En direct
Best of
Best of du 8 au 14 août
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

"Pourquoi les Africains qui se disent victimes du racisme en France ne retournent-ils pas en Afrique ?"

02.

Ces 40% de contaminés asymptomatiques qui pourraient être la clé contre la Covid-19

03.

Covid-19 : Jérôme Salomon estime que le "virus sera toujours là" à la rentrée et confirme une baisse du prix des masques

04.

Pourquoi une élection de Joe Biden ne rétablirait pas les relations transatlantiques du monde d’avant

05.

La haine de l'Occident : des BLM à la Turquie néo-ottomane d'Erdogan, entretien avec Pierre Rehov

06.

Alerte à la pseudo justice sociale : cette culture de l’excuse qui (co)produit la violence qui nous envahit

07.

Rimbaud était une "caillera" ! C’est un prestigieux spécialiste de son œuvre du nom de Yassine Belattar qui nous l’apprend

01.

La dégringolade de la France dans le top 10 des puissances économiques mondiales est-il purement mécanique (lié à notre démographie et au développement des pays sous-développés à forte population) ou le reflet d’un déclin ?

02.

Explosion de la violence en France : comment expliquer la faillite de l’Etat (puisque le Hezbollah n’y est pour rien ici...) ?

03.

Vaccin contre la Covid-19 : pourquoi les pérégrinations de la recherche russe pourraient se révéler crédibles

04.

Du glyphosate concentré utilisé comme arme chimique pour détruire une exploitation bio

05.

Canicule : petite liste des aliments les plus risqués à la consommation quand le thermomètre monte

06.

"Pourquoi les Africains qui se disent victimes du racisme en France ne retournent-ils pas en Afrique ?"

01.

Explosion de la violence en France : comment expliquer la faillite de l’Etat (puisque le Hezbollah n’y est pour rien ici...) ?

02.

Zemmour est « sous-humain » (c'est à dire un sous-homme) ! Et c’est un surhomme qui le dit…

03.

Masques et crise de la masculinité : les ingrédients du cocktail explosif de violences en série

04.

La dégringolade de la France dans le top 10 des puissances économiques mondiales est-il purement mécanique (lié à notre démographie et au développement des pays sous-développés à forte population) ou le reflet d’un déclin ?

05.

Cancel culture : pourquoi les pires dérives du XXe siècle nous menacent à nouveau

06.

Ce qui se passe pour notre corps quand on arrête l’alcool

ça vient d'être publié
light > Religion
Contexte particulier
Pèlerinage du 15 août à Lourdes : des milliers de pèlerins sont attendus, le masque sera obligatoire
il y a 7 heures 44 min
pépite vidéo > France
Vive émotion
Retrouvez l’hommage de Jean Castex aux six humanitaires français tués au Niger
il y a 9 heures 59 min
pépites > International
Noms d'oiseaux
La Turquie accuse la France de se comporter "comme un caïd" en Méditerranée
il y a 11 heures 11 min
pépites > Politique
Couple franco-allemand
Emmanuel Macron va recevoir Angela Merkel au Fort de Brégançon le 20 août prochain
il y a 13 heures 45 min
pépites > Santé
Endiguer l'épidémie
Covid-19 : Jérôme Salomon estime que le "virus sera toujours là" à la rentrée et confirme une baisse du prix des masques
il y a 15 heures 22 min
décryptage > Santé
Nouvel espoir

Ces 40% de contaminés asymptomatiques qui pourraient être la clé contre la Covid-19

il y a 17 heures 29 min
décryptage > Société
Nihilisme sociétal

Alerte à la pseudo justice sociale : cette culture de l’excuse qui (co)produit la violence qui nous envahit

il y a 18 heures 39 min
décryptage > International
Maison Blanche

Pourquoi une élection de Joe Biden ne rétablirait pas les relations transatlantiques du monde d’avant

il y a 19 heures 32 min
pépites > France
Acted
Français tués au Niger : Jean Castex va présider une cérémonie d’hommage ce vendredi
il y a 1 jour 9 heures
pépites > International
Diplomatie
Donald Trump annonce un "accord de paix historique" entre Israël et les Emirats arabes unis
il y a 1 jour 10 heures
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Lectures d'été" : "A crier dans les ruines" d'Alexandra Koszelyk, un roman féerique et gracieux sur Tchernobyl

il y a 8 heures 24 min
rendez-vous > International
Géopolitico-scanner
La haine de l'Occident : des BLM à la Turquie néo-ottomane d'Erdogan, entretien avec Pierre Rehov
il y a 10 heures 32 min
pépites > International
Vague de critiques
L'Autorité palestinienne, l’Iran et la Turquie rejettent l'accord entre Israël et les Emirats arabes unis
il y a 13 heures 53 sec
light > Culture
Succès fou
Le livre de Nicolas Sarkozy, Le Temps des tempêtes, devient officiellement le best-seller de l'été 2020
il y a 14 heures 49 min
pépite vidéo > Europe
Distanciation sociale
Interdiction en Galice : la fumée de cigarette peut-elle transmettre le coronavirus ?
il y a 17 heures 3 min
décryptage > France
Ecoutons-là

"Pourquoi les Africains qui se disent victimes du racisme en France ne retournent-ils pas en Afrique ?"

il y a 18 heures 14 min
décryptage > Economie
Résilience face au climat

Canicules, inondations et tempêtes : la vulnérabilité humaine et économique diminue avec les années

il y a 19 heures 17 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Lectures d'été" : "Les Jungles rouges" de Jean-Noël Orengo, les rêves suscités par l’Indochine et l’Extrême-Orient, de 1924 à 1951

il y a 1 jour 8 heures
pépite vidéo > Consommation
Parfums de l'été
Paris : Matthieu Carlin, le chef pâtissier du Crillon, propose les glaces du célèbre palace dans un food truck
il y a 1 jour 9 heures
light > France
Lieu mythique
Covid-19 : Sénéquier, le célèbre établissement de Saint-Tropez, ferme temporairement
il y a 1 jour 11 heures
© Flickr / Marmotte73
© Flickr / Marmotte73
Avertissement

Les experts avaient vu venir la pandémie de Covid-19. Voilà les autres menaces planétaires sur lesquelles ils nous alertent aussi (dans le vide ?)

Publié le 16 mai 2020
Comment se préparer à l’éventualité d’un nouvel incident biologique ? Est-on prêt à l’éventualité de risques sismiques ? De la réouverture des frontières au risque nucléaire, quels scénarios peut-on prévoir, au lendemain du Covid-19, pour enrayer ces phénomènes ?
Yorik Baunay
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Consultant chez UBYRISK  et directeur de Catastrophes Naturelles.
Voir la bio
Christopher Payan
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Christopher Payan est virologue au CHU de Brest et professeur à la faculté de médecine de l'université de Bretagne Occidentale (Brest).Il est l'un des auteurs de Mini manuel de microbiologie (Editions Dunod)
Voir la bio
Guillaume Bigot
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Guillaume Bigot est membre des Orwéliens, essayiste, et est aussi le Directeur Général d'une grande école de commercel. Il est également chroniqueur sur C-News. Son huitième ouvrage,  La Populophobie, sort le 15 septembre 2020 aux éditions Plon.
Voir la bio
Edouard Valensi
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Edouard Valensi est l'auteur de "La dissuasion nucléaire, les terrifiants outils de la paix" aux éditions de l'HarmattanIl est resté pendant dix ans à la tête de la cellule qui a programmé la force de dissuasion française au sein de la Délégation...
Voir la bio
Natalie Maroun
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Natalie Maroun est directrice-conseil et analyste chez Heiderich Consultants, spécialisée dans la gestion et la communication de crise. Elle travaille également pour l'Observatoire international des crises (OIC). 
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Comment se préparer à l’éventualité d’un nouvel incident biologique ? Est-on prêt à l’éventualité de risques sismiques ? De la réouverture des frontières au risque nucléaire, quels scénarios peut-on prévoir, au lendemain du Covid-19, pour enrayer ces phénomènes ?

Edouard Valensi : Pour qu’il n’y ait pas de malentendu, une remarque préalable : dès lors que le COVID 19 affecte toutes les grandes puissances détentrices d’armes nucléaires, et que toutes sont soumises, peu ou prou, à la maladie, ce virus ne peut pas être à l’origine de ruptures des équilibres stratégiques, et il n’affecte pas le risque nucléaire.

 

C’est ailleurs qu’il faut chercher la source de tensions, elle a un nom : « Donald Trump ». Non parce qu’il investit des milliards de dollars dans de nouveaux programmes nucléaires. Les Etats-Unis, tout comme la Russie sont déjà surarmés, et ils le seront encore plus, avec des armes sans autres utilité que la frime. Mais par les conséquences de ses actions sur les théâtres iranien et chinois.

 

 

  • L’Iran : En dénonçant unilatéralement fin à l’accord de Vienne sur le nucléaire qui pendant dix ans rendait impossible la réalisation par l’Iran d’un engin nucléaire faute d’uranium enrichi et en organisant l’isolement de l’Iran les Etats-Unis ne sont pas parvenus à déstabiliser le régime, alors que, ce faisant, ils rendaient leur liberté de travailler aux ingénieurs et aux techniciens nucléaires. Tout comme la Corée du Nord, frappée pendant vingt ans de sanctions inopérantes, l’Iran, à la barbe de la communauté internationale, va pouvoir se doter de la bombe.
     
  • La Chine : certes le régime chinois n’est pas exemplaire, il est peu respectueux des bons usages et parfois inquiétant, mais il n’empêche, les multiples agressions verbales, et les agaceries stratégiques, dont il a été l’objet de la part de l’Administration présidentielle américaine ont fini par produire leurs effets. Ce huit mai 2020 l’officieux quotidien chinois Global Time a pu titrer « La Chine doit augmenter jusqu’à mille le nombre de ses ogives nucléaires » La Chine serait alors la troisième puissance nucléaire mondiale (la France est dotée de moins de 300 têtes nucléaires).

C’est la conclusion inquiétante d’une évolution commencée en 2018, lorsqu’après des décennies d’immobilisme nucléaire, la Chine a annoncé qu’elle savait réaliser des têtes nucléaires dans l’état de l’art, comparables aux têtes nucléaires américaines, et que leurs missiles stratégiques pourraient désormais emporter, non pas une tête nucléaire de très forte puissance, mais jusqu’à dix têtes nucléaires. Voilà qui peut malheureusement advenir.

 

Et la France ? Pour le risque nucléaire, comme pour le coronavirus, dans les mois à venir, elle doit s’armer de patience, vivre avec et espérer que d’ici à 2021 les Etats-Unis trouvent un vaccin.

 

 

 

 

Christopher Payan : Que le risque existe, c'est possible, le risque zéro n'existant pas, cependant, le fonctionnement des structures protégées de niveau 3 et à fortioiri de niveau 4 pour la gestion des pathogènes les plus à risque est très surveillé (contrôle des flux, des autoclaves, des appareils, des protocoles techniques qui y sont appliqués), tout au moins en France, avec du personnel habilité à y travailler. Tout cela contribue à réduire au mieux le risque. Pour les pathogènes anciens comme le virus de la variole, à l'origine de grandes épidémies qui tuaient 1 personne infectée sur 5 après transmission aérienne ou par contact cutané, quand le virus avait disparu au niveau mondial dans les années 1980, tous les laboratoires en France et dans la plupart des pays ont du détruire leur stock, excluant le risque d'une résurgence à partir des laboratoires.

Si c'était le cas il faudrait produire à nouveau du vaccin contre le virus variolique (ou vaccine) qui a existé jusque dans les années 1970, période où les derniers cas de variole ont été rapportés dans le monde, il s'agit d'un des plus anciens vaccins appliqués chez l'homme depuis la fin du XVIIIème siècle. En cas de variole, toutes les personnes nés après 1980 devraient être vaccinées, les laboratoires pharmaceutiques sont-ils capable de reproduire aujourd'hui ce vaccin et en combien de temps? La réponse à cette question est essentielle pour anticiper les actions à mener en urgence en cas de résurgence de cette maladie. Cette réflexion à partir de cette exemple permet de répondre à des menaces potentielles et de s'y préparer sur la base de solutions ayant existé et à remettre en route.
 
Yorik Baunay : Bien que l'épidémie de Coronavirus ait occupé les médias depuis fin février, la planète n'a pas cessé de tourner ni de se réchauffer. Ainsi, une partie de la Russie a connu des températures records au 1er trimestre et, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration américaine, il y a 75 % de chances que 2020 soit l’année la plus chaude depuis le début des mesures. Si l'on en croit les prévisions du GIEC cette évolution vers une planète plus chaude se traduira par une augmentation des catastrophes naturelles d'origine météorologiques et climatiques, même si à jour, le signal n'est pas clair (augmentation du nombre annuel de catastrophes naturelles d'origine atmosphérique / climatique mais baisse du nombre de victimes et augmentation des coûts économiques).
 
La France est bien évidement directement concernée par les conséquences néfastes de ses changements climatiques : augmentation des épisodes de fortes chaleurs estivales, accroissement de l'érosion côtière et recul du trait de côte, évolutions du régime des pluies conduisant tantôt à des risques accrus d'inondation tantôt à des sécheresses plus fréquentes et prononcées en fonction des régions, diminutions de l'enneigement des massifs montagneux. Mais, contrairement au Coronavirus qui a entrainé - à l'échelle d'une vie humaine -  une crise brutale, rapide mais qui sera vraisemblablement assez courte, les changements climatiques attendus sont des phénomènes qui courent sur le temps long (décennies voir siècles) et dont les conséquences sont et seront inégales en fonction des régions (n'oublions pas que pour certaines régions du globe le changement global représentera de réelles opportunités). Nous sommes donc face à une réalité du risque nettement plus diffuse à laquelle il est pour l'instant très difficile d'apporter des réponses car pour gérer un risque il faut parvenir à en identifier les caractéristiques (intensité, localisation, fréquences...) pour y apporter les réponses adéquates, ce qui est encore très difficile car la résolution des outils de prévisions à long terme dont nous disposons est encore trop grande et les incertitudes trop nombreuses. Et étant donné que les mesures à prendre seront forcément très coûteuses, longues à mettre en place et impactantes pour nos sociétés, nous procrastinons collectivement !
 
Notre pays comme de nombreuses autres régions du monde sont effectivement menacés par des catastrophes naturelles sur lesquels nous avons bien peu de prise. Les séismes illustrent parfaitement cette réalité : la Californie, Tokyo, Istanbul attendent leur "Big One", des secousses telluriques de très forte magnitude qui a de très forte probabilité de survenir d'ici à 50 ans et dont on sait déjà qu'elles causeront des milliers (voir dizaines de milliers) de victimes et des destructions massives dont les coûts économiques se chiffreront en point de PIB. La France est également, dans une moindre mesure, exposée au risque d'un séisme de forte magnitude : la région de Nice pourrait subir un tremblement de terre de magnitude 6,5 et la région de Pointe-à-Pitre une secousse de magnitude 7 qui, toutes deux, causeraient des milliers de victimes et des milliards d'euros de dégâts. Dans tous ces cas, des études de paléo-sismicité très documentées permettent de se faire une idée de l'ampleur de l'événement possible ainsi que d'avoir une fenêtre temporelle d'occurrence possible si bien que le risque est relativement bien géré (normes parasismiques, procédures de gestion de crise, information...). 
 
Que se soit pour le risque épidémique ou pour les risques naturels, il n'est pas toujours possible de dimensionner des mesures de gestion efficaces surtout si l'on ne connaît bien pas le phénomène en jeu. En revanche dans les deux cas, nous savons que ces risques existent et il est donc toujours possible de s'y préparer  en se dotant de procédures organisationnelles et surtout en effectuant des retours d'expériences afin d'améliorer notre préparation à la crise.
 
Guillaume Bigot :  Pour commencer, le lien entre Covid et immigration est, pour l’instant, des plus ténus. Le seul effet de cette pandémie consiste à rétablir les frontières, même si notre pays s’est singularisé par un jusqu’au-boutisme effarant dans ce domaine, en les maintenant ouvertes jusqu’au début de ce mois. Sauf cas isolés, la pandémie, même si elle est venue de Chine, n’a pas suscité de réactions xénophobes. Il n’y a guère qu’aux États-Unis où la pauvreté culturelle et la faiblesse intellectuelle de certains expliquent des agressions et des insultes antichinoises ou dans certains pays africains où des populations très jeunes donc peu touchées par le virus (90 % de ses victimes ont plus de 75 ans) s’en sont prises aux représentants de l’OMS assimilés à un confinement qui a parfois eu des effets dramatiques.

Qu’en sera-t-il demain ? Au risque de vous surprendre, je suis assez d’accord avec le professeur Raoult pour considérer que le vieux continent, pour la première fois depuis longtemps, a été le continent le plus vulnérable en termes sanitaires. Notre système de santé fait de moins en moins rêver même si plus d’un milliard d’euros sont engloutis chaque année dans l’aide médicale d’Etat.

Après la pandémie, les enjeux démographiques demeureront les mêmes avec au Nord de la Méditerrannée, une zone de basse pression démographique et au sud, notamment dans l’Afrique subsaharienne, une zone de forte pression. La crise économique mondiale majeure qui est comme une séquelle, un effet secondaire de la pandémie risque encore d’aggraver la pression et la tension migratoire. La pression car l’Afrique ne sera pas épargnée par la récession et la tension car la concurrence va devenir plus vive sur le marché de l’emploi national. Nos classes dirigeantes peinent à comprendre que l’immigration n’est pas une question morale mais un enjeu politique et économiqie. Elle peut renforcer ou affaiblir un pays suivant que ce dernier manque de main d’œuvre ou ne parvient pas à éponger son chômage domestique. Pour renforcer une nation, l’immigration suppose deux conditions qui ne sont plus réunies : d’abord, une démographie jeune, d’où la folie de stratégie telle que préconisées par l’UE qui consiste à remplacer des vieux indigènes par de jeunes migrants car ce sont toujours les enfants indigènes qui assimilent les jeunes migrants.  Tout le drame des banlieues réside dans le fait que les enfants d’immigrés ne peuvent s’assimiler eux-mêmes.

La seconde condition qui n’est plus réunie en raison de l’aliénation de nos classes dirigeantes à l’Amérique (les élites européennes, en particulier françaises sont toutes inconsciemment américaines car l’UE n’est, au fond, qu’une singerie des États-Unis), c’est la confiance en soi. Un peuple ne peut accueillir des migrants et en tirer profit qu’à la condition de les assimiler. Et pour les assimiler, il a besoin d’avoir une forte dose de confiance en son avenir.

A cet égard, la crise du Covid peut exercer des effets contradictoires : elle a mise au jour l’affaiblissement des nations, leur dépendance. La pandémie a aussi servie d’effet de loupe grossissante pour démontrer à la population l’incompétence des soi-disants « élites » et ouvre donc la voie à leur remplacement et à un changement de paradigme.

En renouant, notamment, avec l’idée de souveraineté. Ce concept restaure la dignité du peuple et rappelle sa nécessaire autonomie, lui ré-apprenant à ne compter que sur lui pour défendre ses intérêts vitaux. C’est une chance historique qui s’ouvre de reprise en main, de réappropriation, par les Français, de leur destin collectif. Si les Français le veulent, ils pourront concevoir d’autres stratégies que celles de leur classe dirigeante qui considère les migrations de peuplement, au même titre que le changement climatique comme des fatalités qu’il faut se résoudre subir. Qui sait si un jour, les Français ne décideront pas de stopper le regroupement familial,  de renvoyer en masse les clandestins et de refaire leurs forces. Qui sait si nos immigrés ne deviendront pas l’avant-garde d’une grande transhumance humaine Sud Nord qui va tout balayer sur son passage mais les ambassadeurs d’une France redevenue elle-même dans le monde et qui donc se tournera naturellement vers son hinterland africain ?

Nathalie Maroun : Si beaucoup d’organisations publiques et privées anticipent les risques cyber, rares sont celles qui sont sensibilisés au risque de manipulation de leurs propres données dans le but de les déstabiliser par une rupture de confiance. Derrière le mot Fake News se cachent plus que des informations erronées ou laissant la possibilité à l’interprétation. Le risque de désinformation nous semble concerner de plus en plus de sujets : financiers, sanitaires et même citoyens et démocratiques.

Trois impacts majeurs sont à craindre :

1. L’affaiblissement de la confiance des citoyens, partenaires, investisseurs envers la parole officielle d’une organisation ou de la parole de l’Etat qui devient une version comme une autre de la vérité, ouverte aux interprétations et aux opinions diverses. C’est ainsi que sont nées les plus grandes controverses de ces dernières années : la crainte des vaccins, le climatosceptisme ou encore les théories du complot liées au Covid-19. Projeter ce risque sur des enjeux stratégiques telle que la sécurité de l’Etat, de ses frontières ou de ses institutions a fortiori en période d’élections pourrait être un tournant dans la vie démocratique, mettant à mal la possibilité pour les citoyens de faire des choix éclairés.

2. La difficulté à certifier une information comme vraie. Ainsi, même un compte certifié sur un média social, être une agence de presse reconnue ou une personnalité à la notoriété installée ne suffisent plus pour garantir la non manipulation des propos énoncés. Hackers, cyber-armées et autres professionnels de la déstabilisation peuvent déjà usurper une identité et diffuser toute sorte de désinformations à l’instar du compte Twitter de l’Associated Press qui en 2013, sous l’action de l’Armée Electronique Syrienne a annoncé l’explosion  d’une bombe à la Maison Blanche.

3.Dans cette guerre contre la fabrique du faux, le troisième impact possible est celui de remettre en cause le concept de désaccord, qui est le principe essentiel de la démocratie. Nous pouvons alors craindre une volonté d’uniformisation de l’information à l’instar de l’initiative du gouvernement français qui a sélectionné quelques médias présentés comme sûrs, au détriment de la liberté d’expression et la diversité des sources. Notre principale crainte est en effet celle de la montée des autoritarismes avec une volonté marquée de désigner une version vraie de toute information, en somme une version idéologiquement acceptable.

Dans les années qui viennent, la technologie, l’intelligence artificielle et la dextérité des cyber attaquants permettront sans doute des possibilités de plus en plus sophistiquées de Deepfake et de manipulation de l’information. Il serait par conséquent nécessaire dans une approche prospective de ne pas se contenter de définir le risque potentiel mais d’anticiper déjà ce que le boom technologique pourrait nous permettre de perfectionner en terme d’outils de veille et d’analyse car la réponse au risque de désinformation n’est pas uniquement communicationnel, il est également technique, juridique… La meilleure lutte contre le risque de désinformation c’est de réussir à le cantonner dans la bulle idéologique où il est né dans un subtil équilibre entre la liberté d’expression et la mission sacro-sainte des organisations étatiques ou privées de rester audibles et crédibles, en somme de protéger la confiance comme capital immatériel.

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (7)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
SD..
- 17/05/2020 - 13:41
Le climat
Le climat : voila pour moi le vrai risque mondial. Pour ce que je peux constater, il est sûr que si la diminution des précipitations et l’augmentation des températures continuent, la France va avoir des soucis de production de nourriture. Rappel: les frites en 2018 étaient plus courtes que d’habitude et les prix de marché très élevés.
Si j’étends mon raisonnement au reste de la planète, le tout avec une augmentation de population.................
Clodo31
- 17/05/2020 - 11:12
Répondre à evgueniesokolof
Votre commentaire est similaire à ceux qui, à bout d'arguments, veulent empêcher leurs contradicteurs d'exposer leurs idées ! Modérez vos propos et argumentez !
assougoudrel
- 17/05/2020 - 09:40
Comme les experts en économie qui
n'auraient pas vue la crise de 2008.