En direct
Best of
Best of du 9 au 15 janvier
En direct
ça vient d'être publié
pépites > Politique
« Cher Tayyip »
Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan s'écrivent pour apaiser les tensions
il y a 1 semaine 3 jours
pépites > Justice
Révélations de Mediapart
Justice : enquête ouverte contre Nicolas Sarkozy pour « trafic d’influence » dans le cadre d’activités de conseil pour le groupe russe Reso-Garantia
il y a 1 semaine 3 jours
pépites > Politique
Jupiter
Nouvelle colère d'Emmanuel Macron, cette fois contre certains ministres
il y a 1 semaine 3 jours
décryptage > International
Démocratie américaine en danger

Assaut sur le Capitole : autopsie de trois jours de folies américaines

il y a 1 semaine 3 jours
pépite vidéo > Santé
Eviter la pénurie
Le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, alerte sur la question de l'approvisionnement des vaccins pour l'hiver prochain
il y a 1 semaine 3 jours
décryptage > International
Université de Bogazici

Révolte étudiante à Istanbul ou les prémices d’un printemps turc

il y a 1 semaine 3 jours
pépites > Santé
Coronavirus
Bruno Le Maire et Gabriel Attal indiquent qu'un confinement est toujours possible
il y a 1 semaine 3 jours
décryptage > Santé
Espoir

Une étude démontre que les crises cardiaques pourraient être détectées des années à l’avance en surveillant le niveau de calcium dans les artères

il y a 1 semaine 3 jours
décryptage > Environnement
instrumentalisation judiciaire

Procès contre l’inaction de l’Etat : l’affaire du siècle est aussi la pire imaginable pour... le climat lui-même

il y a 1 semaine 3 jours
décryptage > Santé
Urgence sanitaire

Face à la Covid-19, finissons-en avec l’amateurisme public ! Le diagnostic implacable de fonctionnaires de la santé

il y a 1 semaine 3 jours
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand les billes précisent le moment et quand les disques détournent les heures : c’est l’actualité hivernale des montres
il y a 1 semaine 3 jours
pépites > Santé
Pénurie
Le maire de Neuilly-sur-Seine déplore que les quantités de vaccins annoncées ne soient pas au rendez-vous
il y a 1 semaine 3 jours
pépites > Santé
Coronavirus
La présence du virus dans les eaux usées de l'Ile-de-France en forte augmentation
il y a 1 semaine 3 jours
pépites > Santé
Bug
Après avoir été volontairement fermé hier le site Santé.fr de rendez-vous pour les vaccinations est ouvert en version simplifiée aujourd'hui
il y a 1 semaine 3 jours
décryptage > France
Couvre-feu à 18h

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

il y a 1 semaine 3 jours
décryptage > International
Guerre de l'information

A propos d’infox : la tentation de Joe Biden de suivre la politique des néoconservateurs

il y a 1 semaine 3 jours
décryptage > Santé
Mesures efficaces contre le virus

Covid-19 : les modèles d’efficacité sanitaire asiatiques, impossibles à reproduire en Europe ? 5 arguments pour démonter une imposture intellectuelle

il y a 1 semaine 3 jours
décryptage > Economie
Impact économique de la pandémie

Records à l’export : la Chine est-elle en train de gagner une bataille... ou la guerre des puissances commerciales ?

il y a 1 semaine 3 jours
décryptage > France
"Je ne livre pas les Juifs"

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

il y a 1 semaine 3 jours
pépites > Politique
Voile
Aurore Bergé dépose un amendement interdisant le port du voile aux petites filles
il y a 1 semaine 3 jours
© ERIC PIERMONT / AFP
Société Générale entreprises impact crise économique coronavirus covid-19
© ERIC PIERMONT / AFP
Société Générale entreprises impact crise économique coronavirus covid-19
Atlantico Business

Retour à la réalité : les résultats d’entreprises sont pires que mauvais, c’est du jamais vu

Publié le 05 août 2020
Après Renault, Airbus, Air France, Total, c’est la Société Générale et Accor qui affichent désormais des pertes. Les plus beaux fleurons du CAC, habitués à des bénéfices records, affichent désormais des résultats catastrophiques.
Jean-Marc Sylvestre
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ. ...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Après Renault, Airbus, Air France, Total, c’est la Société Générale et Accor qui affichent désormais des pertes. Les plus beaux fleurons du CAC, habitués à des bénéfices records, affichent désormais des résultats catastrophiques.

Pour la Société générale, c’est presque plus grave que l‘affaire Kerviel. Les résultats de la Société générale, qui a publié hier plus d’un milliard d’euros de pertes sur le premier semestre, ont semé un début de panique dans le monde bancaire qu’on avait cru à l’abri de la tempête, sous l’aile protectrice et généreuse de la Banque centrale européenne. BNP Paribas avait limité les dégâts mais la Socgé, comme on dit, a dû officialiser ses ennuis et du coup, pour calmer les actionnaires, rassurer les personnels et surtout les clients, la direction générale annonce dans la foulée une rénovation de son management. Ce qui va passer par un changement de têtes et un revirement de stratégie. Un peu comme au lendemain de l’affaire Kerviel, il y a plus de dix ans. La banque veut réduire son exposition aux marchés, via des produits financiers compliqués, qu’on appelle les structurés.

La saison des résultats d’entreprises pour le premier semestre s’est ouverte la semaine dernière et chaque jour, on mesure le désastre dans le monde entier dus à l’épidémie et à la mise à l’arrêt de l’économie.

Aux États-Unis, les grandes entreprises américaines ont été touchées par le coronavirus et notamment les compagnies aériennes et les constructeurs aéronautiques. Les industries touristiques aussi. Seules les valeurs du digital, plus en forme que jamais, permettaient de redonner du baume au cœur aux investisseurs.

En France, c’est encore pire. A la fin de semaine dernière, Renault a annoncé une perte historique de 7 milliards d’euros, Airbus 2 milliards, Air France autant. Cette semaine a commencé avec les publications de la Société générale et d’Accor. A chaque fois la douche froide. Pour beaucoup de ces secteurs, on s’en doutait, mais la surprise est venue de Total et du secteur bancaire.

L’état des lieux, qui prend en compte le 2ème trimestre, là où le confinement a principalement eu lieu, est désastreux

Début mars, tout fonctionnait correctement avec des perspectives correctes et une situation de l’emploi plutôt bonne. Mais fin mars, partout en Occident, les plus beaux fleurons se sont arrêtés et leurs dirigeants ont appelé l’État au secours. Au cœur de la tempête fin avril, l’activité s’est effondrée de 50%.

Par conséquent, au deuxième trimestre de l’année - avril, mai, et juin, le PIB de la France s’est effondré de 13,4%. Du jamais vu dans l’histoire. Ce qui représente près de 340 milliards d’euros de manque à gagner. Cette situation a été partagée par la plupart des pays européens occidentaux. La moyenne de baisse dans la zone euro est de 12 % environ. 

Les entreprises, qui font maintenant le bilan de ce qui s’est passé, ont perdu pour la plupart entre 50 et 100% de leur marché. La mécanique s’est enrayée. Avec un chiffre d’affaires qui tombe à zéro, mais des charges qu’il faut bien continuer de payer, le chef d’entreprise sait qu’il ne peut pas tenir debout très longtemps.

D’abord, les industries automobiles et aéronautiques sont les plus grandes victimes. Les ventes se sont écroulées, les usines se sont arrêtées pour raison sanitaire et les stocks de voitures ou d’avions sont restés au parking. Si PSA est restée miraculeusement rentable, ce n’est pas le cas de Renault qui a perdu plus de 7 milliards d’euros. C’est une perte historique pour le groupe français, d’où la demande d’aide auprès de l’Etat et des banques, qui a accepté de délivrer un prêt garanti pour le même montant.

Pour Airbus, c’est moins pire qu’annoncé mais c’est tout de même un résultat négatif de 2 milliards d’euros. En réduisant la cadence de production et en continuant de bénéficier du chômage partiel encore quelques mois, le groupe européen ne devrait plus consommer trop de trésorerie et s’estime hors de danger.

La surprise est notamment venue du côté d’une entreprise habituée aux bénéfices records :  Total. Plus de 8 milliards d’euros dans le rouge. Alors, c’est surtout le pétrole bas qui a tiré l’entreprise à la baisse et qui a entrainé des dépréciations d’actifs. Et on peut considérer que le Français s’en est plutôt bien tiré par rapport à ses concurrents, Shell (18 milliards de dollars de perte) ou BP (16 milliards). C’est en fait tout le secteur pétrolier qui traverse une période d’incertitude, si ce n’est une véritable mutation où le pétrole va perdre durablement de son intérêt. A la conjoncture liée aux prix mondiaux, les pétroliers doivent préparer et assumer la transition énergétique.

Dans les services, tout ce qui touche au tourisme est à ramasser à la petite cuillère. Accor, leader de l’hôtellerie européenne, souffre évidemment du manque de mobilité qui a frappé nos économies. Avec un chiffre d’affaires divisé par deux, le groupe encaisse une perte de 1,5 milliard d’euros et prévoit de supprimer un millier d’emplois dans le monde. La plupart des grands hôtels de luxe resteront fermés jusqu'à la fin de l’année, notamment à Paris.

L’agroalimentaire s’en sort plutôt bien, toutes les industries digitales aussi. On attendait de même pour les banques, mais les mauvaises surprises sont venues de Société Générale et de Natixis. En temps de crise, les banques augmentent leurs provisions pour crédits non remboursés, avant même de connaitre des défauts. Cela détériore leur résultat alors que les deux banques avaient déjà des difficultés avant-crise.

Mais c’est aussi que les banques, notamment européennes, ont des contraintes de gestion fortes. Le système bancaire a l’immense avantage de trouver la liquidité auprès de la BCE. C’est la BCE qui garantit son équilibre. Merci Madame Lagarde qui fait tout ce qu’il faut pour éviter un Lehman Brothers en Europe.

Cette situation des entreprises est désastreuse, mais n’est pas nécessairement durable. A priori, cela pourrait même se redresser assez rapidement, puisque le système a quand même beaucoup aidé. Si on a perdu plus de 340 milliards d’euros en PIB, l’Etat en a mobilisé autant pour aider les entreprises à tenir, et les aider à repartir. Les consommateurs ont de l’argent, de l’épargne, les entreprises ont pu s’endetter à des conditions responsables.

Au final, il reste deux problèmes.

Le premier, c’est qu’on découvre que les entreprises vraiment en difficulté étaient malades avant, mais on fermait les yeux. Avec le Covid-19, la réalité s’impose chez Renault, chez Air France, chez Airbus.

Le deuxième problème, c’est que le redémarrage dépend du retour de la confiance. Ça dépend donc du virus et de la façon dont on va le gérer, de l’arrivée d’un vaccin, pour le meilleur des cas, au milieu de l’année prochaine.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (7)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Ganesha
- 07/08/2020 - 15:20
Understatement (Euphémisme)
D'après l'article ''Revue des Hebdos'', les banques françaises seraient très sérieusement malades : 600 milliards d'euros de ''créances douteuses'', d'actifs toxiques.
Mais nous avons ici un joyeux comique qui imite le style des journalistes de la Pravda et du Quotidien du Peuple...
Ganesha
- 06/08/2020 - 06:23
Responsable, mais pas Coupable ?
Nous sommes dans le ''Meilleur des Mondes'', tout va bien, tout est normal, tout est sous contrôle.
Je constate simplement que cet article nous informe que la Société Générale a subit une perte importante... et qu'il y a une possibilité pour que cette banque se retrouve bientôt en faillite, en cessation de paiement.
Ce qui serait une catastrophe pour des millions de français.
Et je rappelle simplement que l'individu qui a pris la responsabilité de ne pas interdire une activité aussi délétère et... explosive, c'est Nicolas Sarkozy.
La comparaison qui me vient à l'esprit, c'est Beyrouth : si des milliers de tonnes de Nitrate d'Ammonium ont été entreposés en plein centre ville, ce n'est pas un ''évènement fortuit'', il y a au moins un être humain dont c'etait la responsabilité de l'interdire, et qui n'a pas fait ce qu'il avait à faire.
ajm
- 05/08/2020 - 20:30
Élucubrations diffamatoires
Ganesha si vous avez des informations sérieuses à transmettre au PNF sur NS, faites le, sinon taisez vous c'est de la diffamation.