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Impact de la crise sanitaire

Luc Rouban: "Cette crise sanitaire marque la fin du macronisme et le retour du clivage gauche droite"

Publié le 07 avril 2020
Avec Luc Rouban
Luc Rouban évoque la montée du libéralisme autoritaire et l’impact prévisible de la crise sanitaire que nous traversons aujourd’hui. Face à l’impuissance du gouvernement à répondre efficacement à cette crise, de nombreuses questions se posent sur la reconstruction d’une France post Covid-19.
Luc Rouban
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Luc Rouban est directeur de recherches au CNRS et travaille au Cevipof depuis 1996 et à Sciences Po depuis 1987. ...
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Luc Rouban évoque la montée du libéralisme autoritaire et l’impact prévisible de la crise sanitaire que nous traversons aujourd’hui. Face à l’impuissance du gouvernement à répondre efficacement à cette crise, de nombreuses questions se posent sur la reconstruction d’une France post Covid-19.
Avec Luc Rouban

Atlantico.fr : Dans votre étude Sciences Po Cevipof "Le baromètre de la confiance politique" pour le mois de mars 2020, vous dressez un parallèle entre efficacité et autoritarisme politique, s’articulant autour de la montée d’un libéralisme autoritaire. Pouvez-vous expliquer la nature de ces phénomènes ?

Luc Rouban : L’enquête effectuée juste avant le déclenchement de l’épidémie de coronavirus avait montré des résultats probants:  41% des enquêtés estimaient qu’il faudrait privilégier plus d’efficacité et moins de démocratie. À partir de ce constant, il était intéressant de savoir comment s’organisait cette opposition entre démocratie et efficacité. 

L’étude démontre que la demande d’efficacité est d’autant plus importante qu’elle s’appuie sur le libéralisme économique. Plus les enquêtés sont libéraux sur le plan économique, plus ils ont tendance à accepter cette proposition d’efficacité, qui est elle-même porteuse d’une demande d’autorité. 

Demande d’autorité et demande d’efficacité sont liées statistiquement. Les personnes souhaitant cette autorité, cette efficacité, sont les plus enclins à accepter une forme de démocratie illibérale.  Cela a définit une sphère de pensée qui est  statistiquement  celle du libéralisme économique autoritaire.

Par ailleurs, on remarque une forte demande d’autorité à travers un certains nombre de questions comme la possibilité d’avoir une personnalité  forte à la tête de l’État n’ayant pas à se préoccuper du Parlement ou des élections, que des experts puissent décider de la politique ou aient une influence majeure sur la décision publique et l’action politique. Une part minoritaire, mais non négligeable, admet même vouloir placer l’armée à la direction du pays.

Quel lien faites vous entre la montée du libéralisme autoritaire avec l’impact prévisible de la crise sanitaire que nous traversons aujourd’hui ?

Emmanuel Macron avait été élu en 2017 sur une promesse d’efficacité. Pourtant, dès le début de son parcours politique, en tant que candidat à l’élection présidentielle, il avait nourri une véritable contradiction. En Marche  ! avait été lancé sur un principe participatif, très horizontal, avec une structure qui se voulait technologique et ouverte, démocratique. On pouvait même y voir une volonté, que certains auraient pu qualifier de populiste, de dépasser le système des partis traditionnels de gauche et de droite par pragmatisme avec une proposition simple: prendre le meilleur des deux mondes. Pour autant, le logiciel idéologique de la macronie s’appuyait sur une doctrine d’efficacité managériale, qu’on retrouve très largement dans le libéralisme autoritaire portée par une grande partie de la haute administration publique, notamment au sein de l’inspection générale des finances, depuis l’avant guerre.  L’idée d’une élite capable d’imposer à la société française des réformes libérales par le haut. Dans le macronisme, on retrouve cette autorité forte, de volonté de dépasser le débat démocratique classique. 

Le problème aujourd’hui, c’est que ce Macronisme est pris à contre feu. Le discours du 15 avril 2020, qui tourne complètement le dos à la culture de la mondialisation au libéralisme économique pour faire l’apologie du service public et de son efficacité, en est la démonstration. Emmanuel Macron semble appuyer son efficacité sur le retour et le renforcement de  l’Etat providence. Étonnant. 

Mais le macronisme est aussi remis en cause dans son efficacité propre à travers la question que  posent les politiques  et les citoyens sur  la gestion de la crise et sur la stratégie employée par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie . La question de l’efficacité de l’action publique est au coeur de cette crise. Elle est la réactivation de l’attente d’un Eétat protecteur, puissant, gaullien. 

Le macronisme peut-il et doit-il se transformer en gaullisme social, pour être crédible sur le plan électoral à l’horizon 2022 ? 

Ce serait un manœuvre  dangereuse pour la LREM. Cela ouvrirait le champ à des adversaires politiques que l’on avait crû enterrés. À partir du moment où la demande d’efficacité s’associe au libéralisme autoritaire, vous avez d’un côté les héritiers naturels du gaullisme, les Républicains qui entrent en mouvement, et d’un autre côté, une renaissance de la gauche en faveur de la démocratie, contre l’efficacité. Nous sommes en train de retrouver un clivage  gauche droite autour de principes de philosophie politique fondamentaux. Par conséquent on peut s’attendre en 2022, à une réorganisation du champs politique et de l’offre politique autour de ce clivage, et donc de concurrents redoutables pour Emanuel Macron aussi bien du côté des Républicains, qui eux, s’ils abandonnent leurs propositions néo libérales de 2017, pourraient avoir un boulevard devant eux, mais aussi de la gauche socialiste de style Martine Aubry.

Retour au contrôle des frontières, remise en question du rôle de l’Europe et du rôle de l’espace Schengen,  contrôle des flux de populations… cette crise sanitaire n’ouvre-t-elle pas un boulevard au Rassemblement National ?

Tout semble indiquer dans cette évolution que le libéralisme autoritaire se décline politiquement du centre  à la droite, , mais il est extrêmement représenté chez les électeurs de Marine Le Pen. Dans une première lecture, la crise actuelle semble en effet favoriser le RN sur le plan électoral. Pour autant, cette situation ne présente pas d’avantage réel pour l’extrême droite.

Tout d’abord, parce que les compétences scientifiques et l’expertise médicale se placent désormais au coeur de la demande d’une autorité technocratique de l’État . Or l’électorat de Marine Le Pen  est un électorat populiste très  hostile à la science, où le bon sens commun est privilégié, où les avancées de la science sont accueillies avec scepticisme. C’est une faiblesse du RN car la parole scientifique va reprendre beaucoup de poids après cette crise, et cela pendant un certains temps.

La deuxième difficulté qui se pose au RN est celle de la sortie de la crise économique à venir. Nous allons devoir gérer des déficits énormes, un écroulement du PIB, une hausse du chômage. Nous auront besoin au pouvoir de gens compétents. L’éternel problème du RN comme du FN avant lui, c’est qu’ils n’ont pas de cadres crédibles sur le terrain économique et financier. Les citoyens français n’auront jamais assez confiance en eux pour leur confier les rênes du pays en pleine crise économique. Seuls les LR ou le PS ressortiront vainqueur de cette crise.

Considérez-vous que le sentiment d’humiliation ressentie par un certains nombre de Français face à l’impuissance de notre gouvernement à répondre efficacement à cette crise, puisse jouer un rôle dans la reconstruction d’une France post Covid 19 ? 

C’est un peu le sentiment que les Français ont éprouvé en 1940, à faire la guerre sans munition, sans armement, sans ressource, sans matériel.  C’est un sentiment qui va se diffuser partout en France. Elle entraiînera une demande forte du retour de l’État qui aura deux conséquences. 

La première sera de savoir comment équilibrer cette demande de retour de l’État, d’efficacité nationale, de contrôle des frontières avec la demande de démocratie participative ou directe qui avait puissamment émergé avec le mouvement des Gilets Jaunes et le Grand Débat National. La question de l’organisation interne de la démocratie française va donc se poser.

Ensuite, je pense que nous sommes en train d’assister à la mort du macronisme. L’humiliation que nous subissons va se traduire par une colère sans limite contre un gouvernement qui se présentait comme habile, nouveau, issu de la société civile, mais qui, une fois confronté à la réalité du terrain, s’est montré incapable de la prendre en compte. Les hôpitaux, pour ne citer qu’eux, étaient en grève depuis plus d’un an pour réclamer d’avantage de moyens. 

À mes yeux, cette crise marque le retour de la politique à l’ancienne. La politique, c’est la gestion de la guerre, de la violence, de la mort : de la réalité. Cette « politique gadget » où avec quelques formules de management et quelques agences de communicants on arrangeait les coups n’a pas tenu l’épreuve du réel. C’est la fin d’une époque d’insouciance et le retour de ce qu’a connu l’histoire de France: guerre, épidémie, invasions… C’est ce qui va se jouer  désormais sur le plan politique. Et je ne vois pas sur quelles bases électorales le macronisme pourra encore survivre en 2022.

Propos recueillis par Mark Samba

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (8)
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evgueniesokolof
- 07/04/2020 - 17:55
Michel Vara
Oui mais , en dehors d'elle qu'existe-t-il ? Une gauche déconsidérée au sphincter béant depuis qu'il a pris toutes les saillies terranovistes et une droite pitoyable qui reste la plus bête du monde, que dis-je de l'univers!!!!
evgueniesokolof
- 07/04/2020 - 17:52
Oui
Zemmour, sur C News ( qui semble avoir oublié le temps où elle l'a viré) évoquait la "boucherie" à venir la crise passée....Eh bien oui, la guillotine étant remisée au musée national c'est bien une boucherie qu'il faut !
Michel Vara
- 07/04/2020 - 17:20
macron
Macron est mal en point ,mais par chance pour lui marine est tjs là