En direct
Best of
Best of du 19 au 25 septembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Ce qui se passe vraiment lorsqu’un parfait inconnu devient un ami proche quasi instantanément

02.

COVID-19 : mais où en est la Chine ?

03.

Pour la France, la dette est magique, plus on en fait, plus on s’enrichit... alors pourquoi se priver ?

04.

Trump - Biden : un débat chaotique qui ne devrait pas changer les lignes

05.

Les écologistes ont oublié qu'il faut du vent pour faire tourner les éoliennes

06.

La délinquance de jeunes venus pour la plupart du Maghreb explose à Paris

07.

Rébellion corporatiste des magistrats : il faut sauver le soldat Dupond-Moretti

01.

Un rapport officiel allemand souligne que l’agriculture biologique n’est absolument pas plus durable que l’agriculture conventionnelle

02.

Yannick Noah se fait plaquer; Julien Doré réfléchit à l'adoption d'un enfant avec Francis Cabrel, Jean Dujardin & Nathalie Péchalat en attendent un 2éme: Kanye West pense être le Moïse du peuple noir, Carla Bruni que Nicolas S. écrit comme Balzac

03.

Un militant communiste assassiné à Saint-Ouen *

04.

La coupe est pleine. Insurrection ? Désobéissance ? Révolte ? Les PME et TPE ont-elles encore le choix ?

05.

Santé mentale : ces millions de Français que la pandémie fait chanceler ou s’écrouler en silence

06.

Les écologistes ont oublié qu'il faut du vent pour faire tourner les éoliennes

01.

Eric Zemmour condamné pour injure et provocation à la haine

02.

Édouard Philippe ou le vrai-faux espoir de la droite : radioscopie d’un malentendu idéologique

03.

Louis Hausalter : "L'histoire de Marion Maréchal éclaire l’état de décomposition et de recomposition du paysage politique"

04.

Nouvelles mesures face au Covid-19 : Gribouille gouvernemental à la barre

05.

Les écologistes ont oublié qu'il faut du vent pour faire tourner les éoliennes

06.

J’aime les sapins de Noël : je suis un facho

ça vient d'être publié
light > Culture
Lecteurs orphelins
Quino, le dessinateur et scénariste argentin, créateur du personnage de "Mafalda", est mort à l'âge de 88 ans
il y a 2 heures 28 min
pépites > Justice
Mesures de restrictions
Covid-19 : la justice confirme la fermeture des bars et des restaurants à Aix-en-Provence et à Marseille
il y a 4 heures 46 min
pépites > Politique
Rapport
Soupçons de détournement de fonds publics : le conseil régional d'Ile-de-France visé par des perquisitions
il y a 5 heures 48 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Mon Cousin" de Jan Kounen : l’enfant terrible du cinéma français s’est amusé à "lifter" les codes des films de duos à la Francis Veber

il y a 7 heures 7 min
pépites > France
Affolement sur les réseaux sociaux
Détonation à Paris : un avion a franchi le mur du son
il y a 7 heures 37 min
light > Société
Croc Top
55% des Français se prononcent pour une interdiction des tee-shirts laissant apparaître le nombril dans les lycées
il y a 9 heures 15 min
décryptage > Politique
A voté

Oui, il faut abaisser à 16 ans l’âge du droit de vote

il y a 9 heures 49 min
décryptage > Société
Etincelles

Ce qui se passe vraiment lorsqu’un parfait inconnu devient un ami proche quasi instantanément

il y a 10 heures 10 min
pépite vidéo > Politique
Démocrates Vs Républicains
Présidentielle américaine : retrouvez le premier débat entre Donald Trump et Joe Biden
il y a 10 heures 39 min
décryptage > International
Course à la Maison Blanche

Trump - Biden : un débat chaotique qui ne devrait pas changer les lignes

il y a 10 heures 57 min
pépites > Défense
Guerre
L'Azerbaïdjan va combattre jusqu'au "retrait total" des Arméniens du Karabakh
il y a 4 heures 18 min
décryptage > Politique
CAMPAGNE ÉLECTORALE

LR intermittent : mais à quoi a donc joué Gérard Larcher pendant les sénatoriales ?

il y a 5 heures 29 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Cabaret Louise" de Régis Vlachos : quand l'histoire de la révolutionnaire Louise Michel est revisitée, complètement décalée, avec des incursions en mai 1968 et avec les Gilets jaunes

il y a 6 heures 46 min
light > High-tech
Pas Perdu
Un système d'adresse gratuit pour localiser avec précision n'importe quel endroit dans le monde
il y a 7 heures 26 min
Bulles
Une marque de champagne propose un millésime 2010 bien que cette année-là soit considérée comme à oublier
il y a 8 heures 10 min
décryptage > International
Le point de vue de Dov Zerah

A la découverte des Emirats arabes unis

il y a 9 heures 15 min
light > Economie
Crise
Disney supprime 28.000 emplois sur 100.000 employés dans ses parcs aux USA
il y a 9 heures 55 min
décryptage > Science
Imagination

Bonne nuit les petits (cyborgs) : le MIT développe une technologie pour téléguider les rêves

il y a 10 heures 24 min
light > High-tech
Sécurité
Amazon One : un nouveau système de paiement en magasin, un scanner qui analyse votre main
il y a 10 heures 49 min
décryptage > Economie
Espoir

Les ménages américains ont connu un boom de leur pouvoir d’achat pendant les années 2010. Voilà les leçons que l’Europe pourrait en retenir

il y a 11 heures 23 min
© DR
© DR
Contradictions

Ces deux articles de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen que le gouvernement comme l’administration devraient réviser urgemment

Publié le 28 avril 2020
Face à la pénurie de masques, l'Etat a tardé à libéraliser leur vente, évoquant d'éventuels effets nuisibles. Ce cas est-il symptomatique de l'administration française ? N'est-elle pas en contradiction avec les articles 4 et 5 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen ?
Éric Verhaeghe
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Éric Verhaeghe est l'ancien Président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr ...
Voir la bio
Stéphane Rozès
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Stéphane Rozès est politologue, président de CAP (Conseils, analyses et perspectives), et enseignant à Sciences Po et HEC. 
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Face à la pénurie de masques, l'Etat a tardé à libéraliser leur vente, évoquant d'éventuels effets nuisibles. Ce cas est-il symptomatique de l'administration française ? N'est-elle pas en contradiction avec les articles 4 et 5 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen ?

Atlantico.fr : Malgré la pénurie de masques, l'État tarde à libéraliser leur vente, prétextant d'éventuels effets nuisibles. Cette interdiction "a priori" est-elle symptomatique de l'administration française ? N'entre-t-elle pas en contradiction avec les articles 4 et 5 de la DDHC ? ( article 4: La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : article 5: La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.)

Eric Verhaeghe : Aujourd'hui règne une très grande confusion sur le marché des masques, qui est considéré, rappelons-le, comme un dispositif médial. Il existe même une directive européenne sur le sujet, et sur la classification des masques. C'est dire s'il s'agit d'un problème beaucoup plus épineux qu'on ne l'imagine, puisque la vente de dispositifs médicaux suppose de répondre à bien des conditions réglementaires. Sur ce marché très réglementé, le gouvernement a commencé par décréter un embargo sur les importations de masques FFP2. Jusqu'au 21 mars, tout masque importé était réquisitionné par le gouvernement, en principe pour être distribué aux soignants. Voilà qui pose un sacré problème, rétrospectivement, pour tous ceux qui ont tardé à commander ces masques pour les soignants, alors qu'ils étaient alertés depuis un an sur l'état des stocks... Le 21 mars, le gouvernement a autorisé les commandes de masques, mais exiger d'être informé des commandes de plus de 5 millions d'unités. En outre, la production nationale était toujours réquisitionnée. Enfin, les pharmacies viennent seulement d'avoir l'autorisation d'en vendre. 

Ce qui est étrange, c'est qu'en situation de crise majeure, qualifiée comme on le sait de "guerre", le gouvernement ait multiplié les réglementations tâtillonnes sur un sujet sensible déjà très réglementé, là où il aurait fallu, au contraire, desserrer la contrainte en laissant chacun improviser les réponses qui lui convenaient. Mieux vaut un petit masque pas complètement réglementaire, plutôt que pas de masque du tout. Le gouvernement a fait le choix inverse, en interdisant tous les masques dans un premier temps, puis en limitant strictement leur accès. Sur ce point, on peut effectivement plaider une forte atteinte à la liberté d'entreprendre, et même aux choix individuels d'autant plus dommageable, insistons sur ce point, que dans les semaines à venir on regrettera amèrement de ne pas avoir incité tous les Français à porter un masque. 

Cette vision de l'interdiction "a priori" par l'administration française est-elle à l'origine du ralentissement de la mise en place d'un système efficace de protection sanitaire de la population face au Covid-19 ?

Eric Verhaghe : Incontestablement, on peut dire que l'administration française a porté une vision malthusienne en matière de prévention de la pandémie, qui mérite d'être analysée au-delà des polémiques et d'être comprise à la lumière de réflexes de caste très profonds. Originellement, les élites françaises n'aiment pas la prévention et préfèrent la curation. Cela se voit en matière d'assurance-maladie. Regardez les médecines naturelles, qui permettent de prévenir les maladies et qui encouragent les gens à obéir à des comportements sains : elles sont décriées, stigmatisées en France, alors qu'en Allemagne elles ont un statut quasi-officiel. Regardez le stock de masques : alors que Santé Publique France a émis l'avis en mai 2019 de décupler le stock existant, personne n'a bougé le petit doigt. Cette indifférence pour la prévention de la contamination en cas d'épidémie est bien la marque d'un système qui s'occupe plus de soigner les malades que d'éviter la maladie. Et c'est quand même début avril seulement qu'est partie la commande, préconisée par Santé Publique France un an plus tôt, d'un milliard de masques. Voilà qui en dit long sur l'insoutenable légèreté de l'État en matière de prévention de la maladie. 

Dans cette vision hostile à la prévention, qui mériterait d'être psychanalysée, les contrôles obsessifs de l'administration sont une suite logique. De mon point de vue, tout cela s'explique par une stratégie de contrôle et de "castration" individuelle. Dans la prévention, le citoyen reste maître de sa santé et agit pour sa propre préservation. C'est une façon de contester la toute puissance de la bureaucratie sanitaire, qui ne contrôle plus chaque geste, chaque étape de la santé. Dans la curation, au contraire, l'administration contrôle tout. Il importe donc de limiter au maximum le recours à la prévention des maladies, pour préserver le champ d'action de l'État-Providence tout puissant.  

Stéphane Rozès : Il y a eu une politique de désarmement sanitaire venant de l’administration. Elle n’a pas été en cohérence avec ce qui a prévalu dans les politiques des dernières années de principe de précaution et de prévention général. Ce sont des logiques comptables qui ont prévalu en matière sanitaire, perpétuées par une vision court termiste de gouvernements de gauche comme de droite. 

Aux mauvaises décisions politiques, s’est ajouté une défiance profonde de l’opinion publique vis à vis de l’État, pointant son manque d’anticipation de la pandémie. Les défaillances de l’État ont amené par la force des choses les citoyens, les collectivités territoriales, les entrepreneurs à se substituer à une administration incapable de garantir la sécurité sanitaire des citoyens. La pénurie de masques a été redoutable de ce point de vue. Elle a permis de pointer du doigts les incuries et les mensonges de l’État. Dès le début de cette crise, les Français ont eu le sentiment que les discours des personnalités politiques et des autorités médicales ne dépendaient pas d’une analyse à un instant T mais dépendait des disponibilités des réserves en terme de stock de masques qui ont existé dans le passé.

L'attitude présidentielle "je vais le faire moi-même comme ça ce sera mieux fait",  dénoncée dimanche par un préfet dans Libération, a créé un déficit de confiance entre une administration centralisée et les élus régionaux. Cette confrontation est-elle une conséquence des dysfonctionnements administratifs français ? L'État ne devrait-il pas d'avantage laisser sa confiance aux acteurs de santé pour faire face à la crise ?

Eric Verhaeghe : Il faut revenir aux fondamentaux du macronisme pour comprendre ce point. Emmanuel Macron dit souvent "protéger et libérer". C'est une formule paradoxale qui signifie en réalité "protéger pour contrôler". Nous touchons ici aux fondamentaux de l'État-Providence et à la stratégie d'autorité déployée par l'État. Alors que, dans une démocratie illibérale, l'État exerce son autorité de façon directe, policière, menaçante, de façon négative en quelque sorte, en France, paradis de l'État-Providence, l'autorité s'exerce par les externalités positives de la protection. L'État est obèse et intrusif pour votre bien, dans votre intérêt. C'est pour vous protéger, bien entendu. Le résultat est toutefois le même : l'État contrôle les individus et n'a qu'une idée en tête, réduire sans cesse la marge de liberté individuelle pour asservir la population. Insistons sur ce point : cet asservissement ne suit pas les voies coercitives, dures, de pays comme la Corée du Nord. Il parie sur le consentement à la servitude que chacun peut suivre par facilité, ou par paresse. L'État-Providence recherche l'addiction à l'asservissement chez chacun.

Dans ce cadre, il est assez naturel qu'Emmanuel Macron trouve dans la santé publique un espace idéal pour affirmer son sens de la verticalité. L'asservissement exige que les décision soient prises par l'État jacobin, depuis le sommet, et qu'il bannisse la déconcentration des pouvoirs. 

Stéphane Rozès : Dans les périodes d’inquiétudes, de crises, un réflexe de posture Bonapartiste du président revient. C’est à l’État de prévenir différents types de crises, notamment des crises sanitaires, et par la suite c’est à lui d’y répondre. Mais dans le cas de la crise du Covid-19, il est responsable de différents dysfonctionnements. L’État est composé de deux choses : d’une administration qui est là pour exécuter les directives du politique et à son sommet il y a des politiques qui doivent être en mesure de faire les bons choix, de bien arbitrer, de bien anticiper et notamment de mobiliser des entreprises. Le politique doit donner les bonnes instructions à l’administration. De ce point de vue, le politique a failli dans cette crise.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (6)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
lasenorita
- 29/04/2020 - 14:54
Tous les Français n'ont pas les mêmes droits!
Ainsi les Français non-musulmans ont des amendes s'ils ne respectent pas le confinement tandis que les musulmans, d'origine étrangère, CONTINUENT leurs ''trafics'' malgré le ''confinement'' avec l'autorisation de notre ministre de l'Intérieur voir https://fr.yahoo.com/news/ramadan-d-éventuelles-entorses-au-confinement-seraient-rupture-101050786.html cet ordre trahit les fondements républicains, il provoque un sentiment de discrimination à l'égard des Français chrétiens et des Français juifs...Dans les ''zones de non-droit: le ''pacte républicain'' n'est pas respecté!...Castaner a dit: ''le racisme n'a pas sa place dans la police républicaine'' mais il a donné des ordres pour qu'on ne dérange pas les racailles qui, elles, ont ''leur'' place dans notre république(d'après Castaner) avec leurs trafics en tous genres, le non-respect de nos lois, etc...Comment se fait-il que Mustapha Laabid, député d'Ile-et-Vilaine, condamné à 6 mois de prison et à 10.000€ d'amende, soit toujours en poste? La France est devenue la POUBELLE du monde..et on ne contrôle pas un virus dans une décharge.. tandis que les ''pays nationalistes'', qui ont fermé leurs frontières, ont peu de morts du Covid 19...
ajm
- 29/04/2020 - 11:53
Liberté, Égalité.
Gustave: la majorité des Français a souvent préféré l'égalité à la liberté, depuis fort longtemps et même avant la Révolution. L'esprit frondeur et le panache ont toujours été l'apanage d'une minorité transcendant les classes sociales d'ailleurs.
Gustave
- 29/04/2020 - 08:38
Liberté, liberté chérie.
Au nom de l'égalité les Français vont finir par tout sacrifier et en premier la liberté.