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Menace

Syrie : les vraies raisons derrière l’avertissement d’Erdogan à l’Europe sur une nouvelle vague de migrants

Publié le 11 septembre 2019
La semaine dernière, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a menacé l'Europe d'un nouvel afflux de migrants. Pourquoi cette menace ? Il réclame une nouvelle aide financière et la création d'une zone tampon au Nord de la Syrie.
Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc.), il intervient à l'Ipag,  pour le groupe Sup de Co La Rochelle, et des institutions patronales et européennes, et est...
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Alexandre Del Valle
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Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc.), il intervient à l'Ipag,  pour le groupe Sup de Co La Rochelle, et des institutions patronales et européennes, et est...
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La semaine dernière, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a menacé l'Europe d'un nouvel afflux de migrants. Pourquoi cette menace ? Il réclame une nouvelle aide financière et la création d'une zone tampon au Nord de la Syrie.

Atlantico : Dans ce bras de fer avec l'UE qui détient le contrôle du flux syrien ?

Alexandre Del Valle : Je pense que tout ça, c'est des rapports de force, et dans les rapports de force, c'est celui qui est le plus culotté, le plus déterminé, qui a le moins de scrupules et qui manie le mieux le bluff qui gagne. Et souvent les Européens ne savent pas avoir cette politique musclée, virile et sans scrupule, qui consiste à écraser celui qui est un peu plus correcte. Ce n'est pas que la Turquie a tous les atouts, le vrai problème n'est pas là : elle n'a pas tous les atouts ; elle a certains atouts, mais elle sait que l'Europe est un continent complexé, géopolitiquement peu viril, et qui est souvent le dindon de la farce dans les relations internationales. On le voit pour le climat, pour l'aide au développement, pour les règles de l'OMC, pour les échanges avec les Américains. L'Europe est souvent le dindon de la farce qui accepte des choses qu'elle s'impose, des règles qu'elle respecte, alors que le partenaire ne les respecte pas. C'est pareil pour la Chine : elle viole les règles de l'OMC que l'Europe respecte. La concurrence est violée par le Chine et les Américains alors que l'Europe se fait hara-kiri en s'empêchant d'avoir des consortiums. Donc dans plusieurs domaines, ce n'est pas que l'Europe est plus faible, mais elle est scrupuleuse, elle accepte des règles et elle n'ose pas se comporter comme les voyous et donc elle est la seule à être vertueuse, à respecter des règles que ses partenaires violent. Avec la Turquie, qui n'a pas de scrupules, l'Europe est faible. Non pas parce qu'elle est structurellement faible, mais parce que ses complexes, ses scrupules, l'empêchent d'aller loin dans les négociations. Tandis que si l'Europe était moins complexée et plus adepte d'une négociation musclée, l'Europe pourrait très bien dire aux Turcs : "Vous menacez de nous balancer des centaines de milliers de clandestins, nous allons rompre pleins d'accords avec vous, nous suspendons les négociations en vue de l'adhésion, nous enlevons les aides que nous vous donnons chaque année, nous supprimons un tas d'avantage que les Turcs ont avec l'UE, nous annulons l'union douanière, etc". Et si on était capables d'avoir ce genre de politique, ce serait beaucoup plus efficace, mais nous ne l'avons pas. Nous ne brandissons pas des menaces régulièrement aux Turcs et donc ils ont raison d'essayer, ils savent que c'est un partenaire faible psychologiquement. L'Europe est aujourd'hui le continent de la faiblesse volontaire, et les prédateurs adorent les faibles. Les prédateurs comme Erdogan, comme Trump, comme Xi Jin Ping. L'Europe aujourd'hui, parmi les grands acteurs du monde multi polaire, c'est le continent de la faiblesse et des scrupules, et de l'auto critique, et des complexes.  Et donc il est facile de menacer un être complexé, même s'il est plus fort. Potentiellement l'Europe est plus forte, elle a quand même la deuxième armée mondiale et la première économie mondiale si on additionne les budgets, l'Europe est un continent extrêmement puissant si elle en a la volonté, mais elle est complexée. Le grand turc Erdogan l'avait dit un jour : "L'Europe est un continent en voie de putréfaction frappé par la vieillesse et par la décadence". C'est quand même assez clair. Il a même dit un jour : "Les Européens auront peur de sortir de leur maison car les musulmans feront en sorte qu'ils aient peur de sortir de chez eux". Les discours d'Erdogan ces dernières années sont extrêmement menaçants. Il a compris qu'il a en face de lui un colosse vieux, donc il en profite. L'Europe est aujourd'hui le continent de personnes qui attirent tous les prédateurs. L'Europe se veut un continent sans identité, sans nationalisme, c'est une destruction de la souveraineté depuis Jean Monnet au profit d'un projet utopique, mondialiste, universaliste, de paix et d'harmonie. C'est le continent des droits de l'Homme, donc pour un Donald Trump, pour un Bolsonaro, pour un Xi Jinping, pour un Poutine ou pour un Erdogan, pour les grands leaders du monde multipolaire, qui eux sont nationalistes et non complexés, c'est une proie facile. C'est un colosse aux pieds d'argiles, c'est un géant économique mais divisé, c'est une puissance militaire mais fragmentée, En plus contrôlée par les Etats-Unis ; c'est en fait une colonie américaine. L'Europe est une colonie pour les grands prédateurs du monde. Les Turcs veulent la coloniser par l'Islam et la démographie musulmane, les Chinois par l'achat des ports, aéroports et infrastructures, les Américains par la culture et la domination de l'OTAN… En fait l'Europe peut s'analyser aujourd'hui comme un continent qui attire tous les grands prédateurs du monde multipolaire. C'est dans ce cadre qu'il faut replacer les techniques de négociation menaçantes d'un Erdogan, qui serait beaucoup respectueux s'il avait en face de lui, à la tête de l'Europe, quelqu'un comme Poutine. Quand Erdogan a voulu ennuyer les Russes, ça n'a pas duré bien longtemps. Il n'y a pas eu de guerre entre la Russie et la Turquie, pourtant la Turquie avait fait assassiner un ambassadeur russe. Poutine a tapé sur la table, il a menacé de représailles économiques et Erdogan a compris les menaces et il a arrêté. Les Européens n'oseront jamais menacer Erdogan comme les Américains les ont menacés. Et de son point de vue Erdogan a raison d'essayer.

C'est vrai que la Turquie, voisine de la Syrie reçoit énormément de réfugiés, deux millions depuis le début de la guerre syrienne. C'es vrai que l'une des raisons de cet accueil, pour Erdogan, c'est d'avoir un élément de négociation avec les pays arabes, parce qu'Erdogan veut apparaitre comme un protecteur des réfugiés sunnites musulmans syriens persécutés par les apostats au pouvoir en Syrie, parce qu'en Syrie ce ne sont pas des musulmans, ce sont des alaouites qui tiennent le pouvoir. Erdogan veut être le protecteur des islamistes sunnites syriens, c'est pour ça qu'il en a accueilli beaucoup, pour apparaitre un peu comme un leader protecteur des Arabes sunnites, et il a également utilisé cette réserve de réfugiés pour pouvoir éventuellement les lâcher vers l'UE pour que celle-ci paye le fait de les retenir. Ce qu'il veut, c'est de l'argent. Il avait demandé plusieurs milliards, il y avait déjà eu un accord avec Angela Merkel, on avait cédé par manque de courage. Eux ont l'argument de l'immigration clandestine, les réfugiés syriens, et les Européens ont également des moyens de pression qu'ils n'osent pas utiliser. Erdogan sait être faible avec les forts, et fort avec les faibles. C'est un vrai leader du monde post-moderne, on est dans le retour de la "voyoucratie". Ce sont des leaders sans scrupules, nationalistes, voir impérialistes, parce qu'Erdogan va plus loin que la Nation, il est impérialiste, il veut rétablir l'Empire Ottoman. Il sait que l'Europe est un continent de vieillards et de faibles, en tous cas c'est ce qu'il dit, et il sait très bien qu'avec un vieillard on peut menacer plus facilement qu'avec un jeune homme. Et si en plus le vieillard est complexé, c'est encore plus facile que si le vieillard est malin.

On a plein de moyens de pression : l'union douanière avec la Turquie date de 1996, c'est même avant la procédure d'adhésion. Elle donne des avantages aux entreprises européennes, mais aussi turques, auxquelles elle permet de vendre plein de produits, textiles notamment. Imaginez si demain le Président de l'UE, un peu plus virile, dit : "On en a marre des menaces d'Erdogan, nous menaçons de ne plus importer aucun textile turc". Ce serait catastrophique pour l'économie turque. Ou alors si la France dit : "Si vous continuez, on va délocaliser les productions de voitures Peugeot et Renault de Turquie en Roumanie". Même si c'est du bluff, on pourrait utiliser des arguments de négociation de ce style. Jamais on ne le fait. La Turquie a plus besoin de l'Union européenne, que l'inverse. Parce qu'elle ne vend pas de pétrole la Turquie, ni de gaz. On peut se passer de la Turquie. Totalement. Donc il faut répondre à tous ceux qui cèdent devant le Grand Turc qu'il n'utilise que notre scrupule, notre lâcheté et notre manque de virilité dans les négociations. Et on ne peut pas leur reprocher d'essayer !

Quelle est la stratégie d'Erdogan aujourd'hui ? A-t-il des chances d'arriver à ses fins ?

Erdogan est à la fois un impérialiste – il veut rétablir l'Empire ottoman symboliquement. C'est un nationaliste. En gros on peut le décrire comme un nationaliste qui est en même temps un islamiste. National-islamiste. Il veut plaire à la fois au nationalisme turc, très orgueilleux voir raciste – il tape tout le temps sur les Arméniens, les Kurdes… Donc pas que les Européens, il a plein de boucs émissaires. C'est un vrai nationaliste qui pratique le racisme d'État et le bouc-émissairisme pour fédérer son peuple contre des ennemis internes et externes, et c'est aussi un impérialiste qui veut utiliser l'islam pour établir un Empire au profit des Turcs, l'Empire Ottoman. Et à ce titre, pour paraitre le défenseur des musulmans contre les ennemis de l'Islam, il traite tout le temps l'Europe de raciste, d'islamophobe, il joue beaucoup là-dessus. C'est comme ça qu'il justifie des menaces comme celle-ci auprès de sa propre opinion. Il dit : "On va faire plier ces Européens qui ont humilié les Turcs pendant la Seconde Guerre mondiale, qui défendent les athées qui critiquent l'islam…". L'idée est toujours de monter que "ils nous ont humilié, ces impérialistes occidentaux, croisés, et bien nous on leur fait payer". Régulièrement Erdogan insulte ou menace les Européens depuis plusieurs années, c'est son bouc émissaire extérieur, même s'il tape quand même sur l'Amérique de temps en temps. Souvent Erdogan bluff, car il sait très bien que les intérêts sont croisés, mais il bluff aussi à usage interne, car il saut qu'à chaque fois qu'il tape sur les ennemis de la Turquie musulmane, il prend des voix. Il sait très bien ce qu'il fait, il ne faut pas être intimidé. Il y a aussi une part de réel, parce qu'il sait que les Européens peuvent avoir peur et céder et donc donner du fric en échange du contrôle des migrants comme on a déjà fait. En 2015, Merkel et Erdogan s'étaient rencontrés et avaient décidé d'un accord, sans consulter les autres dirigeants européens, Merkel avait accepté de céder au chantage. On avait promis six milliards en échange du fait qu'ils reprennent des clandestins illégaux sans papiers, mais en fait nous en reprenions tamponnés, des clandestins demandeurs d'asile réguliers. C'est-à-dire que finalement c'était un accord de dupe. C'est comme Kadhafi qui se faisait payer des milliards chaque année, il n'y avait pas d'immigration clandestine au large de la Lybie et de l'Italie parce qu'il se faisait payer très cher le contrôle des frontières. Donc Erdogan veut faire comme Kadhafi : du racket. Et pour un musulman radical, c'est facile, c'est permis dans la tradition islamique : le chrétien doit toujours payer un tribut à l'Empire islamique en échange d'être épargné, donc pour lui c'est moral. On retrouve cette mentalité du djihad : faire payer le chrétien croisé pour l'anomalie que consiste le fait de ne pas lui faire la guerre. Et Kadhafi était pareil : ces leaders nationalistes islamistes, qui ont une très grande haine de l'Europe, de l'occident, du monde chrétien, pour eux c'est moral de racketter un chrétien et un juif, parce que ce sont des ennemis qui devraient être des sujets soumis de l'Empire islamique. Dans la Charia, les chrétiens et les Juifs ne peuvent qu'être humiliés, soumis, et payer un tribut.

Dans ce contexte, l'Europe devrait faire comme Poutine ou Trump, c'est malheureux mais quand on a en face de soi des prédateurs impérialistes et racketeur, il faut parler de manière beaucoup plus virile. Pourquoi Macron est respecté par Trump et Poutine ? Parce qu'il sait avoir une force morale. Rappelez-vous la poignée de main virile avec Trump, ça avait étonné Trump. Rappelez-vous comment il avait reçu Poutine la première fois. Respect, mais on le critique en face, on lui dit d'homme à homme ce qu'on pense, ça ça plait aux hommes forts. Mais le Président de l'Europe ne représente rien, on ne connait même pas son nom. Les dirigeants européens aujourd'hui sont un festival de faiblesse. Par contre rappelez-vous Sarkozy en 2008 quand il négociait pour l'affaire de Géorgie, ça avait marché parce qu'il y avait une forme de force chez lui qui se dégageait. Il avait suscité le respect de plusieurs partenaires. Donc le charisme d'un leader est très important face à des gens forts comme ça. Je ne parle pas de force virile au sens "violente", il ne s'agit bien sûr pas de déclarer la guerre à la Turquie, mais regardez : Trump et Poutine ont réussi à faire céder Erdogan, parce qu'il les a quand même bien cherchés : l'avion russe abattu par la Turquie, c'est quand même plus loin que ce que fait Erdogan avec nous. Il a testé les forces. Ce genre de personne teste les forces, il voit jusqu'où il peu aller. Quand il voit qu'il est allé trop loin, il recule. Avec les Américains et les Russes, Erdogan est allé loin, et ensuite il a reculé. Mais tant que l'autre cède, il continue à aller plus loin.

Comment composer avec les forces kurdes qui redoutent la création d'une zone de sureté au nord-ouest de la Syrie ? 

Les kurdes, c'est le mot clé. Cette menace en fait, qui concerne la Syrie, a pour but que les Européens donnent quelque chose en échange. Si les Européens lâchaient les Kurdes, vous verriez que peut-être Erdogan tout à coup serait beaucoup plus conciliant. En fait Erdogan utilise des moyens de pression divers pour soit obtenir de l'argent, soit obtenir ce qui est le plus important pour lui en Syrie : pouvoir éradiquer les Kurdes, qui sont le problème numéro 1 de la Turquie en Syrie. Ce ne sont pas les islamistes. D'ailleurs la Turquie a aidé Daesh et Al Qaida, et elle continue à aide les djihadistes à Idlib parce que ceux-ci sont les ennemis des Turcs. Et comme les Européens, politiquement, médiatiquement, idéologiquement, moralement soutiennent les Kurdes – les Kurdes sont réfugiés en Allemagne, en France, ils ont été soutenus par Mitterrand, par Merkel. Pour Erdogan, l'ennemi numéro 1 interne et externe ce sont les Kurdes. Les Kurdes de l'intérieur, qui constituent pour lui une cinquième colonne, et les Kurdes de l'extérieur, en Syrie, qui sont d'ailleurs liés au parti du PKK. Les Kurdes de Syrie appartiennent au même parti que les Kurdes de Turquie, et donc pour lui c'est les mêmes. Donc ce que voudrait obtenir Erdogan, c'est que les Européens lâchent leurs Kurdes. Or les Européens continuent d'aider les forces kurdes militairement contre les djihadistes. Il y a une coopération sécuritaire entre les Européens, les Kurdes et le Gouvernement irakien.

Ce que veut Erdogan depuis le début, c'est une zone tampon dans le nord-ouest de la Turquie qui empêche les Kurdes d'accéder à la mer et à l'Ouest, là où il y a un bout de Turquie qui descend et qui empiète sur le nord-ouest de la Syrie. Des zones qui pendant la première guerre mondiale auraient pu être données à la Syrie, des zones disputées jadis par la Syrie et par les Kurdes, et les Turcs ont très peur qu'un jour on grignote une partie de leur territoire et de l'accès à la mer et que les Kurdes aient un État qui ait un accès à la mer. Donc c'est fondamental pour eux d'avoir une zone de sécurité, soi-disant pour juguler le terrorisme islamiste, mais en réalité pour empêcher les Kurdes d'avoir un État qui pousse vers l'Ouest, parce que les Kurdes sont plus nombreux à l'Est de la Syrie qu'à l'Ouest, et leur but c'est de faire la jonction entre le Kurdistan de l'Ouest et le Kurdistan de l'Est. Les Kurdes de Syrie aimeraient réunir les cantons Kurdes de l'est et de l'Ouest. Et la Turquie veut éradiquer totalement les kurdes de l'Ouest de la Syrie. Et donc cette zone tampon soi-disant pour gérer les réfugiés, pour lutter contre l'islamisme, la vraie raison, c'est une zone qui a pour but d'éjecter géopolitiquement et militairement les Kurdes de l'Ouest de la Syrie, à l'Ouest de l'Euphrate, c'est-à-dire pas loin de Idlib, là où il y a une réserve de djihadistes, qui ont d'ailleurs été aidés par les Turcs pour combattre les Kurdes. Et d'ailleurs, dans l'Ouest de la Turquie il y a depuis deux ans une purification ethnique qui est en cours, où on est en train de renvoyer des milliers de Kurdes qu'on remplace par des réfugiés. En effet, Erdogan sait que certains nationalistes turcs en ont marre de voir des Syriens, donc il aimerait redéplace vers la Syrie, dans une zone tampon, les nombreux Syriens qui posent problème en Turquie et que le peuple turc n'aime pas voir.

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salamander
- 11/09/2019 - 18:42
excellente analyse
Le pb est qu'Erdogan en a jusqu'en 2023 sauf erreur. Et m^me s'il a perdu les municipales des 3 grandes villes, il est là pour 5 ans.
En bon islamiste avéré (l'islamisme modéré ne veut rien dire... un peu comme s'il avait existé des bolchéviques modérés !), il ne comprend que la force.
De notre point de vue français et européen, je verrais bien un politique français un peu en retrait mais écouté, suggérer la création d'un Etat kurde.
Nous verrions alors comment l' attitude de Erdogan changerait et que son chantage aux réfugiés baisserait d'un ton.
Benvoyons
- 11/09/2019 - 18:01
ajm - 11/09/2019 - 14:03 Vous m'avez mal lu :)
:)
von straffenberg
- 11/09/2019 - 16:42
le sens politique
Macron semble vouloir changer le sens de notre diplomatie, il est temps d'entretenir de bons rapport avec la Russie, voire beaucoup plus .Quant à Erdogan ne pas se laisser intimider ce politicien ne connait que les rapports de force pour l'instant pour reprendre une expression populaire : " il a roulé les dirigeants européens dans la farine " je rejoins totalement Mr Dell VALLE dans son analyse .