En direct
Best of
Best of du 12 au 18 septembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

"L'islam est la religion avec laquelle la République a eu le moins de problèmes dans l'Histoire". Là, Darmanin en fait un peu trop

02.

Séparatisme : LREM pris dans les phares de la voiture de l’islam politique

03.

COVID-19 : les derniers chiffres en France ne sont pas bons. Nous allons le payer

04.

Polémique : un lycée de Rome demande à des élèves de ne pas porter de mini-jupes pour ne pas troubler les professeurs

05.

Les chirurgiens dentistes font face à une épidémie de dents cassées depuis le confinement

06.

Névrose collective : l’Europe pétrifiée face à la crise des migrants qui se noue à ses portes

07.

Séparatisme : cachez moi cet islamisme que je ne saurais nommer

01.

Lettre au Professeur Raoult d'un "petit" médecin généraliste

02.

Freeze Corleone, le rappeur qui dit tout haut ce que même les cacochymes du RN n’osent plus penser tout bas

03.

Les Milices islamistes internationales de la Turquie d'Erdogan

04.

Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !

05.

Comment les industries pétrolières nous ont fait croire que le plastique serait recyclé

06.

Capitalisme de connivence : d’Edouard Philippe à Jean-Marie Le Guen, tous administrateurs

01.

Lettre au Professeur Raoult d'un "petit" médecin généraliste

02.

Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !

03.

Mort d'un cousin d'Adama Traoré : la famille envisage de porter plainte

04.

Freeze Corleone, le rappeur qui dit tout haut ce que même les cacochymes du RN n’osent plus penser tout bas

05.

L'Europe gruyère d'Ursula von der Leyen

06.

55% des Français favorables au rétablissement de la peine de mort : il est terrible ce sondage mais à qui la faute ?

ça vient d'être publié
light > Culture
Bilan inquiétant
Journées du patrimoine : la fréquentation en net recul suite à l'impact de la crise sanitaire
il y a 30 min 5 sec
pépites > Santé
Briser les chaînes de contaminations
Coronavirus : de nouvelles mesures de restrictions vont être appliquées à Lyon
il y a 1 heure 47 min
pépites > Société
Annonces
Emmanuel Macron présentera sa stratégie de lutte contre les "séparatismes" le 2 octobre prochain
il y a 3 heures 50 min
pépites > International
Argent sale
« FinCEN Files » : l'argent sale et les grandes banques mondiales
il y a 4 heures 32 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Le Détour" de Luce D'Eramo : survivre et revenir de l’enfer, un témoignage poignant, un livre rare

il y a 4 heures 42 min
pépites > Social
Paradoxe
La Métropole du Grand Paris est marquée par de fortes inégalités sociales qui ont augmenté
il y a 5 heures 20 min
décryptage > Economie
Evolution de l'épidémie

COVID-19 : les derniers chiffres en France ne sont pas bons. Nous allons le payer

il y a 6 heures 51 min
décryptage > Politique
Assemblée nationale

Séparatisme : LREM pris dans les phares de la voiture de l’islam politique

il y a 7 heures 36 min
décryptage > Santé
Le bouclier du sommeil profond

Journée mondiale d’Alzheimer : comment nos rythmes de sommeil peuvent prédire le moment de l'apparition de la maladie

il y a 8 heures 31 min
décryptage > Europe
Camp de Moria

Névrose collective : l’Europe pétrifiée face à la crise des migrants qui se noue à ses portes

il y a 9 heures 6 min
light > Culture
Icône du théâtre et du cinéma
Mort de l'acteur Michael Lonsdale à l'âge de 89 ans
il y a 1 heure 16 min
pépites > Justice
ENM
Eric Dupond-Moretti propose l'avocate Nathalie Roret pour diriger l'Ecole nationale de la magistrature
il y a 2 heures 46 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Bananas (&Kings)" de Julie Timmerman au Théâtre de la Reine blanche : une pièce courageuse et engagée, qui nous adresse un avertissement sans frais

il y a 4 heures 23 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Le métier de mourir" de Jean-René Van Der Plaetsen : spécial rentrée littéraire, un avant-poste confiné en territoire hostile. Le roman inoubliable d'une histoire vraie

il y a 4 heures 33 min
décryptage > Economie
Les entrepreneurs parlent aux Français

La Chine plus forte que le Covid. La France et les autres, au garde-à-vous

il y a 5 heures 27 sec
pépites > Politique
Bérézina
Déroute de la République en Marche au premier tour des élections législatives partielles
il y a 6 heures 24 min
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Comment choisir l'iPad qu'il vous faut parmi tous les modèles qui existent désormais ?
il y a 7 heures 23 min
pépite vidéo > Politique
Campagne électorale
Marine Le Pen "réfléchit" à quitter la présidence du Rassemblement national avant la présidentielle
il y a 8 heures 1 min
light > Politique
Etourdi
Pressé, le député Jean Lassalle se gare sur un passage à niveau et bloque un train
il y a 8 heures 36 min
décryptage > Justice
Horizons et moyens limités

Insécurité : pourquoi les ministères régaliens sont condamnés à l’esbroufe

il y a 9 heures 12 min
© ERIC FEFERBERG / POOL / AFP
© ERIC FEFERBERG / POOL / AFP
Bonnes feuilles

L’ombre de Nicolas Sarkozy, de François Baroin et Alain Juppé en marge du Penelope Gate : ces plans B qui auraient pu éviter à la droite de se saborder lors de cette "élection imperdable"

Publié le 01 mars 2020
Jannick Alimi et Frédéric Delpech publient "Le jour où la droite se saborda" aux éditions de l’Archipel. Ils analysent la déliquescence de la droite. Les Républicains continuent à subir les conséquences de leurs divisions. Extrait 2/2.
Jannick Alimi
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Rédactrice en chef adjointe au service Politique du Parisien/Aujourd'hui en France, Jannick Alimi est l'auteure de plusieurs essais dont Votre argent les intéresse. Comment banquiers et assureurs profitent de vous (Robert Laffont, 2006) et Baudelaire...
Voir la bio
Frédéric Delpech
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Journaliste et chroniqueur, Frédéric Delpech, chef du service Politique de LCI depuis 2011, est l'auteur de Sylviane et Bernadette sont en campagne (av. Liliane Delwasse, Ramsay, 2001), Quand les femmes prennent le pouvoir (av. Liliane Delwasse, Anne...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jannick Alimi et Frédéric Delpech publient "Le jour où la droite se saborda" aux éditions de l’Archipel. Ils analysent la déliquescence de la droite. Les Républicains continuent à subir les conséquences de leurs divisions. Extrait 2/2.

Vendredi midi, 3 mars 2017. Gérard Larcher et Bernard Accoyer s’engouffrent promptement sous le porche du 77 rue de Miromesnil. Le président du Sénat et l’ancien président de l’Assemblée nationale vont être reçus par celui qui n’a jamais abandonné, qui ne renoncera jamais, celui qui depuis cinq mois n’occupe plus le devant de la scène mais reste ô combien actif en coulisse, Nicolas Sarkozy. Larcher et Accoyer, deux des murs porteurs de François Fillon, mais plus pour longtemps. Le Penelopegate et même la mise en examen, passe encore… Mais ce meeting du Trocadéro qui se tiendra le dimanche suivant, au parfum antirépublicain, ingérable, c’est indigérable! En cas de gros grain, c’est donc naturellement que les deux hommes se tournent vers le dernier président de la République que la droite ait compté jusqu’à ce jour. 

Pendant l’entretien, qui dure moins d’une heure, Nicolas Sarkozy passe plusieurs coups de téléphone. Et en reçoit quelques-uns. L’un d’entre eux provient de François Fillon lui-même. Une conversation brève pendant laquelle l’ex-chef de l’État écoute plus qu’il ne parle. Une conversation qui se termine par un soupir de soulagement: Fillon abandonne et annule le Trocadéro. Sans attendre, Alain Juppé est averti et le plan B immédiatement déclenché. Sauf que, quelques minutes plus tard, c’est la douche froide: le candidat à la présidentielle a «réfléchi». Poussé par les plus déterminés de son équipe, François Fillon revient sur ses propos: « Laissez-moi faire jusqu’à dimanche et après je verrai.» Sous-entendu : tout dépendra du Trocadéro, de son succès, de son échec… Nicolas Sarkozy n’a pas le choix. 

Pourtant, ce dernier, défait aux primaires, s’est relevé. Une fois de plus. Comme toujours, c’est quand il est à terre qu’il retrouve l’énergie qui est devenue, depuis quarante ans qu’il est en politique, sa marque de fabrique. Discret après la victoire de son ancien Premier ministre aux primaires, il a su, depuis le Penelopegate, se rendre incontournable. Alors que Fillon, depuis novembre, n’avait même pas daigné se manifester auprès de lui, il avait enfin « accepté» un déjeuner, le 15 février dernier, « chez» Sarkozy, dans ses bureaux de la rue de Miromesnil. Et là, l’ancien président n’y est pas allé par quatre chemins: ce serait du donnant-donnant. Si l’ancien Premier ministre poursuit, Nicolas Sarkozy le soutiendra, mais en échange, Sarkozy placera ses troupes. François Baroin, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Christian Jacob. Pourquoi pas Christian Jacob comme coordinateur et Luc Chatel comme porte-parole et président des comités de soutien ? Et Baroin comme responsable du rassemblement politique? Il a toujours eu du mal à rassembler, ce «taiseux » de François Fillon. Toujours compliqué pour lui d’intégrer ceux qui ne l’ont pas soutenu pendant la primaire. Même ceux qui, après sa victoire, se sont ralliés avec enthousiasme. « La primaire, explique aujourd’hui Patrick Stefanini, l’ancien directeur de campagne de Fillon, a eu pour effet d’attiser les divisions personnelles à droite. Son calendrier a été trop tardif: en juin, l’été aurait permis de cicatriser les plaies, de réconcilier François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy et de préparer un enrichissement de son projet en direction des électeurs qui ne s’étaient pas intéressés à la primaire et de ceux des leaders centristes qui étaient restés sur l’Aventin. Lorsque sont publiées les premières accusations du Canard enchaîné, c’était trop tard. Les déceptions et les rancœurs suscitées par la primaire reprennent le dessus.» Et de faire acte de contrition. « Dans les quinze jours qui ont suivi le second tour de la primaire, un sommet à trois, Fillon, Juppé et Sarkozy, aurait donné une nouvelle impulsion à la campagne. C’est ma première erreur majeure et elle est de celles dont on ne se relève pas.» 

En tout cas, depuis le Penelopegate, Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse de placer ses pions. Et ce meeting du Trocadéro est l’ultime démonstration de cette reprise en main avec, en première ligne, François Baroin. 

Les fillonistes zélés l’ont quasiment jeté sur le devant de la scène. Juste derrière François Fillon, pour qu’il soit bien dans le champ des caméras. Comme Christian Jacob, d’ailleurs. Des trophées pour le candidat qui a besoin de tous les soutiens de Nicolas Sarkozy aux primaires. Mais des « chevaux de Troie» aussi pour Nicolas Sarkozy. 

Quand, de Bordeaux, Alain Juppé voit la silhouette emmitouflée de François Baroin proche de celle de François Fillon, le doute n’est plus permis: son heure est, selon lui, définitivement passée. Avec François Baroin, l’ancien président de la République donne son onction à François Fillon. Et vraisemblablement son extrême onction, car pour les proches du maire de Bordeaux, « Sarkozy préférait perdre avec Fillon que gagner avec Juppé».

Mais Alain Juppé, qui n’a pas rencontré Nicolas Sarkozy une seule fois depuis la fin des primaires, se trompe. En ce début d’après-midi, rien n’est encore joué et François Baroin – comme Nicolas Sarkozy – hésite encore. La veille, lors du Salon du livre politique à Sciences-Po, il avait confié à un journaliste qu’il était hors de question pour lui d’aller au Trocadéro… François Baroin sait que certains veulent qu’il annonce un ticket avec François Fillon, candidat à la présidence, et lui, futur Premier ministre. Mais pas maintenant. «On verra bien ce qui va sortir de cette grand-messe, doit se dire François Baroin. Soit ça passe, soit ça casse.» Dans tous les cas, François Baroin a une carte à jouer. Si ce meeting est un succès, il sera temps d’annoncer le ticket François-François, ce qui pourrait permettre de remobiliser en vue de la dernière ligne droite avant le premier tour de l’élection. Une alliance de deux des trois candidats aux primaires, ou de leur représentant, ça aurait de l’allure. «Juppé n’aura plus qu’à s’incliner, pense encore François Baroin. D’ailleurs, vu le nombre de défections parmi les juppéistes, le maire de Bordeaux va devoir rabattre ses prétentions – s’il lui en reste.» 

Baroin, l’autre plan B 

Pourtant, si le plan B Juppé n’était pas totalement enterré aux premières heures du Trocadéro, un autre plan B aurait pu être mis sur pied. Pendant quelques heures de cet après-midi du 5 mars, le plan B aurait pu être le plan Baroin. Si François Fillon renonçait, si Alain Juppé ne se décidait pas, le maire de Troyes était tout désigné. Plus de deux cents parlementaires et des milliers de maires étaient prêts à le soutenir. Ça sert d’être président de l’association des Maires de France! Déjà pressenti pour être Premier ministre de Nicolas Sarkozy s’il avait remporté les primaires puis la présidentielle, François Baroin avait effectué le travail de préparation mentale nécessaire pour exercer ce type de responsabilité, parmi les plus élevées. 

Le maire de Troyes voit le parvis du Trocadéro se remplir. Transi de froid sur l’estrade, il n’en doute pas: cela donne à François Fillon des clés politiques auxquelles personne d’autre ne peut prétendre. Pas question encore d’annoncer un duo Fillon-Baroin. Trop risqué. Au moins, François Baroin aura-t-il montré qu’il était aux côtés du candidat blessé jusqu’au bout. Loyauté avant tout! Les amis Républicains apprécieront, que François Fillon continue ou qu’il renonce. François Baroin apparaîtra soit comme un soutien indéfectible soit comme un recours. 

À cinquante et un ans, François Baroin, avec son physique d’adolescent maintes fois comparé à celui de Harry Potter – bien moins ressemblant depuis qu’il a retiré ses lunettes à monture ronde – est déjà un vieux routier de la politique. Avec un parcours jonché de jaloux, surtout au sein de sa propre famille. Cet ancien journaliste politique à Europe 1 est le fils de Michel Baroin, un haut fonctionnaire respecté, patron de la très influente GMF et grand-maître du Grand Orient de France, une des plus importantes obédiences maçonniques, décédé dans un accident d’avion au-dessus de l’Afrique. Élu à vingt-huit ans député RPR de l’Aube, François Baroin décide, après quatre mandats consécutifs, de se présenter aux sénatoriales, non sans avoir cultivé son ancrage territorial à Troyes, dont il devient maire en 1995. Depuis vingt ans, ce « bébé Chirac » s’est fait le cuir dans les allées du pouvoir, celles du parti gaulliste comme celles de la République. Porte-parole du gouvernement dès le premier gouvernement Juppé en 1995, deux fois ministre de Dominique de Villepin, il a été propulsé ministre du Budget puis de l’Économie alors que Nicolas Sarkozy est à l’Élysée et François Fillon à Matignon. «Ma légitimité, c’est sûr, ce ne sont pas des sympathisants et de leurs votes aux primaires que je la tiens. Mais de Nicolas Sarkozy, et ça vaut bien des millions de bulletins», doit penser François Baroin en ce dimanche 5 mars 2017. Voilà ce qui explique la présence de ce parangon d’une «droite des valeurs» aux côtés d’un candidat pourtant mis en examen depuis cinq jours. Le «patron» l’a décidé. 

Car Nicolas Sarkozy, c’est lui que François Baroin a choisi lors des primaires. C’est Nicolas Sarkozy qui, pour garder un œil voire la main sur une campagne qui n’aura pas été la sienne, a quasiment contraint François Baroin à participer à toutes les réunions stratégiques organisées par l’équipe de Fillon. Pas question pour l’ex-chef de l’État, perdant malheureux de la primaire mais toujours leader magnifique pour les militants, de jouer la politique de la chaise vide et de perdre, ainsi, outre l’Élysée, une once de pouvoir et une pincée d’influence sur le parti et sur celui qui reste, malgré le coup de grisou du Penelopegate, la seule option pour accéder à la magistrature suprême. 

D’ailleurs, Christian Jacob, le chiraco-sarkozyste, est bien présent, lui aussi, au Trocadéro. C’est le patron des députés Républicains. Un missi dominici de Nicolas, gardien du temple sarkozyste dès la campagne des primaires. « S’il y a un sujet qui fait l’unanimité en France aujourd’hui, c’est bien que les Français ont envie de mettre fin à l’amateurisme du quinquennat de François Hollande, avait expliqué alors le député de Seine-et-Marne. Et je considère que Nicolas Sarkozy a à la fois l’expérience, le tempérament, le sang-froid, la capacité à décider et aussi l’énergie pour être le président de la République.» Cinq mois plus tard, comment jugeait-il François Fillon, qu’il venait ostensiblement soutenir ce dimanche 5 mars au Trocadéro ? « Si François Fillon décide de poursuivre, il faudra bien qu’il fasse avec nous, les sarkozystes, pense avec délectation l’ancien agriculteur. Et moi, comme coordinateur de la campagne? Pourquoi pas? À Bruno Retailleau de me faire de la place.» 

Car les campagnes présidentielles, celui qui est encore maire de Provins connaît. En 1995, n’avait-il pas été le bras armé victorieux de Jacques Chirac auprès de l’électorat paysan? À cinquante-sept ans, Jacob a déjà été trois fois ministre sous la présidence du tutélaire Jacques Chirac. Chirac à qui il a voué, comme François Baroin, «son frère de lait en chiraquisme» comme il aime à le souligner, une fidélité absolue. Contrairement à François Baroin, toutefois, Christian Jacob, qui avait succédé à Jean-François Copé en 2010 à la présidence du groupe à l’Assemblée nationale, avait soutenu le maire de Meaux deux ans plus tard pour la direction du parti… contre François Fillon. Lequel, à l’époque, aurait surnommé Jacob «Rantanplan», fidèle parmi les fidèles à la voix de son maître Chirac. Fidèle et loyal, aussi et surtout, au parti et à son chef. Et le chef, pour Christian Jacob, c’était Nicolas Sarkozy depuis 2014. Malgré sa défaite aux primaires et son retrait officiel de l’arène politique.

Extrait du livre de Jannick Alimi et Frederic Delpech, "Le jour où la droite se saborda, Du Trocadéro à aujourd'hui, les coulisses d'un naufrage", publié aux éditions de l’Archipel

Lien vers la boutique : ICI

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (2)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
philippe de commynes
- 02/03/2020 - 09:49
Le vrai plan B qui aura encore manqué
Plusieurs choses a reprocher à Fillon.
La 1ère bien sur les emplois fictifs, mais c'est encore le moins grave, des centaines d'autres parlementaires ont eux aussi fait "travailler" leurs femmes , et l'on en a pas fait toutes une histoire.
La 2ème, plus grave, est sa naïveté, les autres au moins faisaient semblant que ce soit un travail ...
Mais le plus grave est encore d'avoir au final saboter la présidentielle de la droite.
Fillon pouvait encore convaincre que cela vaille encore la peine de le soutenir, c'est à dire proposer ce que l'électorat de droite désespérer d'entendre : des positions vraiment de droites sur l'immigration, l'identité, la sécurité, quitte à se faire boucher le nez aux chiraquiens .
Là on aurait pu se dire "çà en vaut encore le coup"
Il aurait été diabolisé par les media : tant mieux , il aurait pu répliquer "je propose ce que les gens attendent, ce qui est nécessaire pour sauver la France : tout ce que les biens pensants rejettent, d'ou cette cabale contre moi"
Ou alors il ne pouvait se résoudre à une telle ligne "populiste", mais là il devait laisser la place à un autre qui aie ses chances.
Mais non, il aura encore préférer planter la droite...
cmjdb
- 01/03/2020 - 09:25
PLAN B
DONC : Nous n'avions comme plan "B" qu'Alain JUPPE ! (un condamné !) et maintenant, le plan B' serait F. BAROIN, tous deux résidus de la chiraquie , laquelle a mis la France dans l'état que nous connaissons ! PAUVRE FRANCE ! PAUVRE DEMOCRATIE ! PAUVRE DROITE !