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Pensée anti-raciste

Comment résister au néo-maccarthysme identitaire sans aggraver la situation ?

Publié le 29 juin 2020
Le mouvement mondial pour dénoncer les "violences policières" après la mort de George Floyd se poursuit. Dans ce contexte, le groupe L'Oréal a décidé de retirer les mots "blanc" et "blanchissant" sur les emballages de certains de ses produits. Comment expliquer la force et la rapidité de la pensée antiraciste et décoloniale en France ?
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Le mouvement mondial pour dénoncer les "violences policières" après la mort de George Floyd se poursuit. Dans ce contexte, le groupe L'Oréal a décidé de retirer les mots "blanc" et "blanchissant" sur les emballages de certains de ses produits. Comment expliquer la force et la rapidité de la pensée antiraciste et décoloniale en France ?

Atlantico.fr : Alors que le mouvement mondial pour s'opposer aux violences policières se poursuit, le groupe L'Oréal a pris la décision de retirer les mots "blanc" et "blanchissant" de certains de ses produits. Comment expliquer la force, et la rapidité de cette pensée antiraciste et décoloniale en France ?

Jean-Pierre Marongiu : Ce qui nous semble être un mouvement spontané n’est en fait que la protubérance d’un processus qui a débuté il y a presque quarante ans dans les années 80 avec la création de SOS Racisme. Ce jour-là, le mot de race est entré dans notre quotidien comme un concept interdit.  Progressivement, la pensée de l’extrême gauche est devenue bienpensance, puis pensée unique, elle est en train de devenir pensée obligatoire.

Le racisme, à savoir l’oppression d’une race par une autre, est l'expression des différences entre les communautés. Il n'est rien d’autre que l’expression identitaire des communautés. Très vite, ce sont toutes les communautés, féministes, religieuses, LGBT, spécistes, etc. qui ont revendiqué leur suprématie en réaction à l’ordre étatique supposément oppresseur.

La force d’une démocratie, sa nature même, à savoir : reconnaître les droits et les différences de l’individu est devenu le cancer qui tente de l’abattre.

C’est dans le vivier étudiant que se développe dès 1980 aux États-Unis l'origine de cette « guerre de déstructuration de la société blanche ». En Californie, à la fin des années 80. Kimberlé Crenshaw, activiste et militante pour les droits civiques des Afro-Américains, structure  à l'université de Los Angeles le concept d'« intersectionnalité ». Il est question de démontrer les discriminations subies par les personnes qui appartiennent à des minorités de tout ordre, sexuel, racial ou social.  Le terme de privilège blanc est pour la première fois utilisée et avec lui l’exigence d’un pardon des oppresseurs.

Les mouvements féministes et l’avènement Metoo, déstabilise la société américaine, en France avec le décalage habituel c’est dans les années 2000 que les universités françaises commencent à être pénétré par l’idéologie antiraciste, c’est Pierre Bourdieu qui valide en France la notion de privilège blanc.

Les médias sociaux ont un effet accélérateur, d’autant que la pénétration de l’infiltration islamiste des Frères musulmans prend une ampleur inégalée avec l’immigration en masse de ressortissants musulmans en provenance de pays en guerre.

La bascule politique déclenchée par la perte de confiance des Français en leurs représentants politiques, l’affaiblissement des partis politiques et des syndicats ont créé les conditions à l’élection d’Emmanuel Macron.  C’est le début d’un enchaînement destructeur des fondements de la République qui a déclenché le soulèvement des Gilets jaunes, les errements de la gestion Covid et c’est l’affaiblissement du pouvoir politique en retour qui a encouragé les communautés se dresser contre l’ordre établi puisqu’il est devenu évident que l’état n’était plus en mesure de réagir.

Zohra Bitan : La première question qu’il faut se poser c’est est-ce que on a supprimé des mots ou des produits. Parce que les produits blanchissants et les produits clarifiant vendu par L’Oréal et d’autres marques sont énormément utilisé par les noirs. Il faudra regarder si c’est juste une question sémantique ou une question plus profonde, à savoir influencer les noirs à ne pas utiliser ces produits blanchissants dont la finalité dirait qu’ils n’acceptent pas leur couleur de peau.

Autre question que cela induit, en quoi l’Oréal aurait le droit d’interdire à des gens de vouloir modifier la carnation de leur peau ?

La pensée indigéniste ne se pense pas, elle se gobe comme une bonne propagande totalitaire !

La pensée dé coloniale et sa propagation ont prospéré en partie grâce au déni d’une grande partie de la classe politique et des intellectuels.

Le Parti des Indigènes de la République, longtemps pris pour un groupuscule inoffensif a eu tout le temps de diffuser son idéologie victimaire sur fond de revanche identitaire non avouée.

Ce groupuscule a pu vendre, avec pignon sur rue, toute une panoplie de revendications imaginaires ou lorsqu’elles auraient pu être justifiées, soigneusement emballée pour séduire, dans un dessein plus grand, celui de se venger de la colonisation.

Je ne pense pas que la majorité de la jeunesse des quartiers comprenne dans le détail cette idéologie portée par des activistes au niveau intellectuel suffisant pour matricer des discours prêts à être gobés. La pensée indigéniste ne se pense pas, elle se gobe comme une bonne propagande totalitaire !

Et c’est ce que font beaucoup de jeunes qui n’en retiennent que des morceaux qui leur parle et dont les « Nique la France » ou « vous nous avez colonisé 132 ans, on est donc là en revanche » … sont l’illustration la plus courte et la plus rapide à afficher.

Durant presque 40 ans, une grande, trop grande partie de la classe politique, a vu dans cette activisme victimaire, une occasion d’être le marchepied électoral ; du clientélisme pour servir des carrières, des postes, des victoires électorales l’indigénisme est devenu une monnaie en politique qui s’échangeait au grand jour, jadis, et sous le manteau aujourd’hui !

Mais simplifier la problématique de l’émergence de ces haïsseurs de la République à l’indigénisme est un raccourci ; les réalités sociales, l’exclusion, le racisme et les discriminations qui persistent, ont permis de cristalliser des luttes dont le socle commun est bien la haine de la France et ce qu’elle représente dans son histoire coloniale, dans ses institutions, dans ses valeurs. Du coup, on peut aujourd’hui parler d’une chaîne complémentaire de haine dont chaque maillon correspond à une idéologie qui a son propre cahier des charges : l’islamisme, l’antisémitisme, l’indigénisme, le salafisme etc… tout ça peut marcher de concert sans pour autant avoir les mêmes intérêts de départ et les mêmes objectifs ; mais ils savent s’entendre sur la même finalité. Ce qui explique par exemple que des féministes qui pratiquent la tolérance zéro dans leur combat, puissent s’attendrir de la polygamie ou encore du voile dont la signification est la protection des hommes qui pourraient être tentés par le désir. On peut aussi citer l’homosexualité, l’athéisme, l’apostasie etc.. ; tout ça peut cohabiter ensemble de manière opportune, dans des revendications de rue ou dans les universités ; l’ennemi (la France pour faire court et ce qu’elle représente) étant plus fort que les divisions de fond ; c’est dire !

On peut retrouver donc ces ferventes défenseuses des droits des femmes et de l’égalité, dans des mouvances dont toute l’idéologie repose sur tout le contraire. 

En prétendant servir ces idéologies dont le markéting est « oppresseur blanc privilégié contre opprimé noir ou arabe maltraité) les militants ne font en réalité qu’apaiser leur propre culpabilité dont ils s’expient en espérant être gratifié d’humanistes par leur miroir.

Mais lorsqu’un combat ne sert qu’à apaiser la culpabilité de sa propre condition de privilégié, on ne peut que mal servir ceux que l’on est censé défendre. Et surtout, être en schizophrénie totale dans ses convictions.

Quand l’antiracisme a échoué, c’est la république qui a échoué avec et quand l’exclusion, les ghettos, le chômage de masse, le clientélisme deviennent un fléau jamais éradiqué, c’est le triomphe des idées extrémistes et des extrémistes !

Quand on a raconté aux Français qu’ils sont racistes et ce depuis des années, il ne faut pas s’étonner, aujourd’hui, qu’une jeune génération tente de réparer. Elle le fait avec les moyens qu’elle a, avec ceux qui sont le plus visibles et font le plus de bruit : les porteurs des causes des opprimés. Nos valeurs sont ringardisées au profit de haines toilettées pour qu’elles apparaissent comme des revendications justes, honorables ; en être est un signe de respectabilité !

Qu’ils soient des quartiers populaires ou bourgeois, une partie de la jeunesse est séduite par ces mouvances bien plus fun que Liberté, Egalité, Fraternité ! Même notre Marianne ne les attendrit pas ! Aujourd’hui, il faut être noir, opprimé et avoir un palmarès d’exclusion qui va d’une terrasse de restaurant à un toit sur sa tête pour mobiliser !

Le pauvre petit blanc de nos campagnes, ou même d’une cité, n’a qu’à se mettre un boulet au pied, un scotch sur la bouche et se contenter de sa couleur de peau pour se souvenir qu’après tout, être blanc, c’est bien suffisant !

Quels sont les objectifs réels qui sont poursuivis par ce mouvement ?

Jean-Pierre Marongiu : La réponse est claire, il s’agit d’obtenir la déstructuration de notre modèle sociétal pour imposer un modèle droits-de-l’hommiste-total, ou l’individu prévaudrait sur l’État.  De nombreuses influences extérieures, les Frères musulmans, la Turquie, etc. sont à la manœuvre, finançant et créant les conditions d’une islamisation de l’Europe.

Quels sont les moyens de combattre cette pensée antiraciste sans entrer dans une logique de guerre civile ?

Jean-Pierre Marongiu : L’histoire nous a appris que tout changement sociétal passe par des phases de turbulences plus ou moins graves suivies d’une période chaotique courte remplacée par un état totalitaire, avant un retour à une démocratie éclairée.

Pour éviter une guerre civile, l’État doit reprendre de l’autorité, la police doit retrouver son rôle de force de l’ordre, et les médias leur fonction éducative.

La pensée antiraciste doit être combattue dans les lieux même ou elle est née, dans les universités. Les agitateurs extérieurs doivent être expulsés, la laïcité doit redevenir une obligation.

Enfin, le modèle économique doit redevenir équitable, c’est-à-dire donner la priorité au mérite.

Zohra Bitan : L’urgence est bien évidement l’insertion professionnelle et sociale de milliers de jeunes qui représentent un vivier dans lequel se servent les idéologues extrémistes de tout poil. On peut avoir toute l’idéologie que l’on veut, qu’elle soit dangereuse ou bienveillante, il faut toujours du monde pour la porter.

Active dans l’accompagnement des jeunes des quartiers, je n’ai jamais vu un jeune désireux d’autres choses qu’une vie simple. Leur désir va d’un travail à une maison en passant par des vacances, c’est dire combien ils sont « dangereux ».

L’urgence, c’est de vider le « vivier » dans lequel les propagandistes de haine, viennent pondre leurs œufs en espérant qu’il en sorte un bataillon de monstres qu’ils pourraient utiliser pour mettre en œuvre leur projet : détruire l’ordre que nous garantit la république, ses valeurs et ses piliers pour installer leur désordre.

La revanche identitaire et sa chaine d’acteurs qui la compose sur fonds d’idéologies qui se recoupent, ne sont ni un fantasme, ni l’œuvre d’une poignée d’illuminés, non, c’est un projet. Et ceux qui en doutent feraient mieux de se mobiliser pour que la République intègre, protège et respecte ceux qui pensent qu’elle ne le fait pas…. 

Bertrand Vergely : Quand il est question de l’antiracisme, il convient de faire la part des choses. 

Le racisme qui exclut les hommes et les femmes en fonction de leur couleur de peau, de leur origine ethnique, nationale, culturelle ou religieuse est un pur et simple scandale. Depuis des siècles, des militants et des militantes politiques antiracistes luttent de façon admirable pour que l’égalité entre les hommes et les femmes de toute origine soit reconnue. Beaucoup a été fait et beaucoup reste encore à faire. Absolument noble, un tel combat doit être soutenu. Toutefois, il existe un autre antiracisme qui lui n’est nullement noble et qui doit être dénoncé.

Dans notre monde démocratique, quand on veut prendre le pouvoir il existe un moyen facile. Il suffit de détourner cette cause noble qu’est l’antiracisme en se servant d’elle pour terroriser. Ainsi, présentez vous comme une minorité opprimée et servez vous du statut de victime pour culpabiliser le monde autour de vous. Vous êtes sûr de vous faire reconnaître. 

Il est honteux de se servir d’une cause aussi noble que l’antiracisme comme levier de pouvoir. Malheureusement, c’est le cas de la part d’un antiracisme qui est proprement pervers. Face à ce détournement, il existe trois parades. 

La première est celle de la loi. Dans notre pays, il existe des lois qui définissent ce qui est raciste et ce qui ne l’est pas. Aujourd’hui, à propos de tout et de rien, on entend parler de racisme et qualifier de raciste ceci ou cela. Il faut que la loi et  non plus l’opinion dise ce qu’il en est. Constatons le : ce n’est pas le cas. 

En matière de racisme, qui décide de ce qui est raciste ou pas ? L’opinion alors que ce devrait être la loi. Il faut que la loi reprenne le pouvoir sur l’opinion au lieu de se laisser dicter ce qu’elle pense par celle-ci. 
Tant que la question du racisme sera manipulée par des pervers de l’antiracisme qui utilisent tous les moyens pour hurler au racisme, la société française ne connaîtra pas la paix et vivra une guerre civile larvée permanente. Le jour où la loi retrouvera le courage d’être la loi en cessant d’être le valet de l’opinion dominante, la société retrouvera la paix et mettra fin à la guerre civile larvée. 

Le racisme n’est pas une idée mais un  délit, dit-on. Il y a un antiracisme qui n’est pas une opinion mais un  délit. Quand est-ce que la loi aura l’intelligence et le courage de le reconnaître ? 

La deuxième parade face à l’antiracisme pervers renvoie à la police et pas simplement à la loi. 

Il existe des violences policières que l’on a raison de dénoncer, mais il existe une haine de la police  qu’il convient également de dénoncer. 

Depuis le mouvement des Gilets Jaunes, à chaque manifestation on voit apparaître des casseurs qui saccagent les centres villes en terrorisant les commerçants qui, ne pouvant plus travailler, sont peu à peu ruinés. À chaque fois le scénario est le même. 

La manifestation terminée, la police demande aux manifestants de partir. Un certain nombre de manifestants reste et commence à casser.  La police charge pour les disperser. Il y a de la  violence. Les manifestants hurlent au scandale. La police est accusée. Le monde est dans la confusion. La police ne sait plus quoi faire. Désespérés, toutes les semaines des policiers se suicident.

Aux États unis, un noir est tué par un policer blanc en étant étranglé. Immédiatement, l’affaire est utilisée en France pour mettre en question la police française qui se voit accusée de crimes racistes comme si c’était elle qui avait commis le meurtre  survenu aux Etats-Unis. 

Alors que le ministre de l’intérieur devrait calmer les esprits, il jette de l’huile sur le feu en faisant plaisir à l’opinion qui réclame une réforme de la police.   

La loi n’ose pas être la loi. La police non plus. Tant que ceux qui ont pour responsabilité de diriger celle-ci se laisseront mener par l’opinion, l’antiracisme pervers menant la danse et dictant ce qu’il faut faire et penser, la société ne connaîtra pas la paix. Le jour,  où de façon juste, sans excès, on permettra à la police d’éviter que les centres villes ne soient régulièrement saccagés par les casseurs tous le  Samedis, l’antiracisme pervers reculant, la véritable lutte pour l’égalité pourra reprendre son cours. 

Enfin, s’il faut une loi pour éviter de raconter n’importe quoi et une police pour lutter contre la terreur et les casseurs, il faut aussi de la fermeté dans l’ordre de la pensée.  

Le président de la République a déclaré que le colonialisme est un crime contre l’humanité. Je n’ai nullement envie de défendre le colonialisme et l’esclavage est à mes yeux un scandale, néanmoins il ne me semble pas juste de les qualifier de crimes contre l’humanité. 

Le crime contre l’humanité renvoie à la Shoah. De crimes abominables ont été perpétrés contre les hommes. Il n’en reste pas moins que la structure idéologique de ces crimes abominables n’est pas la même et qu’il convient de marquer les différences. 

Tous le crimes qui se font contre les hommes ne sont pas la Shoah et tous les hommes qui commettent ces crimes ne sont pas Hitler. Par ailleurs,  il  n’y’a pas que la  Shoah comme crime ni uniquement Hitler comme criminel. D’une façon générale,  le mal ne se réduit pas au nazisme qui aurait existé avant le nazisme, durant le nazisme et qui existerait au-delà du nazisme. Pensons le mal ainsi. En le faisant sortir de l’histoire on le rend impensable. En le rendant impensable, on bascule dans le fantasme. 

L’antiracisme veut aujourd’hui déboulonner les statues de Colbert et de Faidherbe. Le président de la République tente de les défendre au nom de la préservation de la mémoire nationale. Il est pathétique de le voir faire ainsi machine arrière après avoir alimenté l’antiracisme primaire. C’est en même temps un signe. Comme la loi, il se laisse dicter ce qu’il faut penser par l’opinion et ses hurlements avant d’apercevoir les ravages que cela peut causer. 

Il faut lutter contre le racisme, mais pas  n’importe comment. Nos avons parfaitement les moyens de le faire. À condition de respecter la loi et la fermeté d'esprit en cessant de faire le jeu de casseurs et des pervers. 

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Cepatoufau
- 29/06/2020 - 13:53
La confusion au travers du mélange et de l'association d'idées .
.. qui n'ont rien à voir entre elles
Du meurtre de G Floyd à une France systémiquement raciste. Le chemin est long et ce postulat est très faible. Peu de média le remettent en cause.
De l'esclavagisme qui est une affaire privée multi-nationale (tribus africaines, planteur des colonies et commerçants divers en Europe) à la colonisation, il y a une grande distance qui est comblée avec tous les oublis que l'on connait, entre autre : tous les esclavagismes (autres que des blancs sur les noirs), toutes les colonisations passées ou en cours.
On est devant une instrumentalisation sans limites d'escrocs qui souhaitent le pouvoir à tout pris pour mettre en place leurs petites ou grandes autocraties.
C'est un combat de force. Il faut au moins rétablir l'autorité de la république : sa justice (on ne parlerait plus d' A Traoré si le jugement avait été passé dans les 6 mois, la aussi probablement une lenteur instrumentalisée), ses forces de l'ordre et une parole politique digne (pas forcément le plus simple quand on voit à qui on a affaire).
Comme vous le dites, ces courants ne sont unis que pour détruire. L'après ... a de quoi faire peur.