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© BERTRAND GUAY / AFP
© BERTRAND GUAY / AFP
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Quand le libéralisme fait à nouveau peur à droite (et ailleurs) comme s’il était impossible de le conjuguer avec la justice sociale

Publié le 05 avril 2019
Pourtant le but du libéralisme, par essence, est que chacun puisse accomplir ce qu’il souhaite, dans une démarche libre et responsable.
Erwan Le Noan
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Erwan Le Noan est consultant en stratégie et président d’une association qui prépare les lycéens de ZEP aux concours des grandes écoles et à l’entrée dans l’enseignement supérieur.Avocat de formation, spécialisé en droit de la concurrence, il a été...
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Pourtant le but du libéralisme, par essence, est que chacun puisse accomplir ce qu’il souhaite, dans une démarche libre et responsable.

Atlantico : Dans un article publié par le Monde ce 4 avril, intitulé "Chez Les Républicains, le retour du libéralisme n’est pas du goût de tous", le journal du soir montre une opposition interne au parti entre les partisans du libéralisme et ceux qui veulent davantage de justice sociale. Pourquoi pourrait-il être considéré hasardeux d'opposer libéralisme et justice sociale ? 

Erwan Le Noan : Il serait probablement utile de s’accorder d’abord sur une définition du « libéralisme ». Pour beaucoup, y compris à droite, prôner des réformes de dynamisation de l’économie suffit à qualifier une politique de libérale. A ce titre, Emmanuel Macron est considéré par beaucoup comme « libéral ». De mon point de vue, cela mériterait d’être discuté : le libéralisme ne peut se résumer à la volonté que le marché prenne une place plus importante dans l’économie, ou – plus caricatural encore,  à une revendication de baisse d’impôts. Le libéralisme devrait être évalué au regard de ses objectifs économiques, mais également sociaux et politiques, ainsi que des méthodes employées pour y parvenir. Forcer une libéralisation de manière centralisée et autoritaire n’est, au regard de ces critères, pas un idéal libéral.
La force du libéralisme est aussi sa faiblesse : ce n’est pas une idéologie, c’est une doctrine, une philosophie qui aspire à plus de responsabilité et de dignité pour les hommes, en faisant le pari de la liberté et de la responsabilité, et de la confiance dans les individus. C’est un corps relativement souple de principes. Mais cette définition est probablement imparfaite et le propre des libéraux est de passer beaucoup trop de temps à débattre de ce qu’est le ‘vrai’ ou le ‘bon’ libéralisme !
Quoiqu’il en soit, dans l’esprit des libéraux, l’équité découle des réformes économiques, sociales et politiques qu’ils défendent. Le but de la politique libérale n’est pas l’enrichissement des uns, ni la redistribution au profit des autres : c’est que chacun puisse accomplir ce qu’il souhaite, dans une démarche libre et responsable. La question sociale est à ce titre cruciale : la croissance économique et la mobilité que nourrit le dynamisme libéral doivent permettre à chacun de profiter d’un avenir meilleur. Les libéraux, comme d’autres, considèrent évidemment qu’améliorer le sort des plus fragiles est le but de leur engagement politique.
Cela signifie, de façon pratique : favoriser la mobilité sociale par la rénovation profonde du système scolaire et universitaire en y insufflant de l’émulation, encourager la mobilité économique par la libération de l’entrepreneuriat, des entreprises et du marché du travail, favoriser le dynamisme politique en organisant la confrontation des pouvoirs pour interdire les excès de pouvoir…

Ne peut-on pas voir une confusion, notamment en France, entre libéralisme et capitalisme de connivence, qui serait à l'origine de cette opposition entre libéralisme et justice sociale ? 


Le libéralisme s’est laissé prendre dans une image négative, qui l’assimile à une obsession d’enrichissement financier. Être libéral, ce serait vouloir une économie plus libre pour s’en mettre plein les poches : c’est caricatural. Les libéraux croient au marché et valorisent la réussite individuelle, ils n’ont pas de honte à parler d’argent et de succès matériel. Mais la vision libérale de la société ne s’arrête pas là, fort heureusement !
Un autre biais est à l’œuvre : tout discours qui vient en soutien des entreprises est systématiquement décrit comme « libéral ». Mais ce n’est pas nécessairement le cas : beaucoup de discours patronaux ne sont pas libéraux. Le libéralisme ne croit pas que l’État soit systématiquement la meilleure solution pour résoudre les questions économiques et sociales ; de façon symétrique, il ne croit pas que l’État soit la solution aux problèmes des entreprises : il milite donc contre les subventions, contre les normes qui établissent des rentes ! Il dénonce ce capitalisme qui tisse des liens entre l’État et le secteur privé, qui pour bénéficier d’aides, qui pour se prémunir contre des nouveaux entrants, etc.
Cette image que vous décrivez vient aussi du fait que les libéraux ne pensent pas la question sociale et en parlent finalement assez peu. Ils agissent comme s’il était évident que leurs politiques allaient susciter des bénéfices sociaux pour tous : c’est le cas, mais il faut en faire la pédagogie et il faut le démontrer. Surtout, il faut savoir comment gérer les moments de transition que suscitent les réformes libérales. 

Dès lors, ne devrait-on pas considérer que le combat des libéraux devrait davantage s'orienter contre le capitalisme de connivence ? 


Les libéraux pourraient probablement développer un discours qui défend la liberté et la responsabilité pour tous, les particuliers comme les entreprises. Ils pourraient également – et surtout à mon sens – développer un discours sur la question sociale : qu’ont-ils à proposer aux plus fragiles ? comment vont-ils améliorer leur sort ? comment vont-ils gérer les victimes des transformations ? C’est essentiel. Je suis convaincu que le libéralisme peut répondre à ces questions mieux que tous les discours interventionnistes (socialistes) de la droite et de la gauche ; mais il y a un travail doctrinal et de pédagogie à faire. 

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Benvoyons
- 06/04/2019 - 11:03
AZKA & son nouveau concept
Comment avoir plus de riches & qui deviennent de plus en plus riche & avec l'idée aussi sotte que grenue qu'il faut absolument augmenter la pauvreté dans le Monde.:)::)
Mais heureusement la faim dans le monde n'a jamais été aussi basse même s'il en reste suffisamment pour avoir honte. L'ONU dit que la faim dans le monde sera éradiquée d'ici à 6ans. Cette réduction de la faim dans le monde est due au libéralisme & surement pas au Socialisme car même la Chine & le Vietnam se sont mis dans une forme de libéralisme pour sortir leur peuple de la misère après des décennies de Socialisme économique mortifère.
Donc pour rester riche même pour la classe moyenne, il faut qu'il y ait de moins en moins de pauvre & non pas l'inverse.
Tuer tes clients pour devenir & rester riche un nouveau concept AZKAnien!! C'est bien un Concept d'un adepte de la Démagogie :)::)
TPV
- 06/04/2019 - 08:28
Le Socialisme interdit tout
Le Libéralisme est indifférent à tout.
L'un te tue, l'autre te laisse crever. Les deux nient la nature qui ne doit plus exister et se plier à l'idéologie ou au Marché. La "main invisible" de celui ci étant une sinistre plaisanterie.
Benvoyons
- 05/04/2019 - 18:26
En fait
L'économie Socialiste est une économie non progressiste puisqu'elle s’arroge un pouvoir qu'aucun économiste & donc encore moins des Politiques qui consiste à dominer tout ce qui bouge. En fait cette idéologie pense pouvoir contraindre les Mers, les Océans, la Météo,l'écoulement des eaux (Mer d'Aral), les volcans, le déplacement des plaques tectoniques, a faire ce qu'eux ont décidé. Comment décider & venir obliger ce que vous avez décidé sur 8 milliards d'humains alors que ces 8 milliards pensent & ont à faire suivant leurs environnements (forcément multiples & très différents)
Ce qui provoque pour l'utiliser systématiquement des dictatures & donc de l'esclavage Humain mortifère.
“Le socialisme est une philosophie de l’échec, un principe de l’ignorance et l’évangile de la jalousie.”Churchill