En direct
Best of
Best of du samedi 2 au vendredi 8 novembre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

La fusion nucléaire pourrait-elle être notre bouée de sauvetage énergétique ?

02.

Quatre ans après le Bataclan, la France désemparée face à la zone grise qui sépare islam politique et terrorisme

03.

Ces 3 grandes réformes du capitalisme libéral auxquelles Emmanuel Macron ne s’est toujours pas attaqué

04.

Le sondage qui fait peur sur l’état intellectuel de la fonction publique

05.

Les hyper riches croulent sous des montagnes de cash mais l’excès de liquidités tue leur richesse

06.

Décembre social en vue : mais que souhaitent vraiment les Français ?

07.

Julie Graziani : « Criminaliser les idées et les mots, c’est empêcher de réfléchir »

01.

Et si l’univers était une sphère fermée ? C’est ce que pourraient suggérer des observations de l’Agence spatiale européenne

02.

Euphémisation du réel : les évidences inaudibles de Zineb El Rhazoui et Julie Graziani

03.

Le sondage qui fait peur sur l’état intellectuel de la fonction publique

04.

Vérité des chiffres : il faudrait ouvrir une centrale nucléaire par jour dans le monde pour respecter l’objectif d’émissions carbone zéro en 2050

05.

Julie Graziani : « Criminaliser les idées et les mots, c’est empêcher de réfléchir »

06.

Les aventuriers du bon sens perdu : ce que la tempête autour de Julie Graziani nous dit des blocages intellectuels du monde actuel

01.

Les aventuriers du bon sens perdu : ce que la tempête autour de Julie Graziani nous dit des blocages intellectuels du monde actuel

02.

"Quand des Juifs partent c'est la France qu'on ampute" a dit Macron. Mais il a omis de préciser qui ampute…

03.

Et si l’univers était une sphère fermée ? C’est ce que pourraient suggérer des observations de l’Agence spatiale européenne

04.

Euphémisation du réel : les évidences inaudibles de Zineb El Rhazoui et Julie Graziani

05.

The Economist : Emmanuel Macron affirme que l'Otan est en état de "mort cérébrale" et que l'Europe est en danger

06.

Emmanuel Macron et sa névrose de l’ennemi

ça vient d'être publié
décryptage > Media
L'art de la punchline

Un 13 novembre en tweets : Jean-Sébastien Ferjou en 280 caractères

il y a 31 min 11 sec
décryptage > Culture
Atlanti Culture

Exposition "Greco" au Grand Palais : Greco, ce génie...

il y a 1 heure 26 min
pépites > International
Bras de fer
Recep Tayyip Erdogan considère que les propos d'Emmanuel Macron sur l’Otan et la Turquie sont "inacceptables"
il y a 2 heures 49 min
décryptage > Europe
Facilité

Souveraineté numérique : attention aux pièges de l’ambition politique européenne

il y a 3 heures 52 min
décryptage > Consommation
Enchères Patek Philippe

Une montre en acier adjugée à 28 millions d’euros, c’est extravagant, mais n’est-ce pas indécent ?

il y a 4 heures 39 min
décryptage > International
Lueur d'espoir

Quand l’Amérique du Sud trahit les espoirs de la gauche radicale … à moins que ce ne soit l’inverse

il y a 5 heures 16 min
rendez-vous > Social
Politico Scanner
Décembre social en vue : mais que souhaitent vraiment les Français ?
il y a 5 heures 30 min
décryptage > Economie
BCE

"En finir avec une politique monétaire insensée ?" Petite démolition argumentée d’un raisonnement 100% faussé

il y a 6 heures 5 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Face à l’offensive de Disney, Amazon, Google et Apple, les chaînes de télé et le cinéma risquent d’être définitivement dépassés

il y a 7 heures 53 sec
pépites > France
Hommage
Un jardin du souvenir pour les victimes des attentats du 13 novembre 2015 sera bientôt ouvert à Paris
il y a 19 heures 22 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Un amour sans résistance" de Gilles Rozier : interroge intelligemment en laissant la place à plusieurs interprétations

il y a 1 heure 18 min
light > High-tech
Mickey détrône Netflix
10 millions de personnes se sont abonnées à Disney + en un seul jour
il y a 2 heures 24 min
décryptage > Politique
Engagement

Combats de gauche : alerte à la supériorité morale

il y a 3 heures 30 min
décryptage > Santé
Manger avec Atlantico

Vous n'aimez pas les épinards ? Cette étude scientifique vous explique pourquoi

il y a 4 heures 3 min
décryptage > Politique
Espèce protégée ?

Esther Benbassa savez-vous qu'il y a des Juifs antisémites ?

il y a 5 heures 3 min
décryptage > International
Crise

Fin de l’histoire : leçons planétaires d’une démission bolivienne

il y a 5 heures 22 min
décryptage > Social
La réforme venait du froid

Retraites : le modèle suédois ne va pas si mal que ça, merci

il y a 5 heures 48 min
décryptage > Santé
Journée “hôpital mort”

Crise (permanente) à l’hôpital : mais que faisons-nous donc de nos prélèvements obligatoires records ?

il y a 6 heures 34 min
rendez-vous > Media
Revue de presse des hebdos
L'Express voit Macron paralysé; Rachida Dati fait face à ses ennemis; Ségolène Royal veut faire taire les siens, et le PS qu'elle arrête de détourner son temps de parole; Retraite: plus les Français sont âgés, plus ils la souhaitent tardive
il y a 7 heures 11 min
pépite vidéo > Terrorisme
Lutte contre le terrorisme
13 Novembre : selon Laurent Nuñez, l'état de la menace terroriste reste "toujours aussi élevé"
il y a 21 heures 44 min
© JORGE SILVA / POOL / AFP
© JORGE SILVA / POOL / AFP
Merci Barack

Comment Poutine a réussi à subtiliser le Moyen-Orient au nez et à la barbe des Etats-Unis

Publié le 18 octobre 2019
La Russie est devenue un acteur majeur dans le cadre de la stabilisation du Moyen-Orient. Vladimir Poutine a également occupé un rôle important lors des décisions sur la crise syrienne.
Cyrille Bret, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, de Sciences-Po Paris et de l'ENA, et anciennement auditeur à l'institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) est haut fonctionnaire et universitaire. Après avoir enseigné...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Cyrille Bret
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Cyrille Bret, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, de Sciences-Po Paris et de l'ENA, et anciennement auditeur à l'institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) est haut fonctionnaire et universitaire. Après avoir enseigné...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
La Russie est devenue un acteur majeur dans le cadre de la stabilisation du Moyen-Orient. Vladimir Poutine a également occupé un rôle important lors des décisions sur la crise syrienne.

Atlantico.fr : La Russie est de plus en plus présentée comme un acteur majeur de la stabilisation du Moyen-Orient. Poutine serait devenu l'éminence grise capable d'influencer les décisions des principaux acteurs autour de la crise syrienne. Comment expliquer cette réussite de la part d'un pays dont les dépenses militaires, relativement à celles de l'OTAN ou des Etats-Unis, sont faibles, et qui a été l'objet d'une grande méfiance de la communauté internationale depuis une dizaine d'années ?

Cyrille Bret : Depuis l’intervention militaire en Syrie en septembre 2015, la Fédération de Russie a fait un retour très remarqué sur la scène stratégique, diplomatique et économique du Moyen-Orient. Appelée par la présidence Al-Assad, elle a déployé un contingent militaire terrestre, naval, aérien et cyber en Syrie et dans la zone pour soutenir les forces gouvernementales dans leurs combats contre l’EI mais aussi contre l’opposition. Il s’agit là d’une politique qui plonge ses racines dans la période soviétique et même dans la période tsariste. Vladimir Poutine a réactive l’alliance que l’URSS avait scellée avec Al-Assad père au début des années 1970 et a plus largement repris la politique d’alliance de la Russie dans la zone… jusqu’à l’étendre. Il partage certains objectifs avec l’Iran en Syrie et en Irak. La Russie a même réussi à se rapprocher de l’Arabie Saoudite de MBS, pourtant allié central des Etats-Unis dans la zone. Elle entretient des liens forts avec Israël. Elle est même parvenue à se rapprocher du rival séculaire turc, pilier de l’OTAN, jusqu’à l’inviter au salon de l’armement MAKS 2019. Aujourd’hui, la Russie ne façonne pas seule le destin de la région mais fait de nouveau partie des acteurs majeurs du Grand Jeu qui s’y déroule

Peut-on dire que l'influence russe au Moyen-Orient est aussi liée à de mauvaises décisions de la part des pays occidentaux ? Quelle est la part de responsabilité du gouvernement américain dans cette nouvelle donne géopolitique ?

Le retour très rapide de la Russie en Syrie et dans toute la région doit en grande partie à l’impression, répandue dans la région, d’un désinvestissement américain – réel ou supposé. La présidence Obama et la présidence Trump ont marqué un retrait des Etats-Unis après une décennie 2000 marquée par l’intervention américaine en Irak. La priorité des deux présidents a été de se désengager d’Irak, de limiter les ressources dans la zone pour les redistribuer en faveur du « pivot » vers l’Asie et de diffuser dans l’opinion américaine l’idée que le Moyen-Orient n’était pas nécessairement un intérêt vital pour les Etats-Unis. Ainsi, ils se sont fort peu occupés du conflit israélo-palestinien, ils ont critiqué leurs alliés saoudiens et ont laissé planer le doute sur leur volonté de s’impliquer dans la guerre en Syrie. La Russie a utilisé le vide relatif laissé par les Etats-Unis dans la région.

L'intervention russe en Syrie et son levier d'influence au Moyen-Orient peut-elle lui permettre de briser son isolement ? Dans quelle mesure cette intervention peut-elle affaiblir et diviser l'OTAN ?

L’isolement de la Russie est limité à son flanc ouest. A l’est et au sud, elle parvient à nouer des partenariats stables. Avec la Chine, avec l’Iran, avec l’Egypte et naturellement avec l’Algérie, le Vietnam et l’Inde, ses clients depuis l’ère soviétique en matière d’armements. Au Moyen-Orient, l’OTAN est en tension. La Turquie s’est rapprochée de la Russie jusqu’à lui passer commande de batteries anti-aériennes S400. Mais l’influence de la Russie est-elle une cause ou une conséquence ? Le régime turc est entré en tension avec l’Union européenne et les Etats-Unis depuis bien avant le début du rapprochement de 2015. De même, le rapprochement avec Israël, qui n’est pas membre de l’OTAN mais allié des Etats-Unis est la conséquence de facteurs structurels internes au pays qui n’ont que peu de rapport avec l’intervention russe en Syrie de 2015. Le retour de la Russie sur la scène du Moyen-Orient est un symptôme autant qu’une cause.

L'Europe et les Etats-Unis sont-ils désormais condamnés à passer par l'acteur russe pour organiser la désescalade à la frontière syrienne et maintenir des victoires contre le terrorisme ? Ou peuvent-ils espérer redevenir des acteurs clés dans les années à venir ?

Dans la sortie de crise en Syrie – qu’on espère rapide mais qu’on pressent difficile – la Russie est devenu un élément incontournable. Elle s’est en effet positionnée comme l’avocat et le défenseur du régime Al-Assad. De sorte qu’une solution politique sera conditionnée par l’accord de la Russie, la pression qu’elle voudra exercer sur son allié et les garanties qu’elle obtiendra sur ses buts de guerre comme la base navale de Tartous dans le nord du pays. Toutefois, il convient de ne pas surestimer les capacités de la Russie dans le jeu syrien. On le voit concernant l’intervention de la Turquie contre les Kurdes dans le nord de la Syrie : la Russie se trouve prise entre deux alliances devenues incompatibles d’une part avec le régime Al-Assad qui commence à combattre avec les Kurdes et, d’autre part, avec le président Erdogan qui a lancé les hostilités.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

La fusion nucléaire pourrait-elle être notre bouée de sauvetage énergétique ?

02.

Quatre ans après le Bataclan, la France désemparée face à la zone grise qui sépare islam politique et terrorisme

03.

Ces 3 grandes réformes du capitalisme libéral auxquelles Emmanuel Macron ne s’est toujours pas attaqué

04.

Le sondage qui fait peur sur l’état intellectuel de la fonction publique

05.

Les hyper riches croulent sous des montagnes de cash mais l’excès de liquidités tue leur richesse

06.

Décembre social en vue : mais que souhaitent vraiment les Français ?

07.

Julie Graziani : « Criminaliser les idées et les mots, c’est empêcher de réfléchir »

01.

Et si l’univers était une sphère fermée ? C’est ce que pourraient suggérer des observations de l’Agence spatiale européenne

02.

Euphémisation du réel : les évidences inaudibles de Zineb El Rhazoui et Julie Graziani

03.

Le sondage qui fait peur sur l’état intellectuel de la fonction publique

04.

Vérité des chiffres : il faudrait ouvrir une centrale nucléaire par jour dans le monde pour respecter l’objectif d’émissions carbone zéro en 2050

05.

Julie Graziani : « Criminaliser les idées et les mots, c’est empêcher de réfléchir »

06.

Les aventuriers du bon sens perdu : ce que la tempête autour de Julie Graziani nous dit des blocages intellectuels du monde actuel

01.

Les aventuriers du bon sens perdu : ce que la tempête autour de Julie Graziani nous dit des blocages intellectuels du monde actuel

02.

"Quand des Juifs partent c'est la France qu'on ampute" a dit Macron. Mais il a omis de préciser qui ampute…

03.

Et si l’univers était une sphère fermée ? C’est ce que pourraient suggérer des observations de l’Agence spatiale européenne

04.

Euphémisation du réel : les évidences inaudibles de Zineb El Rhazoui et Julie Graziani

05.

The Economist : Emmanuel Macron affirme que l'Otan est en état de "mort cérébrale" et que l'Europe est en danger

06.

Emmanuel Macron et sa névrose de l’ennemi

Commentaires (6)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Marie-E
- 19/10/2019 - 21:48
Il est vrai que la Russie
Est devenue incontournable au Proche Orient. Le mérite en revient à Poutine qui a montré qu'il ne lâchait pas ses alliés (il est vrai qu'avec 2 bases sur un pays bordant la Méditerranée, il a raison) mais il faut reconnaître aussi qu son ministre des Affaires, étrangères, Sergei Lavrov est expérimenté et beaucoup plus compétent que certains dont le rôle paraît bien insignifiant.
Bref attendons, ce qui va devenir urgent c'est d'une part arriver à stopper Erdogan qui veut s'approprier une partie de la Syrie et d'autre part surveiller la situation libanaise qui est explosive....
Benvoyons
- 18/10/2019 - 20:40
Subtiliser un Nid de Serpents franchement je trouve que les USA
s'en sortent pas mal. Ils restent avec l'Arabie Saoudite & Israël & l’Égypte.
Bon problème pour nous comme c'est les Russes qui vont se déstabiliser avec ce Nid de serpents,alors qu'il a des Frontières avec :)::)
Donc ils nous faut faire Urgemment, une armée Européenne digne de se nom tout en conservant une partie de nos Unités les plus opérationnelles sous commandement & interventions que Français. Pendant un moment.
athos1604
- 18/10/2019 - 15:44
La Russie et l'Europe
Comment ne pas voir que l'Europe sans la Russie ne signifie rien et n'a aucune puissance. Le cessez le feu en Syrie est l'oeuvre des américains , hors des lamentations des "leaders" européens. L'Europe a besoin de la Russie, plus que la Russie de l'Europe.