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© ATTA KENARE / AFP
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Sanctions internationales

Ces pays qui devraient profiter de l’exclusion de l'iran du marché du pétrole

Publié le 24 avril 2019
Ce lundi 22 avril, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis ne renouvelleront pas les exemptions dont pouvaient bénéficier certains pays important du pétrole en provenance d'Iran, ce qui a provoqué une tension à la hausse des cours du baril.
Jean-Pierre Favennec
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Jean-Pierre Favennec est un spécialiste de l’énergie et en particulier du pétrole et professeur à l’Ecole du Pétrole et des Moteurs, où il a dirigé le Centre Economie et Gestion. Il a publié plusieurs ouvrages et de nombreux articles sur des sujets...
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Francis Perrin
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Francis Perrin a travaillé pendant plusieurs années comme journaliste et consultant indépendant sur l’énergie et les matières premières. Il est chercheur associé au Policy Center for the New South (Rabat) et directeur de recherche à l'IRIS (Paris).
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Ce lundi 22 avril, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis ne renouvelleront pas les exemptions dont pouvaient bénéficier certains pays important du pétrole en provenance d'Iran, ce qui a provoqué une tension à la hausse des cours du baril.

Atlantico : Quels sont les pays qui pourraient bénéficier de cette situation, et qui pourraient jouer le rôle de fournisseur alternatif au pétrole iranien pour les pays ici concernés ? 

Jean-Pierre Favennec : Le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien signé en 2015 par les 5 pays membres du Conseil de Sécurité de l'ONU plus l'Allemagne et bien entendu l'Iran, a entraîné la décision de Donald Trump de rétablir les sanctions qui incluaient l'interdiction des exportations pétrolières de Téhéran. Le prix du pétrole a alors atteint un record de 85 dollars en Octobre 2018. Mais à la surprise générale le Président Américain décidait d'accorder des exemptions (donc la possibilité de continuer à importer du brut iranien) à 8 pays ou organisations : Chine, Inde, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Turquie, Grèce, Italie Cette décision visait à éviter une hausse trop importante du prix du brut, donc de l'essence à la veille des élections de "mid-term" aux Etats Unis, élections qui avaient lieu le 6 Novembre, au lendemain du rétablissement attendu des sanctions américaines. . Le prix du brut a effectivement commencé à baisser et est revenu à moins de 60 dollars par baril fin 2018.
Pour faire remonter le prix du pétrole les grands pays producteurs - dont l'Arabie Saoudite - ont alors réduit leur production ce qui a fait remonter le prix du brut. La décision de Donald Trump de supprimer les exemptions, donc en principe d'interdire les exportations de brut iraniennes a fait augmenter brutalement le prix du brut ces derniers jours. Mais certains pays sont capables d'augmenter leurs productions et leurs exportations, palliant ainsi la chute des exportations iraniennes.

Francis Perrin : 

Les deux pays qui seront le plus mis à contribution pour compenser la baisse des exportations pétrolières de l'Iran sont les Etats-Unis eux-mêmes et l'Arabie Saoudite. Le premier d'entre eux produit chaque année de plus en plus de pétrole depuis une dizaine d'années environ et cela sera encore le cas en 2019 du fait de son potentiel de pétrole non conventionnel. Le second dispose d'une capacité de production disponible qu'il peut mobiliser à court terme pour contribuer à la stabilisation du marché pétrolier mondial. Il faut ajouter à ces deux producteurs clés les Emirats Arabes Unis qui peuvent produire un peu plus sans que cela soit comparable à l'apport des Etats-Unis et de l'Arabie Saoudite. Ces trois pays ont le même objectif stratégique, qui consiste à affaiblir l'Iran sans déstabiliser le marché pétrolier mondial, et ils ont la volonté et les moyens de faire ce qu'il faut pour y parvenir.

Outre ce trio, quelques autres producteurs pourraient produire un peu plus dans les mois qui viennent. On peut citer le Koweit, l'Irak, la Russie, le Canada et le Brésil. 

Quel pourrait être l'impact, sur le moyen terme, d'une telle décision ? Peut-on compter sur une hausse de la production des pays producteurs, permettant de neutraliser la perte en provenance d'Iran ? 

Jean-Pierre Favennec : La décision américaine a d'ores et déjà fait monter le prix du brut. Mais les exportations iraniennes ne dépassaient pas beaucoup 1 million de barils par jour contre près de 2 avant les menaces de sanctions. Plusieurs pays bénéficiant des exemptions avaient commence à réduire leurs importations de brut iranien car ils anticipaient des sanctions américaines plus strictes. Seules la Chine, l'Inde et la Turquie poursuivaient des importations conséquentes de ce brut
Le marché pétrolier est actuellement bien approvisionné. Rappelons que la consommation mondiale est d'environ 100 millions de barils par jour. L'arrêt des exportations iraniennes ne privera donc les consommateurs que de 1 % de leurs fournitures.
Cet arrêt des exportations iraniennes peut être aisément compensée par l'Arabie Saoudite qui dispose de plus de 2 millions de capacités de production excédentaires, non utilisées en période normale mais qui peuvent être mobilisées pour faire face à l'arrêt des exportations d'un producteur important ce qui est le cas actuellement. En outre l'Arabie Saoudite a récemment baissé sa production pour peser sur les prix. Les marges de manœuvre, renforcées par des capacités de production supplémentaires dans les Emirats Arabes Unis devrait donc permettre de rééquilibrer la marché.

Francis Perrin : L'Administration Trump estime que les conditions sont réunies pour que le marché pétrolier puisse se passer totalement du pétrole iranien et qu'il n'est donc plus nécessaire d'accorder des dérogations à qui que ce soit, à la différence de ce qui a été fait entre le début novembre 2018 et le début mai 2019. Les dirigeants américains estiment qu'il n'y a pas de risque de pénurie de pétrole et se disent prêts à aider les pays qui importent encore du brut iranien à trouver des substituts grâce aux pays cités ci-dessus, dont les Etats-Unis eux-mêmes. Ce pays exporte en effet de plus en plus de pétrole et pourrait devenir dans les cinq ans qui viennent le deuxième exportateur mondial de pétrole derrière l'Arabie Saoudite, selon les projections récentes de l'Agence Internationale de l'Energie.

Les sanctions américaines ont déjà fait beaucoup chuter les exportations de pétrole iranien depuis un an et le pari américain n'est donc certainement pas impossible à gagner. Le point sensible est maintenant l'impact sur les prix du pétrole, qui ont augmenté de 3% environ dès l'annonce de la fin des dérogations le 22 avril. Le prix du Brent de la mer du Nord dépasse à présent $74 par baril, contre un peu plus de $50/b à la fin 2018. Les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite vont donc tenter de rassurer les marchés pétroliers pour éviter une flambée des prix, que l'Administration Trump veut absolument éviter.

Comment mesurer les conséquences d'une telle décision pour Téhéran ? Certains pays pourraient-ils encore se fournir, malgré tout, en Iran ? 

Jean-Pierre Favennec : Les conséquences sont lourdes pour l'Iran qui va voir ses exportations de pétrole diminuer à nouveau. Or ces exportations continuent de représenter l'essentiel des recettes d'exportation de Téhéran. Quelques pays, en particulier la Turquie et la Chine, ont annoncé ne pas vouloir se plier aux sanctions américaines et voudraient poursuivre les importations de brut iranien. Les prochaines semaines diront si ces pays sont réellement capables de braver la politique de Washington.

Francis Perrin : C'est une très mauvaise nouvelle pour Téhéran même s'il ne s'agit pas d'une grande surprise. La production de pétrole brut de l'Iran a baissé de près de 30% en un an et ses exportations de 60%, ce qui est considérable. Et Téhéran n'a pas beaucoup de marge de manoeuvre face au rouleau compresseur américain. L'Iran va essayer de conserver trois clients, la Chine, l'Inde et la Turquie, mais ce ne sera pas facile et son pouvoir de négociation par rapport à ces trois pays sera fortement affaibli, ce qui peut impliquer de casser les prix pour tenter de les conserver. 

Les Etats-Unis ne réussiront pas forcément à réduire à zéro les exportations pétrolières de l'Iran mais celles-ci devraient encore baisser dans les semaines et les mois à venir, ce qui va aggraver en Iran une situation économique et sociale déjà très difficile. Le pétrole représentait récemment 60-70% des exportations du pays.

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