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Un aussi grand amour

“Le président qui nous aimait et que nous aimons” : quelle image le miroir Chirac renvoie-t-il aux Français ?

Publié le 30 septembre 2019
Quelques heures après l'annonce du décès de l'ancien président Jacques Chirac, Emmanuel Macron a, dans une allocution télévisée, évoqué son prédécesseur en parlant de "l'homme d'Etat que nous aimions autant qu'il nous aimait".
Pascal Neveu
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Pascal Neveu est directeur de l'Institut Français de la Psychanalyse Active (IFPA) et secrétaire général du Conseil Supérieur de la Psychanalyse Active (CSDPA). Il est responsable national de la cellule de soutien psychologique au sein de l’Œuvre...
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Quelques heures après l'annonce du décès de l'ancien président Jacques Chirac, Emmanuel Macron a, dans une allocution télévisée, évoqué son prédécesseur en parlant de "l'homme d'Etat que nous aimions autant qu'il nous aimait".

Atlantico : Comment expliquer ce registre de l'émotionnel en parlant d'un président de la République, alors qu'on pourrait s'attendre plutôt à un regard sur son action politique ?

Pascal Neveu : Tout deuil invite aux hommages émotionnels, d’autant plus que vous êtes une personnalité, ô combien symbolique via son charisme et sa proximité populaire, et non pas populiste.

Quelques critiques sur ses actions politiques, mais un capital sympathie impressionnant qui faisait que Jacques Chirac pouvait sembler être un « ami », capable de tutoiement, d’une proximité incontestable. Comme s’il faisait partie de la famille, un « copain » que l’on aurait voulu avoir autour d’une Corona et une « bonne bouffe ».  Il était parvenu au-delà ce que Giscard d’Estaing réalisait en s’invitant chez les Français. J’ai le souvenir d’une rencontre avec lui lors d’un vernissage très privé au Quai Branly.  Alors que ne je m’y attendais pas, il est venu vers moi, et nous avons échangé plusieurs minutes sur les arts premiers qui le fascinaient au plus au point. Rencontre inattendue, stupéfiante, d’un naturel que les Français viennent témoigner spontanément. Le côté fascinant voire hypnotisant d’un homme d’Etat parvenu au sommet, connu depuis des années, beaucoup se rappelant et se remémorant certains discours, ses coups d’éclats…

Il est une sorte de madeleine de Proust du meilleur comme le pire. Entre son coup d’éclat à Jérusalem, la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat lors du Vel d’Hiv, mais aussi Mururoa et « les odeurs »… Mais il n’est jamais bonheur de critiquer un mort. Au contraire, comme on le retrouve dans certaines civilisations, décrier un défunt pourrait nous hanter et nous porter malchance. De plus, il reste une « famille » chiraquienne, un « clan » comme cela a été cité, qui permet d’éviter l’évocation de certains sujets et condamnations. Mais pour l’avoir rencontré, tout comme son épouse, je comprends l’émotion qui l’emporte sur les actes politiques.

D’ailleurs quelque clivage politique qu’il soit, toutes et tous reconnaissent des moments phares de son parcours et décisions politiques. Il peut paraître une certaine hypocrisie quant à son bilan, mais quid de ses prédécesseurs et successeurs ?

J’ai été impressionné par ce chiffre de 30% de Français le comparant au Général de Gaulle et meilleur président, alors que de Gaulle engendrait mai 68, quittant la France, se retrouvant à Baden-Baden, disant au Général « Massu, tout est foutu ! », revenant encensé ! Chirac c’est un peu ça. Un capital émotionnel énorme, et un bilan politique blanc et noir. Mais une personnalité qui, peut-être, l’emporte sur un exercice du pouvoir, pour certains voulu, mais qui reste effroyable.

Emmanuel Macron a parlé "d'attachement quasi filial" des Français pour Jacques Chirac. Pourquoi les Français auraient-il tant besoin de "l'amour" de Chirac ? Quels mécanismes rentrent-là en jeu ?

Il y a bien évidemment le côté transférentiel, sorte de représentant « père de la nation ». Le terme « Père de la nation » peut indiquer aussi bien un rôle de sauvegarde de celle-ci que de création. Dans tous les cas, il désigne un dirigeant politique devenu une figure emblématique et dont l'héroïsme ou l'autorité morale font de lui une source d'inspiration patriotique. Son image est souvent utilisée comme symbole national. Il n’y a eu de cesse de « chiraquiser » sa personnalité incontestable.

Le terme amour n’a cessé résonner. Mais Jacques Chirac l’exprime lors de son dernier discours « J’aime ma France… Je vous aime ». Un partant ne tiendrait pas un tel discours s’il ne le vivait pas intérieurement. On se livre quand on part, et on parle avec son cœur. Je n’ai jamais connu de dirigeants partir sans parler vrai.

Son côté bon vivant, son naturel et ses jeux de mots nous renvoient inconsciemment  tant à un idéal, qu’un père ou grand-père. Une « personnalité » familiale et surtout familière. Rappelons-nous ses parodies dans le Collaro-Show, dans les Guignols… Le président Chirac était quotidiennement chez nous, sympathique, membre de la famille malgré les affaires.

Est-ce le reflet de notre époque où le registre de l'émotion semble régulièrement prendre le dessus sur la rationalité ?

Imaginons-nous faire 5 heures de queue pour passer 1 minute devant son cercueil ? Et des selfies fortement contestés. Et pour un grand nombre des enfants de la nation qui n’étaient pas nés lors de son élection présidentielle, ni à la mairie de Paris ? Il représente donc, il figure donc une sorte d’incarnation de la politique qui n’existerait plus. Réécoutons la chanson de sa campagne présidentielle de 1981 qui reste hallucinante et d’une modernité. Il n’est pas de hasard si tant de personnes et personnalités ont évoqué qu’il s’agissait tant du deuil d’un président de la République, mais également d’une époque. Même si les accès au pouvoir restent les mêmes. Il a marqué de nombreuses années de nos vies. Il faisait en partie présence avec notre vie. Il nous renvoie donc à un deuil tant national que personnel. Le rationnel ne l’emporte que rarement sur l’émotionnel. Quand il meurt, c’est pour la grande majorité des Français la mort et le deuil d’une période de notre propre vie.

Jacques Chirac « En chaque homme il y a le meilleur mais aussi le pire. Le problème, c’est de cultiver le meilleur et d’éliminer le pire »

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