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© OLIVIER MATTHYS / BELGA / AFP
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Bonnes feuilles

Comment Anderlecht a attrapé la fièvre et adopté les codes du hooliganisme dès le début des années 1980

Publié le 13 juin 2020
Louis Dabir et Barthélémy Gaillard ont publié "Gang of Brussels, l’histoire vraie des hooligans d’Anderlecht, entre foot et banditisme" aux éditions du Cherche Midi. Les BCS (Brussels Casual Service), hooligans du prestigieux club de football belge d'Anderlecht, ont longtemps compté parmi les groupes les plus actifs d'Europe de l'Ouest. Extrait 1/2.
Louis Dabir
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Louis Dabir est journaliste et rédacteur en chef adjoint du magazine Vice. Spécialiste du monde des tribunes, il y a créé la rubrique " Kopland ", dédiée au supportérisme.
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Barthélémy Gaillard
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Barthélémy Gaillard est journaliste indépendant ( Vice, Europe 1, La Revue dessinée, Jeune Afrique...). Il est aussi le coauteur du livre Magique Système : l'esclavage moderne des footballeurs africains (Marabout, 2018).
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Louis Dabir et Barthélémy Gaillard ont publié "Gang of Brussels, l’histoire vraie des hooligans d’Anderlecht, entre foot et banditisme" aux éditions du Cherche Midi. Les BCS (Brussels Casual Service), hooligans du prestigieux club de football belge d'Anderlecht, ont longtemps compté parmi les groupes les plus actifs d'Europe de l'Ouest. Extrait 1/2.

Face à la recrudescence des violences perpétrées par les bandes, cette « culture » et cette « ambiance » dont parle Edwin de Boevé commencent à changer. Les autorités ferment la plupart des lieux de soirées où les jeunes transforment la piste de danse en ring de boxe. Conséquence directe de cette éviction de leur terrain de jeu favori, les jeunes Bruxellois se tournent alors vers le stade pour déverser leurs montées de testostérone. Il faut dire que le Royal Sporting Club d’Anderlecht vit sa première période de gloire sportive d’envergure avec deux coupes des Coupes en  1976 et  1978 et une coupe de l’UEFA en 1983. Les gamins qui ont grandi au rythme des trophées empilés par le club se dirigent donc vers le stade Constant-Vanden-Stock, situé dans le parc Astrid, grand espace vert qui trône en plein milieu de la commune. Les jeunes prennent l’habitude de se rassembler dans les bars alentour où ils s’offrent quelques murges mémorables dans une ambiance libertaire : « Mes premières cuites, je les ai prises là-bas, à 12 ans. Il n’y avait aucune gêne par rapport à l’alcool, jamais personne ne nous disait d’arrêter de boire », confirme Edwin De Boeve. Les bandes, d’ordinaire rivales, se retrouvent côte à côte dans les travées, unies contre l’adversaire du jour. « On était des groupes différents mais on supportait le même club. Le stade a été notre point de ralliement », se souvient Couille, qui se lie d’amitié avec les futurs autres leaders du O’Side dans ces tribunes. Les occasions manquées, les buts marqués et les actions litigieuses rapprochent tous ces gamins. « J’ai revu Couille et les autres au stade, c’est là que notre histoire commune a débuté », résume Bernie qui devient très vite inséparable de ses copains du foot, Couille, André le Fou et Bœuf, tous issus de quartiers et de bandes différentes. Ensemble, ils passent leurs semaines à écumer les bars et enchaîner les culs secs de bières jusqu’à se faire vomir en attendant le match du week-end. Le football va petit à petit apaiser les différends puis faire voler en éclats les vieilles querelles entre bandes. À l’exception, peut-être, du rival honni du RWDM , le club de Molenbeek, la commune voisine. 

« Anderlecht et Molenbeek, c’était le derby, explique Xavier. Et puis à l’époque, il y avait aussi un contexte politique qui faisait que Molenbeek et Anderlecht étaient opposés. Anderlecht était très libéral, apolitique, avec des étrangers. Molenbeek était très à droite. » 

Pour beaucoup, le stade devient une deuxième maison et la défense des couleurs d’Anderlecht une raison de vivre. Mais très vite, ces jeunes surmotivés refusent de se cantonner au statut de simples supporters. « L’ambiance était pénible avec des chansons à la con du style On descend de la montagne en mauve et blanc. Nous, on ne voulait pas ça, on avait déjà la fibre anglaise », se souvient Bernie. Tous sont donc déjà fortement imprégnés par les contre-cultures britanniques. Les skinheads et leur style revendiquant leurs origines prolétaires sont pour eux des sources d’inspiration. Eux aussi arborent Dr Martens, bombers verts, jeans retroussés et polos Fred Perry ou chemises Ben Sherman. Eux aussi rêvent à des lendemains meilleurs en dansant et chantant sur les tubes de ska et de blue beat venus de l’autre côté de la Manche. Mais plus que le style vestimentaire et la musique, il y a le football. S’ils sont nombreux à s’enthousiasmer pour le jeu pratiqué par les équipes anglaises à la télé, ils sont surtout subjugués par la force collective et la violence dégagées par leurs supporters, unis comme un seul homme derrière leur club. « Les Anglais avaient l’ADN de leur club en eux, en plus d’aimer le foot. Leur vie, c’était leur club et leurs joueurs. C’est pour cette raison qu’ils sont devenus des références pour nous », explique Migge, membre fondateur du O’Side, à l’époque fan du club londonien de West Ham et de son célèbre groupe hooligan, l’Inter City Firm. Lors des matches européens d’Anderlecht, ils découvrent ces hooligans qui détruisent tout sur leur passage. Ils sont impressionnés par l’important dispositif déployé pour les accompagner au stade.

Et surtout, ils admirent l’ambiance qu’ils mettent dans les tribunes. C’est elle qui les décide à devenir eux aussi des hooligans. 

Si Anderlecht a adopté les codes du hooliganisme britannique dès le début des années 1980, c’est en partie dû la proximité géographique de la Belgique avec l’Angleterre. Mais elle le doit surtout à Roland. Pour tous, il est resté comme une légende du mouvement, comme le pionnier du hooliganisme anderlechtois et l’encyclopédie vivante de la culture des stades venue d’Angleterre. Avec sa casquette de Peaky Blinders et sa maigre silhouette, il a conservé le look des hooligans de la première heure. Il faut dire que Roland a fait plusieurs séjours outreManche et a même vécu à Londres à la charnière entre années 1970 et 1980 pour mieux s’imprégner des codes et des usages de la mère-patrie du hooliganisme. Il en garde des souvenirs immuables : « Southampton est le premier club anglais que j’ai vu jouer. C’était en 1977. Je suis dans la tribune supérieure et je vois 120 supporters des Saints. Ils chantaient, il y avait des ondes, le timbre anglais, la tribune bougeait », se souvient-il, comme téléporté dans cette tribune qui l’avait tant frappé. 

Alain, un Belgo-Congolais à la poigne de titane qui faisait partie de la bande de Berchem, une commune voisine, a lui aussi été séduit par la culture britannique que Roland a ramenée dans les tribunes du stade : « On a eu cette fibre hooligan grâce à lui. À cette période, les hooligans anglais étaient la référence. Ils étaient notre modèle, et Roland nous a montré comment nous inspirer d’eux. » C’est ainsi que, pour toute une génération, la liberté et le sentiment d’appartenance que leur offrait la rue se sont déplacés dans les tribunes. Restait alors aux futurs membres du O’Side puis du BCS à devenir les maîtres du stade et à former les groupes qu’ils font vivre depuis plus d’un quart de siècle.

Extrait du livre de Louis Dabir et Barthélémy Gaillard, "Gang of Brussels, l’histoire vraie des hooligans d’Anderlecht, entre foot et banditisme", publié aux éditions du Cherche Midi

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