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Relocaliser l’alimentation : une vraie bonne idée ?

Publié le 07 août 2020
La crise de la Covid-19 a mis à jour les faiblesses du secteur agricole. D’une nation agricole, la France est devenue dépendante : l’ail vient de Chine, les fraises de Pologne, le porc de Hollande et les tomates du Maroc ou d’Espagne. Même les pommes viennent d’Italie. Temps de remettre la table dans le bon sens ?
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La crise de la Covid-19 a mis à jour les faiblesses du secteur agricole. D’une nation agricole, la France est devenue dépendante : l’ail vient de Chine, les fraises de Pologne, le porc de Hollande et les tomates du Maroc ou d’Espagne. Même les pommes viennent d’Italie. Temps de remettre la table dans le bon sens ?

La suspension de certaines exportations ont mis en danger la sécurité alimentaire de certains pays (ex : l’Algérie avec la suspension des exportations Russes). La fermeture des frontières a entraîné une pénurie de main d’œuvre agricole et la perte des récoltes. La fermeture des frontières nationales et régionales, l’isolement ou la mise en quarantaine de régions entières et de grands centres urbains fortement infectés ont perturbé la collecte et le transport des produits agricoles vers les zones de consommation, y compris à l’échelle locale. Sans parler de la responsabilité de l’agriculture intensive et de ses conséquences (déforestation) sur l’émergence de la pandémie.

Par exemple,  couper la forêt amazonienne a obligé les moustiques qui vivaient dans la canopée à d’attaquer aux « sangs chauds » du sol. C’est ainsi que nous avons recrudescence de moustiques curieux aux pathologies inconnues ! Pour la Covid 19, c’est pareil.

Devant tant de faiblesses, de nombreux acteurs, le Président Macron en tête, ont prôné la relocalisation et l’autonomie agricole (9 Français sur 10 y sont favorables). Est-ce possible ? Quelles conséquences ? 

Pourquoi parler d’un « retour » à une alimentation locale ?

Pour parler d’autosuffisance et d’alimentation exclusivement locale, il faudrait sans doute remonter aux temps préhistoriques, car historiquement, nombre de villes se sont implantées non pas sur des zones de production intensive mais sur des ports - maritime ou fluvial - pour importer leur nourriture. Ainsi les villes de la Méditerranée ont été nourries au blé d’Égypte ; celles du Nord de l’Europe au blé d’Ukraine. Les échanges alimentaires entre les continents existent depuis des millénaires et ont résisté aux guerres, famines et pandémies. Nos systèmes alimentaires ont toujours été façonnés par des échanges longues distances.

Qu’entend-t-on par Local ?

Nicolas Bricas, titulaire de la Chaire Unesco Alimentations du Monde a travaillé sur la surface agricole qui serait nécessaire pour nourrir une ville comme Montpellier. Ses recherches ont montré que la surface agricole actuelle de tout le département de l’Hérault pourrait fournir 80 % des besoins alimentaires de l’agglomération si elle lui était exclusivement dédiés (rien pour les autres habitants du département) et si toutes les terres dédiées à la vigne étaient reconverties en zone d’élevage et de culture… ce qui n’est pas envisageable.

L’idée de relocalisation et d’autosuffisance doit donc s’entendre à minima au niveau national, voir européen.

Le Local est-il plus durable ?

En France, le coût de transport des aliments représente moins de 14 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) alors que la production agricole pèse pour les deux tiers environ. En outre, une production peut être locale mais fortement émettrice de GES, par exemple en culture sous serre chauffée.

Ainsi, plus que la localisation, ce sont les pratiques agricoles qui pèsent le plus sur l’environnement et notamment l’agriculture intensive qui épuise nombre de ressources non renouvelables, érode la biodiversité, sature et pollue les milieux. Elle conduit à des désordres liés aux polluants chimiques (les perturbateurs endocriniens) et pose la question de la répartition de la valeur, des conditions de travail et d’accès aux marchés, du déséquilibre Nord/Sud et de l’accès pour tous à une alimentation de qualité.

Pourquoi relocaliser ?

Si une autonomie alimentaire totale semble utopiste (et même non souhaitable pour des questions de dimension identitaire, de repli sur soi et de rejet de l’altérité) à l’échelle locale, régionale, voir nationale, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des changements à adopter pour réduire notre dépendance alimentaire.

Par exemple l’Europe importe une grande partie de protéines de soja, de pois ou de fève parce que seulement 2 à 3 % de la SAU[1] leur sont consacrés. Le soja OGM sud-américain destiné à l’alimentation du bétail représente 4/5 de ces importations. Or le soja, le pois et les fèves poussent facilement sous nos climats, il serait simple de devenir autosuffisant dans ce domaine.

S’il y a un intérêt à mieux reconnecter offre et demande localement au travers d’engagement entre villes et campagnes, c’est au niveau européen, et notamment par la PAC ou via la démarche européenne Farm to Fork de l’EFSA que les choses doivent se décider. En effet, les initiatives à petite échelle qui se multiplient sans concertation, pour autant vertueuses qu’elles soient, ne seront pas en capacité de faire évoluer le système suffisamment rapidement. Or il y a urgence à accélérer la transition agroécologique pour sauver la biodiversité et lutter contre les changements climatiques.

Conclusion

Au-delà des questions d’autosuffisance alimentaire en temps de Covid, la relocalisation de l’alimentation soulève des enjeux bien plus importants liés aux questions environnementales mais aussi à l’accessibilité à une alimentation de qualité pour tous.

Le locavorisme militant tel qu’on l’a connu au début des années 2000 doit faire place à de vraies politiques pour accompagner la transition alimentaire, pour le bien-être nutritionnel pour tous et pour chacun.

Sophie et Béatrice de Reynal

Source : https://www.agrobiosciences.org/territoires/article/le-tout-local-est-il-un-piege#.XyGbqRMzbxt


[1] SAU : surface agricole utile

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Commentaires (16)
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SD..
- 07/08/2020 - 19:10
Suite
On constate même aujourd’hui que les sols ont tendance à s’épuiser en bio par rapport au conventionnel, car les croyances en bio font que certains pensent que la terre va les nourrir indéfiniment et ne font pas d’apport et vident le sol de sa matière organique.
SD..
- 07/08/2020 - 19:05
Épuisement des sols: je m’inscris en faux!!
Concernant l’épuisement des sols, étant sur un sujet que je maîtrise, je peux vous assurer que c’est absolument faux. Concrètement un sol épuisé est un sol dont la matière organique (MO) est proche de zéro, en un mot : du sable.
Or dans les terres agricoles en Normandie, les taux de MO montent et la vie microbienne des sols est bien présente. Les vers de terre contrairement aussi à la rumeur sont toujours là, même en non bio.
La minéralisation (Transformation de l’humus en azote) se fait parfaitement, au point que cet apport d’azote est pris en compte dans les calculs de besoin en engrais. Les intercultures ( plantes comme la moutarde, semées fin août et qui couvrent les sols jusqu’au semis d’une culture de printemps) retiennent cet azote minéralisé et le restitue à la culture suivante.
Cultiver en bio ne veut pas dire ne pas mettre d’engrais, mais signifie ne pas mettre d’engrais de synthèse. Par exemple, en bio, on ne met pas d’azote capté dans l’air par un procédé chimique, mais on met des fumiers ou des boues de stations d’épuration. En fait, pour le bio, juste l’origine des engrais change, mais pas le raisonnement technique.
SD..
- 07/08/2020 - 18:41
Ganesha
Comme d’hab, monsieur Ganesha commence par insulter les autres et nous rappeler une fois de plus qu’il est le meilleur!
Taper « 75% » dans le moteur de recherche atlantico et vous trouverez un article qui décrit parfaitement ce monsieur !!!