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Monde de l’art : les scandales aussi ont leurs maitres

Publié le 09 juillet 2020
Le marché de l'art qui, au rythme de la mondialisation galopante, brasse toujours plus d'argent, donne lieu à des scandales d’envergure proportionnelle aux sommes en jeu.
Grigori Michel
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Le marché de l'art qui, au rythme de la mondialisation galopante, brasse toujours plus d'argent, donne lieu à des scandales d’envergure proportionnelle aux sommes en jeu.

Au-delà de la figure du faussaire, dont certains, comme Wolfgang Beltracchi, furent de vrais virtuoses, un ouvrage rédigé par les journalistes allemands Stefan Koldehoff et Tobias Timm revient sur les fraudes ayant émaillé le monde de l'art ces dernières années. Il y est notamment question de Fernand Legros, marchand d'art aussi célèbre que sulfureux, mais aussi d'Yves Bouvier, accusé d'avoir volé deux Picasso à la belle-fille du peintre, avant de les revendre à un milliardaire russe. L’ouvrage, qui se propose d’explorer les coulisses d’un monde où règne la démesure, a aussi pour mérite de révéler la sophistication des procédés employés par les personnalités louches qui y gravitent pour parvenir à leurs fins. 

Le marché de l'art qui, au rythme de la mondialisation galopante, brasse toujours plus d'argent, donne lieu à des scandales d’envergure proportionnelle aux sommes en jeu. Non qu'il s'agisse là d'un phénomène propre à notre époque : comme le relatent les journalistes allemands Stefan Koldehoff et Tobias Timm dans un livre récemment paru, le monde de l'art a, de tout temps ou presque, été le terrain de jeu favori de personnalités douteuses, souvent hautes en couleur, n'hésitant pas à profiter de l’orgueil et de la crédulité des mécènes, riches collectionneurs et grandes fortunes de ce monde. Mais, mondialisation des échanges oblige, ces fraudes semblent avoir gagné en fréquence en même temps qu’en ampleur.

Fernand Legros, escroc de légende

Mythomane patenté, escroc dans l'âme, contrefacteur de génie : de tous ses « confrères », Fernand Legros (1931-1983) fut sans doute l'un des plus grands faussaires de l'histoire. Trafiquant d'armes, marchand de – vrai – sable, mondain menant grand train, « bouffon de la haute société » (il était proche de James Dean ou Claude François), espion autoproclamé à la solde de la CIA, le Français su, surtout, s'entourer de copistes talentueux, dont il écoulait les « oeuvres » accompagnées de certificats trafiqués attestant de leur origine. « Je ne vends pas de faux tableaux, je vends des vrais certificats ! », avait-il coutume de dire. Comment les obtenait-il ? Certains venaient d’experts au-dessus de tout soupçon, dont deux furent jugés et condamnés en même temps que lui, d’autres de veuves d’artistes qui les signaient « généralement après un déjeuner bien arrosé », croit savoir Le Monde. Legros aurait même réussi à faire reconnaitre un portrait de Van Dongen par… l’artiste lui-même. 

Parmi ses victimes, que du beau linge : la famille royale saoudienne, un premier ministre et prix Nobel de la paix japonais, des musées prestigieux, etc. Arrêté à la fin des années 1970 après plusieurs années de cavale, Legros n'écopera, au terme d'un procès retentissant, que de peines symboliques, avant d'être amnistié par François Mitterrand.

Wolfgang Beltracchi, faussaire total

« J'ai toujours essayé de faire un peu mieux que l'artiste lui-même ». Si Fernand Legros aurait pu prononcer cette drôle de phrase, on la doit à l'un de ses principaux concurrents sur le marché des contrefaçons, ou plutôt à son successeur : Wolfgang Beltracchi, qui fut jugé et condamné à six ans de prison par le tribunal de Cologne en septembre 2011 – un procès expédié, dont Timm et Koldehoff écriront, dans une précédente enquête, qu'il s'était contenté d'exposer « la partie émergée de l'iceberg de crédulité, de manque de sérieux et d'avidité du marché de l'art international ».

Les journalistes estiment qu'au moins 70 des « oeuvres » de Beltracchi seraient encore en circulation. Daniel Filipacchi, l'ancien patron de Paris Match, et Werner Spies, chroniqueur au quotidien allemand Frankfürter Allgemeine Zeitung et ancien directeur du Musée d'art moderne de Paris, furent tous les deux floués par des copies de toiles attribuées au peintre Max Ernst. La « méthode Beltracchi » était éprouvée : le faussaire se procurait de vieux tubes de peinture, décapait d’anciennes toiles sans valeur, trouvait dans le catalogue raisonné de l’artiste un tableau sans photo ou disparu, se lançait dans sa réalisation « à la manière du » peintre. Après quoi sa femme présentait aux acheteurs des photos d’époque montrant sa grand-mère Joséphine, supposément proche d’un galeriste juif avant la guerre, en présence du tableau. Si le cliché, sépia et dentelé, faisait d’époque, il avait en fait simplement été réalisé avec un appareil des années 20 et montrait la femme du faussaire elle-même, coiffée à l’ancienne.

Mondialement (re)connu, considéré par Daniel Filipacchi comme un « génie », le vieux faussaire n’a été jugé que pour 14 faux, alors que les journalistes Timm et Koldehoff estiment à au moins 70 le nombre d’œuvres de se main encore en circulation. Ce dernier met désormais son talent au service du remboursement de sa dette, évaluée entre 15 et 20 millions d'euros.

Yves Bouvier, roi des ports-francs

Un autre personnage sulfureux trouve sa place dans l'ouvrage des reporters allemands : le Suisse Yves Bouvier. Auto-proclamé « roi des ports-francs », le Genevois, ancien patron de la société Natural Le Coultre, est le premier locataire du port-franc de Genève : une gigantesque zone sous douane de 150 000 mètres carrés où sont entreposés, à l'abri des regards, pour l'équivalent de 100 milliards de dollars d'oeuvres d'art. Véritable caverne d'Ali Baba, le plus grand coffre-fort au monde a régulièrement défrayé la chronique, la justice y ayant saisi, au cours des dernières années, des fragments des Bouddhas de Bamiyan détruits par les Talibans, des momies égyptiennes issues de fouilles illégales, ou encore des objets pillés par Daesh lorsque le groupe terroriste occupait la ville syrienne de Palmyre.

Mais Bouvier ne s’est pas contenté d’offrir ses services pour stocker des œuvres d’art, il en a aussi vendu beaucoup. Dans leur ouvrage, Timm et Koldehoff reviennent notamment sur un épisode opposant le marchand d’art à la belle fille de Picasso. Nous sommes en mars 2015 lorsque Catherine Hutin-Blay accuse Yves Bouvier et son associé Olivier Thomas de lui avoir dérobé 2 tableaux et 58 dessins de son beau-père, avant de les revendre à l’homme d’affaires russe Dmitri Rybolovlev, qui a déboursé 27 millions pour les peintures et 9 millions pour les croquis – avant que ce dernier ne les restitue à sa propriétaire. Si, quelques années plus tard, des médias français annonceront que les œuvres n’ont finalement pas été volées mais obtenues légalement par Bouvier, Catherine Hutin-Blay parviendra à démontrer que les preuves utilisées pour blanchir le marchand d’art étaient en fait des certificats de vente n’ayant rien à voir avec les tableaux selon elle dérobés. L’affaire est toujours en cours, et s’ajoute à celle d’évasion fiscale en Suisse concernant Bouvier (il y est soupçonné d’avoir caché au fisc des centaines de millions d’euros), ainsi qu’à celle l’opposant à Dmitri Rybolovlev, qui l’accuse de lui avoir vendu des dizaines de toiles de maitres en les surfacturant à chaque fois. Autant de délits qu’Yves Bouvier, présumé innocent, nie en bloc avoir commis.

Le livre de Timm et Koldehoff, catalogue de scandales, s’il montre le romanesque qui entoure ces « exploits », se garde pourtant de tout romantisme : les personnages que l’on rencontre au fil des pages n’ont, pour les auteurs, rien de héros ni de génies, mais se contentent d’exploiter les failles d’un système en partie corrompu, bien souvent avec l’aide de spécialistes. S’il se révèle une mine d’informations pour scénaristes en mal d’imagination, il a surtout pour intérêt de montrer que l’encadrement du monde de l’art est encore largement insuffisant. Jusqu’à quand ?

 
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assougoudrel
- 09/07/2020 - 16:27
En tous cas, cet art
échappe à l’impôt.
clo-ette
- 09/07/2020 - 13:26
A lire
"tableaux de chasse" de Roger Peyrefitte sur le marchand d'art Fernand Legros !