En direct
Best of
Best of du 9 au 15 janvier
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

02.

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

03.

Covid-19 : les modèles d’efficacité sanitaire asiatiques, impossibles à reproduire en Europe ? 5 arguments pour démonter une imposture intellectuelle

04.

Révolte étudiante à Istanbul ou les prémices d’un printemps turc

05.

Procès contre l’inaction de l’Etat : l’affaire du siècle est aussi la pire imaginable pour... le climat lui-même

06.

Communication politique : Jean Castex et Olivier Veran, perdus pour la France

01.

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

02.

Communication politique : Jean Castex et Olivier Veran, perdus pour la France

03.

Justice : enquête ouverte contre Nicolas Sarkozy pour « trafic d’influence » dans le cadre d’activités de conseil pour le groupe russe Reso-Garantia

04.

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

05.

Face à la Covid-19, finissons-en avec l’amateurisme public ! Le diagnostic implacable de fonctionnaires de la santé

06.

Procès contre l’inaction de l’Etat : l’affaire du siècle est aussi la pire imaginable pour... le climat lui-même

ça vient d'être publié
pépites > Politique
« Cher Tayyip »
Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan s'écrivent pour apaiser les tensions
il y a 6 jours 11 heures
pépites > Justice
Révélations de Mediapart
Justice : enquête ouverte contre Nicolas Sarkozy pour « trafic d’influence » dans le cadre d’activités de conseil pour le groupe russe Reso-Garantia
il y a 6 jours 15 heures
pépites > Politique
Jupiter
Nouvelle colère d'Emmanuel Macron, cette fois contre certains ministres
il y a 6 jours 16 heures
décryptage > International
Démocratie américaine en danger

Assaut sur le Capitole : autopsie de trois jours de folies américaines

il y a 6 jours 17 heures
pépite vidéo > Santé
Eviter la pénurie
Le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, alerte sur la question de l'approvisionnement des vaccins pour l'hiver prochain
il y a 6 jours 17 heures
décryptage > International
Université de Bogazici

Révolte étudiante à Istanbul ou les prémices d’un printemps turc

il y a 6 jours 18 heures
pépites > Santé
Coronavirus
Bruno Le Maire et Gabriel Attal indiquent qu'un confinement est toujours possible
il y a 6 jours 18 heures
décryptage > Santé
Espoir

Une étude démontre que les crises cardiaques pourraient être détectées des années à l’avance en surveillant le niveau de calcium dans les artères

il y a 6 jours 19 heures
décryptage > Environnement
instrumentalisation judiciaire

Procès contre l’inaction de l’Etat : l’affaire du siècle est aussi la pire imaginable pour... le climat lui-même

il y a 6 jours 19 heures
décryptage > Santé
Urgence sanitaire

Face à la Covid-19, finissons-en avec l’amateurisme public ! Le diagnostic implacable de fonctionnaires de la santé

il y a 6 jours 20 heures
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand les billes précisent le moment et quand les disques détournent les heures : c’est l’actualité hivernale des montres
il y a 6 jours 14 heures
pépites > Santé
Pénurie
Le maire de Neuilly-sur-Seine déplore que les quantités de vaccins annoncées ne soient pas au rendez-vous
il y a 6 jours 15 heures
pépites > Santé
Coronavirus
La présence du virus dans les eaux usées de l'Ile-de-France en forte augmentation
il y a 6 jours 16 heures
pépites > Santé
Bug
Après avoir été volontairement fermé hier le site Santé.fr de rendez-vous pour les vaccinations est ouvert en version simplifiée aujourd'hui
il y a 6 jours 17 heures
décryptage > France
Couvre-feu à 18h

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

il y a 6 jours 18 heures
décryptage > International
Guerre de l'information

A propos d’infox : la tentation de Joe Biden de suivre la politique des néoconservateurs

il y a 6 jours 18 heures
décryptage > Santé
Mesures efficaces contre le virus

Covid-19 : les modèles d’efficacité sanitaire asiatiques, impossibles à reproduire en Europe ? 5 arguments pour démonter une imposture intellectuelle

il y a 6 jours 18 heures
décryptage > Economie
Impact économique de la pandémie

Records à l’export : la Chine est-elle en train de gagner une bataille... ou la guerre des puissances commerciales ?

il y a 6 jours 19 heures
décryptage > France
"Je ne livre pas les Juifs"

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

il y a 6 jours 20 heures
pépites > Politique
Voile
Aurore Bergé dépose un amendement interdisant le port du voile aux petites filles
il y a 6 jours 20 heures
© Janek SKARZYNSKI / AFP
© Janek SKARZYNSKI / AFP
Mémoire

75ème anniversaire de la libération d’Auschwitz : l’histoire de la Shoah prise au piège des réinterprétations politiques d’aujourd’hui

Publié le 23 janvier 2020
25 leaders mondiaux se sont retrouvés à Jérusalem pour commémorer la libération du camp symbole de l’extermination des Juifs d’Europe par les nazis. Avec une vision de l’histoire moins apaisée que lors d’anniversaires précédents
Hagay Sobol
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Hagay Sobol, Professeur de Médecine est également spécialiste du Moyen-Orient et des questions de terrorisme. A ce titre, il a été auditionné par la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée Nationale sur les individus et les filières...
Voir la bio
Serge Berstein
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Serge Berstein est un historien français du politique. Docteur ès lettres, il enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris. Membre des conseils scientifiques de la Fondation Charles de Gaulle et de l'Institut François-Mitterrand, il est  également...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
25 leaders mondiaux se sont retrouvés à Jérusalem pour commémorer la libération du camp symbole de l’extermination des Juifs d’Europe par les nazis. Avec une vision de l’histoire moins apaisée que lors d’anniversaires précédents

Atlantico.fr: Alors que les grands dirigeants européens vont s’exprimer lors de la cérémonie commémorant le 75ème anniversaire de l’Holocauste, beaucoup partagent le sentiment d’un hommage qui sert davantage de tribune politique aux nationalistes européens qu’au souvenir des morts de l’histoire.

Le 75ème anniversaire de l’Holocauste devait être placé sous le signe de la lutte contre l’antisémitisme. Mais l’événement reste marqué par les tentatives de minimisation de la Shoah par les dirigeants de la Russie, présents à la commémoration, et de la Pologne, qui n’ont pas été conviés à l’événement. Pourquoi ces ré-interprétations historiques de l’Holocauste ont-elles lieu aujourd’hui?

Hagay Sobol : De nombreux pays est-européens, en particulier la Pologne, restent dans une relation ambiguë vis-à-vis de l’Europe et de la Russie. Morcelée par le régime nazi, mise sous une chape de plomb durant l’ère soviétique, puis brutalement lancé dans le libéralisme économique, la Pologne, désormais stabilisée, cherche aujourd’hui à réécrire son roman national. Pour les dirigeants polonais, il s’agit de construire une nouvelle image dans le paysage de la modernité, image d’un pays vainqueur de la seconde guerre mondiale, chasseur des nazis et des soviétiques. Se dédouaner de toute implication dans la Shoah fait partie de ce processus de reconstruction historique nationale.

La Russie, pour sa part, est une nation presque spécialiste de la réécriture de son histoire. Révolution de 1917, Guerre de Tchétchénie … les exemples ne manquent pas. Mais ce 75ème anniversaire de la libération d'Auschwitz  est un événement hautement symbolique, qui va donner une visibilité importante aux nations qui vont s’y exprimer. Et la Russie va se servir de cette tribune sur le monde pour réaffirmer sa puissance, tant en Europe qu’au Moyen-Orient, en se présentant comme les grands vainqueurs de la seconde guerre mondiale. L’objectif est double : tenter de garder une certaine aura auprès des anciens pays satellites de l’union soviétique et rappeler son rôle majeur dans le maintien de la paix au Moyen-Orient.

Serge Berstein : Le fait que l’on célèbre en 2020 le 75° anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz a une double signification. En premier lieu il indique que la Shoah appartient désormais à l’histoire et non à l’actualité. En second lieu, il révèle que la nécessité de ce rappel  est la conséquence d’un retour de l’antisémitisme que l’horreur de la découverte du génocide exécuté par les nazis semblait devoir condamner pour jamais en 1945. Comment, dans ces conditions comprendre les tentatives de minimisation de l’événement dont les exemples russe et polonais offrent le meilleur exemple ? L’explication majeure réside dans le fait que l’antisémitisme, certes présent en Europe occidentale, est beaucoup plus enraciné dans les traditions nationalistes des pays de l’Europe centrale et orientale et que l’effondrement du communisme à la fin du XX° siècle (lequel n’a pas toujours renoncé à faire vibrer la corde antisémite) a permis la renaissance progressive du nationalisme exclusif et de sa dimension antisémite. Si la Russie et la Pologne tendent à minimiser la Shoah, c’est qu’une partie de la population de ces pays à l’époque de l’occupation allemande a observé sans réaction hostile les arrestations et les déportations de juifs, voire y a quelquefois prêté la main. Si les autorités polonaises actuelles protestent avec une telle vigueur contre l’expression de « camps de la mort polonais », indiquant que c’est l’occupant allemand qui les a créés et non une quelconque autorité polonaise (ce qui est exact), c’est aussi qu’elles ne tiennent pas à ce que les historiens se penchent sur le comportement d’une fraction de la population polonaise. Et avec quelques nuances, l’analyse pourrait être la même pour l’Ukraine ou la Russie.

La réappropriation politique de cette commémoration semble plus importante aujourd’hui qu’auparavant, comment l’expliquer?

Hagay Sobol : Il y a dans cette cérémonie une conjonction de valeurs symboliques.

Si les grandes puissances mondiales sont présentes, ce n’est pas pour faire plaisir à Israël. La présence de la France, de l’Allemagne, des Etats-Unis, démontre la prise de conscience du bouleversement profond qu’a connu la situation géopolitique du Moyen-Orient. Les cartes ont été totalement rebattues. Israël, en nouant des accords de non belligérance avec les pays du Golfe, est devenue une superpuissance régionale, qui seule peut s’opposer à l’hégémonie iranienne. Un haut dignitaire saoudien a visité Auschwitz. Le symbole est fort. 

La présence des grands dirigeants mondiaux à cette cérémonie est donc une prise de conscience de la précarité du monde devant des états totalitaires, comme la Turquie, la Corée du Nord et l’Iran, qui veulent en redéfinir la carte. Et je ne pense pas que les dirigeants mondiaux feront l’impasse sur les questions d’équilibres politiques, économiques et énergétiques à venir. Le plan pour la paix de Donald Trump sera d’ailleurs très probablement abordé dans les coulisses de la journée.

La symbolique de la cérémonie est d’autant plus forte que nous assistons sûrement à l’une des dernières commémorations d’une telle ampleur. Les survivants de l’Holocauste disparaissent, et la mémoire de la Shoah s'affaiblit progressivement avec eux. Le centième anniversaire n’aura certainement plus la même valeur. Pour cette raison, à mes yeux, l’événement ne méritait pas une telle récupération politique. Certains chefs d’états ont manqué de grandeur par rapport à la portée solennelle d’une telle cérémonie.

Serge Berstein : Si le problème de la Shoah appartient désormais à l’histoire, c’est aussi que son éloignement dans le temps fait que les survivants sont de moins en moins nombreux. Pendant longtemps, les tentatives de fausser l’histoire de quelques négationnistes à la Faurisson se sont heurtées à la réplique de ceux qui ont connu la déportation et ses horreurs ou de ceux qui ont vu le retour de déportation des véritables morts-vivants que la libération des camps a sauvés in extremis. Ceux-ci disparus, la porte est ouverte à toutes les dénégations et à toutes les thèses fantaisistes comme à toutes les récupérations qui servent les intérêts immédiats de ceux qui les produisent. C’est très exactement le stade où nous sommes parvenus aujourd’hui.

Peut-on enrayer ce processus de réécriture de l’Histoire?

Hagay Sobol : Tout est possible à condition de s’en donner les moyens. Il faut des actes politiques forts pour aller dans ce sens. Car il est toujours possible que le souvenir s’estompe. Il suffit de regarder cette génération de Polonais nés après la guerre qui ne savent plus aujourd’hui qui ils sont. Il y a comme une mise en abîme. S’il n’y a plus personne pour témoigner des événements, la question de leur existence vient se poser inéluctablement. Alors tout peut encore recommencer. C’est dangereux. 

À cela s’ajoute le problème de l’évolution permanente de l’antisémitisme. Aujourd’hui la majorité des actes antisémites est liée à l’islamisme. Quand un professeur d’histoire dans un collège laïc ne peut plus enseigner la Shoah, il y a un problème dans notre République, qui peut contaminer l’ensemble de notre société. « Il n’y a pas de degré minimal dans l’islamisme politique » disait Boualem Sansal. Il ne faut pas qu’un mensonge s’érige en vérité.

Serge Berstein : Or, il est bien évident que la connaissance de la Shoah est, pour la société humaine, un élément indispensable de formation en  mettant en évidence jusqu’à quel degré d’ignominie peut conduire la négation de l’humanisme, la volonté totalitaire d’imposer une race, une manière de vivre ou de penser et d’entendre supprimer toute altérité. Sans doute  les travaux incontestables des historiens qui ont travaillé sur le sujet et fondé leurs conclusions sur des preuves irréfutables constituent-ils un antidote au négationnisme, mais quelle est l’audience d’un livre que seuls quelques spécialistes liront face aux affirmations sans preuve émises sur un réseau social et reproduit à des milliers d’exemplaires. C’est pourquoi il n’est d’autre solution, fût-ce au risque de la lassitude, que de rappeler sans cesse  ces années noires où le nationalisme exacerbé s’est employé à tenter de détruire une part de l’humanité.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (3)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
hoche38
- 24/01/2020 - 09:35
Inadaptation au changements?
Ils n'avaient surtout pas imaginé, avec le basculement de la Gauche militante en faveur des Palestiniens, que leur piège allait se refermer sur eux.
Marie Esther
- 23/01/2020 - 13:57
il n'y a pas 25 chefs d'etat
a Jerusalem se trouvent 49 leaders mondiaux. Il manque le president polonais qui a choisi de ne pas venir car il y avait une visite officielle de Poutine et Duda criagnait que Poutine critique la Pologne sans droit de reponse de celle ci. Il manque egalement le president ukrainien qui se trouve a Jerusale mais qui a choisi de donner les 5 places de sa delegation et la sienne a des rescapes de la Shoah (ce qu'ont fait egalement 4 ministres israeliens). A noter qu'un Saoudien (qui a deja visite Jerusalem) sera present
Sinon la reinterpretation politique existe pour tous les evenements. Je prefere voir 49 leaders mondiaux discuter, s'engager sur l'antisemitisme, ecouter les temoignages et regarder les films realises a cette occasion par Yad Vachem qui ne fait pas de recuperation politique. C'est la premiere fois qu'un tel forum a leu en Israel, dans sa capitale Jerusalem et il ne faut pas bouder son plaisir.
Cela signifie qu'Israel a su s'imposer dans l'environnement mondial malgre les appels au terrorisme, les appels au boycott et malgre les resolutions imbeciles de l'Assemblee Generale de l'ONU et des resolutions de l'Unesco qui nient souvent tout lin entre Israel et sa terre
tubixray
- 23/01/2020 - 13:52
Retenir le dernier paragraphe
Les derniers antisémites y sont clairement identifiés : les islamistes.
Que fait l'état français pour les combattre = rien.
Pire, ils sont fréquemment écoutés, aidés, non discriminés pour des raisons politiques (la gauche) ou électorales (tous sauf le RN).
Un bien beau pays que la France.