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Crise de défiance

Ce que le gouvernement ne comprend pas à la nature de l’affaire Darmanin

Publié le 18 juillet 2020
Alors que le gouvernement se cache derrière la présomption d'innocence pour défense le ministre de l'Intérieur, le vrai sujet est ailleurs.
Arnaud Benedetti
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Arnaud Benedetti est professeur associé à l'Université Paris-Sorbonne. Il vient de publier Le coup de com' permanent (éd. du Cerf, 2017) dans lequel il détaille les stratégies de communication d'Emmanuel Macron.
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Alors que le gouvernement se cache derrière la présomption d'innocence pour défense le ministre de l'Intérieur, le vrai sujet est ailleurs.

Atlantico : Devant le scandale créé par l'affaire Darmanin, le gouvernement défend son nouveau ministre de l'Intérieur en argumentant autour de la présomption d'innocence. Mais est-ce vraiment la bonne réponse à donner pour satisfaire l'opinion publique ?

Arnaud Benedetti : La présomption d’innocence dans ce contexte est une bien incertaine "ligne Maginot" communicante . Elle est martelée, réitérée, projetée comme un périmètre sacré au-delà duquel il ne saurait y avoir de questionnements. Il y a le droit et la morale, le droit est parfois une ressource provisoire - c’est le cas ici - qui d’abord ne préjuge en rien de la suite judiciaire, et surtout qui ne dissipe nullement le problème moral. Et encore, même au plan de la relation du droit et du politique se pose un problème, puisque déontologiquement le ministre est responsable de l’administration en charge d’enquêter sur une affaire le concernant. L’autre sujet c’est que le ministre aurait reconnu l’échange d’un service contre une faveur sexuelle. Si tel est le cas, c’est quand même la morale que sur l’autel de la présomption d’innocence on évacuerait à bon compte. En matière d’image, la réputation serait alors inévitablement fragilisée. Utiliser un levier de pouvoir, quel qu’il soit, pour obtenir une faveur, qui plus est sur une personne en situation de faiblesse, est doublement problématique. D’aucuns diront inacceptable...

Quel impact cette affaire peut-elle avoir sur la population française ?

Jusqu’à quel point une société peut-elle consentir à la banalisation de cette forme d’incivilités "du haut" quand le discours républicain officiellement est de combattre avec raison toutes les incivilités ? N’oublions jamais que l’élection d’Emmanuel Macron repose également sur un paramètre qui a vu la logique implacable du soupçon moral, relayée très rapidement par l’ordre judiciaire, abattre l’un de ses principaux concurrents. Sans compter que l’on a vu dès le début du mandat trois ministres Modem être contraint de démissionner sans qu’ils ne soient alors mis en examen... L’idée que quelque chose ne "colle" pas décidément dans l’argumentation de l’exécutif pour défendre son ministre de l’Intérieur pourrait inévitablement s’installer dans l’opinion. C’est un "deux poids deux mesures" qui se distillerait à tous les étages : entre le français "lambda" et le puissant, mais à l’intérieur des cercles dirigeants entre ceux qui ont bénéficié de l’indulgence du Prince et ceux qui ont dû en rabattre. Tout ceci est constitutif d’un halo de dérèglements qui ne permet pas à l’exécutif d’être cohérent, transparent dans sa relation avec ce qu’il faut bien appeler la "vertu". La vertu est une valeur oubliée parce que frappée encore dans l’imaginaire politique de nos républicains modérés des excès robespierristes, mais à la faveur de ces multiples écarts, assumés sans presque se dissimuler - la dissimulation, aussi hypocrite soit-elle, avait quand même pour fonction de protéger la face de la République - cette dernière pourrait revenir à l’agenda civique. La vertu si l’on suit Montesquieu c’est l’amour des lois, de la patrie et prioriser l’intérêt public avant tout. Sur ce dernier point, on assiste parfois, à visage découvert presque, à une privatisation des intérêts publics, à une appropriation parfois de l’intérêt public (l’allocation d’une ressource à des fins personnels par exemple, peu importe au demeurant leurs motivations, étant une figure parmi d’autres de cette appropriation). Le moins que l’on puisse dire c’est que dans le cas que nous évoquons il y a manifestement manque à la vertu. Cette question dépasse amplement le cadre positif du seul ordre judiciaire. C’est le problème lancinant de l’exemplarité personnelle de l’homme public dont De Gaulle avait la loi d’airain de sa relation avec le peuple.

Face à l'émotion et la récupération politique suscité par cette affaire, le gouvernement peut-il trouver une issue sans perdre toute crédibilité ?

Les meilleurs alliés dans cette séquence sont les féministes les plus radicales qui ne placent pas le débat relatif au comportement du ministre au bon niveau. En s’attaquant à la présomption d’innocence, elles permettent à la défense du ministre de signifier à juste titre que la justice ne se rend pas dans la rue. Le problème est d’abord politique, du choix politique de cette nomination dans un contexte où le régalien exige l’irreprochabilité. La charge symbolique de ce sujet est d’autant plus lourde que l’exécutif a fait de la cause des femmes, de la lutte contre les violences faites aux femmes, une priorité. Le risque est réel que la parole du ministre si la pression est maintenue soit brouillée, inaudible et sa capacité à incarner l’action de son ministère durablement handicapée. D’autant plus que l’intérieur est en première ligne dans la protection des femmes en situation de danger. La stratégie du "dos rond" est celle pour l’instant retenue par l’exécutif mais si le sujet en venait à "feuilletonner " inévitablement le maintien du ministre à son poste se posera...

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Hiris
- 19/07/2020 - 14:54
ajm d accord avec vous
D abord je croyais qu' il y avait eu 2 non lieu de la justice sur cette affaire ??? Ensuite si le type javellise les banlieues et rétablis un ordre républicain au quotidien avec sécurité normale pour le citoyen lambda moi je lui mets de suite un cierge ( à l église je préfère préciser ! ) .Et je suis une féministe convaincue ,les promotions canapés n émeuvent personne ,même nos collègues mâles couchent maintenant pour être promus ,c est d un banal affligeant . Parlez moi de l égalité des salaires ,allez ,ça c est un vrai sujet ...Gérald au travail ,sors le karcher !
mahesa
- 19/07/2020 - 07:54
Question de probité, non de vertu.
Accepter les affaires, il y en a eu 3, Darmanin, c'est accepter implicitement une sorte de prostitution institutionnalisée, gratuite même,
car Darmanin n'a pas rempli sa part des contrats. Du vol de corps, de c..? Prostitution féminine et masculine. On voit mal comment la Schiappa a pu accepter d'applaudir son ministre et ne pas voir la perversité de ceux qui l'ont mise à ce nouveau poste! Et personne ne voit les dérives de ce système Macron ? Il s'agit de vices, la vertu n'a rien à voir là. Conclusion : mesdames et messieurs, si vous voulez, vous couchez, et encore.....
Thierry59
- 19/07/2020 - 00:19
morale à géométrie variable
La morale de ce gouvernement (et de ce pays ?) me semble à géométrie de plus en plus variable ! Qui donc aujourd'hui en France, s'il est en position de pouvoir "utiliser un levier de pouvoir, quel qu’il soit, pour obtenir une faveur, qui plus est sur une personne en situation de faiblesse", s'en priverait, du moment que cela ne soit pas interdit par la loi ? Si certains s'en offusquent, s'offusquent-ils aussi alors de l'abus de pouvoir exercé par la législation actuelle (sur l'IVG) vis à vis de l'enfant dans le sein de sa mère ? Pour mémoire, la loi autorise la mère à avorter sans avoir à demander l'avis du père et sans avoir à justifier son acte par des circonstances exceptionnelles. L'acte est remboursé par la Sécu. Le ministre de la Santé s'est ému, au plus fort de la crise du Covid19, qu'il n'y avait plus de places dans les hôpitaux pour pratiquer des IVG et qu'il fallait réagir ...