l’offre a débordé de partout et les prix sont tombés.

Ensuite, se sont ajoutés les effets de la concurrence violente entre la Russie et lArabie Saoudite qui ont cherché à augmenter leur production et contribué à la baisse des prix alors qu‘ils cherchaient des compléments de recettes.

Les prix sont tombés en dessous des 16 dollars le baril. Aux États Unis qui, ont eux aussi une énorme capacité de production avec notamment les gaz de schiste, on a même vu des prix de pétrole négatifs. Des producteurs noyés sous les stocks étaient prêts à payer leurs clients pour qu’ils les débarrassent de leur pétrole invendu parce qu’invendable dans la conjoncture du moment.  

Depuis le début du mois de juin, les cours du pétrole sont remontés à 40 dollars le baril mais le dollar a beaucoup baissé. Donc l’industrie est loin d’avoir retrouvé ses seuils de rentabilité.

Il y a encore un an ou deux, on avait des prix de pétrole à 70 dollars le baril avec un dollar plus cher qu‘aujourd’hui. Donc on est loin de l’équilibre.

Dautant et cest la troisième raison de ce désastre. Des pans entiers du secteur sont sans doute définitivement dévalorisés parce que la crise a accéléré la mutation énergétique.

Les consommateurs vont sans doute vivre autrement et consommer de moins en moins de pétrole. Les systèmes de production vont généraliser des process plus propres et moins gourmands en énergie fossile. Tous les experts parient sur un développement des énergies alternatives.

Les grandes compagnies s’y préparent : Total est devenu un gros producteur d’électricité d’origine naturelle, éoliennes notamment.

Les pays producteurs sont eux aussi très perturbés. Leurs revenus pétroliers se sont écroulés et ils ne sont pas préparés au changement. Ils ont tellement bien vécu sur la rente pétrolière qu’ils la croyaient perpétuelle. Du coup, les pays du Golfe, les Emirats, l’Arabie Saoudite ont du mal à négocier ce virage. D’où les risques de bouleversements politiques et sociaux.

D’autres pays sont plus avancés, la Russie gros producteur de gaz est un peu à l’abri, le Canada aussi, mais l‘Algérie ne s’est pas beaucoup préparée au changement.

Le seul pays qui ne semble pas prendre la mutation au sérieux, c’est l’Amérique de Trump qui ne croît pas au réchauffement climatique et qui a tout fait pour relancer la production des gaz de schiste. L’Amérique de Trump a donc acquis et conforté son indépendance en énergie pétrolière, d’où la colère de l'Arabie Saoudite, mais à quel prix ? Les acteurs du système savent bien que cette ambition de Trump n’est pas tenable. Trump ne veut pas entendre parler des énergies renouvelables alors que la plupart des industriels savent qu‘elles vont devenir compétitives.

En attendant, pour l’automobiliste occidental qui roule tous les jours, c’est une bonne nouvelle. Il n’a jamais payé l’essence ou le diesel aussi peu cher. Il ne se plaint évidemment pas.

Mais pour celui qui s’inquiète de l’environnement, du réchauffement climatique, c’est une très mauvaise nouvelle. Comment convaincre les agents économiques, les entreprises comme les ménages qu’il faut passer à autre chose au moment où le pétrole ne vaut plus rien ou presque.

Le pétrole pas cher n’aide pas la protection de l‘environnement. Les militants écologistes rêvent de voiture électrique, mais ils n’en achètent pas beaucoup parce que c’est encore compliqué pour voyager. Et c’est aussi très cher. La multiplication des incitations sous forme de primes baisse le prix public des véhicules mais alourdit la facture des impôts.

Paradoxalement, ceux qui sont le plus en avance dans la transition énergétique, ce sont les industriels du pétrole. Pressentant un épuisement des ressources et un changement des modes de consommation, ils ont utilisé les profits du pétrole pour investir dans les énergies alternatives. Les constructeurs automobiles aussi. Sauf qu‘on en est qu‘au début de la mutation.

La chute durable des prix du pétrole risque de tarir leurs financements et ralentir l’évolution.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Montagne fm
- 15/08/2020 - 11:29
Energies renouvelables compétitives ????
Merci de détailler le calcul précis du prix de revient réel de l'énergie solaire et éolienne en tenant compte de toutes les contraintes propres à ces énergies intermittentes.
Sidewinder
- 15/08/2020 - 06:57
Jean Marc...
Il suffit de presser un bouton pour faire repartir un "fraking". Pas comme une pompe traditionelle. Prends des lunettes.....un peu meilleures.
Ullman
- 13/08/2020 - 15:35
SANS BLAGUE
Un baril de pétrole contient beaucoup d’énergie, facilement stockable, manipulable, transportable, et bon marché.

Et tous les pays, développés ou en développement, arrêteraient d’en acheter ?

Haha !

Article rédigé par un élève du cours préparatoire ? Préparatoire à quoi : l’énergie chère et la décroissance ?

Consternant.