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Emeutes

Mort de George Floyd : l’anti-racisme, combat nécessaire mais explication radicalement insuffisante de la situation américaine

Publié le 02 juin 2020
Des décennies de violence et d’échecs sociaux expliquent l’explosion américaine. Mais les "coupables" sont beaucoup plus nombreux qu’il n’y paraît et les racines infiniment plus complexes que celles d’un racisme structurel.
Barthélémy Courmont
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Barthélémy Courmont est maître de conférences à l’Université catholique de Lille, et directeur de recherche à l’IRIS, où il est en charge du programme Asie-Pacifique. Il dirige la collection Asia Focus à l’IRIS, et a publié de nombreux ouvrages, dont L...
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Des décennies de violence et d’échecs sociaux expliquent l’explosion américaine. Mais les "coupables" sont beaucoup plus nombreux qu’il n’y paraît et les racines infiniment plus complexes que celles d’un racisme structurel.

Atlantico.fr : Après la mort de Georges Floyd, un afro américain décédé à la suite d'une nouvelle bavure policière, de nombreuses voix se sont élevées dans la manifestations aux États-Unis mais aussi sur les plateaux de télévision françaises pour dénoncer un racisme structurel aux États-Unis. Cette analyse suffit-elle à expliquer la question des bavures policières aux États-Unis ?

Barthélémy Courmont : Il convient d'abord de préciser ce que l'on entent par "racisme structurel". Le racisme d'Etat, comme on le décrit souvent, conceptualise un ordre social hiérarchique qui est étroitement associé à la manière de conduire la politique au profit d'un groupe dominant, selon Michel Foucault. Il s'oppose ainsi au racisme individuel dont les fondements et la pratique sont propres à chacun et qui ne se traduit pas nécessairement par une institutionnalisation politique. Il est donc structurel en ce qu'il sert de base à une idéologie distinguant des groupes - ou des races - et en les hiérarchisant, pour ensuite légitimer et parfois légaliser des pratiques discriminantes. Le nazisme pratiqua un racisme d'Etat en ciblant les juifs comme une race inférieure, et plus près de nous l'Afrique du Sud de l'Apartheid pratiqua également un racisme d'Etat en institutionnalisant la ségrégation raciale. La ségrégation raciale aux Etats-Unis était jusque dans les années 1960 institutionnalisée dans certains Etats, ce qui conduisit au mouvement des Civil rights. Dans ces différents cas, l'appartenance à un groupe victime de ségrégation se traduisait par des droits plus limités, voire nuls, pour certaines communautés.

Dans la situation actuelle, considérer que les Etats-Unis en tant qu'institution favorisent ce type de racisme structurel semble exagéré, et c'est par conséquent plutôt l'autre définition du racisme structurel, à savoir une hostilité systématique ou quasi-systématique envers certaines personnes en raison de leur couleur de peau ou leurs origines, qui semble mieux décrire le malaise profond que rencontre la société américaine. Cela signifie que c'est dans la pratique que le racisme s'exprime, et pas dans les structures politiques américaines ou des institutions hiérarchisées. Et cela se retrouve dans une forme de suspicion à l'égard de "l'autre", un délit de faciès en quelque sorte. Ainsi, on compte une surpopulation de noirs dans les prisons américaines. Sans doute l'assassin de George Floyd est-il, dans ce cas, raciste à la fois en tant qu'individu (comme semble en témoigner son profil et son passif) mais aussi du fait d'une suspicion à l'égard de sa victime que sa couleur de peau a rendu à ses yeux potentiellement coupable, là où il n'aurait pas traité de la même manière une autre personne. Il exprime ainsi à la fois un racisme individuel et un racisme structurel, mais cela ne signifie pas que c'est son institution, la police de Minneapolis, qui est raciste. On peut, sur la base de ce racisme institutionnel, faire mention des préjugés dont sont victimes les personnes de certaines races ou certaines couleurs, et c'est visiblement ce dont il est état dans le cas de la mort de George Floyd.

Le racisme structurel suggère également un racisme qui ne serait pas intentionnel, et qui s'exprimerait par la force des habitudes, distinguant notamment les blancs des autres peuples, en vertu d'un passé colonial fortement ancré dans les mentalités. Cette lecture apporte des éléments de réflexion intéressants, mais elle est aussi assez excessive en ce qu'elle pointe du doigt un suprématisme blanc qui ne serait pas seulement le fait de groupes extrémistes, mais porté souvent sans le vouloir par l'ensemble des blancs. Or, on voit bien que la mobilisation qui suit la mort de George Floyd ne se limite pas à une communauté, et que l'opinion publique est majoritairement soudée pour condamner ce crime racial. Ce qui doit nous interroger sur les motivations de ces manifestants, en plus de la condamnation d'un acte répréhensible. On voit derrière l'exaspération des manifestants une immense frustration, dont les inégalités sociales - amplifiées par la crise économique profonde dans laquelle entre ce pays, avec des dizaines de millions de chômeurs et quasiment aucune protection sociale, et par une crise sanitaire qui frappe fortement les plus démunis - sont le principal terreau. Ces classes laborieuses sont aussi des classes dangereuses, pour paraphraser l'historien Louis Chevalier. La discrimination à l'égard des plus défavorisés est une triste réalité américaine, et elle converge souvent avec la discrimination, à plus ou moins grande échelle, dont sont victimes certaines communautés. Mais d'un Etat à l'autre, on voit bien que ces communautés ne sont pas toujours les mêmes. Noirs, hispaniques… le racisme aux Etats-Unis n'est pas plus hiérarchisé à échelle nationale qu'il n'est institutionalisé, mais il est déterminé par des réalités locales.

Franck DeCloquement : La presse internationale se déchaine, l’hystérie est à son comble et la situation est clairement explosive. Les émeutes qui se multiplient aux Etats-Unis ces derniers jours, telle une trainée de poudre depuis le décès de George Floyd à Minneapolis le 25 mai, prospèrent sur le très fort sentiment d’un racisme rampant et persistant dans le pays à la bannière étoilée.

Une explosion de violence légitime pour un ras-le-bol social évident ? La question enflamme en tout cas les réseaux sociaux et cristallise toutes les attentions internationales, mais aussi tous les ressentiments et les rancœurs de la communauté noire qui se juge ouvertement discriminée. Sans oublier naturellement l’électorat adverse qui se mobilise en coulisses… Celui de Donald Trump en l’occurrence, très fortement indigné par les scories de cet embrassement communautaire destructeur, au regard du profil criminel de George Floyd. Car à défaut de convaincre à travers ce que les démocrates pourraient apporter à la communauté noire américaine, c'est bien la réponse sécuritaire de Donald Trump qui pourrait l’emporter face aux inquiétudes montantes de la majorité blanche, si elle devait prévaloir dans les urnes en novembre prochain, et faire l’élection.

Dans les images largement diffusées de son arrestation, Floyd est vu au sol, les mains jointent et menottées dans le dos, alors que l'officier de police Derek Chauvin le clouait contre le trottoir jusqu'à ce que celui-ci perde connaissance et meure un peu plus tard. Alors, racisme structurel aux Etats-Unis ? Les choses sont complexes, et les facteurs explicatifs sans aucun doute multiples. On ne saurait tous les lister ici. Mais revenons un instant sur le profil de la victime. Pour ce qui le concerne, George Floyd avait déménagé en 2014 dans le Minnesota, à Minneapolis, pour entamer une nouvelle vie. Et cela, peu de temps après sa libération de prison au Texas. Mais cette quête d'une vie meilleure s'est terminée tragiquement lors de l’arrestation policière violente : Floyd a eu à cette occasion le souffle coupé lorsqu'un officier s'est agenouillé sur son cou pendant huit minutes environ, alors qu'il l'arrêtait pour avoir prétendument payé un dépanneur avec un faux billet de 20 dollars. Bien qu’il ait changé son mode de vie depuis plus d’une décennie, l’homme n’était toutefois pas un inconnu dans les fichiers de la police judiciaire américaine puisque multirécidiviste. Floyd a eu au moins cinq séjours en prison. D'abord arrêté pour vol quand il avait une vingtaine d’années, il fut ensuite arrêté pour vol à main armée en 2007. Selon les archives judiciaires, il avait plaidé coupable pour avoir pénétré à l’intérieur du domicile d'une femme, pointé son arme sur le ventre de celle-ci et fouillé le domicile de la victime pour tenter de trouver de la drogue et de l'argent. A l’issue, Floyd a été condamné à cinq ans de prison en 2009. Floyd avait aussi été condamné à 10 mois de prison pour avoir consommé moins d'un gramme de cocaïne lors d'une arrestation en décembre 2005. Condamné à huit mois de prison, il le fut pour la même infraction, mais résultant d'une arrestation en octobre 2002 cette fois. Floyd a aussi été arrêté en 2002 pour intrusion criminelle, et purgé 30 jours de prison à cet effet. Il avait également eu un autre passage en détention pour un vol en août 1998. Floyd avait encore été condamné deux fois dans les années 1990 pour vol et livraison de substance contrôlée.

Pour autant, aucun des officiers de police impliqués dans l’arrestation ayant entraîné la mort de cet homme de 46 ans n'aurait pu être au courant de ses antécédents criminels, datant de plus d'une décennie au moment de l’interpellation qui lui fut fatale.

Edouard Husson : Dans son ouvrage « Le destin des immigrés », paru en 1992, Emmanuel Todd identifiait la fixation de la population américaine sur la couleur de la peau - par opposition, par exemple à la société allemande, qui cherche des différences « métaphysiques », haine des Juifs par les nazis, autrefois; détestation et discrimination des immigrés turcs, musulmans, plus récemment. Une fois que vous avez dit cela, vous n’avez qu’une partie de l’explication. Une femme blanche, Justine Diamond, a été tuée par un policier noir, Mohamed Noor, à Minneapolis en 2017; ce dernier est en prison. Cela n’a pas déclenché des émeutes dans tout le pays alors que les motivations du crime étaient évidemment racistes. La presse allemande de la ces derniers jours était prompte à donner des leçons à « ces Américains qui, à la différence de nous, n’ont pas fait leur travail mémoriel ». Sur les plateaux de télévision français, on a vu, cette fin de semaine, des spécialistes auto-proclamés des USA donner des explications définitives. Ce sont les mêmes qui écoutent Camille Jordana avec complaisance quand elle explique qu’elle a peur des policiers français. Mais la police française, comme la police américaine, est un melting pot, si l’on veut absolument s’arrêter à l’origine des gens. Aux USA, la police a recruté de nombreux Noirs, depuis des décennies. Ils contribuent plus certainement à la modération, sinon la disparition du racisme que toutes les personnalités politiques et les médias qui n’ont cessé, depuis la mort de George Floyd, de mettre de l’huile sur le feu. 

Donald Trump par ses réactions impulsives sur les réseaux sociaux, concentre toutes les accusations. Pour autant, doit-il assumer l'entière responsabilité de la situation actuelle ?

Franck DeCloquement : Les inégalités raciales qui demeurent sont un réel problème aux Etats-Unis, mais aussi un véritable défi pour la classe politique américaine dans son ensemble. Et cela, bien avant l’advenue au pouvoir de Donald Trump. Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a déclaré jeudi dernier à CBS qu'il considérait la mort de Floyd comme un meurtre. Ajoutant avec conviction : « il serait vivant aujourd'hui s'il était blanc. » On ne saurait être plus clair, tout en jetant des braises sur le feu...

Car le décès de George Floyd n’est qu’un fait divers de plus, parmi une très longue série qui semble être sans fin. Pour preuve, le meurtre, en février dernier, d'un joggeur noir en Géorgie par un ancien policier et son fils, puis la mort, sous les tirs de la police, d'une ambulancière noire dans le Kentucky en mars, ont scandalisé l’Amérique. Selon le site engagé « Mapping police violence », 1.098 personnes ont été tuées par la police l'an dernier, dont 259 Noirs. Même à New York, ces derniers jours, le faux témoignage d'une femme blanche interroge, comme le journal « Les Echos » le souligne. Appelant la police à Central Park en se disant « menacée par un Afro-Américain » (qui observait en réalité les oiseaux), les déclarations de cette femme ont enflammé les réseaux sociaux…

Enfonçant encore un peu plus le clou de l’indignation, la presse internationale nous le rappelait ces jours derniers, la mort de George Floyd n’est que le dernier avatar dramatique d’une très longue liste de meurtres et de faits divers qui ne cessent de s’égrener d’année en année dans l’actualité aux Etats-Unis. Notons qu’à ces faits récurrents, s'ajoute un contexte doublement détonnant. Les Afro-américains  ont payé un très lourd tribut à l'épidémie de Covid-19, qui a fait plus de 100.000 morts aux Etats-Unis, puisque aux avant-postes de cette crise sanitaire. Alors que les Afro-américains représentent 13,4 % de la population totale (pour 60 % de Blancs et 18 % d'Hispaniques), ils constituent en réalité plus d'un quart des cas de Covid-19 recensés, soit 26,1 %, sur un large échantillon analysé par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Parmi les malades hospitalisés, les Noirs sont aussi 4,5 fois plus représentés que les Blancs non hispaniques - et les Hispaniques 3,5 fois plus. « Nous savons, depuis toujours, que des maladies comme le diabète, l'hypertension, l'obésité et l'asthme touchent de manière disproportionnée les minorités, en particulier les Afro-Américains », expliquait dès le début du mois d’avril Anthony Fauci, le directeur du CDC (l'Institut national des allergies et maladies infectieuses) cité dans Les Echos : « ces dernières années, les Noirs avaient une espérance de vie à la naissance de trois ans et demi-inférieure à celle des Blancs ».

Mais dans ce paysage social, les démocrates ont toujours les faveurs des Afro-Américains. Près de neuf sur dix (88 %) ont voté pour Hillary Clinton en 2016. Et, pendant les primaires des démocrates, le candidat à l'investiture Joe Biden a émergé grâce au vote noir en Caroline du Sud. Cependant, leur vote n'est pas acquis : s'ils votent davantage que les Hispaniques, leur taux de participation a chuté de sept points (à 59,6 %) lors du dernier duel présidentiel par rapport à l'ère Obama, qui avait fait naître des espoirs grandement déçus de réforme. Si le programme de Joe Biden est déjà plus à gauche que celui du camp démocrate lors de ces derniers scrutins, il n'est pas certain qu'il eût pris la mesure des réformes à engager pour les minorités. « Si vous votez Trump c'est que vous n'êtes pas noir », a lancé tel un slogan Biden ces derniers jours à un Noir, provoquant naturellement une gêne et un agacement non dissimulé dans son propre camp…

Le jour de la mort de George Floyd, il y a eu 16 morts lors de guerres entre gangs rivaux. Que nous révèle cette folle mortalité mortalité par arme à feu de la société américaine ?

Xavier Raufer : Précision, ces 16 morts concernaient seulement Chicago. Vu le nombre moyen d'homicides aux États-Unis récemment (de 14 000 à 15 000 par an), il y en a encore eu, ce jour-là, de vingt à trente autres ailleurs dans le pays.

D'abord : certes, la victime était en mauvaise santé et toxicomane au Fentanyl - mais cela n'excuse rien. Arrive fatalement l'instant où, pour citer les Écrits militaires de Mao "une étincelle embrase toute la plaine". Car cette inévitable réaction des Noirs américains aux violences qu'ils subissent du fait de polices locales souvent frustres et brutales, n'est que l'explosif révélateur d'un drame pire encore.

Qui vit aux États-Unis et observe, voit ce pays subir en fait un régime d'apartheid - douceâtre, sirupeux, nié sous mille affirmations outrées du contraire : unité du pays, fraternité universelle, In God We Trust, etc. - mais apartheid, bel et bien. Sauf exceptions rares, Noirs et Blancs n'habitent pas ensemble, ne vont pas aux mêmes écoles, se fréquentent peu. La culture, l'accent et l'argot des uns et des autres diffèrent fort. 

Pour s'en persuader, lire un chef-d'œuvre "The One Hundred Dollars Misunderstanding" de Robert Gover, publié à grand-peine à New York en 1962. (Pensez donc ! Il contenait des gros mots et du sexe...). Tout est dit par cette (intraduisible) mésaventure de deux jeunes, un bourgeois blanc et une prostituée noire. Supposée commune, leur langue diffère tant qu'ils ne se comprennent ni sur la forme ni sur le fond. Ainsi, Noirs et Blancs d'Amérique se côtoient, agissent ensemble, se supportent - mais d'usage, ne s'aiment pas trop.

De fait, on aimerait entendre nos sociologues pour plateaux télévisés expliquer comment les récentes émeutes des métropoles américaines s'insèrent dans leur éternel refrain sur la "diversité" et la "société multiculturelle". Qui veut encore de ça aux États-Unis ? Côté Blanc la peur, côté Noir, la colère. L'Harmonie nulle part. En termes savants, c'est l'hétérogénéité sociale. Nulle société hétérogène ne vit longtemps dans l'harmonie et le calme. Aux États-Unis, de telles émeutes éclatent depuis un demi-siècle. Et, affirment dans maints sondages les Noirs américains, le racisme ne fait qu'empirer.

Dans ce cadre, l'attitude des médias français dits d'"information" frappe par son sectarisme borné. Seuls les assassinats de Noirs par des Blancs les intéressent. Or dans plus de 80% des cas - plus de 90% pour les jeunes hommes - les assassinats de Noirs sont le fait d'autres Noirs, lors de guerres de gangs mono-ethniques juvéniles : Chicago récemment, comme évoqué plus haut. Imaginons un instant qu'un sortilège rende doux comme des agneaux les Américains racistes, notamment blancs : sur cent jeunes afro-américains assassinés avant cette "conversion", en resteraient après pas moins de 92. Une hécatombe telle que ces jeunes noirs subissent VINGT FOIS plus d'homicides que la normale, vu leur place dans la pyramide américaine des âges et des races.

Voici les statistiques fédérales de 2016 (leur compilation est lente outre-Atlantique) pour les serious crimes (Homicides... coups et blessures mortels...viols... vols avec armes...) : environ 409 000, selon le FBI. Inculpés : 44,7% de Blancs ou d'Hispaniques (ensemble, ± 79% de la population du pays), Afro-Américains, 52,6% (13,4% de la pop.) ; Amérindiens, Asiatiques, etc. 2,7% (7,2% de la pop.) ; ce sont des inculpations mais, récemment, les cours fédérales jugeant ces serious crimes condamnent plus de 90% des inculpés. Donc on retrouve post-condamnations des chiffres analogues.

Ghettos, armes partout, jeunesse sans avenir hors showbiz et sport, fascination pour la violence, d'abord celle du Drill, musique (si l'on peut dire...) follement brutale, renvoyant le Gangsta Rap au rang des mélodies de Schubert : quand la vie est durablement invivable, la révolte éclate. Comment condamner a priori les émeutiers de Minneapolis et d'ailleurs en Amérique ? Ils ont simplement compris que la société du spectacle, dite aussi "de l'information", est comme le requin, qui ne perçoit que ce qui s'agite et saigne. Alors, puisque telle est la règle du jeu, ils font ce qu'il faut pour qu'on les y remarque.

Peut-on considérer les sociétés occidentales comme racistes ?

Barthélémy Courmont : Pas plus que d'autres sociétés, en dépit de ce que ce "suprématisme blanc" étendu à l'ensemble d'un groupe d'individus, de manière arbitraire, laisse entendre. Et sans doute moins, compte-tenu du fait que l'Occident est bien plus multiculturel que la plupart des autres régions du monde. Prenez l'exemple de la Chine, où les non Han (le groupe ethnique dominant) sont des citoyens de second rang contraints à une acculturation plus ou moins forcée. Une dictature répondront les sceptiques. Dans ce cas, qu'en est-il de l'Inde, plus grande démocratie au monde, et qui se distingue aussi par un racisme souvent violent à l'égard de certaines communautés en raison de leur ethnie ou leur religion, les musulmans en particulier. Au Japon, les procédures d'immigration et, plus encore, de citoyenneté sont très difficiles et les petits actes racistes du quotidien, qui ne se traduisent pas nécessairement par de la violence - très limitée dans ce pays - mais par une curiosité au mieux, une suspicion au pire, sont légion. On retrouve le même phénomène dans quasiment toutes les sociétés asiatiques, au point qu'elles seraient, s'il faut faire des classements, "plus racistes" que l'Occident. Au Moyen-Orient, en Afrique ou en Amérique latine, on dénombre des ségrégations raciales, des génocides, des violences inter-ethniques… Dans toutes ces régions, le racisme est une triste réalité, et cela montre bien qu'il ne s'agit pas d'un monopole de l'Occident. 

Il y a ici beaucoup de confusion entre un sentiment - réel ou supposé - de supériorité du monde occidental basé sur ses conquêtes et sa domination du monde pendant plusieurs siècles, et le racisme. Certes les sociétés occidentales ont pour beaucoup été structurellement racistes à différentes époques, et pour des raisons parfois très différentes, mais elles n'ont pas inventé le racisme, et elles n'en ont jamais eu le monopole. Ce rapport de dominant et dominé et le sentiment de supériorité qui s'en dégage est avant tout social, et la question raciale est ensuite venue s'y greffer. Et c'est le cas dans toutes les sociétés, quelle que soit la couleur de peau, quelle que soit l'ethnie, quelle que soit la religion. D'ailleurs, on peut s'interroger sur un point. Si l'Occident est raciste par essence, structurellement, les actes racistes relevés dans d'autres sociétés seraient une forme de mimétisme, une tentative de recopiage de ce que fait l'Occident, reconnaissant ainsi implicitement la supériorité de ce dernier. C'est une grille de lecture très dangereuse me semble-t-il, et qu'on ne retrouve que dans les extrémismes radicaux.

Edouard Husson : Toute société constituée est potentiellement xénophobe. Le pacte social sert non seulement à définir ce qu’on veut être entre soi mais aussi qui on n’est pas. Les Grecs se définissaient par rapport aux barbares. Aujourd’hui, la Chine populaire est traversée d’une vague de xénophobie contre les Africains, et, dans une moindre mesure, les autres étrangers qui vivent dans le pays: vous aurez certainement vu ces vidéos où l’on voit des étrangers refusés à l’entrée des magasins. Il est étonnant que nos grands médias ne se soient pas faits le relais de telles informations, eux qui sont si prompts à relayer le moindre dysfonctionnement de la société américaine (et, dans une mentalité prélogique, l’attribuer, si possible, à Donald Trump). Depuis une vingtaine d’années, le marxisme a été remplacé en Occident par l’antiracisme et les Blancs ont pris la place des capitalistes dans le discours stéréotypé de la gauche. Mais ne serait-il pas plus simple de reconnaître que toute société tend à l’exclusion, c’est le revers de sa volonté d’exister; tout groupe en position dominante tend à abuser de sa force. Ce n’est pas une question de couleur de peau ni de culture. Pour parler avec René Girard, on dira que le bouc émissaire est au fondement de toutes les sociétés. Or, comme l’a montré l’anthropologue français, la caractéristique de notre monde, c’est qu’il a reçu universellement le message du Christ. Même quand une société ou une culture rejette l’Evangile, elle ne peut pas échapper à son effet corrosif: en proclamant l’égale condition de tous les hommes, sans distinction de statut social, d’ethnie ou de sexe, Jésus de Nazareth a frappé d’illégitimité toutes les désignations de boucs émissaires. A partir de là, une société a deux façons de réagir: soit elle fait comme la chrétienté antique, médiévale et moderne et comme nos nations démocratiques contemporaines: elle accepte que la haine de l’autre soit un phénomène universel et trouve les moyens de la canaliser, l’inverser, la réduire pragmatiquement par la « civilisation des moeurs »; soit on sombre dans la logique totalitaire de ceux qui sont prêts à multiplier les boucs émissaires, dans l’illusion que la refondation de la société par l’exclusion d’un groupe soit possible pourvu qu’on y mette les moyens. C’est la logique des totalitarismes modernes, qui ont multiplié les victimes pour, disent-ils, sauver les sociétés qu’ils dominent. Les antiracistes occidentaux n’ont pas, heureusement, les leviers d’un pouvoir totalitaire mais ils ne réagissent pas autrement que leurs prédécesseurs marxistes. 

Quelles réponses peuvent être apportées à la question du racisme aux États-Unis ?

Barthélémy Courmont : Le racisme est une réalité profondément ancrée dans la société américaine, que même l'élection d'un African American, Barack Obama, n'a pas permis d'enterrer définitivement. D'ailleurs, Obama ne fut-il pas soupçonné par un certain Donald Trump de ne pas être un "authentique" américain, et contraint de rendre public son certificat de naissance pour prouver son américanité? Imagine-t-on un personnage public, à l'époque animateur de télévision, demander ainsi au président en exercice de prouver son américanité? C'est pourtant ce qui s'est produit, et s'il faut clairement y voir des affinités avec les mouvements White Suprematists que Trump n'a cessé de chercher à séduire à des fins électoralistes. cela ne veut évidemment pas dire que les Américains soient en majorités racistes, ni que les blancs le soient tous, y-compris à leur insu. Mais cela montre un profond malaise autour de cette question, en dépit d'un système politique démocratique, d'institutions fondées sur les libertés individuelles et le respect de chaque communauté… Une société communautariste, qui peine à identifier un socle national commun. Comme si être américain signifiait d'abord appartenir à une communauté, afro-américain, hispanique, irlandais, italien, juif… et trouver sa place au sein d'un ensemble plus vaste comprenant d'autres communautés. C'est une certaine définition du vivre ensemble qui a ses vertus en ce qu'elle n'établit aucune hiérarchie (et ne serait donc pas raciste, on y revient), mais qui a aussi ses limites dès lors qu'un sentiment de frustration gagne une ou plusieurs communautés. C'est ce qu'on retrouve actuellement, avec des blancs (les suprématistes, pas tous les blancs) qui se sentent frustrés d'une désinstrualisation qui les a poussés vers la pauvreté (dans la Rust Belt notamment), ou qui craignent une acculturation - comme si leur culture devait être assimilé à LA culture américaine, ou americana - et des noirs, comme des hispaniques, qui se plaignent d'être les moins favorisés, les plus frappés par le Covid-19, les plus atteints par les pertes d'emplois, etc. Des problèmatiques sociales qui deviennent des défis sociétaux, et face auxquels le communautarisme américain n'apporte pas de réponse. Cela nous conduit au constat que quand l'économie se porte bien, le communautarisme est érigé comme un système vertueux, et quand la crise guette, ce sont autant de barrières qui se dressent à l'intérieur même du pays. La crise que traversent les Etats-Unis est profonde, sans doute la plus grave dans l'histoire de ce pays, parce qu'elle révèle qu'à partir du moment où tout va mal, il n'y a plus vraiment de sentiment national, juste des invectives contre le camp d'en-face. Et c'est très inquiétant pour l'avenir de ce pays. C'est aux personnalités de montrer l'exemple, des figures non politisées qui peuvent véhiculer un message d'apaisement et tenter de ressouder une population plus divisée que jamais. La politique de Trump ne survivra sans doute pas à cette crise, et l'occupant de la Maison-Blanche pourrait être chassé par la petite porte en novembre. Mais s'il n'y a pas derrière lui un vrai changement porté par la société civile, et pas uniquement de belles promesses politiques, rien ne changera, et il y aura malheureusement d'autres George Floyd.

Edouard Husson : Il y a un rapprochement que personne ne fait: il y a quelques jours, Joe Biden avait dit ce qu’il pense profondément: un Noir qui vote Trump serait un traitre à la cause des Noirs. Cette déclaration est le symptôme d’un état d’esprit. Black Lives Matter et tous les groupes antifas qui ont encouragé les émeutes de ces derniers jours, Jacob Frey, maire gauchiste de Minneapolis, Tim Walz, gouverneur démocrate du Minnesota, Keith Ellison, procureur du même Etat et connu pour ses liens avec les Frères musulmans, traduisent dans les faits ce que pense Joe Biden. Ou ce que pense Barack Obama, qui a été formé dans les communautés de Saul Alinsky, théoricien du conflit permanent entre les groupes sociaux, et n’a jamais voulu, au fond, que les relations entre les Noirs et les Blancs s’apaisent aux Etats-Unis. Pourtant, Barack Obama est, comme Colin Powell, Condoleeza Rice ou Clarence Thomas, la preuve que l’intégration des Noirs à la société américaine a beaucoup progressé depuis les années 1960. On peut même émettre l’hypothèse que l’intégration des Noirs s’est d’autant mieux passée que, par ailleurs, les inégalités entre Blancs, et au sein de la société en général, s’accroissaient sous l’effet des politiques néolibérales et de la mondialisation. Est-ce à dire que l’on soit à un tournant? La volonté de Donald Trump de réduire les inégalités sociales amenant mécaniquement une remontée des tension racistes. Si c’était le cas, il faut ajouter que Donald Trump est, jusqu’au coronavirus, le président sous le mandat duquel ont été créés le plus d’emplois pour la population noire; et, non moins important, que jeter  de l’huile sur le feu comme le fait le parti démocrate et une partie de la gauche américaine est à l’opposé de ce qu’il faut faire. On ne met pas fin à la violence sociale en prônant une violence sociale accrue. 

Pour retrouver l'analyse de Jean-Yves Camus sur le mouvement de contestation au sein de l'Alt-right américaine et sur l'utilisation du terme "Boogaloo", cliquez ICI 

Pour retrouver le décryptage et l'analyse de Gilles Clavreul sur le fait que la France importe les tensions raciales américaines, cliquez ICI 

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Commentaires (12)
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Labarthe
- 04/06/2020 - 10:03
La peur..
Les USA sont dans une situation qui peut déraper avec des conséquences qui peuvent être tragiques en France car en fait le discours de plus en plus racialisé des contestataires français a pour but un changement de pouvoir, une révolution. Ce n’est pas le cas aux USA. Les noirs sont très patriotes et nationalistes même si les différences culturelles avec les blancs sont de plus en plus fortes (Ne parlons pas des hispaniques qui représentent une troisième culture). En France nous serions dans une suite des guerres coloniales et le pays à décoloniser serait la France. Par ailleurs, un des éléments qui m’avait surpris aux USA, c’est la peur...la peur des Afro américains. Cette peur est présente tant chez les Républicains que chez les démocrates blancs. Cela explique beaucoup de réactions et de comportements. Un problème très difficile à résoudre d’autant qu’il faut bien reconnaître que les noirs ont beaucoup souffert aux USA, d’autant que les américains qui aiment avoir la morale de leur côté ont vendu l’image d’une guère de sécession pour libérer les noirs alors qu’en fait c’était purement une guerre entre deux systèmes économiques. Les noirs n’y ont pas gagné grand chose.
jurgio
- 03/06/2020 - 15:55
Si les Africains sont américains, qu'ils le montrent !
Ils ne représentent guère que 12% de la population et l'arrivée des immigrants du sud n'arrangera pas leurs affaires. Malgré les efforts des Anglo-saxons qui ont assimilé leur « musique », les ont propulsés dans les sports qui les avantagent, la discrimination positive, etc. Il y a bien un phénomène psychique qui les tient en retrait et dont ils ne veulent pas se départir. Mes aïeux paternels sont repartis dans leur contrée d'origine sans retour (dégoût de la France ?) et je conseille aux Afro-américains de rejoindre le Liberia si les justice du pays hôte ne leur convient pas.
edac44
- 03/06/2020 - 10:24
Liberté, égalité, choucroute !...
"tout groupe en position dominante tend à abuser de sa force" !... tout est dit ici !...

Souvenirs d'un saltimbanque prématurément disparu pour ne pas dire ...
assassiné.

Dieu a dit,
"il y aura des hommes blancs,
des hommes noirs,
il y aura des hommes grands,
des hommes petits.
Il y aura des hommes beaux,
des hommes moches
et
tous seront égaux,
mais ça sera pas facile."

Puis Dieu a ajouté :

"et pour les petits, noirs et moches,
ça va être très très très ... dur !..."