En direct
Best of
Best of du 12 au 18 septembre
En direct
ça vient d'être publié
pépites > Santé
Lutte contre le virus
Olivier Véran dévoile de nouvelles mesures dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 et précise que "la situation continue globalement de se dégrader"
il y a 2 heures 50 min
light > France
Monument de la gastronomie
Mort de Pierre Troisgros, le légendaire chef trois étoiles
il y a 6 heures 13 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"L’Ours et Une demande en mariage" de Anton Tchekhov : de biens étranges déclarations d’amour

il y a 8 heures 37 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Blackbird" de Roger Michell : par le réalisateur de "Coup de foudre à Notting Hill", un drame bouleversant sur les adieux d’une mère à sa famille… Avec une Susan Sarandon au sommet…

il y a 9 heures 16 min
décryptage > Terrorisme
Menace terroriste

Daech au grand Sahel : l’assassinat des Français au Niger, une preuve de plus de sa résistance

il y a 11 heures 28 min
décryptage > Economie
Projet de fusion

Suez – Veolia : le mythe toxique du "champion national"

il y a 11 heures 38 min
décryptage > France
"Le Livre noir de l'autisme"

Autisme : les cobayes de la honte

il y a 11 heures 56 min
pépite vidéo > Politique
LREM
Aurore Bergé révèle qu'il existe un "malaise profond" au sein de La République en marche
il y a 12 heures 31 min
décryptage > Science
Univers

Ce que la dernière photo prise par la NASA nous révèle de Jupiter

il y a 13 heures 11 min
décryptage > Finance
Impact de la crise du Covid-19

Retour à la réalité sanitaire sur les marchés financiers : attention aux secousses sur les marchés

il y a 13 heures 35 min
light > Culture
Icône de la chanson française
La chanteuse Juliette Gréco est morte à l'âge de 93 ans
il y a 4 heures 2 min
pépites > Société
Evolution
Emmanuel Macron annonce "7 jours obligatoires" dans le cadre du congé paternité d'un mois
il y a 6 heures 38 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Les pôles, une aventure française" de Dominique Le Brun : "il y a trois sortes d’hommes : les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer". Aristote

il y a 8 heures 49 min
décryptage > International
Espoir

Un processus de paix en Afghanistan, quelle issue et à quel prix ?

il y a 11 heures 11 min
Futur
Elon Musk espère produire une voiture électrique coûtant 25.000 dollars d'ici trois ans
il y a 11 heures 35 min
décryptage > Europe
Union européenne

La force : question de taille ou d’agilité ?

il y a 11 heures 45 min
light > People
People
Le prince Harry et Meghan Markle critiqués pour avoir donné leur avis sur la prochaine élection présidentielle américaine
il y a 12 heures 19 min
décryptage > France
Un pluriel apaisant

Ne dites plus "séparatisme" (c'est stigmatisant) dites "séparatismes" (ça ne veut rien dire)

il y a 13 heures 4 min
pépites > Justice
Enquête
Une dizaine d’ADN inconnus trouvés sur un matelas de Michel Fourniret
il y a 13 heures 13 min
pépites > International
Russie
Alexei Navalny, opposant politique russe, a quitté l'hôpital allemand où il était soigné
il y a 13 heures 43 min
© Reuters
© Reuters
Techno-suicide

Retraites : le techno-suicide du gouvernement

Publié le 12 décembre 2019
Le gouvernement passera-t-il l’hiver ? Après le discours du Premier Ministre au CESE, ce midi, on peut en douter. Jamais la maladresse politique n’avait été poussée aussi loin, et jamais on avait montré autant d’efficacité à rallier contre soi tous ceux qui étaient prêts à soutenir un projet pourtant boiteux.
Éric Verhaeghe
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Éric Verhaeghe est l'ancien Président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr ...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le gouvernement passera-t-il l’hiver ? Après le discours du Premier Ministre au CESE, ce midi, on peut en douter. Jamais la maladresse politique n’avait été poussée aussi loin, et jamais on avait montré autant d’efficacité à rallier contre soi tous ceux qui étaient prêts à soutenir un projet pourtant boiteux.

Quand Edouard Philippe défie le bon sens

Il suffisait pourtant des dix doigts de la main pour calibrer la stratégie gouvernementale. Trois syndicats contestataires appellent à la grève : la CGT, FO et Sud. Quelques troupes supplétives les accompagnent, comme le SNES dans l’éducation ou la CGC dans le secteur privé. Deux grands syndicats représentatifs (l’UNSA et la CFDT) ne souhaitent pas appeler à la grève et posent une condition à leur ralliement : le renoncement à toute mesure d’âge immédiate, pour éviter de « polluer » le débat sur le système par points.

Le bon sens, après le succès du mouvement de jeudi dernier, consistait donc à accéder aux conditions posées par la CFDT et l’UNSA pour émousser les oppositions et construire une majorité. Il fallait éviter à tout prix d’évoquer un allongement de la durée de cotisation, sous peine de donner raison à tous ceux qui soupçonnent le gouvernement de vouloir réformer les retraites pour en durcir les conditions d’accès et de calcul.

Et patatras, dans une étrange psychorigidité caractéristique des élites technocratiques, Edouard Philippe est resté droit dans ses bottes. Il a fait ce qu’on lui avait précisément déconseiller de faire. En un mot, il n’a pas voulu lâcher de lest. Immédiatement, Laurent Berger a annoncé qu’il lâchait le gouvernement.

On reste sidéré par autant de maladresse, qui signe l’échec du curiaçage des partenaires sociaux.

Edouard Philippe porte la doctrine du Conseil d’Etat

Il faudrait s’interroger sur les raisons profondes de cette surdité des élites vis-à-vis de tout ce qui n’appartient pas à leurs rangs. On trouvera quelques éléments de réponse dans le discours du Premier Ministre, qui a triomphalement proclamé le renouement avec le pacte social de 1945. On passera ici sur l’inexactitude historique qui attribue la création de la CNAV et de la retraite par répartition au gaullisme, alors que nous les devons à Vichy. Rappelons seulement que le principe d’un régime universel fut porté dès les années 30 par un groupe de conseillers d’Etat devenus illustres par la suite, composé notamment d’Alexandre Parodi et de Pierre Laroque.

Depuis cette époque, on doit à de nombreux conseillers d’Etat l’ambition de parachever l’œuvre entreprise en 1941 avec la création de la CNAV et consolidée par le gouvernement provisoire de 1944. Cette ambition d’un régime universel a justifié la création de l’aberrant RSI, en 2005, par Philippe Bas et Renaud Dutreil, tous les deux ministres et conseillers d’Etat. De façon significative, elle est parachevée par Edouard Philippe, lui aussi conseiller d’Etat avant d’être maire, puis député, puis Premier Ministre.

Edouard Philippe nous donne ici un superbe exemple de réforme portée par la technostructure au pouvoir. Longtemps retardée, la création d’un régime universel a repris du poil de la bête au début des années 2000, au fur et à mesure que les élus étaient disqualifiés au profit d’une élite technocratique recrutée par concours.

Le pays réel se grippe

Dès 1945, l’idée d’un régime universel de retraites a suscité la résistance profonde du pays réel. C’est ce qui explique la survie des régimes spéciaux inventés dans les années 30 et bien plus avantageux que le système soviétisant proposé par les conseillers d’Etat depuis toujours.

Comme en 1945, l’ambition d’inclure tous les Français dans un système unique suscite une hostilité opiniâtre, y compris chez les adeptes de la solidarité si vivaces à la CGT. Le gouvernement en fait aujourd’hui l’amère expérience. Il est parvenu à fédérer tous les syndicats, à l’exception de la CFTC, contre cet objectif d’universalité. Cette unité syndicale retrouvée laisse planer peu de doutes sur l’issue du mouvement en cours qui devrait obtenir le retrait pur et simple du projet.

Toute la question est de savoir où s’arrêtera la colère de ceux qui sont sidérés par la méthode suivie, et qui consiste à vanter les mérites de la concertation pour ne surtout pas la pratiquer. Un simple retrait du texte suffira-t-il à apaiser les esprits ? On a un doute, tant la colère qui a besoin de se déverser, désormais, paraît profondément ancrée dans les esprits.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (7)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
gerint
- 13/12/2019 - 00:44
Je suis viscéralement contre un système universel
C’est enlever toute liberté aux citoyens
clo-ette
- 12/12/2019 - 18:52
La feuille de route
est suivie par Macron . tout est marqué, dans l'ordre pour préparer le pays à la "mondialisation" .
J'accuse
- 12/12/2019 - 16:19
Retrait du projet, dissolution, démission
La bêtise du gouvernement est incommensurable: tout ce qui doit être fait est ignoré, tout ce qui doit être évité est fait.
A ce niveau-là, c'est du crétinisme.
On a le sentiment qu'en 18 mois de négociation, rien n'a été fait: tout est à reprendre à zéro, y compris le principe de la réforme, y compris le besoin même d'une réforme. globale.
Mais qu'a donc fait Delevoye pendant tout ce temps, grassement payé avec notre argent (sans compter ses rémunérations annexes "oubliées" dans sa déclaration) pour arriver à un blocage total ?
Macron se tient en arrière pour ne pas s'exposer, mais tout le monde sait que c'est lui qui dirige tout... et son contraire en même temps.
On veut sa tête.