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Mutation de l'entreprise

L'entreprise post-confinement, bouclier de nos libertés ?

Publié le 16 juin 2020
Serge Airaudi et Hervé Hannebicque, membres du conseil économique d'ETHIC, reviennent sur l'impact de la crise du coronavirus pour les entreprises et évoquent les enjeux pour les mutations à venir au sein du marché du travail après la crise.
Serge Airaudi
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Serge Airaudi est chef d'entreprise. Il est également membre du conseil économique d'ETHIC. 
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Hervé Hannebicque est président de Triple H et du think tank associatif et participatif Casse-Codes. Il est également membre du conseil économique d'ETHIC. 
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Serge Airaudi et Hervé Hannebicque, membres du conseil économique d'ETHIC, reviennent sur l'impact de la crise du coronavirus pour les entreprises et évoquent les enjeux pour les mutations à venir au sein du marché du travail après la crise.

PHILOSOPHIE D’UNE CRISE

 La crise « sanitaire » actuelle met en exergue

1° La vulnérabilité des sociétés développées face à l’inconnu. Cette vulnérabilité s’exprime sous deux formes : la faible réactivité des systèmes sophistiqués, très organisés et technologiquement élaborés, et l’angoisse quasi existentielle que suscite dans la société ce qu’on ne connait ni ne maitrise. Les sociétés développées sont aseptisées et travaillées par une crainte immodérée de la mort.

L’importance de la représentation mentale des faits sur les faits eux-mêmes. Ce qui compte pour la conscience, c’est l’idée qu’on se fait d’une réalité donnée. L’épidémie de Covid-19 est un phénomène objectivement limité (ce n’est ni la peste du Moyen Age, ni Ebola). Pour les médias, l’enjeu n’est pas l’information, mais la représentation. Ils n’informent pas, ils construisent à partir de faits sélectionnés, des « matrix ».

L’impact de la mondialisation. Celle-ci fonctionne comme un formidable amplificateur des forces mais aussi des faiblesses de l’humanité hautement organisée. Covid-19 est beaucoup plus qu’une épidémie virale, c’est une épidémie fantasmatique que la mondialisation a propagée. Les conséquences des décisions prises par les États risquent de faire beaucoup plus de victimes que le virus lui-même ! 

Une crise sans précédent de l’expertise. Les experts institutionnels expriment leur désaccord sur des questions essentielles, remettant ainsi en cause la notion de vérité absolue et le critère de scientificité. Ce n’est pas la science qui est en cause : c’est la « communauté scientifique » qui étale ses divergences et son impuissance ! La seule chose qu’on sait, c’est qu’on ne sait rien. La limite de l’expertise est qu’elle procède du monde connu, prévisible et mono-disciplinaire : il faut du génie pour entrer dans le monde inconnu, imprévisible et multidisciplinaire.  

5° La valeur de l’économie réelle. Les besoins « réels » ressurgissent : produire, transporter, cultiver, construire, éclairer, etc., c’est à dire les besoins auxquels répond l’économie réelle. Elle n’est plus perçue comme la sous-traitante de l’économie virtuelle L’économie virtuelle fournit les outils dont l’économie réelle a besoin et l’acte de produire retrouve sa dignité.

6° Les limites de la bureaucratie et de la technocratie. Toute organisation est soumise à la bureaucratisation, toute forme de pouvoir est soumise à la technocratisation Elles prennent du temps à tirer des conclusions, à prendre des décisions. Elles ne savent que « normaliser », au sens soviétique du terme.,

7° Le rôle du terrain. La relative inefficacité de la réponse des décisions prises par les institutions politiques et médicales, contraste avec l’efficacité des initiatives prises par les équipes sur le terrain des hôpitaux. La relation opérationnelle comporte une implication, une créativité et un pragmatisme qui font défaut à la relation institutionnelle. Pour affronter une situation imprévisible, le rôle du terrain devient prépondérant pour élever le niveau de responsabilité

La jonction médiatisée du pouvoir politique et du pouvoir médical. Le « biopouvoir » selon la vision prophétique de Michel Foucault exerce un contrôle absolu sur la société légitimé par « le bien le plus précieux » : la santé ou la vie. Pour le « biopouvoir », ce n’est pas la liberté qui est la valeur suprême. Les sociétés démocratiques viennent de faire en quelques mois l’expérience du totalitarisme !

 

ENTREPRISE ET SOCIETE : l’entreprise, toute l’entreprise, rien que l’entreprise !

L’entreprise comme espace de vie 

La crise économique qui se profile est davantage le produit des décisions prises par le « biopouvoir », que de l’épidémie virale en soi. L’idée d’opposer la vie à l’économie relève de l’idéologie du « biopouvoir ». La vie humaine n’a pas qu’un substrat biologique ; elle est protéiforme. L’économie est une forme élaborée de la vie humaine. Or ce mode de gestion uniforme où tout devrait se régler d’en haut avec affadissement des contrepoids et contrepouvoirs nie la diversité et la subsidiarité qui sont à la base même de la vie.

Les entreprises sont un lieu puissant de vie par nature devant s’adapter en permanence à des marchés par définition instables, à des technologies abrasives, à des comportements sociologiques souvent éruptifs sous peine de disparaître. Elles sont de ce fait un des piliers fondamentaux de nos sociétés en mutation. 

L’entreprise comme espace naturel de liberté et donc de responsabilité 

La gestion de la crise par son confinement trop long a en définitive assigné à résidence un pays entier dans le plus pur style dictatorial à la chinoise, c’est sans précédent en France depuis 75 ans. Mais qui donc a protesté contre ce déni selon lequel au nom de la santé publique comme au nom du bonheur collectif, les libertés sont restreintes et le contrôle s’appesantit sur les consciences ? Le « biopouvoir » enferme les hommes dans la peur et le « déclin du courage » 

L’entreprise a une responsabilité à assumer et une opportunité à saisir : la liberté est dans son ADN. Déjà elle se frotte aux risques potentiellement liberticides du big data, de l’I.A., de la cyber sécurité. Mais le « déconfinement » doit permettre un retour au pouvoir des acteurs de l’économie qui s’accompagne de liberté. L’économie suppose le libre jeu des acteurs, la liberté de circulation, les échanges. Elle est autonome sur le marché, responsable de ses propres choix stratégiques et des moyens de leur mise en œuvre. Elle engage ses équipes sur un projet ou une mission.

L’entreprise comme espace clé de relations humaines de qualité, coopératives et créatrices

Le digital devient « l’opérateur technique d’une société d’individus » (Denis Maillard/Temps libre). Le monde des écrans nous « aplatit ». Nous venons essentiellement de vivre de connections qui sont le propre de liens entre objets. Mais c’est la qualité de la relation humaine qui nous fait exister en tant qu’être humain digne de respect. Le toucher, le regard humanisent ; le corps et sa gestuelle nous incarnent au point qu’aucune technologie ne pourra jamais créer la prévisibilité totale de la relation humaine. Retisser du lien social est clé. L’entreprise en est le vecteur.

Le climat de crise liée à cette reprise de la vie économique et sociale post confinement met de plus en lumière la nécessité de la prise en compte des dimensions psychologiques et socio-psychologiques entre autres dans les transformations qui vont s’opérer au niveau des rapports entre acteurs et activité. Ces mutations se réaliseront à travers le développement des intelligences collective et émotionnelle pour construire d’autres modalités d’engagement des salariés. Sur le fond, au-delà des nécessaires apprentissages de nouvelles compétences, c’est de la progression de la maturité des acteurs et de l’installation de nouveaux processus relationnels dont l’entreprise a le plus besoin.

L’entreprise comme espace de contractualisation entre partenaires

Le Code civil est à la base même d’une relation humaine responsable. Il accompagne la montée en responsabilisation des acteurs dans l’entreprise dont les salariés. Il suffit d’en relire quelques articles pour s’en convaincre. Déjà les ordonnances de Septembre 2017 sur l’évolution du Droit du Travail consacrent ce principe que la norme doit se discuter davantage au niveau de la branche et de l’entreprise elle-même. C’est la reconnaissance du pouvoir contractuel des acteurs responsables qui se réapproprient sur le terrain la définition de normes dans des champs circonscrits à l’avance qui n’appartiennent plus au domaine de la loi universelle. Ce n’est pas pour autant le règne de « la loi pour soi », le self-service normatif ; mais bien celui de la confiance et de la reconnaissance.

L’entreprise comme espace volontaire de réconciliation 

Avec la crise sanitaire et la reprise, nul doute que les tensions psychologiques, économiques et sociales vont s’aviver. Comment donc éviter les conflits, parler vrai, faire baisser la pression émotionnelle ?  L’entreprise doit devenir l’épicentre d’une quadruple réconciliation 

Celle entre capital et travail par une juste répartition de la valeur ajoutée entre actionnaires, investissements et salariés (rémunération des progrès réalisés)

Celle entre les générations autour de la solidarité

Celle entre l’entreprise et son écosystème (mission plus que RSE).

Celle entre management et salariés, salariés entre eux par le recours à la médiation

 

MUTATION DE L’ENTREPRISE : oser l’entreprise post crise !

Tout cela peut paraître utopique au regard des urgences à traiter au niveau de la reprise immédiate (réorganisations, voire restructurations…) et pourtant ! l’entreprise n’échappera pas à une mutation en profondeur. Plus rien ne pourra être comme avant après un tel traumatisme. La crise doit être pour l’entreprise un accélérateur de mutation, pas un retour progressif à la normale, au passé. Il s’agit bien d’un changement de pouvoir. L’entreprise peut rendre les hommes heureux et le travail peut être une expérience de liberté, . C’est un nouveau modèle d’entreprise qui doit émerger, dépassant le dualisme de l’économique et du social, du mode productif et du mode humain, de la performance et de la qualité de vie au travail qui est la caractéristique de la modernité.  Nous nous devons d’inventer un modèle non-dual ,porté par une vision culturelle inspiratrice.

 

LES VOIES D’UNE MUTATION DU MODELE D’ENTREPRISE AU XXI EME SIECLE

Oser une vision culturelle inspirante tournée vers l’avenir : l’entreprise comme (ap)porteur de sens

La voie royale pour « faire sens », faire société » dans leur écosystème comme des sources de vitalité créatrice, des référents exemplaires, des diffuseurs de prospérité collective et individuelle, des facteurs de cohésion sociale suppose au préalable que la liberté devienne le pilier des valeurs de l’entreprise. L’entreprise acceptera-t-elle au plus profond d’elle-même de défendre, protéger, promouvoir la liberté tant individuelle que collective contre toutes les dérives autoritaires dont celle que nous venons de vivre en 54 jours de confinement ? Il ne s’agit pas uniquement de la liberté d’entreprendre. Elle le peut, elle le doit de par son essence

A ce titre, trois prérequis majeurs sont à engager comme :

Respecter dans toutes nos décisions et actions, les quatre principes suivants :

La qualité de la relation humaine plutôt qu’une gestion des ressources humaines souvent technocratiques

L’audace individuelle et collective au lieu d’une soumission au conformisme

Le donnant-donnant propre aux nouvelles générations (les droits et devoirs de chaque acteur) versus le sacrosaint gagnant-gagnant du XX éme

La responsabilisation individuelle et collective en lieu et place de l’assistanat

Détecter et développer nos nouveaux types de talents en support

Les casseurs de codes inutiles, les innov’acteurs, les entrepreneurs, les (ap)porteurs de sens en tant que facteurs de différenciation avec les compétiteurs sont les designers de la prospérité individuelle et collective de demain.

Enrichir notre propre boussole en conciliant business et sens dans un monde imprévisible et complexe, autour d’un objet social/d’une raison d’être/voir d’un statut de société à mission.

Oser enclencher de nouveaux équilibres en interne : le contrat d’engagement économique et social en entreprise

L’entreprise se doit d’accepter la réalité d’une forme de fragilité notamment humaine, en affrontant le retour de l’inimaginable, de l’impensable, de l’improbable qui sont au cœur même de la vie. Être capable de naviguer dans l’incertitude tout en mobilisant les énergies est donc un défi.  Le relever stimule l’audace de l’entreprise à faire confiance à ses collaborateurs, favoriser leur autonomie, les aider à trouver du sens dans leur travail par un meilleur équilibre entre ordre et désordre, extrêmes, contraires, intérêts divergents, business et sens.

 C’est la logique du « ET » qui prévaut plutôt que le « ou » binaire de l’anathème. Elle est le pivot même des nouveaux équilibres à assurer à partir d’un contrat moderne, individuel et collectif d’engagement économique et social au semestre qui la et les fonde.

A nous entrepreneurs d’en développer les piliers principaux qui sont

Un leadership horizontal, en réseaux pour donner du sens plutôt qu’un pilotage vertical, hiérarchique, en silos.

Un nouvel arbitrage entre l’entrepreneur de soi -même et l’entrepreneur du progrès collectif dans l’entreprise.

 Une organisation souple, vivante, simple, ajustée en permanence entre la cohérence de l’entreprise (le régalien, les valeurs, la stratégie) et une proximité clients/terrain (le business, l’opérationnel)

Une agilité entre marges d’autonomie et de liberté (innovation , prise de risques) et procédures et process standardisés (qualité, maitrise des coûts)

Une nouvelle protection sociale entre le risque croissant de vulnérabilité économique, d’insécurité professionnelle, voire de déclassement social et l’assurance d’un développement de l’employabilité individuelle et collective liée à la personne et non plus à l’emploi ou au statut, sans attendre une restructuration. 

Un management contractuel plutôt que par injonctions autour d’une culture de droits et devoirs, de progrès partagés, de reconnaissance y compris monétaire, de confiance, de délégation, de proximité., soit de nouvelles postures à acquérir.

Une préparation des nouvelles générations au leadership et des seniors à la transmission, l’apprentissage du multi-statuts.

Une Gouvernance juste et équilibrée (Advisory Board, Junior Executive Team/JET, actionnariat, société de partenaires, partage en justesse de la valeur…)

Il ne s’agit en rien bien sûr d’une liste idéale à la Prévert. Tout ceci fonctionne.

 

En conclusion :

Cette crise inédite aux multiples facettes change totalement la donne. L’heure a sonné d’évoluer vers des entreprises tout à la fois

Réconciliées (capital et travail, inter-générations, intérêts financiers et environnement),

Responsables et capables de responsabiliser tous leurs acteurs,

Régulées autour d’une croissance économique et sociale sur le long terme,

Riches de leurs talents, innovations et performances.

C’est faisable si nous le voulons, mais à une condition, celle que l’entreprise aux côtés de la démocratie ne placera jamais rien au- dessus de la liberté et veillera toujours à ce qu’une personne humaine ne puisse être mise à nu, traçable, transparente pour quelque motif que ce soit. C’est vital en ces temps de crise sanitaire. Prenons-en l’engagement.

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