En direct
Best of
Best of du 9 au 15 janvier
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
ça vient d'être publié
pépites > Politique
« Cher Tayyip »
Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan s'écrivent pour apaiser les tensions
il y a 1 semaine 5 jours
pépites > Justice
Révélations de Mediapart
Justice : enquête ouverte contre Nicolas Sarkozy pour « trafic d’influence » dans le cadre d’activités de conseil pour le groupe russe Reso-Garantia
il y a 1 semaine 5 jours
pépites > Politique
Jupiter
Nouvelle colère d'Emmanuel Macron, cette fois contre certains ministres
il y a 1 semaine 5 jours
décryptage > International
Démocratie américaine en danger

Assaut sur le Capitole : autopsie de trois jours de folies américaines

il y a 1 semaine 5 jours
pépite vidéo > Santé
Eviter la pénurie
Le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, alerte sur la question de l'approvisionnement des vaccins pour l'hiver prochain
il y a 1 semaine 5 jours
décryptage > International
Université de Bogazici

Révolte étudiante à Istanbul ou les prémices d’un printemps turc

il y a 1 semaine 5 jours
pépites > Santé
Coronavirus
Bruno Le Maire et Gabriel Attal indiquent qu'un confinement est toujours possible
il y a 1 semaine 5 jours
décryptage > Santé
Espoir

Une étude démontre que les crises cardiaques pourraient être détectées des années à l’avance en surveillant le niveau de calcium dans les artères

il y a 1 semaine 5 jours
décryptage > Environnement
instrumentalisation judiciaire

Procès contre l’inaction de l’Etat : l’affaire du siècle est aussi la pire imaginable pour... le climat lui-même

il y a 1 semaine 5 jours
décryptage > Santé
Urgence sanitaire

Face à la Covid-19, finissons-en avec l’amateurisme public ! Le diagnostic implacable de fonctionnaires de la santé

il y a 1 semaine 5 jours
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand les billes précisent le moment et quand les disques détournent les heures : c’est l’actualité hivernale des montres
il y a 1 semaine 5 jours
pépites > Santé
Pénurie
Le maire de Neuilly-sur-Seine déplore que les quantités de vaccins annoncées ne soient pas au rendez-vous
il y a 1 semaine 5 jours
pépites > Santé
Coronavirus
La présence du virus dans les eaux usées de l'Ile-de-France en forte augmentation
il y a 1 semaine 5 jours
pépites > Santé
Bug
Après avoir été volontairement fermé hier le site Santé.fr de rendez-vous pour les vaccinations est ouvert en version simplifiée aujourd'hui
il y a 1 semaine 5 jours
décryptage > France
Couvre-feu à 18h

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

il y a 1 semaine 5 jours
décryptage > International
Guerre de l'information

A propos d’infox : la tentation de Joe Biden de suivre la politique des néoconservateurs

il y a 1 semaine 5 jours
décryptage > Santé
Mesures efficaces contre le virus

Covid-19 : les modèles d’efficacité sanitaire asiatiques, impossibles à reproduire en Europe ? 5 arguments pour démonter une imposture intellectuelle

il y a 1 semaine 5 jours
décryptage > Economie
Impact économique de la pandémie

Records à l’export : la Chine est-elle en train de gagner une bataille... ou la guerre des puissances commerciales ?

il y a 1 semaine 5 jours
décryptage > France
"Je ne livre pas les Juifs"

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

il y a 1 semaine 5 jours
pépites > Politique
Voile
Aurore Bergé dépose un amendement interdisant le port du voile aux petites filles
il y a 1 semaine 5 jours
Atlanti Culture

"Parasite" de Bong Joon-ho, Oscar 2020 du meilleur film : un film d'horreur jubilatoire

Publié le 12 février 2020
Le film du réalisateur coréen Bong Joon-ho a triomphé à Cannes et aux Oscars. Une version du film en noir et blanc s'apprête à sortir dans les salles françaises le 19 février. "Parasite" a reçu, le week-end dernier, les Oscars du meilleur scénario, du meilleur film international, du meilleur réalisateur et du meilleur film.
Dominique Poncet pour Culture-Tops
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Dominique Poncet est chroniqueuse pour Culture-Tops. Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le film du réalisateur coréen Bong Joon-ho a triomphé à Cannes et aux Oscars. Une version du film en noir et blanc s'apprête à sortir dans les salles françaises le 19 février. "Parasite" a reçu, le week-end dernier, les Oscars du meilleur scénario, du meilleur film international, du meilleur réalisateur et du meilleur film.

"Parasite" 

de Bong Joon-ho 

Avec Song Kang-ho, Lee Sun-kyun, Park Do-dam...

 

RECOMMANDATION
En priorité
Palme d'Or à Cannes, le dernier film du sud-coréen Bong-Joon-Ho commence en comédie et se termine en film d'horreur. Un sacré cocktail. Accrochez vos ceintures !

 

THÈME
Dans les quartiers inférieurs de Séoul, la famille Ki-Taek végète misérablement. Le père, la mère, le frère et la sœur sont tous  les quatre au chômage, et ne survivent (misérablement) que grâce à des combines minables. Leur seul luxe, qui leur tient, malgré tout, la tête hors de l'eau est l'amour et le respect qu'ils se portent mutuellement... 

A quelques encablures de là, dans une maison somptueuse des quartiers huppés de la ville, la famille Park  (formée aussi d'un père, d'une mère et de deux enfants plus jeunes) mène au contraire grand train. 

Un jour, Ki-woo, le fils  Ki-taek, arrive à se faire nommer comme  professeur particulier d'anglais de la fille des Park. Il a mis le pied dans la porte d'un château d'aujourd'hui, elle ne se refermera plus. Ki-woo va réussir à faire embaucher  par les Park chaque membre de sa famille à des postes divers...

C'est le début d'un engrenage, tordant au début, mais de plus en plus noir, de plus en plus vachard, de plus en plus violent...La comédie vire au thriller, puis au drame, puis au film d'horreur...Tout en restant jubilatoire.

 

POINTS FORTS
Voilà 20 ans maintenant que Bong Joon-ho fait du cinéma et, à chaque fois qu'il sort un film (c'est son septième), il réussit à nous en mettre plein la vue. Si certains réalisateurs  (même les plus grands) ne cessent de ressasser les mêmes thèmes ou de  creuser les mêmes genres, lui  s'aventure  dans tous les styles  (thriller, mélo, film de monstres, comédie, science-fiction, films d'horreur) avec une maestria qui laisse pantois. Pas un seul raté !

Parasite, évidemment n'échappe pas à la règle de cette excellence et de la surprise. C'est une fable sociale qui, dans une mise en scène  très maitrisée, joue avec tous les genres, successivement et même, à certains moments, en même temps. Comme tour de passe-passe cinématographique, on a rarement fait mieux ! Le plus étonnant est que, même au pire des scènes les plus violentes, l'humour  et le burlesque sont là, qui nous rappellent qu'on est au cinéma. Ce qui n'empêche en rien la corrosité du propos, car comme empêcheur de tourner en rond, le coruscant Bong Joon-ho sait se poser là : c'est, depuis toujours, un critique sans concession du capitalisme et de ses inégalités.

Evidemment les réalisateurs de sa trempe soignent leurs films jusque dans les moindres détails. Ici tout est parfait, cadres, lumière, rythme, musique et, bien sûr, distribution. Dans celle ci, on retrouve le fidèle des fidèles du cinéaste, Song Kang-ho, star en son pays depuis plus de vingt ans. Tête de naïf tranquille, mais regard allumé, l'acteur de 52 ans est ici, comme d'habitude, prodigieux.

 

POINTS FAIBLES
Je n'en vois aucun.

 

EN DEUX MOTS 
Après deux escapades internationales  (Snowpiercer et The Host), Bong Joon-ho revient sur sa terre de prédilection (son pays natal) pour y régler ses comptes avec les injustices sociales. A la fois explosif et implacable, drôle et satirique, mordant et émouvant, son Parasite a ébloui la Croisette en mai dernier. Le Jury  du Festival lui a d'ailleurs donné la Palme  d'or à l'unanimité. Personne n'a bronché. A noter que ce n'est pas chaque année que la plus grande manifestation cinématographique du monde couronne un film visible par tous les publics. Un film « élitaire pour tous », comme aurait dit feu le  génial metteur en scène, Antoine Vitez.

 

UN EXTRAIT
« J'aime beaucoup les histoires de lutte des classes. C'est en 2013 que j'ai eu l'idée de confronter deux familles, l'une  très riche, qui vit dans un quartier chic de Séoul, et l'autre, très pauvre, qui survit dans ses bas-fonds. J'ai d'abord voulu tirer une pièce de théâtre de cette confrontation. Et puis, finalement, je l'ai portée au cinéma en faisant se rencontrer les deux familles, mais d'une façon très subtile, très sournoise, pas du tout frontale. Cela me permettait à la fois d'être plus drôle et plus inventif ».

( Bong Joon-ho, réalisateur)

 

LE RÉALISATEUR
Né le 14 septembre 1969 à Daegu,  le réalisateur sud-coréen  Bong Joon-ho s'est imposé en quelques films, dans le peloton de tête des cinéastes les plus brillants et créatifs de la planète.

Son diplôme de sociologie, obtenu à l'Université de Yonsei, en poche, le jeune Bong Joon-Ho n'a pas attendu son reste : il s'est précipité dans le cinéma

D'abord, pour se faire la main, avec un court métrage, White man ( il raflera d'emblée  un prix), puis, en 2000 avec un long, Barking dog. Maitrise formelle, ton satirique et  mordant, écriture formelle éblouissante...Le public sud-coréen le porte aux nues. C'est en 2003 avec Memories of Murder que, d'une part, il va asseoir, dans son pays, sa réputation de cinéaste aussi doué qu'inventif  ( 5 millions de personnes iront voir son film !) et que de l'autre, il va conquérir la critique internationale. Inspiré par un incident survenu en Corée du Sud à la fin des années 80, son troisième long-métrage, The Host est classé par les Cahiers du cinéma comme le troisième film le plus important de l'année 2006.

Depuis, chaque sortie d'une œuvre de ce surdoué fait figure d'évènement, en France comme dans le monde, et même aux Etats-Unis.

En 2009, c'est Mother (présenté en compétition officielle du Festival de Cannes) ;  en 2013, Snowpiercer, le Transperceneige, adapté de la BD du même nom (un tabac chez amateurs de science-fiction) ; en 2015, The Host  (qui renouvelle de façon éblouissante le film de monstres).

Son septième long métrage, Parasite, qui sort cette semaine et qui, une fois encore, mêle les genres avec une maestria unique a tant bluffé les jurés du Festival de Cannes que ces derniers  lui ont décerné, à l'unanimité, la Palme d'Or.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires