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© BERTRAND GUAY / AFP
© BERTRAND GUAY / AFP
La France inréformable ou… mal réformée ?

Coronavirus : pourquoi nous payons aujourd’hui les innombrables réformes de l’Etat des 30 dernières années

Publié le 05 mai 2020
Roland Hureaux décrypte l'impact de la crise du Covid-19 en France et revient sur les failles révélées par la crise au sein de l'administration et suite aux réformes de ces dernières années.
Roland Hureaux
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Roland Hureaux a été universitaire, diplomate, membre de plusieurs cabinets ministériels (dont celui de Philippe Séguin), élu local, et plus récemment à la Cour des comptes.Il est l'auteur de La grande démolition : La France cassée par les réformes...
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Roland Hureaux décrypte l'impact de la crise du Covid-19 en France et revient sur les failles révélées par la crise au sein de l'administration et suite aux réformes de ces dernières années.

La crise du virus dit Covid-19 a mis au jour l’invraisemblable désordre qui régnait au ministère de la Santé. Les commissions parlementaires en feront, nous l’espérons, un jour prochain, l’inventaire.   

Ce que le grand public ignore, c’est que la désorganisation atteint aujourd’hui l’Etat dans son ensemble et pas seulement le ministère de la Santé.  

Pour le comprendre, il faut sortir une fois pour toutes des poncifs faciles, du style « une administration trop jacobine », « une mentalité  encore archaïque », qui ne mènent à rien.

Des réformes fondées sur des idées fausses

N’hésitons pas à le dire : la raison principale de cette désorganisation, ce sont les innombrables réformes effectuées au cours des trente dernières années, presque toutes fondées sur des idées fausses. 

Quelles idées ? Le point de départ est : le secteur privé est  plus « performant » que le secteur public, il faut donc l’imiter en introduisant dans l’administration des méthodes qualifiées pompeusement de managériales.  Or ces méthodes du  privé, on ne les a pas transposées, on les a singées.

Leur  pointe avancée  fut la « loi organique relative aux lois des finances » (LOLF )  du 1er août 2001, votée à l’unanimité, ce qui est toujours mauvais signe, tendant à aligner la comptabilité  de l’Etat sur celle du secteur privé. Vaste complication d’abord. Effets hasardeux ensuite comme la destruction  récente de millions de masques , au nom d’une meilleure « gestion des stocks ». Dans le même esprit, ont été supprimés des milliers de lits d’hôpitaux. Pour rentabiliser les actifs immobiliers ont été décrétés la fermeture  des sites historiques de  l’Hôtel-Dieu et du Val-de-Grâce.  

L’imitation fallacieuse du secteur privé

La LOLF, fondée sur une analyse des fonctions, devait entrainer le regroupement de services paraissant proches - vu de loin. On a ainsi supprimé les Renseignements généraux, dont on avait oublié qu’une de leurs missions était l’interposition et la négociation en cas de conflit social. La crise  des Gilets jaunes aurait été singulièrement amortie s’ils avaient encore été là. Dans le même esprit, le rapprochement de la police et de la gendarmerie, a entrainé récemment chez celle-ci, par souci de parité statutaire , la création de 150 postes de généraux ! Bonjour l’armée mexicaine.

Les antennes locales de l’Etat ont été également regroupées, pour que le préfet ait l’air d’ « un vrai chef d’entreprise ». DDA et DDE ont fusionné, c’est à dire qu’on leur  a superposé un directeur général : économie de postes… Un  animateur sportif  passe ainsi sous l’autorité d’un directeur de maison de retraite, un inspecteur du travail sous celle d’un  conseiller commercial venu de bout du monde etc.

La  manie des regroupements a eu des effets tout aussi pernicieux dans les collectivités locales : la volonté de réduire le nombre des communes a entrainé la création près de 400 000 postes de fonctionnaires territoriaux, dits intercommunaux, supplémentaires !

Le primat de la gestion comptable s’est accompagné d’une hypertrophie des contrôles et de l’évaluation. Dès 1975, Alain Juppé avait créé les Agences régionales de santé  et les pôles hospitaliers, deux strates de plus. Les administratifs, recrutés par milliers tandis qu’on supprimait de postes de soignants, ont étendu leur pouvoir au détriment des médecins - comme à la Défense, les civils ont accru le leur au détriment des militaires.   

L’illusoire  rémunération « à la performance »

Un autre caractère de ces réformes est l’hostilité au « corporatisme », tenu pour une tare alors même que les corps de fonctionnaires assuraient une autorégulation à bon marché : tout gendarme cherchait naturellement à être un bon gendarme, tout instituteur un bon instituteur etc. Partant de cette autre idée fausse que le fonctionnaires  ne travaillaient pas assez a été instaurée  une évaluation généralisée devant conduire à une rémunération  « à la performance ». Evaluation généralement difficile en matière publique où n’existe pas l’indicateur simple du profit, sentiment d’un arbitraire des primes au mérite, et pour des professionnels dévoués, d’un manque de confiance à leur égard.

L’aboutissement : un découragement profond qui multiple les congés de maladie et exige toujours plus d’effectifs (le contraire de ce qu’on recherchait).

L’idéologie contre le bons sens

Ces réformes, on l’aura compris,  sont idéologiques. Or rien de plus opposé au bon sens que l’idéologie qui  marginalise ceux qui en ont et habitue les esprits à l’absurdité d’un univers kafkaïen. Comment comprendre autrement que les innombrables dysfonctionnements du ministère de la Santé : refus du concours des cliniques privées ou des laboratoires vétérinaires, crispation incompréhensible contre la chloroquine, sanction de médecins  ayant fait des opérations non urgentes ?

On ne se consolera pas en disant que tout cela n’est pas nouveau : notre armée de 1940, prisonnière d’un dogmatisme d’un autre genre n’était pas en meilleur état. Ni en sachant que le monde anglo-saxon, tenu pour modèle, n’est souvent pas mieux inspiré : la libérale Thatcher n’avait-elle pas transformée ses administrations en agences autonomes ( les fameux quangos[1]) qui s’avérèrent des monstres bureaucratiques ?   

En tous les cas, les dégâts sont immenses. Immense aussi devra être l’effort pour  reconstruire une administration que nous appellerons normale. Ce n’est pas une nouvelle couche de réformes qui est nécessaire mais une remise en cause radicale des principes  qui ont inspiré  celles des trente dernières années.

Roland Hureaux a notamment publié "La grande démolition : La France cassée par les réformes" aux éditions Buchet-Chastel


[1] Quasi non governemental organisation

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Commentaires (8)
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philippe de commynes
- 07/05/2020 - 11:24
délire technocratique (suite)
Et on pourrait parler aussi du "principe de précaution", car pour en revenir par exemple aux masques, si on a décidé de faire des économies en ne faisant plus de réapprovisionnements supplémentaires, soit, mais qu'au moins on ne les détruisent pas.
Mais les "dates de péremptions"
Les masques sont des denrées périssables ?
Et pour quelle économie ? Probablement que d'avoir à sortir les masques pour les détruire aura coûté plus cher que simplement se contenter de les laisser là ou ils étaient.
Si des fonctionnaires ou des politiques auraient pris l'initiative de ne pas faire détruire les masques malgré les normes (ils sont périmés donc ils doivent être détruits), on aurait heureux d'encore avoir ces 1, 7 milliards de masques , même s'ils n'auraient pas tous été tout autant efficaces que des masques fraîchement sortis d'usines.
Mais voilà ils auraient pu être poursuivi pour avoir fourni des masques "périmés", tandis que pour les avoir fait détruire en respect certes des règles,mais en laissant la France démunie face à une épidémie (prévisible) qui couperait les approvisionnements de Chine ils sont blindés ...
philippe de commynes
- 07/05/2020 - 11:23
Délire technocratique
Donc délire du principe de précaution qui ne sert pas à protéger la collectivité, mais les politiciens et autres technocrates qui prennent de mauvaises décisions, et qui pourvu que cela soit suivant les "règles" sont couverts.
Et on voit ce délire encore à l'oeuvre avec l'interdiction du plaquenil (à supposer que cela ne soit pas le produit d'une corruption par GILEAD), nos dirigeants ne craignent pas d'avoir à répondre de dizaines de milliers de morts et de pertes économiques de centaines de milliards évitables faute d'avoir autorisé la chloroquine, même CONTRE LES REGLES.
Par contre ils craignent d'avoir à répondre d'une poignée d'effets secondaire en agissant contre ces règles.
Il faudrait revenir au temps ou cet aberrant principe n'existait pas.
Et tant pis si certains ne pourraient pas supporter d'avoir à assumer leur responsabilité ( en ne pouvant plus ouvrir le parapluie du principe de précaution)
Par exemple notre président pourrait devenir acteur, jouer dans un Néron (ou Brigitte serait Agrippine) et ou il pourrait se livrer à un long monologue sur le malheur d'avoir été un empereur/président génie/artiste incompris de la plèbe (des gilets jaunes).

jurgio
- 06/05/2020 - 17:52
Un fonctionnaire parle aux fonctionnaires
Continuez à peser de tout votre poids sur l'Administration car le privé ne vaut pas mieux ! Les placards sont remplis. Malheureusement à Normale Sup on semble ne pas connaître le dégraissage qui allège les entreprises en reconversion, dommage !