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Baisse en vue ?

Les taux d’intérêt à court terme ont-ils fini de baisser ?

Publié le 25 novembre 2019
Fraîchement arrivée à la tête de la BCE, Christine Lagarde, va-t-elle continuer de défendre la politique de taux d'intérêt bas menée par l'institution ?
Jean-Paul Betbeze
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Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ;...
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Fraîchement arrivée à la tête de la BCE, Christine Lagarde, va-t-elle continuer de défendre la politique de taux d'intérêt bas menée par l'institution ?

« Oui, si… » nous dit Christine Lagarde le 22 novembre, dans son premier discours en tant que Présidente de la Banque centrale européenne. Un discours qui a dû sonner comme une forte répétition de ceux de Mario Draghi, devant cet auditoire majoritairement composé de banquiers allemands à Frankfort. « Oui, si…» la situation économique de la zone euro finit par s’améliorer, ce qui n’est pas sûr : elle stagne depuis trois mois, à un niveau faible. Christine Lagarde développe alors sa position, mettant (politiquement) en avant deux dangers opposés. « D’un côté, une union monétaire trop axée sur le partage des risques peut conduire à du hasard moral et à trop peu d’épargne», dit-elle. Traduction en un français moins technique et moins diplomatique : par des taux bas, nous voulons que les économies repartent, mais certaines peuvent en profiter pour surendetter leurs entreprises et leurs états. Il y aura alors creusement des déficits et insuffisance d’épargne, quitte à ce que « les autres » payent leur renflouement en cas de crise financière (hasard moral). On aura reconnu « la critique allemande » contre Mario Draghi (et peut-être aussi contre la France et l’Italie, après Grèce, Portugal et Espagne) : les taux trop bas ont eu et peuvent avoir des effets pervers dangereux. Ils poussent au crime d’excès de dette et réduisent l’intérêt de comportements vertueux : la réduction des déficits budgétaires, par les réformes.

Ayant repris « la critique allemande », Christine Lagarde peut alors poursuivre. « Mais d’un autre côté, mettre trop l’accent sur la réduction du risque peut conduire au problème opposé : excès d’épargne et croissance fragile de pays forcés de s’autoassurer en menant des surplus persistants ». Traduction en français moins technique et moins diplomatique : une union monétaire où le souci prioritaire est de demander à chaque pays de réduire sa propre dette y mène à moins de croissance et à un excès d’épargne chez lui puis dans toute la zone, par manque de solidarité fiscale et bancaire. Aura-t-on reconnu l’Italie devenue vertueuse, une conversion peu signalée ? Elle le paye politiquement, avec une croissance de 0,3% et un excédent de compte courant de 2,6% du PIB, avec peu de consommation et d’investissement, donc peu de croissance par la demande interne, pour réduire sa dette publique (135% du PIB) avec un excédent primaire (avant frais financiers) de l’ordre de 1% du PIB ? Aura-t-on reconnu aussi l’Allemagne, où l’activité industrielle continue de se réduire selon l’enquête Markit publiée le 22 novembre, avec une croissance à 0,5% seulement, mais avec un excédent budgétaire à 1,9% du PIB, des comptes courants de 7,6%  du PIB (record mondial !) et une dette publique qui veut passer au-dessous de 60% du PIB (61,9% actuellement). « Oui les taux sont assez bas en zone euro, si…» la coopération s’y complète par de moindres excédents budgétaires allemands (notamment) et un plus important programme d’investissements « verts » pour la zone entière cette fois, avec plus d’efficacité et de sérieux des autres (France notamment) » : c’est la doxa de la BCE. 

« Oui, ils doivent : ces taux d’intérêt sont si bas qu’ils cachent les risques, poussent à la dette et dissuadent d’épargner », dit… la BCE dans sa Revue de Stabilité Financière de novembre ! Leur baisse a poussé des ménages et des entreprises trop fragiles à se surendetter, et plus encore le shadow banking. Elle pourrait « encourager une prise de risque excessive de la part de certaines institutions financières non bancaires et sociétés non financières fortement endettées, ainsi que sur certains marchés de l’immobilier ».  C’est le premier point soulevé par Christine Lagarde.

« Oui : ils sont si bas qu’ils menacent la solidité de nos établissements », disent les banquiers. Le rendement des fonds propres bancaires est de 8% : les banques sont très sous-valorisées en bourse, ce qui les conduit à distribuer beaucoup de leur résultat en dividendes, pour tenir leurs cours. En plus, les régulateurs nous demandent plus de fonds propres pour renforcer notre solidité, d’autant plus si nous faisons plus de crédit, dont la demande monte, avec ces taux bas peu rentables pour nous ! Ces taux bas qui poussent à s’endetter, fragilisent aussi les prêteurs ! Pareil pour nous, disent les assureurs. 

« Oui, ces taux sont bas pour faire repartir l’économie par le crédit, avec des effets pervers je l’admets, et vous devez donc vous restructurer pour être plus efficaces et moins chers dans la distribution de crédit, donc moins nombreux », répondait Mario Draghi, pensant d’ailleurs aux banquiers allemands, devenus bien moins rentables que les italiens !

« Non, ces taux sont encore trop hauts aux États-Unis », dit Donald Trump. Il voudrait que Jerome Powell, le Président de la Banque centrale américaine les baisse encore, pour soutenir la croissance et ne pas renforcer le dollar dit-il, et surtout éviter un fort ralentissement (pire une récession) en 2020, année de sa campagne de réélection. Et ces taux plus bas permettront en même temps aux banques de faire plus de crédit aux États-Unis, sachant que les contraintes techniques et prudentielles des banques moyennes ont été déjà allégées, sous sa pression. « Ils sont assez bas pour l’instant » répond Jerome Powell. Il ne prévoit pas de les baisser les 10 et 11 décembre a-t-il fait savoir (et peut-être même fait comprendre au Président Trump, qui l’a invité à la Maison Blanche le 18 novembre). 

Oui dit le FMI, ces taux bas font partout trop monter le crédit, donc les risques, notamment dans les pays et intermédiaires financiers fragiles. On comprend que ces taux si bas partout sont faits pour faire repartir l’économie. Mais, faute de réformes, d’innovations (et de courage politique), ils alimentent plus le statu quo et les bulles que les investissements et les formations de rupture. 

Alors : oui ou non ? Comment trancher ? Pour répondre, demandons-nous ce qui se passera si les États-Unis vont mieux, et remontent leurs taux, au milieu de ces excès de dettes ? Une nouvelle récession mondiale, à partir des pays fragiles. Et que se passera-t-il si les États-Unis vont plus mal, et baissent les leurs ? Les baisses reprendront. Bien sûr, le Comité monétaire de la Fed nous dit, le 30 novembre : « Tous les participants trouvent qu'actuellement, les taux négatifs ne sont pas un outil de politique monétaire intéressant pour les Etats-Unis ». Mais, juste après, « ils n’excluent pas, le cas échéant, qu’il pourrait être approprié de réestimer le rôle potentiel des taux négatifs comme outils de politique monétaire » ! 

Moralité : les taux sont bas parce la croissance est durablement basse. Ils n’ont donc pas fini de rester bas, puis l’on va bientôt craindre qu’ils baissent encore, crise partout, ou qu’ils montent, crise chez les surendettés ! Dans les deux cas, banques, assureurs et entreprises doivent se renforcer, et les états en profiter pour faire des investissements stratégiques, pas des dépenses courantes  !

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Commentaires (2)
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ajm
- 25/11/2019 - 23:46
Catastrophe certaine ou possible.
On ne maîtrise complètement jamais quoique ce soit ou alors c'est un hasard très heureux. Seuls les fous ou les crétins pensent vraiment tout maîtriser. La politique des taux bas est indispensable dans les circonstances actuelles et prévisibles mais elle a aussi de sérieux inconvénients. C'est le meilleur choix mais il peut nous réserver de douloureuses surprises. Un relèvement substantiel et durable des taux de déclencherait, lui de façon certaine , rapide et sans surprise une très forte récession, un chômage massif , des crises financières majeures et des bouleversements politiques et sociaux gravissimes. Cela plairait sans doute à très court terme à nos copains Allemands comme leur attaque de la Belgique neutre en août 1914, de la Pologne en septembre 1939 , qui étaient, chez eux, très populaires . On est pas obligé de produire une catastrophe certaine type 1929 pour éviter d'autres catastrophes hypothétiques.
guzy1971
- 25/11/2019 - 14:09
rigolez pas c'est avec vos impôts
Et vous pensez que les gens qui nous gouvernent maitrisent la situation ?