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Remède

Cet espoir dans la lutte contre la Covid-19 qui se cache dans des études soviétiques vieilles de plusieurs décennies

Publié le 28 juin 2020
Des virologues basés à Moscou ont testé un vaccin il y a plusieurs décennies contre la poliomyélite. Aujourd'hui, ce même vaccin suscite un regain d'attention de la part des chercheurs, comme arme possible contre le coronavirus.
Stéphane Gayet
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Stéphane Gayet est médecin des hôpitaux au CHU (Hôpitaux universitaires) de Strasbourg, chargé d'enseignement à l'Université de Strasbourg et conférencier. 
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Des virologues basés à Moscou ont testé un vaccin il y a plusieurs décennies contre la poliomyélite. Aujourd'hui, ce même vaccin suscite un regain d'attention de la part des chercheurs, comme arme possible contre le coronavirus.

Atlantico.fr : Que sait-on de ce vaccin ? Pensez-vous qu'il puisse enfin être la solution contre la CoVid-19 ? 

Stéphane Gayet : Quand on se trouve aux prises avec une nouvelle maladie grave, pour laquelle on ne dispose pas encore de traitement spécifique – qu’il soit curatif ou préventif -, on mène de façon parallèle une double recherche. D’un côté, on s’efforce de mettre au point une ou plusieurs thérapeutiques spécifiques vis-à-vis de cette nouvelle maladie. De l’autre côté, on teste sur cette maladie des médicaments déjà utilisés pour d’autres maladies voisines. Cette deuxième approche est le « repositionnement thérapeutique » de produits déjà commercialisés pour d’autres affections.

Les essais de repositionnement thérapeutique sont parfois un vrai succès inattendu. C’est le cas de l’hydroxy chloroquine qui était au départ un médicament contre le paludisme ou malaria, avant de devenir un antiinflammatoire de longue durée pour certaines maladies chroniques (lupus systémique, polyarthrite rhumatoïde, sarcoïdose…) et jusqu’à ce qu’on lui découvre une action antivirale vis-à-vis du coronavirus.

En matière de repositionnement thérapeutique, il paraît peu logique de prendre un vaccin déjà commercialisé pour prévenir une maladie A, et de l’essayer pour prévenir une maladie B, parce qu’un vaccin est un traitement préventif spécifique. Néanmoins, on a parfois des surprises assez attendues. On a en effet déjà obtenu un certain succès avec le BCG (bacille de Calmette et de Guérin) : c’est un vaccin contre la tuberculose et il se montre efficace pour prévenir ou atténuer certaines autres maladies infectieuses ou même non infectieuses.

Ce phénomène peu orthodoxe a été appelé phénomène « d’entraînement immunitaire ». Une vaccination est une forte stimulation antigénique qui active le système immunitaire, ce qui le rend plus fort pour lutter contre d’autres maladies. C’est un peu comme un entraînement sportif : une personne qui suit un entraînement intensif au vélo développe en même temps son aptitude à la course à pied, car, d’une part, il y a des muscles et des articulations en commun, et d’autre part, l’entraînement de l’appareil cardiovasculaire et celui de l’appareil respiratoire pour l’un profitent à l’autre.

La poliomyélite antérieure aiguë est une maladie infectieuse virale potentiellement grave et très ancienne. Elle est responsable de paralysies définitives. C’est une maladie épidémique de l’enfance. Elle est aussi appelée maladie de Heine-Medin. Le nom de poliomyélite antérieure aiguë mérite une explication. La moelle épinière – parfois confondue avec la moelle osseuse qui n’a rien à voir avec elle – fait partie du système nerveux central. C’est un cordon neurologique constitué de neurones en très grand nombre et d’importance capitale. Dans le système nerveux central, on distingue la substance grise (corps cellulaires des neurones) de la substance blanche (axones ou fibres nerveuses principales des neurones). La substance grise est au centre de la moelle épinière, près de son axe central, tandis que la substance blanche est en périphérie. La substance grise comprend une corne antérieure qui est motrice (commande des muscles du corps) et une corne postérieure qui est sensitive (perceptions du corps). L’expression de poliomyélite antérieure aiguë signifie inflammation aiguë de la moelle épinière (myélite) au niveau de sa substance grise (polio) et plus précisément de sa corne antérieure. C’est pourquoi c’est une maladie paralysante des muscles du corps.

Le virus de la poliomyélite antérieure aiguë (PAA) et les deux vaccins contre la PAA

Le virus de la PAA n’est pas très éloigné des coronavirus. Il fait partie de la famille des Picornavirus et en son sein, du genre des Entérovirus. Selon la classification dite de Baltimore, ils appartiennent au même groupe IV qui réunit des virus ayant un génome à ARN simple brin et de polarité positive (cette expression signifie que le génome viral est reconnu par les ribosomes de la cellule et fait donc directement office d’ARN messager pour sa traduction en protéines de structure et en protéines enzymes, ce qui accélère la multiplication virale par la cellule infectée).

Par ailleurs, le virus de la PAA est un virus entérique et le coronavirus est un virus mixte, à la fois respiratoire et entérique, ce qui les rapproche encore (plus que si le coronavirus n’avait été qu’un virus strictement respiratoire).

Il existe deux vaccins anti-poliomyélites : le vaccin inactivé (virus non répliquant) et le vaccin atténué (virus répliquant). Les vaccins atténués sont nettement plus immunogènes que les vaccins inactivés. Le BCG est un vaccin atténué (vivant).

C’est le vaccin anti-poliomyélite atténué qui a été utilisé pour essayer de prévenir la CoVid-19.

Il s’agit dans ce cas de stimuler l’immunité antivirale de façon non spécifique. Cette approche est satisfaisante sur le plan théorique : les enfants ne font pratiquement pas de CoVid-19, car leur immunité antivirale naturelle – c’est l’immunité dite innée – est suffisante pour s’opposer efficacement à l’infection virale par le SARS-CoV-2 ; au contraire, les adultes et surtout les seniors n’ont plus suffisamment d’immunité antivirale naturelle pour résister au virus SARS-CoV-2 et de surcroît font fréquemment des complications plus ou moins graves dues à une réponse immunitaire inadaptée (insuffisance d’un côté, excès de l’autre).

Dès lors, la vaccination par le vaccin anti-poliomyélite atténué pourrait jouer de rôle de vaccin non spécifique immunostimulant et immunorégulateur.

Il faut quand même insister sur le fait que ce vaccin anti-poliomyélite atténué est un vaccin déjà très ancien. Étant donné qu’il n’est pas du tout spécifique du SARS-CoV-2, il ne faut pas s’attendre à un effet spectaculaire. Mais il est probable qu’il permette de réduire l’incidence (le nombre de nouveaux cas par an) et la gravité de la CoVid-19, ce qui serait une avancée incontestable eu égard à la situation actuelle.

Des milliers d’individus ont déjà pris un vaccin contre le poliovirus. Cependant, dans des cas rares, le virus a muté en une forme plus dangereuse, provoquant la polio. Ce vaccin est-il contestable selon vous ? 

Ce phénomène dramatique appelé « poliomyélite aiguë vaccinale » est heureusement rarissime. Mais il est connu et tout à fait reconnu depuis des décennies. C’est une poliomyélite aiguë paralytique associée à la vaccination ou PPAV, accident qui peut exceptionnellement survenir chez un individu aux défenses immunitaires insuffisantes, et dont l’incidence est de l’ordre de 2 à 4 cas par million de personnes vaccinées par ce vaccin atténué.

Par ailleurs, il existe un autre phénomène lié à l’utilisation de ce vaccin anti-poliomyélite atténué (vaccin oral). Étant donné qu’il s’agit d’un virus entérique, il est résistant sur le plan physique (les entérovirus sont des virus sans enveloppe, l’enveloppe virale ou péplos étant le contraire d’une protection). Ce vaccin atténué s’administre par voie orale ; puisque c’est une souche virale atténuée qui est multipliée dans l’intestin par les cellules, le sujet ainsi vacciné excrète dans ses matières fécales beaucoup de particules virales (virions) qui vont se retrouver dans les eaux usées. Il existe donc une circulation environnementale du virus vaccinal et certaines personnes pourront être contaminées à partir de l’eau. À force de passer d’individu en individu, la souche virale vaccinale peut muter et redevenir pathogène : c’est l’émergence de poliovirus dérivés d’une souche vaccinale, pouvant donner lieu à des foyers épidémiques.

Pour ces raisons, on a pris en France la décision – il y a déjà plusieurs décennies – de réserver le vaccin anti-poliomyélite atténué (oral) aux situations épidémiques (l’immunisation est plus rapide et plus simple), et de ne vacciner en dehors de ces situations, qu’avec le vaccin inactivé qui est totalement sécurisé.

Il n’en reste pas moins vrai que le vaccin anti-poliomyélite atténué oral n’est pas un vaccin contestable.

Des essais ont commencé en Russie et sont prévus en Iran et en Guinée-Bissau. Pensez-vous que la France devrait elle aussi lancer des essais ? 

Cette possibilité est à l’étude, mais elle n’est pas à l’ordre du jour actuellement. La situation en France en matière de CoVid-19 est en effet pour le moment maitrisée et satisfaisante sur le plan sanitaire. En Russie et en Iran, la pandémie est plus dévastatrice qu’en France. Si ce vaccin anti-poliomyélite oral est efficace, il serait dommage de s’en priver dans les pays très atteints par la CoVid-19 ; c’est un vaccin facile à administrer (voie orale) et très bien toléré.

En France, ce n’est qu’une possibilité qui est mise de côté, car elle ne se justifie pas dans le contexte actuel. D’autres études seront menées sur ce sujet et il faudra en reparler. Pour l’heure, nous observerons avec attention les conséquences de l’utilisation de ce vaccin anti-poliomyélite oral dans différents pays.

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Commentaires (1)
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gerint
- 28/06/2020 - 18:15
Bôf !
Le vaccin contre le virus actuel je n’y crois pas beaucoup pour plusieurs raisons et d’une manière
générale à et pour mon compte par le sentiment de ne pas en avoir besoin car je ne je ne sens pas sérieusement menacé (pas plus que par pas mal de maladies infectieuses peu graves et/ou curables) et que peut-être le risque même modeste ne vaudrait pas le coup. Mais rien ne dit que je ne changerai pas d’avis.