En direct
Best of
Best of du 1er au 7 août
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Franck Dubosc signe le pire score d'audience en prime-time de l'histoire de TF1

02.

La dégringolade de la France dans le top 10 des puissances économiques mondiales est-il purement mécanique (lié à notre démographie et au développement des pays sous-développés à forte population) ou le reflet d’un déclin ?

03.

Le télétravail va-t-il provoquer la fin de l'invulnérabilité des cadres sur le marché mondial du travail ?

04.

Du glyphosate concentré utilisé comme arme chimique pour détruire une exploitation bio

05.

Pourquoi le Coronavirus ne repartira plus jamais

06.

Ce qui se passe pour notre corps quand on arrête l’alcool

07.

Le Liban sous mandat français ? Peut-être, mais est-on sûr que Macron soit de taille ?

01.

Pourquoi le Coronavirus ne repartira plus jamais

02.

Savez-vous pourquoi des centaines de "jeunes" se sont affrontés à Etampes ? Parce qu’ils étaient empêchés d’aller au bled

03.

Explosion de la violence en France : comment expliquer la faillite de l’Etat (puisque le Hezbollah n’y est pour rien ici...) ?

04.

Covid-19 : ce que les bonnes nouvelles en provenance de Suède et d’Italie pourraient nous apprendre pour maîtriser le retour du virus

05.

Loi bioéthique : le naufrage moral de l’amendement sur l’interruption médicale de grossesse

06.

Ces répliques du Hezbollah et de l’Iran auxquelles s’expose Emmanuel Macron

01.

Explosion de la violence en France : comment expliquer la faillite de l’Etat (puisque le Hezbollah n’y est pour rien ici...) ?

02.

Loi bioéthique : le naufrage moral de l’amendement sur l’interruption médicale de grossesse

03.

Edwy Plenel est en très, très grande forme : il assimile la police d'aujourd'hui à celle de Vichy en 1942 !

04.

La morphologie des dingos, des chiens sauvages d’Australie, a fortement évolué au cours des 80 dernières années, les pesticides seraient en cause notamment

05.

Covid-19 : ce que les bonnes nouvelles en provenance de Suède et d’Italie pourraient nous apprendre pour maîtriser le retour du virus

06.

Orange mécanique, le retour : mais que cachent ces tabassages en série pour des histoires de masques ?

ça vient d'être publié
pépites > Terrorisme
Investigations
Attaque au Niger : le parquet antiterroriste français ouvre une enquête pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste"
il y a 21 min 46 sec
décryptage > Santé
Anticipation

Coronavirus : ces mesures prises ailleurs dont la France aurait grand besoin pour maîtriser une rentrée à risques

il y a 2 heures 30 min
décryptage > Politique
Disraeli Scanner

Traité d’antidiplomatie

il y a 3 heures 7 min
décryptage > International
Retour vers le passé

Le Liban sous mandat français ? Peut-être, mais est-on sûr que Macron soit de taille ?

il y a 3 heures 50 min
décryptage > France
La ruée vers l'Ouest

Quel impact des canicules sur l’immobilier ?

il y a 4 heures 5 min
décryptage > Histoire
Atlantico Business

Les femmes qui ont changé le monde et le cours de l’Histoire. Aujourd’hui, Cléopâtre

il y a 4 heures 32 min
pépites > International
Drame
Niger : six touristes français et leurs deux guides tués par des hommes armés
il y a 19 heures 42 min
pépite vidéo > Environnement
Cassandre
Canicule : le bulletin météo de 2050 basé sur des prévisions climatiques est déjà devenu réalité
il y a 21 heures 11 min
pépite vidéo > Europe
Les "jeunes" à la plage
Belgique : émeutes sur des plages pour cause de "distanciation" non respectée
il y a 22 heures 4 min
pépites > International
Dernière dictature d'Europe
Belarus : journée d'élection présidentielle, sur fonds de fraudes et d'arrestations arbitraires
il y a 1 jour 21 min
pépite vidéo > International
Liban
De nouveaux incidents à Beyrouth lors de manifestations, trois ministres ont démissionné
il y a 50 min 19 sec
décryptage > Economie
Baisse des prix

Le Covid-19 est déflationniste

il y a 2 heures 45 min
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Incognito, vraiment ? Pourquoi la navigation en mode privé ne correspond pas vraiment à ce que vous croyez
il y a 3 heures 28 min
décryptage > High-tech
Fake news

Vidéos trafiquées : les deepfakes deviennent de plus en plus faciles à produire et de plus en plus crédibles

il y a 3 heures 56 min
décryptage > Economie
Classement

La dégringolade de la France dans le top 10 des puissances économiques mondiales est-il purement mécanique (lié à notre démographie et au développement des pays sous-développés à forte population) ou le reflet d’un déclin ?

il y a 4 heures 17 min
light > Media
Accident industriel
Franck Dubosc signe le pire score d'audience en prime-time de l'histoire de TF1
il y a 19 heures 28 min
pépites > France
Mais que fait la police ?
En moyenne, un maire ou un adjoint est agressé chaque jour en France
il y a 20 heures 55 min
pépite vidéo > International
Catastrophe écologique
Ile Maurice : des images aériennes montrent l'étendue de la marée noire qui menace
il y a 21 heures 27 min
rendez-vous > Science
Atlantico Sciences
Une galaxie au premier stade de l'évolution débusquée grâce à l'IA ; Voici ce qu'il se passe quand un trou noir ne « fonctionne » pas
il y a 1 jour 4 min
pépites > Santé
Au bal masqué ohé ohé
Covid-19 : deux tiers des Français favorables au port obligatoire du masque à l’extérieur
il y a 1 jour 51 min
© DR / Flickr / SpaceX
© DR / Flickr / SpaceX
Crew Dragon

Premier vol habité de SpaceX: le lancement qui risque de révolutionner le voyage spatial

Publié le 29 mai 2020
Le premier vol habité de SpaceX vers l'ISS devait avoir lieu cette semaine. Il a été reporté à ce samedi 30 mai. Que symbolise le lancement de la capsule Crew Dragon de SpaceX et quels sont les enjeux politiques et économiques de ce projet ?
Olivier Sanguy
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Olivier Sanguy est spécialiste de l’astronautique et rédacteur en chef du site d’actualités spatiales de la Cité de l’espace à Toulouse.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le premier vol habité de SpaceX vers l'ISS devait avoir lieu cette semaine. Il a été reporté à ce samedi 30 mai. Que symbolise le lancement de la capsule Crew Dragon de SpaceX et quels sont les enjeux politiques et économiques de ce projet ?

Atlantico.fr : Que symbolise le décollage de la capsule Crew Dragon de SpaceX désormais prévue samedi 30 mai après le report pour météo défavorable ?

Olivier Sanguy : Tout d’abord le compte à rebours s’est parfaitement déroulé sur le plan technique. Le report du lancement est ce qu’on appelle un «rouge météo». La mission Demo-2 de SpaceX pour le compte de la NASA doit redonner aux États-Unis leur autonomie en matière de vols habités orbitaux. Depuis l’arrêt des navettes en 2011, ce pays dépend des Soyouz russes pour envoyer ses astronautes sur orbite et plus précisément vers la Station Spatiale Internationale. Ensuite, cela symbolise aussi une nouvelle approche en matière de vols habités : au lieu qu’une agence spatiale soit à l’initiative de la conception du vaisseau habité et le fasse construire par des industriels, cette fois-ci la NASA fait appel au secteur privé via des contrats de prestation clé en main.

Quels sont les enjeux politiques et économiques qui entourent le lancement de la fusée SpaceX ?

Le fait de confier le transport des astronautes de la NASA au secteur privé sur la base de contrats dits commerciaux est le résultat d’une orientation politico-économique qui remonte à la présidence de George W. Bush. Ce choix a donc continué même si le locataire de la Maison-Blanche a changé. Il a aussi survécu à des modifications importantes des orientations du programme spatial américain. Sous la présidence de George W. Bush, et après la catastrophe de la navette Columbia en 2003 (7 astronautes meurent au retour), il est décidé de mettre à la retraite les navettes de la NASA une fois que l’assemblage de la Station Spatiale Internationale (ISS) sera achevé, puis de préparer le retour sur la Lune avec le programme Constellation. Pour trouver des marges budgétaires, la NASA décide alors de confier au secteur privé la desserte cargo de la station sur la base de contrats de prestations «clé en main». L’idée est mise en application à partir de 2006 avec le Commercial Orbital Transportation Services (COTS).

L’entreprise SpaceX d’Elon Musk répond à l’appel en développant, avec l’aide des compétences de l’agence américaine et de fonds délivrés lorsq d’étapes techniques précises, le lanceur Falcon 9 et la capsule automatique Dragon. Un autre industriel réussira ces étapes avec son cargo Cygnus et son lanceur Antares. Il s’agit d’Orbital, aujourd’hui racheté par ATK puis Northrop Grumman. Sous la présidence de Barack Obama, si le volet du retour sur la Lune Constellation est annulé, la logique de confier au secteur privé la desserte de l’orbite basse et de l’ISS continue ! Le premier vol d’un Falcon 9 et la première mission cargo d’une capsule Dragon vers l’ISS se déroulera d’ailleurs sous le mandat de Barack Obama. Et c’est sous sa présidence que cette logique de privatisation s’oriente aussi vers les vols habités. En juillet 2011, la navette Atlantis signe la dernière mission du programme de l’avion spatial de la NASA. Les États-Unis perdent alors leur autonomie pour le transport des astronautes et achètent des places sur les Soyouz russes. Les prix ne feront qu’augmenter. Parallèlement, la NASA met en place un processus de sélection des entreprises privées qui transporteront à l’avenir ses astronautes (ce qui inclut ceux des pays partenaires du programme ISS, donc les Européens). En 2014, donc toujours sous Obama, l’agence américaine retient les propositions de SpaceX et Boeing qui recevront respectivement 2,6 et 4,2 milliards de dollars pour développer et tester leur solution puis accomplir les premiers vols. Il s’agit de la capsule Crew Dragon qui part au sommet du Falcon 9 pour SpaceX. Côté Boeing, ce sera la capsule Starliner qui s’envole avec un lanceur Atlas V (fourni par United Launch Alliance qui associe Boeing et Lockheed Martin).

Mettre au point un vaisseau habité a toujours été difficile et le Commercial Crew Program de la NASA a donc pris du retard. C’est ainsi que sous la présidence de Donald Trump, SpaceX a obtenu en premier l’autorisation de procéder à son vol de certification avec des astronautes à bord, le Demo-2 avec Crew Dragon. On notera que cette orientation de contrats de prestation avec le privé ne fait pas l’unanimité sur le plan politique. Et la division ne suit pas forcément le classique clivage entre Démocrates et Républicains. Pour certains élus, le privé et la nécessité, de faire des bénéfices serait incompatible avec les exigences de sécurité du vol habité. D’autres craignent un affaiblissement des prérogatives de l’État. Mais en majorité pour le moment, ce qui l’emporte sont les économies budgétaires qui résultent de l’appel à des contrats commerciaux et la volonté de créer une nouvelle activité économique basée sur les vols spatiaux privés.

Comment peut-on imaginer l'avenir de l'aérospatial mondial ?

Le spatial a toujours mélangé souveraineté et coopération. On se souvient de la course à l’espace entre les États-Unis et l’Union Soviétique par exemple. N’oublions pas non plus la famille de lanceurs Ariane, clé de voûte de l’indépendance de l’Europe dans l’accès à l’espace. Sans nos propres moyens en la matière, nous devrions demander l’autorisation de lancer nos satellites aux pays capables de le faire et serions donc à la merci de leurs conditions. Il y a aussi la coopération pour mener en commun des missions, essentiellement scientifiques, où chaque agence amène son expertise. Ce duo entre souveraineté et coopération continuera avec le curseur qui évoluera entre les 2 en fonction de la géopolitique.

Pour son retour sur la Lune, le programme Artemis de la NASA fait clairement appel à la coopération tout en voulant assurer une position de leader aux États-Unis (aspect souveraineté). L’Agence Spatiale Européenne participe déjà au retour vers notre satellite naturel en fournissant le module de service (construit par Airbus) de la capsule Orion de la NASA conçue pour les missions lunaires. On voit bien ici, le mélange souveraineté et coopération. L’Europe, par exemple, n’a pas décidé de se doter des moyens nécessaires aux vols habités, mais en coopérant de façon importante, elle compte obtenir une place de premier plan pour les retombées de ce programme lunaire, des retombées technologiques pour les industriels et aussi scientifiques pour la recherche et les universités. Pour le moment l’avenir de l’astronautique devrait se baser sur un appel de plus en plus poussé lorsque possible à la logique de contrats de prestation avec le privé au lieu des classiques modèles de maître d’œuvre et maître d’ouvrage.

Pour le retour sur la Lune, la NASA a ainsi mis en concurrence plusieurs industriels afin qu’ils conçoivent l’atterrisseur chargé d’amener les astronautes sur le sol de notre satellite naturel. Récemment, 3 ont été retenus avec Dynetics, SpaceX d’Elon Musk et Blue Origin de Jeff Bezos le fondateur d’Amazon (ou plus exactement, le groupement National Team conduit par Blue Origin). Mais même dans cette logique d’appel au privé via des contrats commerciaux, la coopération n’est pas absente. Ainsi, le module lunaire de l’équipe américaine Dynetics fait appel à un module pressurisé (là où seront hébergés les astronautes) réalisé par Thales Alenia Space en Europe.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (1)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
tubixray
- 29/05/2020 - 11:29
toutefois
Le vaisseau Crew Dragon n'est qu'une capsule Gemini très modernisée pour le transport de 4 astronautes sans bagages.
La nouveauté tient au coût de revient qui reste à comparer avec le lancement d'une Soyouz.
Parlons de M. Musk et de Tesla: Non seulement il produit des véhicules avec un bilan carbone calamiteux (production et poids mort à déplacer de 600 kg de batteries) et maintenant ses lanceurs crachent du CO2 par tonnes à chaque lancement !
Elle dit quoi Greta ?....