En direct
Best of
Best of du 14 au 20 novembre
En direct
ça vient d'être publié
Dépenses et coups de coeur
Black Friday : les Français sont prêts à dépenser plus que l’an dernier
il y a 4 heures 55 min
pépites > Europe
Lutte contre la pandémie
Covid-19 : "L'issue est en vue", selon Boris Johnson
il y a 6 heures 34 min
pépites > Justice
Justice
Affaire des "écoutes" : le procès de Nicolas Sarkozy, jugé pour corruption, est suspendu jusqu'à jeudi
il y a 9 heures 20 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"L’archipel des Solovki" de Zakhar Prilepine : plaisir de relire - Les camps des Solovki, antérieurs aux goulags. « J’ai voulu écrire moins sur les camps que sur les Russes » a dit l’auteur, l’un des plus grands romanciers russes contemporains

il y a 10 heures 22 min
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Voilà les meilleurs gadgets à acheter pour se créer un home cinéma de compétition pour le confinement
il y a 11 heures 28 min
pépites > Santé
Ecrans
L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) s'inquiète du temps passé par les jeunes devant leurs écrans, sans activité physique, aggravé par le confinement
il y a 12 heures 33 min
décryptage > High-tech
Réseaux sociaux

Et si la Chine était en train de doubler la créativité d'une Silicon Valley en panne d'idées ?

il y a 13 heures 26 min
pépite vidéo > Economie
Engagements face à la crise
Michel-Edouard Leclerc annonce qu'un "quart du profit réalisé dans les centres Leclerc sera réaffecté au personnel"
il y a 13 heures 50 min
décryptage > Politique
Disraeli Scanner

A la fin, est-ce le capitalo-marxisme qui l’emportera?

il y a 14 heures 30 min
pépites > Santé
Coronavirus
Macron parle demain soir : pas de déconfinement, mais "un allègement progressif des contraintes"
il y a 14 heures 54 min
pépites > International
Avenir des Etats-Unis
Joe Biden a dévoilé les noms des premiers membres de son gouvernement
il y a 5 heures 27 min
light > Politique
Succès fou
Barack Obama a vendu 890.000 exemplaires de ses mémoires en seulement 24h en Amérique du Nord
il y a 7 heures 20 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Un coupable presque parfait La construction du bouc émissaire blanc" de Pascal Bruckner : un plaidoyer solide, un essai brillant, au secours d’une civilisation crépusculaire ébranlée par les diktats des minorités

il y a 10 heures 47 sec
décryptage > Economie
Les entrepreneurs parlent aux Français

Ma lettre au père Noël. Chômage. Récession. Dépression. Un peu de champagne ?

il y a 11 heures 8 min
pépites > International
Diplomatie
Le Premier ministre israélien aurait rencontré secrètement le prince héritier d'Arabie Saoudite
il y a 11 heures 44 min
pépites > High-tech
Gaffe
Un journaliste débarque dans une réunion Zoom secrète des 27 ministres européens de la Défense qui a du être annulée
il y a 13 heures 13 min
pépites > International
Environnement
Un ancien bureaucrate a inspiré le discours du président chinois Xi Jinping changeant l'histoire du réchauffement climatique
il y a 13 heures 40 min
pépites > Finance
Economie
Danone annonce 1.500 à 2.000 suppressions de postes dont près de 400 en France
il y a 14 heures 23 min
décryptage > Media
Sur le divan

"L’élection de Joe Biden est bonne pour l’équilibre mental des Français". Et c’est la psy attitrée de France Info qui vous le dit

il y a 14 heures 47 min
décryptage > Société
La germination des mots

Existerait-il des complotistes sans comploteurs ?

il y a 14 heures 55 min
© JOEL SAGET / AFP
coronavirus covid-19 immunité virus pandémie OMS
© JOEL SAGET / AFP
coronavirus covid-19 immunité virus pandémie OMS
Pandémie

Pourquoi le Coronavirus ne repartira plus jamais

Publié le 06 août 2020
Alors que l'OMS a prévenu que la pandémie de coronavirus allait probablement être "très longue", une immunité globale est-elle envisageable ? Doit-on abandonner la recherche d'un vaccin ? Un retour à la normale sur le long terme est-il envisageable ?
Stéphane Gayet
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Stéphane Gayet est médecin des hôpitaux au CHU (Hôpitaux universitaires) de Strasbourg, chargé d'enseignement à l'Université de Strasbourg et conférencier. 
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alors que l'OMS a prévenu que la pandémie de coronavirus allait probablement être "très longue", une immunité globale est-elle envisageable ? Doit-on abandonner la recherche d'un vaccin ? Un retour à la normale sur le long terme est-il envisageable ?

Atlantico.fr : Le coronavirus fait-il irrémédiablement partie de notre environnement ?

Stéphane Gayet : En ce début août 2020, en dépit des informations quotidiennes dont l’objectif est surtout de nous inciter à la prudence et au respect des mesures préventives (masque, distance, mains), on peut dire que la pandémie marque le pas. C’est vrai de la grande majorité des pays qui ont géré leur épidémie de façon lucide, responsable, volontaire, concertée et méthodique ; mais ces qualificatifs ne s’appliquent pas à tous les pays et je pense notamment à plusieurs d’entre eux sur le continent américain qui donnent l’impression d’une certaine insouciance.

Concernant la France, je vous invite à observer régulièrement le niveau des six indicateurs principaux : 1. Le nombre quotidien de personnes nouvellement hospitalisées2. Le nombre quotidien de personnes nouvellement admises en réanimation3. Le nombre quotidien de personnes nouvellement décédées4. Le nombre quotidien de personnes testées par PCR5. Le nombre quotidien de personnes testées positives par PCR6. Le taux quotidien de positivité des tests PCR.

Pour chaque indicateur, la courbe apparaît quand on clique sur « Synthèse ».

Je vous invite à conserver ces liens qui vous permettent en une ou deux minutes de savoir où nous en sommes. La dernière valeur de l’indicateur 6 date du 2 août, où il était à 1,7 %, ce qui reste proche de 1,5 % est n’est pas inquiétant. Les indicateurs 1, 2 et 3 sont à un niveau toujours bas. L’indicateur 4 n’est pas un indicateur de morbidité, mais un indicateur d’intervention ; l’indicateur 5 évolue de façon parallèle à lui, ce qui se traduit par un indicateur 6 assez stable.

L’évolution du rapport de l’espèce humaine avec ce nouveau virus SARS-CoV-2

Que de contrevérités sont dites, écrites et propagées à propos de la CoVid-19 et de son virus le SARS-CoV-2. Quand des politiques parlent de guerre contre le virus ou d’éradiquer le virus, ce sont des non-sens. Un virus n’est pas un être vivant, ce n’est qu’une information génétique protégée et associée à des protéines qui ne sont que les outils nécessaires à sa pénétration dans une cellule et sa réplication par cette cellule.

D’où viennent les virus ? Plusieurs théories sont échafaudées à leur sujet. Quoi qu’il en soit, ils sont omniprésents : ces agents infectieux microscopiques et inertes infectent tous les végétaux et tous les animaux, ou presque. On peut même dire qu’ils font partie de la matière vivante. On a longtemps considéré que les virus étaient systématiquement synonymes de pathogénicité, c’est-à-dire qu’ils rendaient obligatoirement malades les organismes qu’ils infectaient. Or, ce n’est plus notre conception actuelle ; prenons l’exemple de la scarlatine : c’est une maladie infectieuse bactérienne due à un streptocoque modifié par une infection virale ; du fait de cette infection virale par un « bactériophage » (nom générique des virus des bactéries), le streptocoque de la scarlatine est plus puissant (point de vue bactérien) et plus pathogène (point de vue humain) qu’un streptocoque non infecté ; c’est un exemple d’infection virale qui augmente les performances.

Il est évident qu’en médecine, nous nous intéressons aux virus pathogènes. De tous les virus qui sont pathogènes pour l’espèce humaine, seul le virus de la variole est officiellement considéré comme éradiqué ; mais ce n’est pas tout à fait certain. On a espéré en vain éradiquer le virus de la rougeole… et c’est un échec mondial, un échec de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ; pourtant, le virus de la rougeole est strictement humain, il ne peut infecter aucun animal ; et puis avec la rougeole, il n’y a pas ce pourcentage important de formes inapparentes ou presque. On comprend que parler d’éradiquer le SARS-CoV-2 est un objectif insensé.

Que peut-on affirmer sur l’éco-épidémiologie (écologie et épidémiologie) de la CoVid-19 ?

En réalité, la science est riche en incertitudes. Vérité aujourd’hui, contrevérité demain ; il faut l’accepter ; c’est pourquoi la rigueur exigerait le conditionnel, mais cela déplaît à beaucoup de personnes qui souhaitent des certitudes.

Le SARS-CoV-2 est un coronavirus, proche du SARS-CoV-1 (SRAS chinois de 2002) et du MERS-CoV (SRAS saoudien de 2012). On a perdu la trace du SARS-CoV-1, mais pas celle du MERS-CoV. Ces coronavirus ont pour réservoir primaire des chauves-souris et passent à l’homme par l’intermédiaire d’autres mammifères. Il existe par ailleurs quatre autres coronavirus qui donnent des rhumes et parfois des gastroentérites aiguës : ce sont des coronavirus peu pathogènes qui sont adaptés à l’homme. Il faut aussi parler des nombreux coronavirus qui sont pathogènes pour différents animaux.

Compte tenu de toutes ces données et de ce que l’on sait de la pandémie en cours, il y a tout lieu de penser que le SARS-CoV-2 va continuer durablement à infecter l’espèce humaine, qu’en d’autres termes il est en train de devenir un virus humain comme les autres (virus responsables de : herpès, varicelle-zona, mononucléose infectieuse, rhume, rougeole, rubéole, oreillons, gastroentérite aiguë virale, conjonctivite aiguë virale, verrues, condylomes, hépatite A, hépatite B, hépatite C, grippe B et C, sida, poliomyélite antérieure aiguë, dengue, chikungunya, etc.). Marc Lipsitch est l’un des tout premiers à avoir suggéré que le SARS-CoV-2 allait probablement devenir un virus humain comme un autre ; il est professeur d’épidémiologie à l’université de Harvard (dans l’agglomération de Boston, la doyenne des universités américaines) ; il est donc possible ou même probable que la CoVid-19 devienne une maladie infectieuse annuelle saisonnière.

De surcroît, de récentes observations incitent à penser que le SARS-CoV-2 pourrait passer chez des mammifères en contact avec l’homme et ensuite contaminer à leur tour d’autres êtres humains.

Une immunité globale est-elle envisageable ? Doit-on abandonner la recherche d'un vaccin ?

La question de l’immunité est particulièrement délicate pour le SARS-CoV-2. La CoVid-19 est une maladie immunisante, c’est quelque chose d’acquis : elle suscite la mise en place d’une immunité humorale (production d’anticorps par des lymphocytes B spécialisés, les plasmocytes) et cellulaire (lymphocytes T et autres globules blancs qu’ils coordonnent). En revanche, on ne sait pas si cette immunité dure six mois, un an, un an et demi, deux ans ou plus. On a d’abord affirmé que le degré d’immunité post-infectieuse était proportionné à la sévérité de la maladie, avant d’infirmer cela et donc de dire que les formes peu apparentes immunisaient tout autant que les autres.

Concernant la transmission du virus, ce qui est lié d’une certaine façon à l’immunité : on a d’abord dit que les enfants étaient de grands et dangereux disséminateurs de virus, avant de se rétracter et d’affirmer qu’ils semblaient naturellement immunisés et qu’en conséquence de quoi ils étaient réfractaires à l’infection, donc incapables de transmettre le virus. S’agissant des adultes, on a dit que ceux, semble-t-il nombreux, qui faisaient une forme inapparente étaient contagieux comme ceux qui étaient franchement malades ; mais tout récemment, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) semble indiquer qu’ils ne seraient en réalité pas contagieux, ce qui reviendrait à dire que leur immunisation serait rapide et neutralisante (il est certain que les anti-masques vont se servir de cette information).

Faut-il encore miser sur le phénomène d’immunisation ou plutôt d’immunité collective ? Oui, elle reste à l’ordre du jour, elle est en train de s’installer doucement, selon toute vraisemblance. Il n’est pas question d’abandonner la recherche d’un vaccin et de toute façon cette recherche ne sera pas abandonnée, ne serait-ce qu’en raison des investissements déjà effectués. En revanche, on n’a pas fini de discuter de la nécessité de la rendre ou pas obligatoire…

La CoVid-19 à long terme offre-t-elle l'espoir d'un retour à la normale ?

Comme je l’ai déjà dit, la situation CoVid-19 en France semble en cours de normalisation (contrôle satisfaisant de l’épidémie hexagonale). A dire vrai, ce sont les politiques et les hauts fonctionnaires non professionnels de santé qui sont surtout inquiets ; les professionnels de santé qui connaissent le mieux la virologie, la pathologie infectieuse et l’épidémiologie sont rassurants quant à une hypothétique « seconde vague ». Il ne suffit pas d’être médecin pour avoir une réflexion et une opinion pertinentes sur la question.

Je me suis trompé en janvier et en février en écrivant qu’il ne devrait pas y avoir d’épidémie en France, je le reconnais humblement ; je dois donc être très prudent dans mes affirmations. Mais je pense – et beaucoup pensent ainsi – que la situation CoVid-19 en France devrait être sous contrôle, à un très bas niveau, d’ici trois à six mois.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (10)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
salamander
- 10/08/2020 - 14:48
150000 morts du cancer chaque année en France.
il ne faut surtout pas reconfiner ce d'autant que nous n'aurions jamais du confiner.
Que penser du doute de la généticienne Alexandra Henrion sur l'ajout possible d'une séquence génétiquement modifiée dans le sras cov2 ???
y-at-il une omerta dans le monde médical?

d 'accord avec l'imprécateur , l'interview dure 49 mn mais est très interpellant.
Nicolas59
- 10/08/2020 - 08:53
Le masque de Zorro
La cavalcade politique et médiatique sur l'état de la pandémie est bien commode.
Cela ne mange pas de pain de forcer à porter un masque : cela protège un peu contre la pollution et la circulation d’infections dans une certaine mesure .
Surtout on a lancé des milliards de masques en commande et relancé massivement la production en France . Si cela se révèle
inutile que va t ‘on faire avec tout ce business?
Donc c’est efficace et obligatoire qu’on se le dise!
De plus c’est tout bon pour maintenir la peur et sanctionner les manifs ( enfin ceux qui dérangent , pas ceux provoquées par
une juste émotion) .
L'Imprécateur
- 09/08/2020 - 03:35
Ras le bol de l"épidémie de la peur.
Pas d'autre commentaire que ces deux liens:
https://www.youtube.com/watch?v=zyyESPxJsqM&feature=emb_share&fbclid=IwAR2f1sdhKbAXl4Qv3ShAxZGIQ_p7peKQA_l13505GBtWO8z0NohQVZb9cFM
https://www.tvlibertes.com/zoom-covid-19-la-geneticienne-alexandra-henrion-caude-vous-dit-tout?fbclid=IwAR1dKgmH0LovzwnUv5Xf7gGp_jp94rxEVIhtkPoQ8OhiDzFIEcRpqFL_R10